Disclaimer :
Nous vous ne rêvez pas, un nouveau chapitre 13 ans plus tard !
Si par un miracle quelconque (Harry Potter c'est pour la vie n'est-ce pas?) vous recevez une notification ou il vous arrive encore de passer par ici, bon retour !
Si vous découvrez cette histoire qui sort des décombres et de la poussière, bonne lecture et découverte ! Un prochain chapitre, plus long et entièrement dédié à la relation entre Harry et Drago est bientôt prêt.
Bonne lecture et n'hésitez pas à laisser un commentaire pour indiquer si vous êtes encore en vie vous aussi :-D
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Hermione referma soigneusement la porte de sa chambre, le coeur battant. Que venait-il exactement de se passer ?
Elle ferma les yeux, revit Rogue en train de fixer furieusement le bocal à poissons rouges, avec cette lueur de colère qu'il réservait habituellement à Harry pendant les cours de potions.
Elle essaya de se concentrer pour se remémorer les paroles au lieu des images. Les mots plutôt que la surprise qu'elle avait ressentie en découvrant Rogue sous un nouveau jour.
"C'est absurde, il ne s'agit que de vêtements. En quoi cela pourrait-il changer quoi que ce soit ? Le problème n'est pas son apparence mais son attitude."
"Serais-tu en train de lister les raisons pour lesquelles tu ne peux pas envisager quoi que ce soit avec Rogue à l'instant T ? Comme s'il y avait une possibilité une fois ces points écartés ?"
" Quoi ? Je… non !"
"Donc quoi qu'il arrive, jusqu'à la fin des temps, Rogue restera Rogue et rien ne pourra le changer".
La silhouette affinée de son professeur s'imposa dans son esprit. À nouveau, le rouge lui monta aux joues.
"Tu sais que je suis ta conscience, je sais ce à quoi tu penses là !"
"Chut !"
"Aller Mione, où est le mal ?"
"Mais c'est fondamentalement mal ! Pourquoi personne n'y prête attention ?! Est-ce que je dois à nouveau faire la liste de toutes les raisons pour lesquelles le Sort de Rencontre a créé une situation problématique ?"
"Toujours dans l'intellect. Moi je te parle du palpitant. Le chaud, les joues qui s'enflamment. Aller, raconte un peu !"
"Mais il n'y a rien à raconter ! J'ai juste été…surprise."
"De ?"
"De ne m'être jamais figuré qu'il y avait une personne au-delà des robes noires. Ça a beugué, OK ? Rogue = robes de professeur version chauve souris et basta."
"Et là, pouf de longues jambes mises en valeur par du velours kaki et des avant-bras enserrés par un pull échancré."
Hermione réalisa à quel point en quelques secondes son esprit avait eu le temps d'enregistrer ce type de détail insignifiant. Elle secoua la tête, comme pour se remettre les idées en place.
Elle saisit machinalement le livre qu'elle avait commencé à son arrivée et posé sur sa table de chevet, s'installa dans le fauteuil près de la fenêtre. Elle souhaita contempler un paysage apaisant.
Immédiatement, le verre se brouilla quelques instants puis redevient net pour dévoiler une montagne au loin. Un sommet enneigé au pied duquel s'étendait une forêt brumeuse. Les lacets de nuage serpentaient sur les flancs escarpés. Le ciel d'une tiédeur rosée, des tons poudrés, orangés.
Quelle heure était-il ? Ici elle perdait le fil du temps. Probablement le soir, le crépuscule mélancolique. Parfaite représentation de son humeur. Paisible en surface, mais en dessous dans les forêts sombres, l'agitation tapissait le sol des feuilles mortes, telle des lianes rampantes qui peu à peu se faufilaient sur toute la surface.
Elle n'avait jamais ressenti cela. Même en quatrième année quand elle s'était rapprochée de Victor, elle s'était sentie légère, frivole, désirée, observée. C'était plaisant, flatteur, inattendu.
Là elle se sentait affolée, prise au piège par le Sort de Rencontre, bousculée entre des émotions contradictoires, la colère toujours prête à bondir à la moindre injustice, et tout ce qu'elle ne voulait pas voir et qu'elle refoulait.
Le livre qu'elle n'avait pas ouvert tomba sur le tapis dans un bruit étouffé.
Elle était adossée contre un énorme arbre, elle sentait l'écorce rigide contre ses omoplates. Les feuilles froufroutaient par à-coups, quand une bourrasque inattendue se frayait un chemin parmi les branches.
Hermione huma, emplit ses poumons des parfums de terre humide, d'humus, de frais. La forêt avait cet effet apaisant sur elle, éveillant des souvenirs de balade en famille le dimanche, à aller ramasser des châtaignes, des champignons, des fraises des bois, des mûres en fonction des saisons. Des parenthèses hors du temps loin des bruits du monde, dans le silence pépiant de la nature.
Elle apprécia la sensation de ses orteils s'enfonçant dans la mousse douce et moelleuse. Elle la caressa du bout du pied, balayant les reliefs gondolés, jusqu'aux racines qui s'enfonçaient profondément dans la terre.
Les racines, striées de nervures profondes, libres, aléatoires. Sa paume droite s'y appuya, palpant leur solidité à toute épreuve. Elle remonta, à la fois concentrée et distraite, d'un geste machinal, jusqu'à rencontrer une zone particulièrement douce, complètement à contre-courant de ce qu'elle pensait y trouver. Ici, les racines prenaient une teinte vert feuille, fluide. Sa paume de main gauche rencontra une autre de ces étranges racines, de part et d'autre d'elle.
Hermione sentit deux branches se couler avec douceur autour d'elle, l'enserrer, la rapprochant subtilement du tronc pour qu'elle s'y adosse, s'y abandonne. Elle eut envie de recouvrir de ses bras les branches, de rendre cette étreinte simple, évidente. Elle respira profondément, satisfaite, parfaitement bien.
La jeune fille laissa sa tête basculer vers l'arrière s'appuyant sur le tronc qui n'était plus si rigide. Elle promena distraitement ses doigts sur les branches, désireuse de sentir leur texture. Quelle étrange écorce, quelle sensation surprenante !
Elle baissa les yeux et découvrit une surface beige, couleur de sable, parsemée de stries aériennes plus foncées. Elle prêta davantage attention à la texture, réalisa qu'elle la trouvait veloutée, irrégulière, invitant aux caresses.
Les branches réagirent à nouveau, resserrant leur étreinte autour d'elle, déclenchant en elle cette profonde plénitude, ce relâchement du corps de se savoir en sécurité, parfaitement là où elle devait être.
Hermione sentit une brise tiède, un souffle dans sa nuque. Elle pencha la tête pour savourer cette sensation. Le souffle reprit dans son cou cette fois, juste sous l'oreille gauche, provoquant une réaction agréable, épidermique.
Ses poils se hérissèrent sur ses bras, elle frissonna de plaisir. Elle sentit cette fois une pression à ce même endroit, douce, envoûtante, élastique, souple et électrisante. Comme un baiser sur la peau.
Étrange pour un arbre.
La même sensation, un peu plus bas, traçant un sillon incandescent.
Tout son corps s'agitait, s'éveillait à cet appel. Un bouillonnement, une chaleur montait peu à peu, rendant toute sa peau plus à l'écoute, plus réceptive aux sensations.
Nouvelle pression à la base de sa clavicule. Hermione expira un soupir à peine audible, tremblant, involontaire et délicieux. Une tension montait en elle, une attente de plus, toujours plus.
Elle s'abandonna complètement aux caresses et aux baisers ; quelque part sa conscience se souvint que normalement les arbres n'avaient pas de mains ni de bouche.
Une voix veloutée, profonde, sensuelle vint susurrer à son oreille :
- Hermione…
Nouveau frisson. Comment son prénom pouvait-il provoquer une telle vague de sensations dans tout son être ?
Elle ferma les yeux, savourant les pétillements qu'elle sentait partout en elle, tourna la tête et sentit cette fois le souffle sur ses lèvres, chaud et tentant. Elle avait définitivement envie d'être embrassée par cet arbre.
Elle parcourut le chemin restant et rencontra la bouche de l'arbre, bien vivante, bien humaine. Les pétillements devinrent une vague, un chamboulement.
Bouleversée, elle reçut ce baiser avec abandon, complètement en éveil, les sens en alerte.
Les lèvres de l'arbre dansaient sur les siennes, comme des papillons légers et bondissants. Chaque effleurement, chaque pression était une surprise et un ravissement.
Elle avait envie de pivoter pour se fondre dans cette étreinte envoûtante et délicieuse. D'y plonger sans arrière pensée, juste se laisser absorber dans cet instant de pur ravissement.
Elle se tourna pour enlacer le tronc torse, ouvrit les yeux.
L'arbre n'avait rien d'un arbre. Ce qu'elle avait pris pour des racines étaient en réalité des jambes couvertes de velours vert, les branches étaient des bras. Les lèvres qu'elle avait embrassées étaient bien des lèvres humaines, masculines.
Hermione détailla le visage auquel ces lèvres étaient rattachées. Les cheveux sombres et les yeux noirs, deux billes d'onyx brillantes qui la fixaient d'un regard pénétrant, franche, entier, comme si aucune partie de son être ne pouvait se cacher, se soustraire à ce regard.
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La Gryffondore se réveilla en sursaut sur le fauteuil où elle s'était assoupie en contemplant les montagnes. Elle se sentait à fleur de peau, les sensations de ce rêve tellement réaliste encore bien ancrées dans son esprit.
On frappa à la porte et elle réalisa que c'était ce bruit qui l'avait tirée de son rêve.
Hermione s'ébroua, se sentant engluée dans les sensations. Ça devait être l'elfe de Dumbledore qui venait annoncer le dîner. En un sens, elle était contente qu'il n'ait pas fait irruption dans la chambre directement, cela aurait été particulièrement intrusif.
Elle alla ouvrir, tournant la poignée. Ce n'était pas l'elfe de Dumbledore mais la seule autre personne susceptible de frapper à sa porte ici.
Son souffle se bloqua dans sa gorge. Elle n'était pas prête. Les yeux noirs de son rêve la fixaient, imperturbables.
- Professeur, expira t-elle.
Les lèvres de Severus Rogue frémirent. Pourquoi son regard avait immédiatement perçu cet infime mouvement ?
- Je suppose qu'il va falloir renoncer à m'appeler de cette manière pendant que nous sommes ici, Miss…
Severus Rogue s'interrompit. Au bout d'un bref silence, il dit du bout des lèvres :
- … Hermione.
Celle-ci ne sut que dire, quelque part dans son cerveau c'était le court-circuit, l'écho du rêve dont elle venait d'émerger. Était-elle finalement toujours en train de rêver ? Un rêve dans un rêve ? Dans quelle réalité son professeur l'appellerait-elle par son prénom ?
Elle resta interdite à le fixer. Severus eut un mouvement d'impatience. Il eut l'air de mâcher le mot avant de le prononcer :
- Severus.
C'était une invitation, elle était sensée le répéter, c'était à elle de faire le pas suivant.
La sensation des baisers dans son cou quelques instants auparavant s'imposa dans son esprit sans aucun signe avant coureur.
Elle ne pouvait pas prononcer son prénom. C'était trop intime, trop d'un coup. Tout allait trop vite.
- Je… articula t-elle, paniquée.
La pièce vacillait, chaud, froid, elle voyait flou. Sa main était tellement crispée sur la poignée de la porte que ses articulations blanchissaient.
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Elle était en train de faire une crise d'angoisse ou quelque chose qui y ressemblait fortement. Ses doigts blanchis sur la poignée semblaient être la seule chose qui la maintenaient debout.
Évidemment, Severus sut immédiatement quoi faire au moment où elle perdit ce dernier point d'ancrage. Il saisit ses mains au vol avant qu'elle ne s'écroule, la tira légèrement à lui, la faisant tomber à genoux aussi doucement que possible, accompagnant le mouvement en se mettant aussi à genoux sur le sol en jonc tressé.
Severus entendit une longue inspiration, erratique, paniquée. Lentement, il saisit l'arrière de la tête de la Gryffondore et l'accompagna pour se poser contre son torse.
Nouvelle respiration hachée.
- Dans la ville de mon enfance, il y a une rivière un peu à l'écart des habitations, s'entendit-il dire à voix basse. Elle a été préservée de l'intérêt des hommes qui ont préféré se concentrer sur un autre bas de rivière plus large, à quelques mètres
Enfant, je marchais dès que je le pouvais, dès que tout était trop, vers mon lieu refuge.
Les berges sont bordées de ces roseaux qui envahissent progressivement tout, les pieds dans l'eau.
Je marchais dans l'herbe souple jusqu'à mon arbre préféré, mon arbre refuge. Rien qu'en m' approchant, je sentais mon esprit s'apaiser. Les moqueries s'émoussaient, les insultes perdaient de leur mordant, la solitude devenait moins une tare et plus un bienfait. J'apercevais mon arbre et j'oubliais le dédain, l'arrogance, l'isolement.
Les longues branches aux feuilles saule et argent dissimulaient aux regards le tronc bosselé aux larges encoches. Les rideaux de branches trempaient leurs pointes dans l'eau de la rivière, balayant la surface, créant des ronds infinis.
J'escaladais le tronc, les branches larges comme un homme, m'installais dans cette sphère protectrice. Dans le saule pleureur, rien ne pouvait m'atteindre, tout le reste retrouvait sa place futile et accessoire.
Le souffle de la jeune fille était redevenu inaudible au fil de son récit, concentrée sur ses paroles qui la guidaient dans son lieu refuge, là où il s'était rendu durant tant d'années par la pensée, bien après son enfance, quand porter son masque impénétrable, son armure, ne suffisait plus à le protéger des souffrances et des attaques du monde extérieur.
- Il existe toujours ?
Sa voix n'était qu'un souffle, un murmure.
- Je l'ignore, cela fait bien longtemps que je n'y suis pas retourné.
Le silence retomba. Son front était toujours appuyé contre son torse, ses cheveux lui dissimulant le visage, telles les branches dansantes du saule pleureur.
Cela faisait des années qu'il ne s'était pas senti si proche de quelqu'un. Voir sa détresse avait fissuré sa carapace. Pour la première fois depuis bien longtemps, il n'avait pas réfléchi aux conséquences, aux implications, au sens caché de la situation et de ses actions.
Il y avait juste elle qui paniquait, débordée d'émotions qui s'échappaient malgré elle d'une manière tellement évidente que la Légimentie aurait été inutile.
Maintenant que le calme revenait, le Serpentard n'avait aucune idée de comment sortir de cette situation. La bulle s'effaçait et le contact de leurs deux corps lui sautait aux yeux, incongru. Son propre visage s'était penché au-dessus de ses cheveux pour lui parler à voix basse, la guider jusqu'à son souvenir.
Severus était troublé. Il avait été physiquement proche d'autres femmes, charnellement, mais pas dans ce degré d'intimité.
Il sentait la bulle se fissurer davantage à chaque seconde qui passait. Il ne voulait pas être celui qui romprait ce contact. Un contact physique ténu, qui n'impliquait même pas le contact entre leurs deux épidermes, mais bien plus fort que nombre d'étreintes anonymes qu'il avait vécues au fil des années par hygiène corporelle.
La jeune fille s'éloigna doucement de lui, il sentit à la fois un trou et une chaleur là où sa tête avait reposé contre son torse. Elle redressa la tête, sans lever les yeux.
- Merci, articula t-elle doucement.
Severus ne savait pas quoi dire. Cela faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas eu d'échanges cordiaux, simples avec quelqu'un. Les dernières années de sa vie n'avaient été que tromperie, mensonge, rancœur, colère et faux fuyants.
- Vous pouvez vous y rendre quand vous le souhaitez. C'est ce que j'ai toujours fait.- dit-il d'une voix égale.
Elle osa enfin le regarder en face. Son expression était indéfinissable, complètement perdue.
- Merci, répéta-t-elle.
Elle le dévisagea franchement.
- C'est dommage que vous teniez tellement à être effrayant.
Severus laissa la phrase glisser jusqu'à lui, réalisa qu'il ne s'agissait pas vraiment d'une critique, peut-être même d'un compliment.
- Je n'ai pas vraiment eu le choix. La décision que j'ai prise il y a bien longtemps a formaté tout ce qui a suivi.
La Gryffondore l'observait attentivement, sans qu'aucune méfiance ne fronce ses traits. Elle semblait être en train d'assembler les pièces d'un puzzle particulièrement compliqué.
- Pas étonnant que vous soyez tout le temps en colère.
Il pinça les lèvres, s'apprêtant à démentir vertement… et à confirmer exactement son affirmation.
- En confiant ma vie à Dumbledore, j'ai perdu tout droit sur celle-ci.
Severus réalisa les mots qu'il venait de prononcer : il ne l'avait jamais formulé ainsi, n'avait jamais réalisé à quel point il avait subi cette vérité pendant toutes ces années. Une vérité qui faisait mal a posteriori : il avait été entièrement plongé dans ses missions, focalisé sur ce but ultime, survivre, en oubliant tout le reste.
- Peut-être est-ce sa manière de vous la rendre…
Le Serpentard s'était égaré dans ses pensées. Il revint au présent et médita sur ce qu'elle venait de dire.
- Troquer une absence de liberté contre une autre, tout est relatif, répondit-il durement.
La colère revenait évidemment au galop. Différentes émotions se succédèrent sur le visage de la Gryffondore.
- Vous n'êtes pas d'accord ? Je ne vois aucun libre arbitre possible ici, coincés par un sort qui nous force à accomplir contre notre gré. Même si les actes en question sont censés représenter le meilleur pour nous.
Un sourire amusé joua sur les lèvres de la jeune fille :
- Si j'avais pensé un jour discuter philosophie avec vous…
Un micro sourire étira ses lèvres à son tour :
- Tout peut arriver ici manifestement.
Le silence revint. La jeune fille jouait avec un morceau de jonc qui dépassait du tapis. Elle finit par lâcher à mi-voix, sans le regarder :
- Je ne suis pas certaine de pouvoir faire cela…C'est tellement…
Il saisit au vol la phrase laissée en suspens :
- Étrange, incongrus, inconcevable ?
Le silence s'étala.
- C'est trop, tout d'un coup. Les années ne peuvent pas s'effacer d'un cop de baguette magique, elles.
Une ombre passa sur le visage du Serpentard :
- Je ne rajeunirais pas, c'est certain.
Elle le regarda, confuse pendant un instant :
- Non, je voulais dire les années passées, moi votre élève qui vous exaspère et vous mon professeur qui…
Elle chercha à nouveau ses mots.
- Qui vous exaspère aussi ?
L'air amusé réapparut sur ses lèvres.
- Oui, j'imagine.
Cette discussion était profondément étrange, improbable. Mais juste.
- Je ne sais pas non plus ce qu'il adviendra, mais ceci aide.
- Quoi donc ?
- L'honnêteté, articula t-il, comme si ce mot n'avait pas franchi ses lèvres depuis bien longtemps. Je manque de pratique mais c'est bien préférable à la confrontation perpétuelle.
Elle réfléchit puis le regarda avec un sourire léger mais sincère :
- Oui, l'honnêteté je pense pouvoir. L'honnêteté entre nous, avant le passé et la colère.
Elle étendit la main vers lui. Il la contempla un instant puis la saisit. Pour une fois, il n'avait plus besoin de dissimuler, de feindre, d'esquiver.
- L'honnêteté entre nous, avant la colère et le passé, répéta-t-il, comme pour clore un pacte entre eux.
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Voilà pour ce chapitre, un prochain dédié à Harry et Drago, hot hot hot qui plus est, sans trop vouloir spoiler ;) À bientôt !
