Blackbutterfly207 : Merci pour ta review, c'est la première de cette histoire ! Voici la suite, j'espère qu'elle te plaira !

Chapitre V : Première année

La veille du premier septembre, le jeune Nott avait tourné en rond dans le manoir familial, délaissant étonnamment sa bibliothèque adorée. En vérité, Théodore était trop anxieux pour lire. En recevant sa lettre et en se rendant sur le Chemin de Traverse, le jeune garçon avait ressenti une grande excitation mais maintenant l'appréhension venait se mêler à celle-ci.

Le soir qui précédait son départ, il vérifia une dernière fois sa malle et se coucha sans parvenir à s'endormir immédiatement. Tout se bousculait dans sa tête et il ne savait même plus ce qu'il ressentait réellement. La joie d'aller enfin apprendre la magie mais également la peur et l'angoisse de quitter le manoir dans lequel il avait grandi et de quitter son père également, car même si leur relation n'était pas des meilleures, il ne lui restait que lui.

Le lendemain, le jeune garçon se leva très tôt, car l'angoisse lui tordait les entrailles et il ne parvenait plus à dormir. Il descendit au salon où son père se trouvait déjà. Théodore s'installa à sa place habituelle en face de celui-ci et regarda un long moment ses œufs brouillés sans y toucher.

-Avale cette nourriture, je ne veux pas que tu partes le ventre vide…lui dit soudain son père, exaspéré de le voir ainsi.

Le jeune garçon releva la tête et répliqua avec un accès de témérité :

-Depuis quand tu t'occupes de moi ?

-Change de ton immédiatement, mon garçon !

Théodore, baissa immédiatement les yeux sur son assiette. Il n'était pas dans ses habitudes de répondre ainsi et même si pour l'instant il ne s'était jamais fait corriger trop violemment, il n'avait en aucun cas envie d'expérimenter la chose. Le jeune homme se força à manger, puis fila se préparer.

A 10h30, pile, le père et le fils Nott se rendirent dans le jardin, Théodore traînant sa lourde malle.

-Tu es prêt ?

Le jeune garçon hocha la tête et prit le bras que son père lui tendait. Quelques secondes plus tard, ils se retrouvèrent sur un quai bondé de parents venus accompagnés leurs enfants. Théodore vit son père jeter un regard suspicieux à des gens vêtus assez étrangement, à la mode moldu. Détournant le regard, il le prit soudain par les épaules et lui dit de son habituel ton froid :

-Tu verras que Poudlard accepte toutes sortes de personnes…Mais toi, n'oublie jamais que tu viens d'une très vieille et noble famille de Sang-Pur. Alors fais honneur à notre famille et fais attention à qui tu fréquentes…

Sachant parfaitement à quoi son père faisait allusion, il hocha la tête sans un mot et sursauta quand son père disparut soudainement. Il ne s'attendait pas à de grandes embrassades de la part de son géniteur, mais il aurait au moins souhaité une étreinte paternelle rassurante…

Se ressaisissant, le jeune garçon se dirigea vers le Poudlard Express et monta à bord sans attendre. L'intérieur était assez étroit et était divisé en plusieurs petits compartiments qui pouvaient accueillir jusqu'à six personnes facilement. Théodore n'eut aucun mal à en trouver un de vide et s'y installa. Le train ne démarrait que dans dix bonnes minutes et le jeune garçon n'eut pas d'autres choix que de regarder par la fenêtre de son compartiment, en attendant. Son cœur se serra en voyant tous ses parents, anxieux à l'idée de laisser leurs progénitures partir loin d'eux, ce que son père ne semblait absolument pas avoir ressenti.

Tandis que le train se mettait enfin en route, le jeune Nott sortit son livre de potion qu'il avait déjà entamé. En vérité, Théodore avait déjà dévoré tous ses livres de cours. Alors qu'il était plongé dans sa lecture, une voix le fit sursauter :

-Je peux m'installer ici ?

Relevant la tête, il aperçut un garçon métis de son âge dans l'encadrement de la porte. Théodore hocha la tête positivement en guise de réponse et replongea aussitôt dans son livre.

-Je m'appelle Blaise Zabini et toi ? se présenta le garçon.

-Théodore Nott…marmonna celui-ci sans oser lever les yeux de son livre.

Son compagnon de voyage n'avait pas l'air désagréable mais c'était plus fort que lui, le jeune garçon était incapable de s'ouvrir et de longues minutes de silence suivirent jusqu'à ce que Blaise lui demande :

-Tu viens d'une vieille famille de Sang-Pur, n'est-ce pas ? Je crois que j'ai déjà entendu ton nom quelques part…

-Oui, c'est ça…répondit-il à mi-voix.

Il entendit son camarade pousser un petit soupir. Il devait probablement le trouver ennuyeux à mourir…

Cependant, Blaise ne s'était pas découragé à essayer de la faire sortir de sa coquille et avait entreprit de lui faire la conversation en lui parlant principalement de sa mère et des innombrables beaux-pères qu'il avait eus.

-Et la tienne, elle t'a accompagné à la gare ?

Théodore se raidit en entendant la question et murmura en guise de réponse :

-Non, elle est morte quand j'avais neuf ans…

Il vit son camarade se tortiller sur la banquette en face de lui, signe de son malaise :

-Je suis vraiment désolé, je…

-Ce n'est rien, tu ne pouvais pas savoir…Le coupa un peu sèchement Théodore.

Même si cela faisait déjà deux ans que sa mère était décédée, en parler était encore douloureux pour le jeune garçon.

-Tu sais, je sais ce que ça fait, j'ai perdu mon père quand j'avais trois ans…

Théodore ne répondit rien, espérant que son camarade le laisse enfin un peu tranquille. Ils passèrent ainsi quelques heures l'un en face de l'autre sans s'adresser un mot, Blaise perdu dans la contemplation du paysage et Théodore toujours plongé dans son livre de potion. Soudain un grincement se fit entendre et la porte du compartiment s'ouvrit une seconde fois.

-Nott…dit une voix hautaine.

Relevant les yeux dans son livre une seconde fois, en poussant un soupir d'exaspération, Théodore reconnut le fils Malefoy.

-Malefoy…Le salua-t-il d'un ton qu'il tenta de faire paraître froid.

Drago Malefoy se désintéressa assez vite de lui et se tourna vers Blaise en le questionnant de son ton toujours hautain :

-Et toi, tu es ?

La conversation promettait d'être intéressante et le jeune garçon écouta d'une oreille attentive celle-ci. Blaise ne s'était pas laissé impressionner par l'attitude arrogante du nouveau venu et s'était présenté avec assurance. La suite de la conversation avait fait sourire Théodore. Son compagnon de voyage ne manquait pas de répondant, ce qui semblait avoir agacé Malefoy.

Quand celui-ci fut parti, Blaise se tourna vers Théodore et l'interrogea :

-Tu le connais ?

-Oui, nos familles se connaissent, mais je ne l'apprécie pas…

Le jeune Zabini eut la délicatesse de ne rien répondre et le trajet se déroula sans d'autres péripéties. La nuit venait de tomber et les deux garçons avaient revêtus leurs uniformes. Tandis que le train s'arrêtait, Théodore suivit Blaise à l'extérieur. On leur avait donné comme consigne de laisser leur valise dans leur compartiment.

-Les premières années, par ici ! Cria une voix forte et un peu rauque.

Suivant le mouvement de la foule, Théodore aperçut un homme immense, semblable à un géant, tenant une lanterne à la main.

-Suivez-moi ! leur ordonna-t-il.

Ils marchèrent environ une bonne dizaine de minutes sous la pluie quand enfin ils arrivèrent sur la berge d'un lac où se trouvaient des barques.

-Pas plus de quatre par barques !

Le jeune garçon suivit instinctivement son compagnon de voyage et s'installa avec lui dans une barque. Deux filles vinrent les rejoindre et la barque se mit à fendre doucement l'eau du lac. Il faisait nuit noire, mais pourtant le spectacle qui s'offrait aux élèves de première année était incroyable. Poudlard se dressait, haut et fier, ses fenêtres éclairées par d'innombrables bougies.

La pluie tombait fort et Théodore trempé, fut soulagé quand on les mena enfin à l'intérieur du château. Le demi-géant les conduisit jusqu'à une femme à l'allure sévère qui se présenta comme étant le professeur Minerva Mcgonagall, sous directrice et professeur de Métamorphose. Elle leur expliqua le fonctionnement de l'école, qui se divisait en quatre maisons, que le jeune Nott connaissait déjà. Lorsqu'il avait fait ses emplettes sur le Chemin de Traverse, il avait réussi à convaincre son père de lui acheter un livre se nommant l'Histoire de Poudlard.

Après son long monologue, le professeur Mcgonagall les guida dans le Grande Salle où se trouvait, attablés aux différentes tables correspondant à chaque maison, les élèves plus âgés. Au centre se trouvait un chapeau rapiécé sur un tabouret. Le silence se fit pendant quelques secondes, quand soudain une ouverture se fit dans le chapeau et que celui-ci commença à chanter.

Au milieu des autres élèves de premières années, Théodore toujours trempé, se tortillait nerveusement. Le voyage l'avait fatigué, il avait froid et était affamé. Cependant, il savait qu'un par un, les nouveaux élèves passeraient sous le Choixpeau et qu'il n'était pas encore au bout de ses peines…

Quand il eut fini sa chanson, la répartition pu enfin commencer. Le jeune Nott écouta distraitement le Professeur Mcgonagall appeler les noms tandis que le Choixpeau criait la maison qui leur correspondait le mieux. Le jeune garçon sortit soudain de sa torpeur quand le Professeur Mcgonagall appela :

-Nott, Théodore.

Il fendit la foule d'élève et s'assit sur le tabouret avec nervosité tandis que le Professeur Mcgongall posait le chapeau sur sa tête. Presque aussitôt, Théodore entendit une voix lui murmurer à l'oreille :

-Intéressant…Je vois une grande intelligence et une soif d'apprendre intarissable…Tu aurais peut-être ta place à Serdaigle…Cependant, je vois aussi de la fierté, de l'orgueil et de l'ambition…Tu seras certainement mieux à SERPENTARD finit-il par crier.

Théodore ne fut nullement surpris. La plupart des membres de sa famille étaient allés à Serpentard dont son père. Le jeune Nott se dirigea vers la table des Serpentard qui applaudissaient à tout rompre chaque nouvel arrivant à la table des verts et argents. Un garçon de cinquième année se décala pour lui faire une place en bout de table. Le jeune garçon s'assit en poussant un soupir de soulagement. Théodore repartit dans ses pensées quand soudain un nom attira son attention, celui de Potter. Son père lui en avait longuement parlé. A l'âge d'un an, il avait vaincu l'un des plus grand mage noir, Lord Voldemort dont Richard Nott était l'un des plus anciens partisans. Harry Potter, après de longues minutes passées sous le chapeau, fini par être envoyé à Gryffondor.

La cérémonie se termina par la répartition de Blaise Zabini à Serpentard. Celui-ci, vint s'asseoir à côté de Théodore en grelottant. Lui aussi était trempé et semblait frigorifié. Après le discours du directeur, Albus Dumbledore, une centaine de plats apparurent sur chaque table et tous les élèves ne purent s'empêcher de se jeter dessus comme des affamés. Ce que le jeune garçon apprécia pendant le festin, ne fut pas spécialement la nourriture même si celle-ci était excellente, mais le fait que tout le monde était bien trop occupé à manger et que personne ne lui adressa la parole.

Après le banquet, ce fut l'heure de rentrer dans les salles communes. Epuisé tout comme la plupart de ses camarades, le jeune Nott suivit les préfets qui les conduisirent jusqu'à la salle commune de Serpentard. Le froid devenait de plus en plus présent car celle-ci se trouvait dans les cachots, sous le lac noir.

Théodore fit à peine attention à l'aspect élégant de la salle commune, trop fatigué. On leur montra leur dortoir où leur malle était déjà entreposées. Le jeune Nott avait hérité du lit juste en face de la porte. Alors qu'il fouillait dans sa malle pour trouver ses affaires pour la nuit, une voix qu'il ne connaissait que trop bien se fit entendre dans le couloir et un jeune homme blond pénétra dans la pièce. Théodore poussa un soupir imperceptible. Naturellement, Drago Malefoy avait été envoyé à Serpentard…

Deux garçons très costauds l'accompagnaient que le jeune Nott avait déjà croisé dans une de ses ennuyeuses soirées mondaines.

Fermant les rideaux de son lit à baldaquin, il entreprit de se déshabiller et de se sécher du mieux qu'il le pouvait puis se coucha. Même s'il était plutôt enthousiasme à l'idée de commencer les cours le lendemain, Théodore eu un petit pincement au cœur au moment de s'endormir. Son manoir lui manquait déjà et il ignorait comment se passerait la cohabitation avec ses camarades…