Moi : Salut tout le monde ! Non je n'suis pas morte !
Kyoya : Désolé si vous avez espéré.
Moi : Kyo, tu veux mourir prématurément ? -_-
Ryuga : Il serait capable de répondre oui pour t'échapper.
Chris : XD
Moi : Oui bon bref ! Je suis très très désolée pour le retard, ma semaine chargée a effectivement été chargée mais en plus de ça cette semaine l'a été aussi et j'ai été malade ! J'ai fait une chute de tension de malade mardi dernier et j'ai eu du mal à m'en remettre...
Kyoya : Tue-toi à la tâche.
Moi : Bon hé, au coin !
Kyoya : Non mais j'ai pas 5 ans, t'as cru qu-
Moi : AU COIIIIIIN ! è_é
Ryuga et Chris : O_O
Kyoya : *va se mettre dans un coin*
Moi : DONC JE DISAIS ! Oui le retard, pardon pardon ! En tout cas me revoilà pour un nouveau chapitre ! ^^
Ryuga : C'est pas encore le drama, elle vous l'a gardé pour la semaine prochaine.
Moi : Oui, j'aime bien faire durer le plaisir, héhé.
Kyoya : Et après je-
Moi : TA GUEULE TU PARLES PAS T'ES PUNI !
Kyoya : *marmonne*
Chris : *mort de rire*
Moi : Oui donc le chapitre est plutôt calme, c'est des feels et un peu de fluff, histoire de profiter avant que ça pète la semaine prochaine ! J'suis gentile hein ! n_n
Ryuga : Gentille pour une sadique oui, on va dire ça.
Moi : Disclaimer ! ^^
Chris : Wonderinn ne possède pas MFB !
Moi : Merci Chris ! Bon chapitre tout le monde ! ^^
Kyoya : *grogne dans son coin*
Réponse aux reviews :
Komachu : Je pense pas que Nile et Kyoya vont rester meilleurs amis, mais au moins ils sont en bons termes ! X)
Hé ho, je peux bien laisser des petites choses se passer comme prévu pour Ryuga et Kyoya ! Les pauvres XD
Non, on ne casse pas la gueule à ses parents j'ai dit ! XD
Skullink : Ça commence à aller mieux, mais les parents démoniaques arrivent ! Oulala le dramaaaa ! XD
Marius : Ouiiii, Nile c'est une petite crème ^w^
T'inquiète pas, il est pas tout seul Ryuga !
Coolio : Don't worry, I understand n_n
Ryuga and Kyoya dreamt of this life for so long, now they're making plans and it makes them happy ^^
Kyoya ressentit un froid terrible dans l'intégralité de son corps aux mots de son compagnon. Les parents de Ryuga… Ces monstres qui avaient semble-t-il mis toute leur énergie dans la destruction émotionnelle minutieuse de leur fils aîné. L'oméga ne les avait pas vus depuis dix ans, et même dix ans auparavant il ne les avait aperçus qu'à très peu d'occasions, et pourtant leur souvenir dans sa mémoire était…trop vif. Il se souvenait très bien, trop bien même, de ces deux adultes froids, désagréables et intimidants. Kyoya était même quasiment sûr de ne jamais les avoir vus sourire, de ne jamais les avoir entendus dire des choses gentilles, ou au moins agréables, à leur fils aîné… Il n'avait jamais senti le moindre aspect positif chez eux, c'était presque irréel.
Comment pouvait-on être mauvais à ce point sérieusement ? C'était comme croiser des méchants complètement clichés de film hollywoodien… Vous savez, ce genre de méchants qui sont très méchants, qui n'ont pas la moindre once de bien en eux. C'était déjà assez rare de rencontrer une personne comme ça, mais en rencontrer deux qui en plus de ça s'étaient mariés l'une à l'autre était totalement improbable.
Le pire au final, c'était que Kyoya sous-estimait l'horreur de la mentalité des parents de son amant sans le savoir car il ne les connaissait pas assez. Ils n'étaient pas de terribles méchants de film hollywoodien complètement bidimensionnels, oh non, ils étaient bien pires que ça. Ces méchants très méchants qu'on voyait dans les films avaient au moins une raison de faire du mal, mauvaise la plupart du temps, et retiraient quelque chose de leurs mauvaises actions. Du plaisir, du pouvoir, du plaisir découlant du pouvoir, ce que vous voulez mais quelque chose, n'importe quoi ! Eh bien les parents de Ryuga eux n'avaient aucune raison de traiter ce dernier comme s'ils le détestaient et semblaient ne rien en retirer du tout. Ça ne les amusait pas, ça ne leur donnait pas une sensation de toute puissance sur quelqu'un, ça ne découlait pas d'une quelconque morale qu'on leur aurait transmise, ça n'avait tout simplement aucun sens…
Ryuga avait longtemps essayé de comprendre pourquoi ses parents étaient plus proches de robots sans émotions que de véritables figures parentales avec lui, mais il n'y était jamais parvenu. Pourquoi ses parents n'avaient-ils jamais été gentils avec lui et ce depuis quasiment toujours ? Qu'avait-il fait pour mériter pareil traitement que son petit frère lui n'avait pas fait ? Y avait-il seulement une raison à cette espèce de haine qu'il subissait ? Si oui, est-ce que ça l'aiderait réellement à aller mieux de connaître cette raison ? Ces questions, il se les était posées encore et encore, mais jamais elles n'avaient trouvé de réponses et le blanc avait décidé qu'il valait sans doute mieux les enterrer et ne plus y penser car c'était plus douloureux qu'autre chose.
Et maintenant ces deux horribles personnes, ces deux adultes que Ryuga refusait de considérer comme ses parents et pouvait à peine appeler « géniteurs », ces deux monstres qu'il avait maintenu éloignés de son fils autant que possible allaient revenir dans sa vie dans l'optique plus que claire de détruire le bonheur qu'il avait tout juste réussi à retrouver. Enfin non, pardon, pour « l'empêcher de faire n'importe quoi de sa vie ». Ce n'était certainement pas pour se donner bonne conscience qu'ils invoquaient cet argument mais plutôt parce qu'ils le pensaient réellement. À ce niveau, ça devenait presque impressionnant d'avoir une vision de la réalité aussi déformée.
-Tu… Ils t'ont dit quand ils vont arriver précisément… ? Demanda timidement Kyoya après quelque chose comme deux ou trois minutes de silence relativement lourd.
-Non, mais les connaissant ils seraient capables de débarquer à 6H du matin, ricana amèrement le journaliste. Enfin, ne t'en fais pas. Je vais m'en sortir pour les dégager vite fait bien fait. Je n'veux plus d'eux dans ma vie depuis longtemps, je vais pas les laisser gâcher ce qu'on a.
-Tu es sûr que tu vas t'en sortir ? Insista le vert en posant doucement une main sur l'épaule de son compagnon, inquiet. Ryuga lui avait raconté ce qui lui était arrivé après son déménagement, comment il s'était un peu trop réfugié dans l'alcool et à quel point il avait sombré mentalement à cette époque.
-Oui, ne t'inquiète pas, répondit le blanc en souriant avec une expression rassurante, posant sa main sur celle de l'oméga. La lâcheté c'est fini maintenant, et je les déteste tellement que me fâcher avec eux pour le restant de ma vie je m'en fous. Enfin bon, je dis ça mais je pense que je vais quand même appeler Chris pour me soutenir moralement, et aussi m'empêcher de les assassiner froidement parce que la prison ça me dit rien.
-Je comprends, mais moi je suis là Ryu…
-Bien sûr, mais là je veux dire être physiquement là, à côté de moi pendant que je leur parle. Une baffe pourrait partir à n'importe quel moment, on sait jamais.
-Attends… Tu veux que je reste enfermé dans la maison pendant que tu parles à tes parents dehors ?
-Kyoya, tu sais très bien que je n'te considère pas en sucre ou quelque chose du style, mais tu es enceint d'à peine plus d'un mois et tu as déjà subi beaucoup de stress dernièrement… Je ne veux pas que tu risques quoi que ce soit.
Kyoya se sentit un peu vexé l'espace d'un instant mais il se radoucit rapidement et hocha la tête. Il avait du mal à supporter qu'on le mette de côté, encore plus quand ça impliquait de rester en retrait dans un moment si important et dur de la vie de Ryuga, mais au fond ce dernier avait raison et il le savait. Oui, il avait tendance à l'oublier mais il était enceint et il était encore dans une phase… « fragile » de sa grossesse. Tant qu'il n'aurait pas terminé son premier trimestre, il y aurait toujours ce risque de fausse-couche…
-Bon okay, c'est vrai que sur ce point t'as raison… avoua le vert en soupirant légèrement. Je suis pas la personne la plus calme du monde et j'ai une telle haine de tes parents que je risquerais de m'énerver plus que de raison… N'empêche que j'aime pas l'idée de te laisser avec tes parents pendant que moi je reste tranquille à l'intérieur.
-Je sais bien Kyoya, mais je ne serai pas tout seul je te l'ai dit, le rassura son compagnon avec un petit sourire. Il y aura Chris avec moi, et puis tu sais tu dois rester dans la maison pour une raison.
-Pour Sakyo, c'est ça ? Supposa l'oméga. C'était vrai qu'il avait un peu oublié le petit garçon dans toute cette histoire…
-Oui, répondit Ryuga avec un air un peu plus sérieux. Il faut que tu restes avec lui, il y a de grandes chances qu'il m'entende avec mes parents et que ça le stresse. Entendre des inconnus crier avec son père, c'est rarement agréable…
-Des…inconnus ? Tu veux dire que Sakyo ne les connait pas… ?
-Non, il ne les a jamais vus. Enfin techniquement si, à sa naissance ils sont venus le voir, mais évidemment il ne s'en rappelle pas. J'ai tout fait pour les maintenir éloignés de lui, et de moi du même coup… Ça a été une grosse source de conflits entre nous, mais je me suis tellement énervé à ce sujet qu'ils ont fini par arrêter d'insister pour voir Sakyo.
-Je vois… Je peux pas dire que je comprends pas, je pense que les choses sont mieux comme ça. Sakyo n'a pas besoin de gens comme tes parents dans sa vie, il a déjà dû supporter une mère qui ne l'aimait pas pendant quatre ans…
-On est bien d'accord.
Kyoya et Ryuga soupirèrent tous les deux et se blottirent l'un contre l'autre, le regard un peu perdu dans le vide. Est-ce qu'ils allaient enfin pouvoir avoir la paix à un moment ? Les choses avaient été si compliquées pour qu'ils en arrivent là, pour qu'ils réussissent à retrouver le bonheur qui leur avait trop longtemps échappé… Tout ce qu'ils voulaient maintenant c'était pouvoir en profiter tranquilles dans leur coin, sans rien demander aux autres, comme si le reste du monde n'existait plus pour un temps, et même ça on ne leur accordait pas.
Malgré cela, les parents de Ryuga semblaient être le dernier obstacle à surmonter pour les deux amants. S'ils parvenaient à se débarrasser d'eux, à les dégager une bonne fois pour toute de leur vie, à les empêcher de gâcher cette belle vie qui les attendait, alors il n'y aurait plus rien en travers de leur chemin techniquement. L'alpha avait toujours un divorce à traverser c'était vrai, mais ça paraissait n'être rien à côté de l'épreuve des parents. Il fallait qu'ils réussissent cette épreuve, et alors la vie serait enfin un long fleuve tranquille…
XXXXXX
Il n'était que six heures du matin, Ryuga avait dû dormir quelque chose comme deux ou trois heures dans la nuit, et pourtant il était déjà debout, lavé et habillé et regardant par la fenêtre de la cuisine la rue devant sa maison. Oui, il était sérieux quand il avait dit à Kyoya que ses parents seraient capables de débarquer chez eux à six heures du matin, il le pensait réellement. Il connaissait ses parents, quand bien même ça faisait longtemps qu'ils ne se parlaient quasiment plus. Ils étaient capables de tout laisser derrière eux très rapidement quand ils rencontraient une contrariété assez forte, et le fait que leur fils aîné veuille divorcer de sa femme en était une. Le blanc en était parfaitement conscient, ça l'avait empêché de dormir toute la nuit et poussé à se lever tôt, trop tôt.
Et Chris dans cette histoire ? Son meilleur ami l'avait appelé la veille au soir pour lui parler de tout ça, de ses parents qui allaient arriver, du flou dans lequel il se trouvait rapport à l'heure à laquelle ils allaient débarquer, du stress qu'il avait de se retrouver seul face à eux parce qu'il avait peur de perdre les pédales et de faire quelque chose qui pourrait lui porter préjudice… Le blond l'avait écouté avec tout le sérieux dont il était capable, et ce malgré le fait que ses filles jouaient dans ses jambes pendant qu'il était au téléphone, et avait fini par lui dire qu'il viendrait le soutenir dans ce moment difficile mais important, peu importe l'heure.
-Chris, je t'ai dit que mes parents pourraient arriver à n'importe quelle heure, même très tôt le matin, lui avait répondu Ryuga. T'es tout sauf matinal et-
-C'est pas important ça, l'avait coupé le journaliste sportif. Tu es mon meilleur ami et tu as besoin de moi, alors je serai là pour toi. S'ils trouvent amusant de débarquer de bon matin, appelle-moi. Je viendrai même si je réponds pas, ce sera juste histoire de me réveiller.
L'alpha aux yeux dorés n'avait rien répliqué à cela, il avait bien senti que son ami était ferme dans sa décision et que rien ne pourrait le faire changer d'avis, et au fond de lui ça l'avait rassuré. Il avait vraiment besoin d'avoir quelqu'un à ses côtés pour supporter une dispute avec ses parents…
Et le voilà qui attendait de pied ferme les monstres qui avaient fait de son enfance, de son adolescence et de sa vie de jeune adulte un enfer. Il avait envie de leur hurler dessus, de leur dire de disparaitre de sa vie et de ne plus jamais tenter de lui adresser la parole, de faire comme s'il n'avait jamais existé en fait. Oui voilà, qu'ils fassent comme s'il n'existait plus, comme s'il était mort. De toute façon, à ses yeux à lui, ses parents étaient morts depuis bien longtemps.
Mais alors qu'il était occupé à ressasser toute la haine qu'il éprouvait à l'égard de ses parents, Ryuga entendit soudainement du bruit à l'étage. Mince… Kyoya s'était-il réveillé à cause de son absence ? Oh, mais non, il était bête. Le pauvre devait s'être réveillé à cause de nausées dues à sa grossesse… Le blanc jeta encore un regard à la rue devant chez lui et quitta la cuisine, remontant à l'étage le plus silencieusement possible pour vérifier si son amant allait bien. Comme il s'y attendait, l'oméga n'était pas dans leur lit, dont les draps étaient complètement défaits, et des bruits étouffés provenaient des toilettes dans le couloir. Toujours aussi doucement, Ryuga s'approcha de la porte des toilettes, mal refermée, et toqua en essayant de faire le moins de bruit possible. La chambre de Sakyo était juste à côté et son père avait peur de le réveiller s'il n'était pas assez discret.
-Kyoya ? Appela Ryuga à voix basse de derrière la porte, n'ayant obtenu aucune réponse en toquant. Ça va… ?
-Oui… répondit finalement le vert d'une voix un peu faible. C'est rien, c'est juste mes nausées…
-Je peux entrer ? Demanda le journaliste.
-Oui, si tu veux… accepta Kyoya.
Ryuga poussa alors doucement la porte des toilettes, qui de toute façon n'était pas bien fermée, et la referma vite derrière lui une fois qu'il fut entré. Son petit-ami n'était pas penché sur la cuvette comme il s'y attendait, il était simplement assis à côté des toilettes, le dos appuyé contre le mur et l'air exténué. Son visage était relativement pâle.
-Tu es sûr que ça va ? Insista l'alpha, un peu inquiet. T'as pas l'air bien, et tes nausées te réveillent pas si tôt habituellement…
-Ça va, ne t'inquiète pas, maintint Kyoya en tournant la tête vers lui, souriant légèrement. C'est juste que j'ai pas beaucoup dormi, c'est tout. Ça a accentué mon malaise…
-Oh, Kyoya… soupira Ryuga, peiné, avant de venir s'assoir près de son compagnon. Je suis désolé… C'est à cause de moi ? J'ai trop bougé ?
-Non, j'étais juste un peu…stressé rapport à tes parents, tout ça, répondit le jeune homme aux yeux bleus en haussant les épaules. Je sais, le stress c'est mauvais pour moi, le bébé, mais je m'en fais pour toi, je ne peux pas m'en empêcher. J'ai peur que ce soit dur pour toi, qu'ils te fassent du mal…
-Je me doute mon cœur… Ça va aller, je te le promets. Je te l'ai dit, Chris viendra me rejoindre dès que je l'appellerai. Je serai pas tout seul face à eux.
-Je sais, je sais… Je m'inquiète quand même. En fait… Je crois que ce qui me stresse, c'est l'idée que si on arrive à passer cette étape, si tu arrives à te débarrasser de tes parents…alors on aura la paix… C'est vrai quoi, en dehors d'eux, qu'est-ce qu'il reste ? Nile et moi on est en bons termes et la vente de la maison devrait aller vite, toi tu dois divorcer mais ce sera à l'amiable et en plus ton avocat c'est ton ancien meilleur ami…
-Je vois parfaitement ce que tu veux dire Kyo, c'est pour ça que je suis déterminé à mettre fin à tout ça. Je dégage mes parents, je les jette hors de ma vie une bonne fois pour toute, et toi et moi on sera enfin tranquilles tous les deux, sans personne pour nous mettre des bâtons dans les roues. Alors oui, j'angoisse à l'idée de me retrouver face à eux parce qu'ils ont passé leur vie à me faire souffrir, mais en même temps j'ai hâte de leur dire leurs quatre vérités et de les virer de nos vies.
Kyoya hocha la tête avec un petit sourire, impatient lui aussi de pouvoir enfin profiter d'une vie paisible et tranquille avec l'homme qu'il aimait, mais rapidement il perdit son sourire et quelques couleurs et fut obligé de se pencher à nouveau sur la cuvette des toilettes, rattrapé par ses nausées matinales de grossesse. Ryuga le regarda avec peine et douceur, familier avec tout ça, et se contenta de lui caresser le dos avec tendresse et de lui retenir les cheveux le temps nécessaire.
-J'en peux plus de vomir, ça me fatigue… marmonna l'oméga une fois cette nouvelle nausée calmée.
-Je sais mon amour, il faut t'accrocher encore environ deux mois, essaya de le réconforter son compagnon. Après ce sera fini les nausées.
-Ouais ouais, et après je vais me taper plein d'autres trucs qui me feront regretter les nausées, rétorqua Kyoya avec un petit ricanement.
-C'est fort possible Kyo, ricana le blanc à son tour. Ça va, tu penses pouvoir te relever et retourner au lit ?
-Je crois oui. T'aurais pas du citron ?
-Du citron ? J'ai pas de citron entier si c'est ça que tu demandes, mais je crois que j'ai de l'essence de citron quelque part dans les placards…
-Nickel, encore mieux. J'ai lu quelque part que ça calme bien les nausées de grossesse, et puis j'aime bien ça le citron.
-Alors comme ça on fait des recherches dans mon dos ?
-Ta gueule et va me chercher l'essence de citron.
Il y avait une certaine dose de sérieux dans ce que venait de dire Kyoya alors l'alpha ne se fit pas prier pour se lever et descendre à la cuisine chercher cette fameuse essence de citron. Il avait un peu oublié que son petit-ami était de base assez sujet aux sautes d'humeur, il ferait mieux de ne pas trop le taquiner pendant sa grossesse…
Une fois à la cuisine, Ryuga partit à la recherche de l'essence de citron dans les placards. Il ne savait pas trop où elle se trouvait, c'était plutôt un truc de son ex-femme ça, elle s'en servait pour faire des gâteaux… Mais bon, son amant en avait besoin alors il allait retourner tous les placards s'il le fallait ! Enfin, les retourner silencieusement… Sakyo dormait toujours le pauvre.
Au final, l'alpha à la mèche rouge réussit à trouver le petit flacon assez rapidement et le fit sauter dans sa main avec un air victorieux tout en refermant le placard. Heureux de pouvoir aider Kyoya, il s'empressa de sortir de la cuisine et s'engagea dans les escaliers pour rejoindre celui-ci, mais un bruit le fit s'arrêter à mi-chemin. La sonnette de la maison venait de retentir et ça ne pouvait dire qu'une chose : ses parents venaient d'arriver. Putain, il les connaissait vraiment trop bien ces deux enfoirés qui lui servaient de géniteurs, ils avaient fait exactement ce à quoi il s'attendait.
Bien que préparé à tout ça, Ryuga ne put s'empêcher de déglutir assez difficilement et reprit son chemin jusqu'à l'étage, tenant dans une main le flacon d'essence de citron et sortant son téléphone de sa poche de l'autre. Son cœur tambourinait soudain dans sa poitrine, il s'était affolé d'un seul coup et ça donna de légers vertiges au blanc, mais ce n'était pas le moment de faire une crise d'angoisse ou quelque chose du style. Non, ça ne se contrôlait pas ce genre de choses mais Ryuga s'en fichait bien sur le moment. Il appela Chris sans prendre la peine de garder son téléphone à la main ou à l'oreille pour voir s'il allait décrocher, se doutant bien qu'à une heure pareille le blond n'allait pas le faire mais se réveillerait, et entra un peu précipitamment dans sa chambre. S'il tardait trop à venir leur ouvrir, ses parents allaient se mettre à maltraiter la sonnette et à coup sûr ça réveillerait son fils, enfin si le premier coup de sonnette ne l'avait pas déjà fait.
Kyoya avait bien réussi à retourner au lit et lui aussi savait ce qui allait se passer maintenant. Quand son compagnon lui tendit ce qu'il lui avait demandé, le vert se contenta de le prendre et lui fit signe de ne pas s'attarder. L'alpha hocha la tête et repartit aussi vite qu'il était arrivé, une boule commençant à se former dans son ventre. Alors cette fois il y était vraiment, hein… 27 années de sa vie ses parents avaient parasitées, et c'était aujourd'hui que tout se terminait. Il fallait que ça se passe comme ça. Ryuga refusait de se dégonfler ou de laisser ses parents garder ne serait-ce qu'une toute petite part dans sa vie avec un compromis. Non, cette fois il coupait les ponts une bonne fois pour toute et il ne reviendrait pas en arrière. Il n'avait pas besoin d'eux de toute façon, il avait réussi à se construire malgré tout le mal qu'ils lui avaient fait. Aujourd'hui il allait dire « Stop » et reprendre l'entièreté de sa vie en main. Il ne tolérerait plus la moindre toxicité dans sa vie à partir de maintenant.
Stressé mais déterminé, le blanc fut de retour au rez-de-chaussée et se dirigea vers la porte d'entrée. Il sentait quelque chose de mauvais émaner depuis derrière celle-ci, mais ce n'était probablement que son imagination. Ses géniteurs lui avaient tellement pourri la vie que rien que de savoir qu'ils étaient là, juste derrière le bois de la porte, suffisait à le faire se sentir mal à l'aise. Mais ça n'avait pas d'importance. Une dernière fois Ryuga respira un grand coup et puis il ouvrit la porte avec un mouvement sec, comme on arracherait un pansement.
À suivre...
Moi : Fin du chapitre ! Oui je suis toujours autant une saloperie sur les cliffhangers, je sais n_n
Chris : Ça promet la semaine prochaine !
Ryuga : Ça sent la fin aussi.
Moi : Effectivement ! Cette fic devrait se conclure dans quelque chose comme deux ou trois chapitres ! Eh oui, c'est bientôt la fin, mais vous inquiétez pas j'ai d'autres projets dans ma besace, héhé !
Kyoya : *marmonne* Elle m'foutra jamais la paix...
Moi : ON SE TAIT AU COIN J'AI DIT !
Kyoya : *soupire*
Moi : On a dépassé les 4 000 vues sur cette fic d'ailleurs ! Merci beaucoup les gens, c'est grâce à vous que je continue n_n
Kyoya : *lève les yeux au ciel*
Moi : Laissez les reviews de l'amour, et à dimanche prochain ! Promis cette fois je vous abandonne pas ! XD
Ryuga : J'ai pas franchement hâte de voir ce que tu vas nous sortir après ça...
Moi : Hihi, craignez ma toute puissance !
Kyoya : *fait la gueule dans son coin*
