Chapitre 3 : De la visualisation à la passion
Résumé : Mlle Parker, depuis quelques nuits, est en proie à des cauchemars. Jarod soucieux de son bien-être lui apprend des techniques afin de gérer au mieux ces mauvais rêves. D'abord la relaxation, ensuite la visualisation. Cette dernière à pour but de se projeter dans un endroit où elle se sent en sécurité. Leur visualisation prend une tout autre tournure. Une tournure bien plus intime et romantique pour ne pas dire presque érotique !
Appartement quartier résidentiel Paris, France
Mlle Parker se réveilla en sursaut et tout en sueur, son corps tremblant de peur. C'était la cinquième nuit consécutive qu'elle faisait ce cauchemar. C'était effrayant, comme à chaque fois, ce qui l'avait complètement bouleversée. Elle se redressa dans son lit et prit quelques instants pour reprendre son souffle, tournant la tête vers son amant. Il était toujours là, sain et sauf. Elle soupira de soulagement. Alors que son regard se posa sur Jarod qui dormait paisiblement à ses côtés. Elle se blottissait tout contre lui, cherchant à se rassurer grâce à sa chaleur et à sa présence. Mais même dans ses bras, elle ne pouvait pas chasser les images qui la submergeaient, voyant Jarod se faire capturer par le Centre. Ces hommes, les nettoyeurs, le traînant de force jusqu'à une sombre cellule capitonnée d'un des niveaux souterrains. Elle entendait les cris de douleur et les supplications du jeune caméléon alors qu'il subissait les sévices de Raines et de ses sbires. Et elle, elle assistait impuissante d'abord à sa lente agonie, ensuite à sa mort, les yeux de Jarod se fermant lentement alors qu'elle criait son nom. Elle sentit une main se poser sur son épaule, elle leva ses iris bleutés vers Jarod qui la regardait avec une légère expression chargée d'inquiétude. « Encore ce cauchemar ? » demanda-t-il doucement. Elle acquiesça en silence, ne pouvant pas trouver les mots pour décrire la terreur qui la terrassait chaque nuit. Jarod la serra dans ses bras, la berçant calmement. « Chut… Je suis là, tout va bien. C'est fini maintenant. » Mais même ses mots réconfortants ne pouvaient pas effacer les nombreux cauchemars qui l'habitaient.
Le lendemain, Mlle Parker se leva tôt, elle avait été incapable de se rendormir. Elle se dirigea vers la cuisine et prépara du café frais, essayant d'oublier l'horrible rêve qui n'avait eu de cesse de la tourmenter, ne pouvant se concentrer sur autre chose que sur celui-ci. C'était comme si elle était prisonnière de son propre esprit. Elle passa la matinée à errer sans but, cherchant en vain une distraction à ses multiples pensées, marchant le long de la Seine, essayant de trouver un sens à tout ceci. C'est alors que Jarod l'appela sur son portable. « Salut, mon amour, comment vas-tu ? » s'inquiéta-t-il. Elle fit de son mieux pour masquer son anxiété. « Il y a une salle d'exposition d'art contemporain qui vient d'ouvrir près de chez nous. Est-ce que tu veux y aller avec moi ce soir ? » proposa-t-il. Mlle Parker hésita un instant, mais se rendit compte que cela pourrait être une occasion de s'évader de ses idées noires. Toute souriante, elle accepta avec plaisir. Cette soirée serait idéale pour oublier ces petits tracas et passer du temps avec son homme.
Au petit matin, Mlle Parker se réveilla en sursaut, la respiration haletante, le corps mouillé et froid. Elle avait fait le même cauchemar pour la sixième fois. Elle se leva et se dirigea vers la salle de bain pour se rafraîchir le visage. Elle ne pouvait pas croire que cela se reproduisait encore et encore. Mlle Parker retourna dans sa chambre et se laissa tomber sur son lit. Elle regarda fixement le plafond, essayant de retrouver une certaine accalmie, cette histoire de cauchemar commençait sérieusement à la terroriser. C'était comme si elle se repassait en boucle une scène d'un film d'épouvante. En l'occurrence, dans cette partie-là, c'était son amant la victime. Jarod arriva peu de temps après, frappant à la porte. Mlle Parker se leva pour lui ouvrir et lui souriait, essayant de cacher sa nervosité ne voulant pas l'alarmer davantage. Seulement Jarod n'était pas dupe. Il la regarda dans les yeux et comprit immédiatement que quelque chose n'allait pas. Il ne la connaissait que trop bien !
« Pourquoi t'es-tu enfermé ? Je t'ai préparé le petit-déjeuner. Ça ne va pas, mon amour ? Quelque chose te tracasse ?
- Non, Jarod tout va bien. Ne t'inquiète pas.
- Tu mens très mal, Parker ! Allez dis-moi tout, c'est encore ce cauchemar, hein ?
- C'est encore et toujours le même. Celui où toi, Jarod, tu te faisais capturer par le Centre. Je ne pouvais rien faire pour t'aider. Et puis... Tu es mort sous mes yeux.
- Je suis là, vivant et avec toi. Tout va bien. Tu n'as rien à craindre. Jarod la prit dans ses bras. Tout contre lui, elle respirait son odeur.
- Je suis fatiguée, Jarod. Je ne dors plus. À chaque fois que je ferme les yeux, je te vois allongé sur le sol baignant dans ton propre sang. Ça me hante nuit après nuit, et j'ai besoin de dormir.
- Ça ne peut plus durer, il faut que ça cesse. On va y remédier ! »
Assis autour de leur petit-déjeuner. Jarod écouta attentivement Mlle Parker alors qu'elle lui expliquait en détail ses cauchemars. La façon dont ils affectaient ses nuits et sa vie quotidienne. Jarod décida alors de l'aider à dépasser ses peurs. Il avait une idée en tête, une technique qu'il avait apprise pour aider les enfants traumatisés à surmonter leur peur. Il était convaincu que cela pourrait l'aider.
Quelque part dans un parc de Paris, France
En pleine après- midi, Jarod décida de l'emmena dans un petit parc, non loin de leur appartement. Ils s'installèrent sous un grand chêne, assis sur l'herbe verte. Le temps était ensoleillé. Le ciel bleu était dégagé, sans aucun nuage à l'horizon. Les rayons du soleil étaient chauds et brillants. L'air était agréable et sec, avec une légère brise qui rafraîchissait l'atmosphère. C'était idéal pour une séance de relaxation. Jarod lui prit gentiment la main.
« J'ai du mal à gérer la situation. Je n'arrive plus à me concentrer au travail et j'ai peur de m'endormir chaque nuit.
- Je suis là. Je vais t'aider. As-tu déjà essayé la relaxation et la visualisation pour vaincre tes cauchemars ?
- Jarod, j'ai déjà essayé la relaxation, mais ça n'a pas l'air de faire grand effet. Quant à la visualisation, je ne suis pas sûre d'arriver à visualiser quoi que ce soit de positif.
- La respiration profonde peut t'aider à te calmer avant de te coucher. Tu peux imaginer que tu respires le bon air, qui te remplit de paix et de tranquillité. Ensuite, la visualisation peut remplacer les images effrayantes par des images positives. Tu peux t'imaginer être dans un endroit paisible, comme une plage ou une forêt, et t'y promener mentalement en visualisant tous les détails. Ça marche, je t'assure, j'en ai fait moi-même, l'expérience. On va faire les deux. D'accord ?
- Cela semble intéressant, peux-tu m'aider à pratiquer ces techniques, mon amour ?
- Je suis là pour ça.
- Et si ça ne marchait pas ?
- Alors il faudra envisager une autre solution ! Commence déjà par t'asseoir confortablement et ferme les yeux. Maintenant, concentre-toi sur ta respiration. Inspire profondément et expire lentement. Ressens l'air frais qui entre dans ton corps et la chaleur qui sort en expirant. Répète cet exercice plusieurs fois jusqu'à ce que tu te sentes plus détendue. Dis-moi, comment tu te sens ?
- Beaucoup plus sereine, la jeune femme suivit ses instructions à la lettre, essayant de se concentrer uniquement sur sa respiration.
- C'est un bon début. Alors, imagine-toi dans un endroit que tu aimes. Un endroit où tu te sens en sécurité. Ce peut être un lieu réel ou imaginaire, peu importe. Prends le temps de t'y projeter. Décris-moi tous les détails que tu vois, que tu entends, que tu sens et ce que tu ressens. Même les couleurs ont leur importance. N'oublie aucun détail !
- Oh, tu veux vraiment savoir où je me situe en ce moment-même ?
- C'est essentiel pour notre exercice.
- D'accord. Je me trouve chez nous, dans notre appartement, dans notre chambre, dans notre lit. Tu es juste à côté de moi, tu sens si bon, j'adore ça. Tu me souris, ça me fait craquer. Soudain, je vois… Tu es sûr de vouloir savoir ce que je ressens là, tout de suite ?
- C'est le but. Alors que ressens-tu, Parker ?
- Une envie furieuse de toi ! elle se jeta au cou du caméléon alors qu'il se tenait devant elle et l'embrassa avec ferveur puis le poussa vivement en arrière atterrissant sur son torse. Elle poursuivit, Jarod et si on rentrait chez nous pour faire l'amour ? J'ai envie que tu m'arraches mes vêtements et que tu me fasses follement l'amour. »
Le caméléon manqua de s'étouffer, surpris par la tournure de la conversation. Il ne savait pas quoi répondre à cette proposition enflammée de sa part, ici dans ce parc au beau milieu de la journée. Gêné, il était devenu rouge écarlate, son regard virevoltait d'un endroit à l'autre. Mlle Parker rougissante se mit à rire en réalisant les paroles qu'elle venait de prononcer. Jarod, lui, le sourire timide, avait compris les intentions de la Miss. Il se dégagea doucement de l'étreinte de la jeune femme, s'asseyant près d'elle, les yeux fermés. Il essaya de garder un minimum de sérieux.
« Écoute, Parker. Je comprends que tu aies des envies, mais je ne pense pas que ce soit une bonne idée de céder à ces impulsions maintenant.
- Pourquoi pas ? On en a envie tous les deux, non ? Tu m'as promis l'autre soir que jamais tu ne cesserais de me faire l'amour.
- Oui, mais c'est important de savoir contrôler nos désirs et de respecter nos limites. On peut trouver d'autres moyens de satisfaire notre désir, sans passer à l'acte sexuel tout de suite.
- Comme quoi ? demanda Mlle Parker, visiblement frustrée.
- Comme continuer notre exercice de visualisation. Cela nous aidera à nous connecter sur un plan plus profond, sans pour autant penser au sexe ! Et puis, qui sait, peut-être que cela rendra notre moment encore plus spécial lorsque nous serons prêts à passer à l'étape suivante.
- Tu as raison, admit Mlle Parker après un moment de réflexion. Continuons notre exercice de visualisation.
- Eh, ce n'est pas un refus, mon cœur. Je te promets de m'occuper de tes envies quels qu'ils soient, une fois rentré chez nous. Alors on s'y remet ?
- À une seule condition. Visualise avec moi !
- Si tu insistes. Ferme bien tes yeux. C'est parti, je commence. Je reprends ton idée de la chambre. Nous sommes allongés sur notre lit king-size, enveloppés dans des draps blancs, un peu froissés par nos précédents échanges assez tumultueux, je dois dire. Les draps sont fins et légèrement froids. Les rayons du soleil de l'après-midi se faufilent à travers la grande fenêtre. Notre petit nid d'amour est très accueillant. Nous sommes entourés de coussins douillets, nous offrant un cocon de confort. La tête de lit en bois foncé sculpté à la main donne une impression d'élégance rustique. Ça ajoute également de la profondeur et du caractère à la pièce. Les murs sont d'un beige clair, créant une atmosphère apaisante. C'est très relaxant. Tu te trouves juste à côté de moi, je te souris. J'ai des palpitations, c'est terrible. Tu es tellement belle que j'ai du mal à contenir mon irrésistible envie de… À toi, Parker.
- À moi ? Je me lance ! Hum… Je me sens complètement détendue, comme si tout le stress et les soucis de la journée s'étaient envolés, loin… Très loin. Les draps frais sont d'une blancheur si éclatante que j'ai cette sensation de caresse sur ma peau si soyeuse, C'est divin. Non, ce n'est pas aussi divin que lorsque tu me fais l'amour Jarod, mais assez pour m'en contenter. Je peux sentir l'odeur de notre parfum préféré sur les oreillers. C'est si aphrodisiaque, si intime et ça m'excite ! La fenêtre est grande ouverte, l'air pur vient me rafraîchir le corps tout en sueur de désir. Je te vois étendu de tout ton long sur le matelas, là tout nu près de moi. Tu me fais un drôle d'effet. Je suis d'humeur assez coquine. Je me surprends à ronronner. Et tout comme toi, je suis toute nue, et petit à petit, je m'avance vers toi, je ne sais pas comment, mais soudainement, j'ai été poussé par un besoin irrépressible de te mordre… Enfin, dans mon imagination, c'est beaucoup plus érotique que ça n'y paraît. Je me sens électrisée sous tes doigts effleurant ma peau. C'est d'une telle délicatesse. Je suis toute émoustillée. Et là tu me…
- C'est très bien mon amour, mais limitons nous uniquement aux détails qui nous intéressent. Ne nous éparpillons pas. Il ne faut pas perdre de vue ton objectif. Donc je continue. Les sons sont paisibles, on entend seulement le bruissement doux des feuilles des arbres et le chant des oiseaux dans la cour intérieure. J'aime beaucoup ces bruits, écouté l'eau des fontaines couler. Bien sûr moins que toi, Parker. Toi, tu es source de joie et de plaisir. Et j'adore te toucher. Le velours n'est rien comparé à la douceur de ta peau. Tes yeux qui pétillent de malice. Et tes lèvres si sensuelles me chatouiller mon corps musclé, j'adore les croquer. Tu es agréable. Ton odeur m'enivre. Plus je te regarde et plus mon esprit est parasité par une avalanche de pensées très osées. Comme toi, je me sens assez coquin… À toi, Parler !
- L'armoire contre le mur offre beaucoup d'espace de rangement, gardant la pièce ordonnée et organisée. Je suis heureuse de savoir que tout est à sa place et que notre espace est propre. Je ne supporte pas le désordre et encore moins la saleté. Au fond, je m'en fiche, puisque tu es là, penché juste au-dessus de moi. Je sens la chaleur de ton souffle qui vient se déposer lentement sur mon cou. Tes mains qui viennent titiller subtilement mes zones érogènes alors que ta langue danse langoureusement avec la mienne. Mon excitation monte graduellement. Tu m'embrasses encore et encore. J'ai les lèvres en feu. J'ai le corps si brûlant de tes caresses qui t'appelle. Je t'appelle. C'est comme si j'étais en pleine éruption volcanique. Je soupire d'exaltation. Tu te fais désirer. Et je n'en peux plus. C'est une scène que je n'ai pas de mal à imaginer, si tu vois ce que je veux dire.
- Je n'en doute pas un seul instant, Parker, mais là, on est hors contexte. Je continue. Où en étions-nous ? Ah oui, voilà. Il n'y a que le silence qui règne. Tout est tranquille ici. Je regarde dans les alentours, et je remarque ces petits bibelots sur l'une des étagères. C'est très coquet. Tu as beaucoup de goût, je dois le reconnaître. Tu as un don pour la décoration. En fait tu as de très nombreux talents dans bien des domaines. Surtout un en particulier. Tout à coup, mes yeux font un aller-retour sur ta silhouette si parfaitement mise en valeur. Mes doigts sont hésitants. Je me sens presque coupable de ne pas céder à la tentation. Ce serait un péché de ne pas succomber au plaisir de la chair. Un affront à l'amour et à la luxure. Je te vois, là complètement dévêtu, couché sur le ventre. Ce que je vois me plaît beaucoup. Je résiste malgré moi à l'envi de me jeter sur toi comme un sauvage. C'est insoutenable. Il fait tellement chaud que le thermomètre accroché au mur est sur le point d'exploser. Finalement, je me décide à caresser l'une de tes longues jambes remontant doucement vers le haut. Ta peau frissonne. Elle a la chair de poule. Tu sais, comme la dinde à Noël. Si tu savais la sensation que ça me procure. Ma main s'arrête au niveau du bas de ton dos, dans la chute vertigineuse de tes reins si lisse, et si soignée et là je me… À toi, Parker !
- Tu sais, Jarod. Je me sens en paix et en sécurité dans cette chambre, ici dans notre lit, enfin, seulement quand je suis dans tes bras. Quand tu me touches, que tu me regardes ou encore quand on fait l'amour. C'est si merveilleux que j'ai l'impression, à chacun de nos ébats, que je flotte hors de mon corps. C'est surréaliste, mais c'est ce que je ressens et je sais alors que rien ne peut nous arriver. C'est comme si on se protégeait de toute intrusion néfaste dans notre vie. Ça n'a rien avoir avec où on vit, ou on est, ce que l'on fait, ou même avec mes cauchemars, peu importe. En fait, ce qu'il y a, c'est que j'ai peur que tout s'arrête. Oui, tu vois Jarod, tout peut s'arrêter en une fraction de seconde. En un claquement de doigts, on peut tout perdre ! Tout ce que toi et moi, nous avons réussi à construire jusqu'ici. Je viens de le réaliser. J'essayais désespérément de trouver une signification à ce cauchemar, à mes craintes et mes angoisses et grâce à toi, mon amour, aujourd'hui, je viens de le découvrir. Et désormais, je n'ai plus peur.
- Eh bien, je suis ravi d'y avoir contribué. Je suis heureux que tu n'éprouves plus ce genre de pensées négatives. Et maintenant Parker, si on rentrait faire l'amour. J'ai l'envie furieuse de t'arracher ce que tu portes ! »
Le jeune homme se releva rapidement de la pelouse verdoyante, attrapa la main de Mlle Parker et l'attira à lui la serrant contre lui, caressant son dos du bout des doigts, elle frissonna de plaisir. Toute souriante et amusée par la fougue de Jarod, elle ne s'opposa pas le moins du monde à ces baisers langoureux.
« Doucement, mon amour. On est dans un parc public, souviens-toi.
- Je m'en fous. J'ai envie de toi, là, tout de suite.
- Jarod, mais que fais-tu du fait de contrôler nos désirs et de respecter nos limites ?
- C'est de ta faute, tu n'avais qu'à pas m'exciter comme tu l'as fait ! Tu devrais avoir honte de toi, jeune demoiselle.
- Oh, dis-moi, Jarod, avons-nous visualisé la même scène toute à l'heure où était-ce uniquement dans mon imagination ?
- Rentrons à la maison, et je te ferai découvrir ma visualisation. »
Appartement quartier résidentiel Paris, France
Jarod lui offrit son bras et tous deux se dirigeaient vers leur appartement, impatients de se retrouver seuls. Arrivés à la porte, Jarod se tourna vers Mlle Parker et l'embrassa, avant d'ouvrir celle-ci et de la laisser passer devant lui. Ils se précipitèrent dans la chambre à coucher, où il l'accueillait joyeusement dans ses bras, l'embrassant de nouveau tandis que ses mains chatouillaient sa peau. Emporté par la passion qui les animait tous les deux, la jeune femme sentait leur désir monter progressivement en eux, ses sens explosaient de plaisir. Les couleurs de la chambre semblaient plus vibrantes, plus intenses. Les draps semblaient plus doux, les oreillers plus moelleux. Ils s'embrassèrent tout en se déshabillant rapidement, impatients de se retrouver nus l'un contre l'autre, afin de s'abandonner à leur amour. Leurs parfums emplissaient la pièce tandis que leurs corps se mêlaient fusionnant sous la lumière diurne filtrée par les rideaux blancs, teintant leur peau d'une nuance dorée.
« Cette chambre est magnifique, s'exclama la Miss en éclatant de rire.
- Pas aussi magnifique que toi, mon amour, Jarod l'embrassa dans le cou.
- C'était une excellente idée ces techniques de relaxation et de visualisation. Il faudrait renouveler l'expérience.
- Tu vois, je t'avais dit que c'était une bonne idée. Au moins, maintenant, tu es beaucoup plus détendu.
- Je faisais allusion au résultat final.
- Oui, et ça, c'est bien réel, Parker, rien à voir avec de l'imagination ou une quelconque visualisation.
- Oh Jarod, tu es bien loin de la réalité !
- Ah ? Nous allons vérifier ça tout de suite ! Tu sais, j'espère que cette nuit, tu trouveras enfin le sommeil, sans cauchemars, sans peur et sans angoisse.
- J'en suis convaincu, Jarod. C'est fini les cauchemars, parce que mon amour, j'ai le plus beau des rêves à mes côtés. »
