Chapitre 4 : Cuisson sous haute tension
Résumé : Mlle Parker et Jarod s'inscrivent à un cours de cuisine française, mais les choses tournent mal lorsque le chef leur demande de travailler ensemble sur un plat compliqué. Mlle Parker enchaîne les désastres ce qui amuse beaucoup le caméléon. Paniquée et dépassée par la situation, elle quitte le cours. Comment cela va-t-il se finir ? Va-t-elle survivre à cette aventure culinaire ?
École de cuisine, Paris, France
Mlle Parker et Jarod avaient décidé de s'inscrire à un cours de cuisine française pour ajouter un peu de piment à leur routine. À leur arrivée, le chef, un homme corpulent et robuste avec une moustache, un accent européen, et une toque imposante sur la tête, leur souhaitèrent la bienvenue, leur expliquant qu'ils allaient travailler en binôme pour préparer une recette de poulet farci aux épinards et au fromage de chèvre. Jarod, souriant de manière enfantine, était comme d'ordinaire, très emballé à l'idée de vivre cette expérience avec la Miss. C'était un défi qu'il avait hâte de relever. En revanche, Mlle Parker, elle, habituée à avoir le contrôle sur toute situation, quelle qu'elle soit, était un peu plus réticente. Malgré ses appréhensions, elle décida de se lancer dans l'aventure. Les amoureux étaient ravis de faire cet atelier cuisine ensemble et ainsi apprendre à mijoter de délicieux mets pour leur prochain dîner en tête-à-tête.
Lorsque le chef leur donna le signal de départ, Mlle Parker se précipita avec motivation et enthousiasme, essayant de hacher les légumes avec une grande précision, tandis que Jarod s'affairait à préparer la volaille. Au début, tout se passait bien. Ils travaillaient en tandem, suivant attentivement chaque instruction du chef, échangeant des sourires complices et des regards amoureux. Cependant, Mlle Parker avait du mal à manier les couteaux avec autant d'agilité que son homme, et de ce fait, manqua de se couper le doigt. Pendant ce temps, l'homme aux multiples facettes s'efforçait de farcir le poulet, avec quelques difficultés, ce qui faisait sourire la jeune femme.
« Je crois que j'ai besoin d'un peu plus de pratique en matière de farce ! il riait.
- Pourtant, si je me souviens bien, à Noël, tu t'étais proclamé le roi de la farce !
- Si tu veux tout savoir Parker, ce jour-là, je m'étais donné pour mission de te séduire. Je n'avais donc pas le droit d'échouer.
- Alors si je comprends bien, ce jour-là, tu es venu jusque chez moi dans le seul espoir que je tombe dans tes bras ? J'aurais dû me douter que tu avais une idée derrière la tête !
- Oui, mais regarde le côté positif, on est à Paris en train d'apprendre à cuisiner des plats typiquement français.
- C'est la première fois que je prends un cours de cuisine. C'est très différent des cours de tir. Ce n'est pas aussi exaltant, mais c'est très amusant. Tu sais, jamais je n'ai fait ça pour un homme, tu devrais te sentir flatté ! elle agita le couteau dans tous les sens.
- Attention Parker ! Doucement, mon amour, quand tu manies le couteau. Ne te blesse pas. Ce serait dommage de gâcher un si beau moment à cause d'un accident.
- Tu as raison. Je vais être plus prudente, elle lui lança son regard coquin. Je ne voudrais pas qu'à cause de mon étourderie, je finisse par te couper un membre important de ton anatomie, face à lui, elle pointa le bout du couteau sur le haut du torse du caméléon le faisant descendre lentement vers le bas. Avoue que ce serait regrettable.
- Ce serait regrettable en effet. Il lui retira l'ustensile et le reposa sur la table. J'y tiens à ce membre !
- Oh, mais Jarod, j'y tiens tout autant que toi.
- Il vaut mieux reprendre cette conversation quand on sera chez nous.
- S'il vous plaît vous deux. Nous ne sommes pas ici pour bavarder. Préparez votre plat en silence ! »
Alors que le plat prenait lentement forme, les choses commençaient à se gâter. Tout à coup, Mlle Parker près de la plaque de cuisson, se mit à paniquer lorsque la sauce attrapa, saisissant la queue de la casserole en métal, et ce, sans gant de cuisine, la laissant tomber par terre, en hurlant de douleur. Tous les yeux dans la salle se dirigeaient en sa direction. Jarod accouru pour porter secours à la jeune femme, celle-ci était bouleversée par sa maladresse. Il l'aida à se diriger vers l'évier et ouvra le robinet afin de refroidir la zone touchée faisant couler de l'eau fraîche sur sa blessure. Affolée, Mlle Parker respirait rapidement, les yeux fermés, serrant les dents pour ne pas crier à nouveau. Une quinzaine de minutes plus tard, Jarod prit une serviette propre et sèche, enroula sa main à l'intérieur. Il l'observa avec inquiétude.
« Oh, ce que je peux être maladroite, regarde Jarod ma main est toute rouge.
- Mon petit amour, tu aurais pu faire attention tout de même.
- Jarod, ce n'est pas le moment de me faire des reproches. Et puis tout ça, c'est de ta faute.
- Ma faute ? Mais enfin Parker tout le monde sait, ici qu'en cuisine, il faut mettre des gants.
- Je t'en prie, tais-toi ! Je souffre assez comme ça.
- Laisse-moi voir, mon cœur, il évalua la profondeur et l'étendue des lésions, regardant attentivement sa peau, qui rougissait. On va soigner ça tout de suite. Ne t'inquiète pas ce n'est pas grave. Ce n'est que superficielle.
- Je savais que venir ici était une mauvaise idée. C'était une erreur. Il n'y a rien d'amusant à cuisiner. Je me salis les mains, l'odeur des aliments m'écœure, sans oublier la pression que je subis depuis le début et maintenant ça !
- Alors pourquoi avoir accepté de venir ici ?
- Parce que ça te faisait tellement plaisir. Tu voulais qu'on passe plus de temps ensemble. Je me suis dit que suivre un cours me permettrait d'approfondir mes connaissances. Soyons réaliste, je n'en possède aucune. J'ai fait beaucoup d'efforts, mais là, je n'en peux plus. Tu sais, je ne suis peut-être pas la meilleure cuisinière au monde, mais Jarod, je t'adore. Ça compte, non ?
- Oh mon amour, bien sûr que ça compte et je t'adore, moi aussi. Je reviens dans une minute. Jarod était revenu, une boîte de premiers soins sous son bras. Il en sortit une pommade pour brûlures et en appliqua en couche épaisse sur la paume de sa main. Ça va apaiser ta peau et favoriser la cicatrisation. Tiens, prends ça, c'est pour la douleur. Voilà, c'est fini. Tu veux rentrer à la maison ?
- Certainement pas ! Je ne vais pas te laisser seul récolter les honneurs de la gloire. Non, je reste !
- Oh, ce que tu m'excites, Parker ! J'admire ta détermination. Tu sais que ça me donne des idées. On pourrait faire l'amour dans notre cuisine.
- Dans notre cuisine ? Jarod, tu crois vraiment que c'est le moment de parler de sexe ?
- Ça ne t'a pas trop dérangé de m'en parler au téléphone pendant plus d'une heure hier, au travail. Alors que penses-tu de mon idée ?
- J'approuve entièrement cette idée ! On pourrait partir d'ici tout de suite.
- Chutttt ! Silence, là-bas. Concentrez-vous, tous les deux. » gronda le chef.
Jarod proposa à la Miss de faire d'elle son assistante, il était clair qu'elle ne pouvait pas faire grand-chose dans cet état-là. Elle accepta avec plaisir. « J'adore être sous tes ordres ! Et pas que dans la cuisine ! » Pendant que le caméléon s'activait à terminer la préparation des légumes, la jeune femme s'occupait de nettoyer le plan de travail tout en essayant de faire de la place pour le poulet farcie, qui menaçait de tomber à tout moment. C'était peine perdue. La situation empira lorsqu'elle renversa accidentellement la volaille en tentant de rattraper le plat, ses efforts furent vains, celle-ci s'écrasa sur le sol, ce qui transforma la salle en un véritable champ de bataille culinaire. Tout le monde s'arrêta, choqué. La situation était désastreuse. Le chef était furieux, alors que la Miss s'excusait, promettant de tout nettoyer. Jarod ne pouvait s'empêcher de rire, la taquinant gentiment, ce qui agaçait fortement la demoiselle. Elle se sentait totalement stupide et désemparée. La situation ne pourrait pas être pire. Elle avait tort. Jarod, tant bien que mal, la rassura « Ce n'est pas grave, il nous reste encore assez de temps pour tout recommencer. » Mlle Parker acquiesça d'un signe de tête, soulagée. Jarod, qui remarqua sa moue boudeuse et désespéré, se remit à s'esclaffer afin de détendre l'atmosphère. La jeune femme lui jeta un regard noir.
Toutefois, les choses ne s'arrangeaient pas pour autant. Alors que le caméléon et la demoiselle s'appliquaient à la confection du plat, un arôme délicieux se répandait dans l'air. Les épinards étaient ciselés avec précision, le fromage de chèvre était émietté, et les blancs de poulet étaient enveloppés dans un doux assortiment de saveurs. Cependant, leur concentration fut brusquement interrompue par une odeur brûlante et âcre. Leur attention se tourna vers le four où de la fumée s'échappait de tous côtés, asphyxiant la pièce d'une couche grisâtre. Le cœur de Mlle Parker s'arrêta en réalisant son erreur. Elle avait malencontreusement laissé un torchon sur la plaque de cuisson brûlante. Les flammes commencèrent à jaillir, s'embrasant progressivement en un début d'incendie. « Merde ! » s'exclama Jarod en gardant son sang-froid, courant vers l'évier, attrapant un torchon qu'il immergea dans l'eau, le passant à la jeune femme. « Éteins-le avant que ça ne s'aggrave ! » ordonna-t-il, tout en agrippant un extincteur accroché au mur près de la porte. Elle saisissait le torchon et atténua rapidement les flammes avant qu'elles ne se propagent tandis qu'il vérifiait les instructions écrites sur l'appareil avant de s'approcher de la plaque de cuisson. Il se mit en position, prêt à agir. « Restez calme ! Je maîtrise la situation. Parker, éloigne-toi. Je vais éteindre l'incendie. » répondit Jarod en pointant l'extincteur vers le feu alors que les élèves tous alarmés suivirent le chef vers l'extérieur, s'agitant et courant dans tous les sens afin d'évacuer la salle. Pendant ce temps, Mlle Parker, les yeux écarquillés, était resté figée, toussant, incommodée par la fumée. Jarod pressa la gâchette de l'extincteur et un nuage de poudre blanche s'en échappa, étouffant le feu qui s'éteignit aussitôt. « Ouf ! C'était chaud. » souffla Jarod en lâchant l'extincteur. Il se tourna vers la Miss, lui sourit puis déclara le plus naturellement possible, « C'est ce qui arrive quand on laisse les analystes financiers jouer avec le feu ! » Les autres élèves étaient en train de suffoquer et d'éternuer. Mlle Parker était au bout du rouleau. Elle sentait sa colère prendre le dessus. Le chef paraissait affecté. « Vous ! Oui, vous Mademoiselle ! Vous êtes vraiment un cas. Un vrai danger public ! Je vous conseille de ne plus vous approcher du four pour aujourd'hui. » avoua-t-il en ouvrant les fenêtres. Mlle Parker rougissait de confusion. C'en était trop. C'était la première fois qu'elle avait l'impression d'avoir échoué. Échouer dans un domaine qu'elle ne maîtriserait probablement jamais. C'était une évidence. Elle jeta un coup d'œil furtif au caméléon. Il se rapprocha de la jeune femme alors que les autres élèves regagnés la salle. « Laisse-moi tranquille, Jarod. »
Alors que Jarod poursuivait la préparation de la recette. Mlle Parker, elle s'attelait à la tâche, celle de réorganiser son espace de travail. Jarod lui proposa son aide, celle-ci la rejeta. Jarod las poussa un soupir. Les tourtereaux continuèrent à travailler en silence jusqu'à ce qu'elle renversât du lait sur le plan de travail. Jarod lui tendit un chiffon. « Arrête ! » hurla-t-elle en poussant Jarod. Finalement, elle perdit patience, s'emparant d'un couteau aussi aiguisé que sa langue et le planta sur la table en bois à moins d'un centimètre de la main du caméléon.
« Mais qu'est-ce qui te prend ?! Je ne faisais que t'aider.
- Je t'ai demandé de me laisser tranquille. Je n'ai pas besoin de ton aide ! Je peux très bien me débrouiller toute seule ! répliqua-t-elle, la voix tremblante de colère.
- Tu es tellement têtue ! Tu n'écoutes jamais personne ! Tu es incapable de travailler en équipe ! Tu es égoïste !
- Et toi, tu es condescendant ! Tu crois être meilleur que tout le monde ! Ton côté caméléon commence sérieusement à me taper sur le système. Tu ne me laisses jamais faire les choses à ma manière ! Tu m'énerves ! J'en ai assez ! Et sache que je ne suis pas égoïste ! Je m'en vais, excédé, elle quitta la pièce sans dire quoi que ce soit.
- Stop ! Eh vous ! Mademoiselle. Il est interdit de quitter le cours avant l'heure.
- Allez-vous faire foutre ! elle claqua la porte.
- Oh, ce que j'aime cette femme ! »
Jarod, complètement abasourdi, la rejoignit aussitôt dans les couloirs, il lui attrapa le bras.
« Pourquoi tu te mets dans tous ses états ? Pourquoi tu réagis comme ça ?
- Jarod, je ne pensais pas te dire ça un jour, mais tu me déçois. Tu m'as déçu.
- Attends, tu ne vas pas t'en aller comme ça. On n'a pas fini notre recette.
- Tu vois Jarod, tu ne comprends rien.
- Viens, mon amour, on va rentrer et…
- Arrête ! Je ne suis plus ton amour ! Ce que tu peux être insupportable ! Je ne veux plus travailler avec toi ! » cria-t-elle, énervée.
Appartement quartier résidentiel Paris, France
Elle enleva son tablier et le lui déposa sur l'épaule, tournant les talons, s'en alla comme une furie, les yeux humides de larmes. Elle était prête à exploser comme si elle n'était qu'un volcan en attente d'éruption. Elle se sentait tellement blessée et trahie par celui qui prétendait l'aimer. Une fois arrivée à l'appartement, elle fila sous la douche. C'était horrible, elle avait passé quasiment toute une après-midi à satisfaire les caprices du caméléon et elle, elle sentait mauvais. Cette nourriture infecte qui avait remplacé l'odeur fruitée de son parfum s'était appropriée de son corps. Une dizaine de minutes plus tard, en peignoir de bain, la jeune femme tourna en rond dans le salon essayant de comprendre ce qui avait mal tourné. Pourquoi Jarod l'avait-il humiliée ? Pourquoi avait-il cherché à la tourner en ridicule ? N'était-elle pas en train d'exagérer la situation ? Non sûrement pas ! Ces interrogations la submergeaient, ajoutant encore plus de tristesse à sa peine, remettant en question sa relation avec Jarod. Elle se demanda si elle avait été trop impulsive en le suivant à Paris. Alors que la peur s'insinuait en elle, elle se mettait à craindre que leur relation ne soit plus viable, et que leur avenir ensemble soit compromis. Le bruit de la clé dans la serrure la fit sursauter la sortant de ses réflexions. Jarod était revenu. Elle le fixa, soutenant son regard alors que de grosses larmes baignaient ses joues. Jarod se précipita vers elle.
« Qu'est-ce qu'il y a, Parker ? C'est ta main ?
- Non, c'est toi. Pourquoi es-tu rentré ?
- Parker. Je t'en prie, ne pleure pas. Je déteste te voir dans cet état. Je déteste quand on se dispute. Je croyais que ce cours allait nous rapprocher, en fin de compte, c'est tout le contraire. Et si je suis rentré, c'est parce qu'être là-bas sans toi n'avait aucun sens.
- Aucun sens ? Après ce que tu m'as fait ? Ce que tu m'as dit ?
- Ce que j'ai fait ? Ce que j'ai dit ?
- Jarod, tu n'as pas cessé de rire à mes dépens, de me critiquer et de me rabaisser. De te moquer de mes erreurs. Tu as dit que j'étais égoïste ! Tu as rendu cette expérience encore plus difficile qu'elle ne l'était déjà. Tout n'est qu'un jeu pour toi.
- Parker, c'est juste de la cuisine. On était là pour s'amuser, pas pour se prendre la tête. Tu sais bien que je suis fou de toi. Je voulais juste passer un bon moment avec toi. Je ne voulais pas te blesser. Je suis désolé. Je n'aurai pas dû dire ces choses-là. Je suis allé beaucoup trop loin.
- Tu es toujours désolé, Jarod. Mais ça ne change rien. Tu ne te rends même pas compte de l'impact que tes actes peuvent avoir sur moi. Tu ne te soucies pas de mes sentiments. Ce qui m'a le plus blessé ce n'est pas tant ce que tu as fait ou dit. C'est ce que tu n'as pas fait. Les autres avaient leurs yeux rivés sur moi, ils se moquaient de moi, et même ce dindon farci qui s'est pris pour un grand chef étoilé et toi, tu n'as rien dit. Tu n'as même pas pris ma défense. Je me suis senti si humilié. Moi, je ne t'aurais jamais fait ça. Je ne sais pas si je veux continuer à…
- Non, Parker ne dit pas ça. Écoute-moi. Regarde-moi. Si je te taquinais, ce n'était pas dans l'intention de te faire du mal. Tu me connais mieux que ça, voyons. C'est vrai, tu n'es pas faite pour la cuisine, tu as enchaîné les catastrophes tout au long de l'après-midi, mais te voir faire autre chose que ce que tu as fait toutes ces années, m'a rendu heureux et fier de toi, d'être avec toi. Je suis sincèrement désolé si les choses ont pris cette tournure.
- C'est facile à dire pour toi, Jarod. Tu n'es pas celui qui se retrouve en première ligne à se faire ridiculiser devant tout le monde. Et puis c'est quoi cette histoire de te rendre heureux ? Tu penses vraiment que je ne peux pas te rendre heureux en étant moi-même, sans avoir besoin de faire des tours de magie culinaires ?
- Bien sûr que si, Parker. Tu me rends très heureux, peu importe ce que tu fais. Et si tu m'autorises à te le dire, tu as rendu ce moment-là mémorable.
La pièce était silencieuse, à l'exception des pas lourds de Jarod qui résonnaient sur le sol. Mlle Parker était assise sur le canapé, les bras croisés, les yeux figés sur lui avec un air déterminé sur le visage. Jarod, quant à lui, se promenait nerveusement de long en large, cherchant une solution pour résoudre le conflit. Il soupirait de temps en temps, reconnaissant son impuissance face à la situation.
- Je ne sais pas quoi te dire de plus, Parker. Mais dois-je te rappeler que tu as failli me trouer la main ? Toi aussi, tu m'as dit des choses très blessantes.
- Tu veux un apéritif ce soir ?
- Heu, oui. On ne va pas laisser cette petite mésaventure s'immiscer entre nous, si ?
- Non, bien sûr que non. Je suppose que j'ai surréagi, admit-elle finalement. C'est juste que... J'ai l'impression d'être constamment jugée, constamment sur la sellette. Et quand ça vient de toi, ça fait d'autant plus mal. Mais n'en parlons plus ! C'est oublier !
- Je suis désolé, Parker. Je ne voulais pas te blesser. Et jamais je ne me permettrais de te juger. Il passa une main dans ses cheveux, cherchant son regard. Tu me pardonnes ?
- À une seule condition, la prochaine fois que tu veux me rendre heureuse où passer du temps avec moi, emmène-moi au restaurant. Un endroit où je n'aurai pas à lever le petit doigt pour cuisiner.
- C'est promis !
Mlle Parker prit la main de Jarod, l'embrassant, ses lèvres s'élargissaient contre celles du caméléon. Elle l'entraîna vers leur chambre.
- En-tout-cas, on n'ouvrira jamais notre propre restaurant, s'exclama la Miss.
- Mais nous pourrions peut-être envisager d'ouvrir une boulangerie, plaisanta-t-il.
- Tu es sérieux ?
- Pas du tout même si j'adore l'idée.
- Je vais te faire une confidence Jarod, j'ai un autre talent dans lequel j'excelle !
- Montre-moi !
Jarod se laissa tomber sur le lit, un sourire espiègle sur sa bouche. Mlle Parker s'approcha de lui, ses yeux le scrutaient de la tête au pied. Elle se jeta sur le caméléon, se mettant à califourchon sur lui. « Tu sais que tu es impossible à résister quand tu fais cette tête-là. » déclara-t-elle, la joie se lisait sur son visage. Jarod éclata de rire et la tira vers lui, l'embrassant passionnément. Ils se perdirent dans un baiser fougueux, leurs langues s'entremêlaient dans une danse sensuelle. Elle se sépara de lui, haletante.
- Tu es incorrigible, avait-elle dit en s'esclaffant.
- Et toi, tu es irrésistible.
- Jarod, tu es très sexy avec un extincteur dans les mains. Je ne te savais pas aussi efficace dans ce genre de situation. Tu es très doué pour éteindre les incendies.
- Et toi, mon amour, tu es très douée pour les allumés ! »
Ils se blottirent l'un contre l'autre, leurs corps chauds et amoureux s'enlaçaient, dans cet instant de pur bonheur, oubliant le terrible, quoi que trépidant, après-midi qu'ils venaient de passer.
