Moi : Salut tout le monde ! J'espère que vous allez bien ! ^^
Kyoya : Moi non.
Moi : Toi t'es jamais content -_-
Ryuga : En même temps vu le chapitre d'aujourd'hui...
Moi : Je vois à ta tête que tu l'as lu XD
Ryuga : *soupire*
Chris : Oula, ça promet XD
Moi : Bah ça va être très les feels et le drama ! Et je me dois de placer un petit TW pour la fin du chapitre : mention de comportement autodestructeur et d'alcoolisme.
Kyoya : Bah super, c'est la fête...
Moi : C'est une fic drama, vous vous attendiez à quoi ? X)
Chris : Ils s'attendent à rien mais ils espèrent que tu les laisses tranquilles XD
Ryuga et Kyoya : Ta gueule Chris.
Moi : Bon, disclaimer ? ^^
Ryuga : Wonderinn ne possède pas MFB et c'est tant mieux.
Moi : Tu es fâché je vois XD
Ryuga : Sans déconner ? -_-
Moi : Bonne lecture tout le monde ! n_n
Réponse aux reviews :
Komachu : Nan nan, c'est toujours la même Rika XD
Fairy Selene : Ils ne pouvaient plus se résister XD
Kyoya se sent aussi coupable rapport à Rika, parce qu'il voit bien qu'elle aime vraiment Ryuga X)
Ne fumez pas, c'est mal XD
Coolio : Gingka either end up with Madoka or Hyoma in my fics XD
Well, there's an official art of Takafumi Adachi where Kyoya smokes... XD
Ryuga's brain left the chat XD
Marius : Maldeka va me manquer, mais bon ! That's life ! X)
Les problèèèèèèèèmes XD
Depuis qu'ils sortaient ensemble, Ryuga et Kyoya avaient développé une certaine routine. Après leurs journées de cours, ils allaient au café, le café où ils s'étaient rencontrés et où ils allaient tous les après-midis avant même de se connaître, et quand ils ne terminaient pas à la même heure ils y allaient quand même et s'attendaient. Jusque-là, c'était exactement la même chose que leur vie d'avant. Ce qui avait changé, c'était que désormais ils faisaient le chemin pour rentrer chez eux ensemble. Ils n'habitaient pas au même endroit mais il se trouvait que la maison de Ryuga était sur le chemin que le vert empruntait habituellement pour rentrer chez lui, alors ils rentraient ensemble jusqu'à la maison du blanc et ensuite Kyoya terminait le chemin tout seul. Ils aimaient beaucoup ce moment juste entre eux, ce moment où ils étaient dans leur bulle alors qu'ils faisaient un chemin qu'ils connaissaient tous les deux par cœur. C'était comme s'ils étaient seuls au monde dans ces moments-là. Ils ne se parlaient même pas quand ils rentraient chez eux ensemble, ils se tenaient simplement la main et ils marchaient côte à côte.
En fait, si les deux adolescents ne parlaient pas quand ils rentraient chez eux, c'était car ils étaient un peu…gênés. Tous les deux vivaient leur première relation amoureuse, et par conséquent tous les deux étaient maladroits et ne savaient pas vraiment toujours ce qu'ils étaient censés faire. Ah, l'adolescence, cette magnifique période où on pense tout savoir sur tout jusqu'au moment où on se rend compte qu'en fait on ne sait rien. Enfin bon, en amour il n'y a pas de mode d'emploi, mais ça non plus on ne le sait pas quand on est adolescent.
Ce jour-là justement, Ryuga et Kyoya rentraient comme à leur habitude chez eux. Cela faisait un peu plus de deux semaines qu'ils étaient en couple, et ils étaient toujours un peu gênés quand ils se retrouvaient en tête à tête même s'ils sentaient que ça commençait à s'améliorer. Cependant, alors qu'ils marchaient tous les deux dans une ruelle calme, la maison du blanc n'étant plus qu'à environ cinq minutes de marche, ce dernier semblait dans la Lune. Kyoya sentait que son petit-ami n'était pas tout à fait avec lui, qu'il était ailleurs dans son esprit, mais il n'osait rien lui dire. Il était trop hésitant, il se disait que peut-être le lycéen avait l'esprit occupé par un problème de famille ou un problème en cours, alors il préférait ne rien dire. Tant que le vert était avec son petit-ami, il était heureux.
Quelques minutes plus tard, les deux jeunes hommes étaient arrivés devant la maison de Ryuga. L'adolescent aux yeux dorés habitait une maison japonaise à la fois moderne et traditionnelle comme il y en avait beaucoup à MetalBey City, dans un petit quartier résidentiel tranquille. La palissade en bambou sec était plutôt haute pour donner de l'intimité et le portail était tout aussi haut que la palissade.
-Bon, on est arrivés, dit Kyoya en lâchant la main de son petit-ami, se tournant vers lui pour le regarder avec un petit sourire. À demain Ryu.
Ryuga tourna aussi la tête vers le collégien, mais il semblait toujours complètement ailleurs. Il ne souriait même pas, ce qui inquiétait un peu Kyoya… Est-ce qu'il avait dit ou fait quelque chose de mal sans s'en rendre compte ? Est-ce que Ryuga était blessé mais ne voulait pas le dire… ? Le jeune oméga commençait à se poser beaucoup trop de questions et à imaginer des scénarios tous plus catastrophiques les uns que les autres. Après tout, ça ne faisait qu'une quinzaine de jours qu'ils étaient ensemble… Peut-être que le lycéen n'appréciait pas leur relation telle qu'elle était, peut-être qu'il n'était pas si amoureux que ça finalement, peut-être que le fait qu'ils ne puissent pas se voir la journée car l'un était au collège et l'autre au lycée avait fini par l'agacer… Kyoya ne pouvait s'empêcher d'imaginer ce genre de choses, et évidemment ça lui faisait mal. Il sentait ses yeux piquer et sa gorge se nouer, et il détestait ça.
Face à lui, Ryuga était tellement dans les nuages qu'il ne remarquait même pas dans quel état se mettait son petit-ami avec ses scénarios catastrophes. Le blanc était bel et bien préoccupé, mais Kyoya se trompait totalement sur les raisons de sa préoccupation. Il ne remettait absolument pas leur relation en question, bien au contraire ! Il songeait à passer un cap mais il n'arrêtait pas de se demander si c'était vraiment le bon moment pour ou s'il ne précipitait pas légèrement les choses entre eux… Le lycéen était assez terrifié à l'idée de mal faire, d'autant plus qu'il se mettait une pression supplémentaire sur les épaules car il était le plus âgé des deux. Il avait beau être plus âgé, il était tout aussi largué que le collégien sur les relations amoureuses…
-MAIS FONCE PUTAIN, ARRÊTE DE TE POSER DES QUESTIONS ! N'arrêtait pas de lui hurler une voix dans sa tête, et elle hurlait de plus en plus fort.
Et finalement, Ryuga craqua. Il prit les épaules de son petit-ami dans ses mains pour le rapprocher de lui, et sans réfléchir il se penche pour poser ses lèvres sur les siennes. Oui, c'était ce cap-là que le blanc hésitait à franchir, le cap du premier baiser. Kyoya, qui avait quasiment réussi à s'auto persuader que sa relation était fichue en se montant la tête, resta complètement paralysé face à ce geste. Qu'est-ce qui était en train de se passer là au juste… ? Ryuga était en train de l'embrasser… ? Mais oui bordel, Ryuga était en train de l'embrasser ! Cette réalisation fit rougir l'adolescent jusqu'à la racine de ses cheveux verts en piques. Il était à la fois tellement heureux et gêné, c'était bizarre mais c'était agréable… Après avoir bien hésité, le jeune oméga passa ses bras dans le dos de son petit-ami, alors que jusque-là il les gardait gauchement le long de son corps, et lui rendit son baiser maladroitement mais avec toute sa sincérité. C'était leur tout premier baiser et Kyoya sentait que jamais, jamais il ne pourrait oublier ce moment. Ça resterait gravé dans sa mémoire pour toujours.
XXXXXX
Kyoya était perdu, perdu dans ses pensées et dans de lointains souvenirs. Les lèvres de Ryuga étaient toujours appuyées contre les siennes, et cette sensation le ramenait si loin en arrière… Il avait l'impression de ne plus avoir vingt-cinq ans à ce moment mais d'en avoir quatorze et de revivre le premier baiser qu'il avait partagé avec l'alpha, à l'époque où ils étaient ensemble depuis peu de temps. Le vert était comme…paralysé. Il n'arrivait plus à bouger, ses yeux bleus restaient écarquillés et fixés dans le vide et tout ce qu'il sentait c'était les lèvres de Ryuga sur les siennes et son cœur qui battait tellement vite et fort dans sa poitrine qu'il avait l'impression qu'il allait s'en échapper ou exploser. Il était tout bonnement incapable de faire quoi que ce soit, et pourtant ce n'était pas l'envie qui lui manquait… D'un côté sa raison lui hurlait de repousser son ex petit-ami le plus vite possible, mais de l'autre son cœur lui sommait de se taire et de profiter du baiser car il en rêvait depuis des semaines, car il aimait toujours le blanc et que ce baiser voulait peut-être dire que le sentiment s'avérait réciproque.
Malgré tout, au bout de quelques secondes Kyoya réussit à retrouver l'usage de son corps et son premier réflexe fut de repousser brusquement Ryuga pour rompre le baiser. Ce dernier, qui était tout aussi ailleurs que l'oméga mais profitait beaucoup plus du baiser, ne s'attendait pas trop à ça et partit un peu loin en arrière, manquant presque de perdre l'équilibre et de tomber du canapé de jardin. Il mit un moment à comprendre ce qui venait de se passer et à revenir sur Terre, et quand ce fut le cas il se sentit mal. Putain de merde, mais qu'est-ce qu'il venait de faire là… ?
-De tout ruiner entre vous, c'est ça que tu viens de faire, lui reprocha sa conscience.
Ryuga ne put s'empêcher de déglutir et de donner raison à sa conscience. Face à lui l'oméga était rouge comme une pivoine, respirait de manière erratique et le regardait avec l'incompréhension la plus totale. Et puis la manière dont il l'avait repoussé ne trompait pas… Ryuga se dit qu'il venait juste de faire une immense connerie, qu'il s'était laissé dominer par ses sentiments sans réfléchir et que maintenant l'amitié qu'il avait réussi à reconstruire avec Kyoya venait juste de s'effondrer par sa faute. La dernière fois que l'alpha s'était senti aussi mal, aussi coupable, il s'en souvenait beaucoup trop bien… C'était le jour où il avait annoncé à contrecœur à Kyoya qu'ils devaient se séparer car il déménageait à Kyoto, il y avait dix ans de cela… Le blanc avait espéré ne plus jamais ressentir autant de douleur, de tristesse et de culpabilité, mais c'était raté. C'était peut-être même pire cette fois…
-J-Je… bafouilla-t-il, incapable d'aligner ses pensées et mort de honte et de gêne. J-Je suis désolé… Je sais pas pourquoi j'ai fait ça… J-Je…
Ryuga fut incapable de dire autre chose, la manière dont l'oméga le regardait le désarmait totalement… Il sentait tellement d'incompréhension et de…de peur dans ses yeux bleus. Ça lui brisait tellement le cœur… Le blanc sentait en lui un profond mal-être, une sensation horrible et dérangeante d'être malade et sur le point de vomir. Franchement, là il ne voyait pas comment faire pour se sortir de cette situation. Il avait tout gâché, il avait vraiment tout gâché…
Kyoya quant à lui ne savait ni quoi dire, ni quoi faire, ni même quoi penser en fait. Il n'arrivait pas à comprendre tout ce qui était en train de se passer. Ryuga l'avait embrassé… Mais pourquoi ? Pourquoi il avait fait ça ? Qu'est-ce qui lui avait pris ? Est-ce que… Était-il possible que l'alpha partage ses sentiments… ? Non, ça ne pouvait pas être vrai… C'était tout bonnement impossible ! Pourtant, pourquoi Ryuga l'aurait-il embrassé s'il n'avait plus de sentiments pour lui comme il le pensait ? Il n'y avait aucune autre raison logique, mais c'était comme si l'esprit du vert rejetait en bloc cette possibilité. Ce n'était pas tant qu'il ne pouvait pas y croire en vérité, c'était qu'il ne voulait pas y croire. S'il y croyait, s'il admettait que son ancien petit-ami puisse toujours l'aimer de la même manière que dix ans auparavant, alors il commencerait à espérer des choses qui ne pouvaient leur causer que des problèmes à tous les deux. Il valait mieux faire comme si de rien n'était.
-C'est rien, t'en fais pas… finit par dire Kyoya, toujours rouge et incapable de regarder son interlocuteur. N'en parlons plus.
Le blanc fit face à des sentiments particulièrement contradictoires à ce moment-là. D'un côté, il était soulagé de constater que Kyoya n'était visiblement pas en colère à cause de son geste et que leur amitié était à peu près saine et sauve, mais de l'autre il ressentait une forme particulièrement intense de…de déception et de tristesse. Vu sa réaction, cette fois c'était certain : Kyoya ne partageait pas ses sentiments. Ryuga savait que c'était mieux ainsi, mais il ne pouvait quand même s'empêcher d'être déçu. Rika était beaucoup plus agréable ces derniers temps, il ne pouvait pas le nier, mais pour lui ça ne changeait rien. Il ne l'avait jamais aimée, il ne l'aimait toujours pas et il savait que jamais il n'aurait d'amour pour elle. C'était triste, mais les choses étaient ainsi.
-On devrait rentrer, suggéra le vert pour briser ce silence qui le mettait mal à l'aise. Ça commence à faire un moment qu'on est sortis et qu'on a planté Rika et Nile dans la cuisine… Ils doivent en avoir marre.
-Pas faux, répondit simplement Ryuga en essayant d'avoir l'air le plus neutre possible. Lui n'avait aucune envie de rentrer, mais il savait que l'oméga avait raison et que leurs moitiés allaient commencer à se poser des questions s'ils restaient dehors trop longtemps.
Les deux jeunes hommes se levèrent donc du canapé de jardin, Kyoya récupéra son paquet de cigarettes et son briquet tandis que Ryuga prit le petit bol rempli de bicarbonate de soude qui était censé servir de cendrier, et ils rentrèrent dans la maison en passant par la baie vitrée, qu'ils refermèrent derrière eux. Le plus jeune partit pour ranger ses affaires dans sa veste, toujours sur le canapé, mais il s'arrêta en passant devant une étagère. Elle était remplie de livres et d'objets divers de décoration, mais l'attention de Kyoya fut attirée par une des photos encadrées posée dessus. C'était une photo de Ryuga plus jeune, et il était facile de deviner où et quand elle avait été prise.
-Tu juges l'état dans lequel j'étais le jour de la naissance de mon fils ? Lui demanda le blanc avec un petit ricanement après avoir remarqué quelle photo il était en train de regarder. Si oui, c'est pas sympa.
-Roooh ça va, t'as pas l'air si crevé que ça, répondit Kyoya avec un sourire en coin. T'as surtout l'air très heureux. C'est limite s'il y a des cœurs dans tes yeux !
-C'est ça, vas-y, moque-toi, ricana l'alpha en secouant la tête. Crois-moi bien que tu seras tout aussi niais le jour où t'auras un gosse.
L'oméga souffla du nez en souriant mais Ryuga n'eut aucun mal à remarquer qu'il s'était crispé à l'instant même où il avait terminé sa phrase. Visiblement, le fait d'avoir des enfants était un sujet sensible chez le jeune homme aux yeux bleus. Il fallait bien avouer que c'était commun chez les omégas mâles.
-Génial Ryuga, décidément t'en rates pas une ce soir, pensa-t-il, énervé contre lui-même.
-Ah bah vous êtes enfin rentrés ! S'exclama Rika en sortant de la cuisine. Je me disais bien que je croyais vous avoir entendus parler. Vous en avez mis du temps dehors quand même ! Nile commence à s'endormir sur son infusion le pauvre.
-Désolé, je voulais fumer mais j'avais oublié que mon briquet était vide, Ryuga est passé me voir et on a fini par discuter… s'excusa Kyoya en se raclant la gorge à la fin de sa phrase. Il ne pouvait pas s'en empêcher quand il mentait ou qu'il cachait quelque chose, mais heureusement Rika l'ignorait. On va y aller du coup, il se fait tard.
-D'accord, c'était une soirée très agréable en tout cas, dit la bêta en souriant.
Kyoya hocha la tête en souriant légèrement pour indiquer qu'il partageait cet avis mais il se dépêcha d'aller chercher Nile dans la cuisine, qui effectivement somnolait au-dessus d'une infusion qu'il n'avait même pas terminé. Le pauvre bêta avait plus de travail en période de vacances, logique pour quelqu'un qui travaillait dans un office de tourisme, alors en ce moment il était fatigué un peu plus rapidement qu'à l'accoutumée. Il était grand temps de rentrer à la maison et de se coucher pour lui.
Ce fut donc en s'étirant et en baillant que Nile se leva de table et suivit son compagnon dans le salon pour récupérer leurs vestes sur le canapé. Il était tellement fatigué qu'il ne remarquait même pas que Kyoya était beaucoup plus fermé et moins souriant qu'avant de s'éclipser. En revanche, Ryuga lui s'en rendait bien compte et il ne cessait de s'insulter mentalement. Tout ça c'était de sa faute, il avait tout gâché et il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même.
Trop mal à l'aise, Kyoya fit tout pour écourter les politesses et vite rentrer chez lui avec Nile. Il n'avait qu'une envie : rentrer, se coucher et tout oublier de cette fin de soirée. Son conjoint était un peu trop dans le cirage pour remarquer son comportement étrange et crut simplement que le vert était lui aussi fatigué et voulait vite rentrer pour se coucher. En un sens, c'était vrai.
Ryuga et Rika regardèrent leurs voisins s'éloigner pour rentrer chez eux jusqu'à ce qu'ils sortent de leur champ de vision, puis rentrèrent et s'attelèrent à ranger la cuisine, dernière étape avant de pouvoir aller se coucher. La jeune femme brune trouvait soudainement son mari un peu distant et même triste alors que plus tôt il semblait très heureux, mais elle se dit qu'il n'y avait pas à s'en faire et qu'il devait juste être un peu contrarié parce qu'il passait une bonne soirée et qu'il n'avait pas envie que ça se termine. Comment aurait-elle pu deviner ce qui causait réellement la mélancolie de Ryuga…
-Enfin fini, on va pouvoir aller se mettre au lit, dit Rika avec un soupir de soulagement une fois le rangement terminé.
-Vas-y, je te rejoints dans cinq minutes, lui répondit le blanc en terminant la vaisselle.
Sa femme hocha la tête en souriant, vint l'embrasser sur la joue et enleva ses talons avant de monter à l'étage pour ne pas réveiller leur fils qui dormait paisiblement depuis au moins deux ou trois heures. Ryuga s'essuya les mains avec un torchon, vérifia que rien n'avait été oublié, sortit de la cuisine en éteignant la lumière derrière lui et alla dans le salon, se laissant tomber sur le canapé avec abattement. Cette soirée avait si bien commencé, et il avait fallu qu'il gâche tout sur la fin… Mais pourquoi il avait embrassé Kyoya, pourquoi ?! Bien sûr qu'il en avait envie, bien sûr que ses sentiments l'avaient poussé à faire ça, mais pourquoi avait-il été incapable de se retenir ?! Ce n'était pas parce qu'on avait envie de faire certaines choses qu'il fallait les faire ! Là, il avait juste réussi à briser l'amitié qu'il avait réussi à reconstruire avec Kyoya. Tout était fichu, absolument tout.
L'alpha bouillonnait de colère envers lui-même et il était envahi par une tristesse si intense que le mot « tristesse » semblait ne plus convenir pour définir comment il se sentait. Ce n'était plus de la tristesse, c'était du désespoir, et désespoir et colère faisaient tout sauf un bon ménage. Ryuga tourna la tête sur le côté et son regard tomba sur le placard où se trouvaient les alcools forts de la maison. Une voix se mit à crier aussi fort que possible dans la tête de l'alpha pour tenter de le retenir, mais cette fois il n'était pas en état de l'écouter. Il n'avait qu'une seule envie, c'était de se détruire, et ça c'était un bon moyen. Tous les efforts qu'il avait fait pour se sortir de ces démons et ne plus jamais faire ça ? Ils venaient de voler en éclats.
Rageusement, Ryuga se leva, ouvrit le placard et prit une bouteille de rhum dont Rika se servait pour faire de la pâtisserie française, un de ses passe-temps favoris. C'était fort, le blanc le savait pertinemment et c'était ce qu'il cherchait. Ça faisait quatre ans qu'il n'avait plus touché une goutte d'alcool fort et qu'il se contentait de boire un peu de vin de temps en temps, et parfois de la bière avec ses collègues du journal, mais là il avait juste envie de vider cette bouteille de rhum et de se rouler en boule par terre. Il dévissa donc le bouchon, les effluves puissantes de la boisson montant instantanément à son nez, et porta le goulot à sa bouche sans réfléchir malgré les appels désespérés de sa bonne conscience. Il avait juste envie de tout envoyer chier.
Cependant, à la première gorgée de rhum, épicée et brûlante, Ryuga sentit une nausée extrêmement violente s'emparer de lui. Il se précipita dans la cuisine et se pencha aussi vite que possible au-dessus de l'évier pour vomir, la bouteille de rhum toujours dans sa main. On dirait bien qu'après quatre ans de sobriété au niveau des alcools forts, le corps de l'alpha refusait catégoriquement d'y regoûter. Il n'y avait rien de pire que de vomir de l'alcool fort, ça vous brûlait la gorge si fort que vous aviez l'impression de cracher du feu…
Bien qu'extrêmement désagréable, cette situation eut le mérite de ramener Ryuga les pieds sur terre. Toussotant, il se dépêcha de vider toute la bouteille de rhum dans l'évier pour éviter d'être à nouveau tenté et ouvrit le robinet pour se rincer la bouche avec de l'eau. Il avait la gorge et l'œsophage en feu, c'était horrible… Il allait devoir racheter une bouteille de rhum en plus, sinon Rika risquait de remarquer qu'une bouteille avait mystérieusement disparu. C'était trop, tout foutait le camp, il perdait le contrôle… La colère était partie, il ne restait plus que le désespoir maintenant. À bout, Ryuga lâcha la bouteille désormais vide dans l'évier, se laissa glisser contre le meuble jusqu'à se retrouver par terre et fondit en larmes.
À suivre...
Moi : Fin du chapitre ! ...Sinon ça va bien vous ? ^^'
Ryuga : Énorme ambiance vraiment ! Qu'est-ce que je t'ai fait pour mériter ça sérieux ? Pourquoi je suis alcoolique ?!
Moi : Parce que ça allait pas bien et t'es tombé dans l'alcool, ce qui arrive malheureusement souvent...
Kyoya : Sympa de déprimer tes lecteurs et lectrices hein !
Moi : Héhé, désolée ^^'
Chris : Bon bah du coup Kyoya et Ryuga font juste comme s'il s'était rien passé... C'est vraiment le festival de la lâcheté et du déni !
Moi : Oui, un peu oui...
Kyoya : Ça promet les chapitres suivants.
Moi : Je ne dis rien ! Laissez les reviews de l'amour, et à dans deux semaines pour le prochain chapitre ! J'ai fait ma rentrée vendredi donc maintenant je vais reprendre les cours, mais vous inquiétez pas je vous abandonne pas ^^
Kyoya : Et c'est bien dommage.
Moi : Tu me saoules toi...
