Moi : Salut tout le monde ! J'espère que ça va bien ! Moi ça va, j'ai officiellement fini les cours, youhou ! ^^
Ryuga : Après avoir rendu son dernier TEA qu'elle a fait hier en 1H20 au milieu de livres pour enfants.
Moi : C'est ça de bosser à la médiathèque, héhé !
Chris : Alors, le chapitre d'aujourd'hui ?
Ryuga : Accrochez-vous, sortez les mouchoirs.
Kyoya : Et allez, encore du drama...
Moi : C'est le principe de la fic oui -_-
Chris : On en voit pas le bout hein, tes lecteurs et lectrices vont finir par tomber à court de mouchoirs !
Moi : Mais noooon ! Bon, effectivement le chapitre d'aujourd'hui est pas très drôle, mais pas de TW en vue !
Kyoya : Youpi, on est rassurés -_-
Moi : Disclaimer ? ^^
Ryuga : Wonderinn ne possède pas MFB.
Moi : Merci Ryu ! Bonne lecture tout le monde, m'en voulez pas trop hein, héhé ^^'
Kyoya : Si, détestez-la, ça lui fera les pieds.
Moi : Tu me saoules monsieur grognon -_-
Réponse aux reviews :
Coolio : Glad to see you back ! I'm also on my summer break now ! ^^
Yes, Ryuto and Sakyo are cute together ^^
They can't just runaway from all their problems, even if that's probably what they dream of XD
Komachu : Ce n'était ABSOLUMENT PAS une pique envers les USA enfin, c'est pas mon style ! u_u
Oh bah non, pauvres Ryuga et Nile XD
Skullink : Contente de te revoir ! n_n
Ah bah c'est l'escalade des problèmes comme on dit ^^'
Marius : Sardoche, sors de ce corps ! XD
Ah ça oui, c'est le giga bordel XD
Assis sur son lit dans sa chambre, Kyoya fixait son téléphone avec une angoisse profonde qui lui compressait le cœur. Nile était rentré dans la nuit alors qu'il était déjà couché et voir son visage au petit matin n'avait pas constitué le plus agréable des réveils pour le vert. Avoir envie de mourir de culpabilité du matin, il s'en serait bien passé… Il n'avait pas besoin de ça, mais en même temps avait-il réellement le droit de se plaindre ? Tout ça c'était de sa faute, entièrement de sa faute. C'était lui qui s'était enfermé pendant des années dans une relation vouée à l'échec puisqu'il n'avait plus de sentiments pour sa moitié, c'était lui qui n'avait pas trouvé le courage de quitter Nile quand il l'aurait fallu, c'était lui qui n'avait toujours pas trouvé le courage de le faire quand il s'était rendu compte qu'il nourrissait toujours des sentiments pour son ancien petit-ami et nouveau voisin, et c'était encore lui qui avait trompé son compagnon et avait décidé de cacher cette infidélité. Lui-même s'était mis dans cette situation plus que bordélique, il l'avait plus ou moins choisi alors il ne se sentait pas légitime dans son mal-être…
Enfin, ça ne changeait rien à sa situation actuelle. Il était seul dans sa chambre, Nile était encore au travail même si c'était un samedi puisqu'il y avait toujours énormément de travail à l'office de tourisme en cette période, et il fixait du regard sur son téléphone la conversation SMS qu'il partageait avec Ryuga. Il fallait qu'il envoie un message au blanc, qu'il lui dise qu'il fallait qu'ils se parlent et que c'était extrêmement important. Kyoya sentait une pression incroyable sur ses épaules… C'était probablement l'un des pires moments de sa vie qui arrivait, et il allait entraîner Ryuga dans tout cela alors que le pauvre tentait probablement de profiter de son samedi après une semaine épuisante de travail. Mais voilà, il n'avait pas le choix. Il n'avait tout simplement pas le droit de passer une journée de plus sans avouer la vérité à son amant. C'était trop important, trop grave… L'oméga ne pouvait pas reculer, il ne se l'autorisait pas. C'était fini de mettre tous ses problèmes sous le tapis comme si ça allait les faire disparaître.
-Allez Kyoya, c'est comme avec un pansement, se dit-il en prenant une grande inspiration. Faut pas réfléchir, faut juste y aller, faut tirer un coup sec…
C'était un exercice particulièrement compliqué pour quelqu'un comme Kyoya qui réfléchissait toujours trop, mais il était bien décidé à se faire violence ce jour-là. Ce fut donc sans vraiment réfléchir que le vert tapa un message concis à Ryuga et lui envoya.
Kyoya : Il faut que je te parle. Maintenant. C'est important.
À sa plutôt grande surprise, l'alpha lui répondit relativement rapidement.
Ryuga : Maintenant ?
La surprise de Kyoya redescendit. « Il faut que je te parle. » était clairement la formulation la plus stressante qu'on puisse recevoir, encore plus quand elle était suivie d'un « Maintenant. ». Son voisin ne devait clairement pas s'attendre à recevoir ça, encore moins un samedi.
Kyoya : Oui. On doit parler seul à seul. Si tu peux pas maintenant c'est pas grave, mais le plus vite possible.
Ryuga : Non non, je peux, Sakyo est à la sieste et Rika est partie faire du shopping en centre-ville. C'est juste que tu m'as pris au dépourvu… C'est rien de grave ?
Le vert sentit des sueurs froides se former sur sa nuque mais il tapa son message suivant du tac-o-tac pour ne pas laisser ses pensées angoissées interférer.
Kyoya : Je te l'ai dit, c'est important. Ça peut pas attendre. J'arrive.
Et il ne laissa pas l'occasion à Ryuga de répondre. L'oméga rangea son téléphone dans la poche droite de son pantalon, prit les premières chaussures qui lui tombèrent sous la main, se dépêcha de les enfiler et courut au rez-de-chaussée pour sortir de la maison par la baie vitrée. Aujourd'hui était encore une journée bien chaude et étouffante d'août mais Kyoya n'y prêta aucune attention, il se contenta de traverser son jardin et débarqua en trombe dans celui de son voisin. Il ne savait pas où Ryuga était et il ne voulait pas entrer dans la maison sans y avoir été invité alors il se contenta d'attendre dans le jardin que le blanc se rende compte de sa présence.
Au même moment, Nile rentra chez eux en poussant un long soupir exaspéré. Il n'était pas du tout censé être là, il aurait dû être à l'office de tourisme mais comme un idiot il avait oublié des documents importants chez lui et il ne pouvait pas travailler sans eux. Le bêta se serait bien passé de devoir faire un aller-retour évitable, encore plus un samedi, mais ce n'était pas comme s'il avait le choix. Il avait vraiment besoin de ces documents. C'était étrange d'ailleurs, il était persuadé de les avoir pris ce matin-là avant de partir, et pourtant quand il les avait cherchés plusieurs minutes auparavant dans son sac à l'office de tourisme ils n'étaient pas là. Introuvables. Et donc voilà qu'il était de retour chez lui en plein après-midi pour les récupérer et ensuite retourner travailler. C'était dans ces moments-là que Nile regrettait un peu de ne pas avoir le permis, les allers-retours ça irait plus vite en voiture. Enfin bon, maintenant qu'il était là il avait intérêt à vite récupérer ces documents pour pouvoir retourner au travail rapidement. Il n'avait pas envie de prendre du retard et de devoir rester plus longtemps que prévu à l'office de tourisme le soir venu.
-C'est bizarre, Kyoya n'est pas là… pensa le jeune homme aux cheveux bicolores en arrivant précipitamment dans la chambre. Oh, il doit être dehors. Ça lui fera pas de mal de prendre un peu l'air et le soleil, je le trouve vraiment pas en forme ces derniers temps…
Mais ce n'était pas le moment de penser à ça. Il fallait qu'il retrouve ces maudits documents et qu'il retourne à l'office de tourisme en vitesse ! Nile se mit donc à fouiller la chambre pour retrouver la pochette dans laquelle il avait rangé les documents, une pochette en carton marron, mais elle restait introuvable. Elle n'était nulle part, ni dans un endroit logique ni dans un endroit plus surprenant. Nile commençait à perdre patience. Où était-elle passée cette foutue pochette ? Elle était tombée dans une faille interdimensionnelle ?! Non, il ne fallait pas qu'il s'énerve. Ce n'était pas en s'énervant qu'il allait réussir à retrouver sa pochette. Il fallait qu'il se calme et qu'il réfléchisse… Bon, qu'avait-il fait le matin en préparant ses affaires ? Il avait pris cette satanée pochette, ça il en était sûr, et…et il avait le souvenir qu'il l'avait mis dans son sac ! Mais comment elle avait pu disparaître alors ? Ça n'avait aucun sens cette histoire…
Hé, minute ! Maintenant qu'il y réfléchissait, Nile se souvenait que dans sa précipitation à partir il s'était pris les pieds dans son sac ouvert et l'avait renversé. Son sac était près du lit à ce moment-là… Mais oui, c'était ça l'explication ! Sa pochette avait dû s'échapper de son sac à ce moment-là et elle avait alors plus que probablement glissé sous le lit sans qu'il le remarque. C'était la seule explication logique et c'était également le dernier endroit où Nile n'avait pas regardé. Le bêta s'empressa donc de se mettre à genoux près du lit et tendit sa main pour tâtonner le sol, cherchant à l'aveuglette sa précieuse pochette. Très vite, il sentit sous ses doigts du carton et soupira de soulagement. Enfin il avait retrouvé sa pochette, il allait pouvoir retourner au travail.
Rassuré et enfin calmé, Nile tira sa pochette vers lui, prêt à la ranger dans son sac et à repartir vite fait bien fait à l'office de tourisme, mais en ramenant l'objet vers lui il le sentit cogner contre quelque chose. Le bicolore fronça les sourcils, surpris. Il y avait un autre objet tombé sous le lit ? Il n'avait pourtant rien perdu d'autre et Kyoya non plus, enfin il croyait en tout cas. Bon, dans le doute il valait mieux qu'il ne laisse pas cet objet croupir dans la poussière sous le meuble. Après avoir récupéré la pochette, Nile tendit donc à nouveau le bras sous le lit pour récupérer ce mystérieux objet mystère. Ça semblait être une petite boîte en carton à priori, une boîte remplie de petits objets en plastique vu le bruit qu'elle faisait quand il la bougeait. Il la tira vers lui jusqu'à la sortir de sous le lit et la regarda avec curiosité. C'était effectivement une boîte en carton de couleur rose-bleu qui visiblement avait déjà été ouverte puis refermée. Ça ressemblait à une boîte de doses de sérum physiologique, mais qu'est-ce que ça ferait sous le lit ? Curieux mais aussi largué, il fallait bien l'avouer, Nile tourna la boîte dans ses mains et fronça de nouveau les sourcils en comprenant ce que c'était.
-Une boîte de tests de grossesse ? Pensa le bicolore. Qu'est-ce que ça fout là ?
Pourquoi y avait-il une boîte de tests de grossesse sous le lit ? Pourquoi à cet endroit qui n'avait aucun sens et pas dans la salle de bain ? Est-ce que Kyoya avait essayé de la cacher ? Mais s'il avait essayé de la cacher, est-ce que ça voulait dire que… ? Nile se sentit soudainement légèrement étourdi. Non, ça ne pouvait pas être ça… Et pourtant… Il ouvrit la boîte, dévoré par une curiosité qui avait le besoin irrépressible d'être étanchée. Elle était clairement neuve. Nile compta à voix haute le nombre de tests dans la boîte, comme pour se prouver que c'était réel et qu'il n'était pas en train de faire un rêve particulièrement réaliste, et son cœur fit un immense looping dans sa poitrine quand il se rendit compte qu'il manquait un test dans la boîte. Un seul test.
Le bêta se leva comme un ressort, lâchant la boîte de tests qui se renversa sur le sol, et se précipita dans la salle de bain, le cœur battant de manière anarchique dans sa poitrine. Il ne pouvait pas croire à ce qui était en train de se passer… C'était vraiment la réalité ? Il voulait y croire, mais ça lui paraissait tellement…impossible. Il faillit glisser sur le tapis de la salle de bain dans son empressement et manqua presque de se ramasser assez lamentablement sur la poubelle sous le lavabo mais il réussit à se rattraper au dernier moment et prit quelques secondes pour se calmer et reprendre son souffle. Oh putain, il avait l'impression que son cœur allait sortir de sa poitrine tellement il battait fort… Un peu hésitant, le jeune homme appuya sur la pédale qui permettait de soulever le couvercle de la poubelle et jeta un œil dedans. Il se sentit un peu mal car il avait l'impression de fouiner là où il n'était pas censé mettre son nez, mais il fallait qu'il sache… Comme il s'y attendait, le test manquant de la boîte s'y trouvait, caché entre des mouchoirs et des cotons. Quasiment en apnée, Nile se pencha pour l'observer plus attentivement et eut l'impression que le monde venait d'arrêter de tourner quand il remarqua les deux petites barres sur ce si petit bout de plastique.
Alors c'était vrai. C'était la réalité. Kyoya était enceint… Kyoya était enceint ! Mais oui, tout s'expliquait ! C'était pour ça que ça faisait des semaines qu'il n'était pas dans son assiette, des semaines qu'il avait du mal à manger, des semaines qu'il se plaignait de manquer d'appétit et d'avoir l'estomac sensible… C'était des nausées de début de grossesse ! Nile ne put contenir son sourire euphorique et sentit des larmes monter dans ses yeux, des larmes d'émotion et de bonheur. Oh mon Dieu, son petit-ami et lui allaient avoir un bébé… Depuis le temps qu'il en rêvait. Il avait l'impression que son cœur s'était fait tout léger soudainement dans sa cage thoracique. C'était le plus beau jour de sa vie ! Sa pochette disparue, ses documents importants et son travail qu'il avait quitté en plein milieu de la journée et auquel il était censé retourner en vitesse ? Le jeune homme aux yeux verts n'y pensait absolument plus. Il ne pensait qu'à ce bébé.
Il fallait qu'il aille retrouver Kyoya, qu'il lui dise qu'il était au courant pour sa grossesse. Le pauvre, il devait certainement ne pas savoir comment lui annoncer… Après tout ce n'était pas une grossesse désirée et le vert répétait inlassablement qu'il ne se sentait pas prêt à avoir un bébé. Il ne devait certainement pas savoir comment gérer la situation. Il fallait qu'il le retrouve, il fallait qu'il le rassure ! Il fallait qu'il lui dise que tout allait bien se passer… Le cœur toujours battant, Nile sortit de la salle de bain et se précipita dans la chambre avant de se jeter quasiment sur la fenêtre. Il voulait essayer de voir où son compagnon se trouvait. Il l'aperçut dans le jardin de leurs voisins, en compagnie de Ryuga, et ne se posa pas plus de questions. Il repartit à toute vitesse et se précipita vers le rez-de-chaussée.
Mais si pour lui Ryuga et Kyoya étaient en train de discuter, en réalité les deux ne faisaient que se tenir l'un face à l'autre dans une sorte de malaise. L'oméga n'arrivait pas à sortir ce qu'il avait à dire, pourtant il le voulait vraiment…
-Qu'est-ce que tu voulais me dire Kyoya ? Demanda justement le blanc, ne comprenant pas trop le soudain mutisme de Kyoya.
-Hum… C'est délicat… soupira le plus jeune, le regard fuyant.
-Tu me fais peur Kyoya. Tu ne m'as pas vraiment répondu quand je t'ai demandé si c'était grave ou non… dit Ryuga, inquiet et ayant du mal à le cacher.
-C'est compliqué, Ryuga… Enfin si c'est ça que tu me demandes, non je ne vais pas t'annoncer que j'ai une maladie grave ou qu'il est arrivé quelque chose à mon père ou mon frère, répondit l'oméga avec un petit sourire.
-Haha, ça me rassure un peu je t'avoue… Mais qu'est-ce qu'il y a de si important alors ?
-C'est… Écoute Ryuga, je-
-KYOYA !
Kyoya sursauta, interrompu par cet éclat de voix auquel il ne s'attendait pas, et blêmit rapidement en reconnaissant la voix de Nile. Mais qu'est-ce qu'il faisait là ?! Il était censé être à l'office de tourisme à cette heure-ci ! Putain de merde, pourquoi il avait fallu qu'il débarque maintenant ?! Il allait réussir à avouer la vérité à Ryuga, il était sur le point de le faire ! Le vert était actuellement partagé entre un désespoir profond et un léger sentiment de colère. Non, il ne pouvait pas laisser les choses encore lui échapper ! Il se retourna vers son petit-ami, prêt à lui dire qu'il était en train d'avoir une conversation importante et surtout privée avec Ryuga, mais il n'en eut pas le temps. Le bêta lui sauta au cou avant qu'il ait eu le temps de dire ne serait-ce qu'une syllabe.
-N-Nile ?! S'étonna Kyoya, complètement perdu par le comportement de son compagnon en plus de sa simple présence. Q-Qu'est-ce que tu fais là ?!
-J'avais oublié un dossier à la maison, mais c'est pas important, lui répondit le bêta avec un grand sourire euphorique que ni Kyoya ni Ryuga ne comprenaient. Oh Kyoya, je suis tellement heureux ! Tu ne peux pas savoir à quel point je suis heureux…
-Quoi, mais qu'est-ce que tu racontes Nile ? Je comprends rien là…
-Je sais tout Kyoya, ne t'en fais pas, insista Nile tout en posant ses mains sur les épaules de son petit-ami, toujours aussi souriant. Tu n'as plus à stresser, je suis au courant chéri.
-Au courant de quoi ? Lui demanda le vert, soudainement tendu. Là il avait peur de comprendre de quoi son compagnon parlait. De quoi tu parles Nile ?
-Du bébé Kyoya, je parle du bébé ! Je sais que tu es enceint mon cœur.
Kyoya dut se mordre la joue avec une certaine violence pour ne pas hurler de frustration et de haine, et pourtant, ô Dieu qu'il en mourrait d'envie. La vie se foutait de sa gueule, ce n'était pas possible autrement. Quand enfin il allait réussir à reprendre sa vie en main, à la remettre dans le bon sens, il fallait que les choses lui échappent à nouveau et dérapent de manière totalement incontrôlée… Pourquoi rien ne se passait jamais bien pour lui ?
-Comment… ? Essaya de demander l'oméga, incapable de faire une phrase plus longue que ça. Sa voix ne portait même pas, elle était brisée par le désespoir.
-Oh, Kyo… souffla Nile avec tendresse. Il pensait que son compagnon était simplement ému et chamboulé, pas profondément désespéré. C'est une histoire un peu tirée par les cheveux, mais pour faire simple j'ai trouvé la boîte sous le lit et j'ai compris.
Le vert serra les poings, son envie de hurler ne faisant qu'augmenter. Nile ne regardait jamais sous leur lit, normal vu qu'ils ne rangeaient rien à cet endroit, et il avait fallu qu'il se décide à y jeter un œil maintenant, alors que lui y avait caché sa boîte de tests de grossesse. Y avait-il donc une entité quelque part là-haut qui le détestait particulièrement ? Kyoya commençait à sérieusement le croire.
-Bon écoute, je dois vraiment retourner au travail mais on en reparle tranquillement ce soir, okay ? Finit par dire le bicolore, pas spécialement inquiété du mutisme de son compagnon.
-Okay, se contenta de répondre Kyoya, fermé.
-À ce soir alors. Ah, et bonjour Ryuga ! S'exclama joyeusement Nile en se décalant un peu. Désolé, je vous ai interrompus. Je vous laisse, je retourne au charbon !
Le bêta était bien trop sur un petit nuage pour se rendre compte qu'autour de lui l'ambiance était lourde, très lourde. Ryuga ne lui répondit pas, il ne lui fit même pas un petit signe de la tête ou de la main, il avait le regard perdu dans le vide mais Nile ne remarqua rien puisqu'il repartit aussitôt. De nouveau seul à seul avec son amant, Kyoya se retourna vers lui, la gorge nouée et l'estomac serré. L'alpha ne le regardait toujours pas, il paraissait totalement ailleurs, en train de remettre sa vie en question ou quelque chose du genre. Il fallait que Kyoya lui explique la vérité, il ne pouvait pas le laisser penser qu'il était enceint de Nile alors que ce n'était pas le cas…
-Ryuga, c'est pas ce que tu crois… déglutit le vert, plus une seule couleur présente sur son visage.
Il regretta ces mots dès qu'il les eut prononcés. Il n'aurait pas pu choisir pire formulation même en essayant… « C'est pas ce que tu crois », c'était justement la phrase que sortaient tous les menteurs quand on les prenait la main dans le sac et qui voulait en réalité dire « C'est totalement ce que tu crois ». Le regard de Ryuga se reposa enfin sur lui. Ses yeux dorés, effilés comme ceux d'un serpent, n'avaient plus rien de doux et d'inquiet comme c'était le cas quelques minutes auparavant. Ils étaient plein de tristesse, de colère, mais surtout d'amertume. Kyoya sentit son cœur cesser de battre dans sa poitrine.
-Félicitations, j'imagine, lui dit le blanc d'un ton qui laissait clairement entendre qu'il n'était pas sincère dans ses propos. Nile et toi vous ferez de bons parents, je n'en doute pas.
-Non, Ryuga, c'est pas… tenta d'expliquer Kyoya, cherchant ses mots cette fois. Je suis pas-
-C'est pas la peine d'essayer de te justifier Kyoya, tu ne me dois rien, le coupa Ryuga, assez froid. Il était blessé, vraiment blessé. Toi et moi on se l'est dit, nous deux c'est pas possible. Et puis, tu es bien placé pour savoir que je ne suis pas franchement légitime à te faire la morale sur le fait de faire un enfant avec une personne pour laquelle on a pas ou plus de sentiments. Je pense que tu sais déjà que tu fais une connerie que tu vas regretter, tu n'as pas besoin que j'en rajoute.
-Ryuga, s'il te plait… Laisse-moi t'expliquer… supplia quasiment l'oméga. Il sentait que la situation lui échappait, mais surtout il sentait qu'il était en train de perdre définitivement l'homme qu'il aimait.
-Non, répondit sèchement le plus âgé. Désolé, mais je n'veux pas. Je n'peux pas.
-Ryuga…
-Je dois y aller, Sakyo va pas tarder à se réveiller. Tu devrais rentrer chez toi, tu as besoin de repos dans ton état.
Ryuga tourna immédiatement le dos et rentra chez lui sans laisser à son amant l'occasion de s'expliquer, refermant la baie vitrée derrière lui pour lui faire comprendre qu'il ne voulait vraiment plus parler. Il ne voulait pas être si froid, si…méchant, mais il n'était pas parvenu pas à s'en empêcher. La blessure était trop profonde, trop vive, trop douloureuse… Ryuga se sentait égoïste… Comment pouvait-il se sentir trahi parce que Kyoya avait décidé de mener sa vie sans lui ? C'était lui qui lui avait dit que jamais il ne pourrait quitter sa femme pour des raisons pathétiques… Qu'espérait-il au juste ? Que Kyoya l'attende toute sa vie ? Eh bien, au fond oui, et il se haïssait pour ça. Il n'était qu'un connard égoïste, il blessait tout le monde autour de lui… Le blanc ravala ses larmes comme il put, mais au fond il se dit avec un ton de reproche qu'il n'aurait jamais dû revenir dans la vie de son ancien petit-ami.
Laissé seul, Kyoya resta planté dans le jardin de son voisin pendant deux bonnes minutes avant de réussir à reprendre le contrôle de son corps pour rentrer chez lui. La maison était silencieuse, Nile devait être reparti au travail. Le jeune homme aux cheveux verts referma la baie vitrée derrière lui et balaya la pièce du regard. Ses yeux bleu océan s'arrêtèrent sur un vase rempli de fleurs qui était posé sur la table basse. De rage et de frustration, Kyoya saisit le vase et le fracassa au sol de toutes ses forces. Le verre vola en éclat, l'eau se répandit sur le parquet, les espèces de petites billes en verre présentes dans le fond du vase se dispersèrent et roulèrent pour aller se cacher sous les meubles les plus proches et les fleurs se retrouvèrent étalées au sol au milieu de tout ce chaos. Kyoya contempla d'un air vide le résultat de son craquage de nerfs pendant de très longues secondes, l'eau du vase finissant par arriver jusqu'à ses baskets, et puis soudain des larmes commencèrent à s'échapper de ses yeux. Il n'essaya pas de les arrêter, il n'avait plus la force d'essayer de maîtriser ses émotions. Il les laissa simplement couler sur ses joues et tomber au sol, se mêlant à l'eau du vase qu'il venait de briser.
À suivre...
Moi : Fin du chapitre... Je vous rappelle que si vous me tuez je ne peux pas terminer la fic, donc un peu de pitié SVP ^^'
Kyoya : Si le moi de cette fic se colle pas une balle dans le prochain chapitre, ce sera un miracle...
Ryuga : Et le mien il va pas tarder à redevenir alcoolique à ce rythme...
Chris : Je vois vraiment pas comment ça peut bien se terminer T_T
Moi : Hé ho, c'est pas fini hein ! Bon par contre le prochain chapitre sera pas franchement joyeux non plus, refaites vos stocks de mouchoirs ^^'
Kyoya : Elle veut votre peau je pense.
Moi : J'écris du drama nom de Dieu !
Ryuga : Si vraiment elle réussit un happy end, ce sera l'happy end le plus mérité de toutes les histoires des happy end.
Moi : Vous verrez bien ! Laissez les reviews de l'amour, et à la semaine prochaine les enfants ! ^^
Chris : J'ai besoin de chocolat pour me réconforter T_T
