Moi : Salut tout le monde ! Oui je sais, je suis toujours pas très en avance, mais mon ordi est toujours aussi brûlant dès que je tape dessus ! L'été c'est pas facile ! XD
Chris : Certes t'es pas en avance, mais au moins t'es pas en retard ! XD
Moi : On va dire ça oui ! XD
Ryuga : J'ai lu le chapitre. Sortez les mouchoirs.
Kyoya : Oh non, pas déjà ! Putain on se sera pas reposés longtemps...
Moi : Ola hé, paniquez pas ! Y a pas de drama mais il y a des feels, c'est pour ça les mouchoirs !
Chris : Est-ce réellement mieux ? ^^'
Moi : Ah ça, c'est à vous de juger ! XD
Ryuga : Si vous vous noyez dans vos larmes, c'est elle la responsable hein. Vous pouvez la poursuivre pour ça.
Moi : Naaaaan, SVP ! Je suis étudiante, l'argent c'est le nerf de la guerre... ^^'
Kyoya : Balek, ça t'apprendra.
Moi : Sortez le disclaimer là, au lieu de me menacer !
Ryuga : Wonderinn ne possède pas MFB.
Moi : Merci Ryu ! Bonne lecture tout le monde ! n_n
Réponse aux reviews :
Marius : Allez debout Sakyo, papa et maman divoooorcent ! XD
Ayez tous et toutes un Chris dans vos vies ! u_u
Komachu : Allez zou, on enterre les parents de Ryuga en forêt de Fontainebleau ! XD
Hé ho, c'est du drama quand même hein ! Héhé !
Quelques jours après ce dimanche plein de révélations et d'émotions, la vie avait bien changé pour Ryuga et Kyoya. Ils avaient eu un petit peu de mal à se faire à tous ces changements au début… C'était un peu passer du noir au blanc. Leurs moitiés étaient parties avec fracas, les laissant seuls avec une nouvelle vie devant eux. Kyoya s'était retrouvé vraiment tout seul dans une maison qui soudainement lui paraissait trop grande et trop vide tandis que Ryuga avait toujours son fils dont il devait s'occuper.
Le lendemain de tout ça, ils ne savaient pas trop quoi faire. Le blanc avait dû partir travailler, comme toutes les semaines, mais Sakyo lui…était en vacances ! C'était les vacances d'été pour le petit garçon, il ne reprendrait l'école que début septembre. En temps normal il aurait été gardé par sa mère, qui elle aussi était en vacances puisqu'elle était professeure, mais elle n'était plus là désormais donc il avait fallu improviser légèrement précipitamment. C'était donc comme ça que le vert s'était retrouvé à devoir garder Sakyo sans même avoir eu le temps de discuter avec Ryuga de ce qu'ils allaient faire maintenant qu'ils étaient tous les deux libres comme l'air. Oh, évidemment ça ne l'avait pas dérangé, au contraire, mais c'était juste…tellement étrange comme situation, presque lunaire. Heureusement, le soir venu, l'alpha était rentré du travail et Kyoya et lui avaient enfin pu se poser pour parler sérieusement.
-J'avais jamais vu Sakyo aussi surexcité, pas étonnant qu'il soit tombé comme une masse et qu'il dorme encore, avait confié l'oméga avec un sourire attendri quand il s'était assis sur la terrasse de son voisin pour discuter avec lui, le petit garçon endormi dans sa chambre à l'étage. Je pense que la sieste va être longue pour lui aujourd'hui.
-Il est toujours heureux de passer du temps avec toi, il t'aime tellement, lui avait répondu Ryuga avec tout autant de tendresse. Encore désolé d'avoir débarqué à l'improviste ce matin d'ailleurs, j'avais totalement oublié que Sakyo était en vacances et que moi je devais partir travailler…
-T'en fais pas, il s'est passé tellement de choses depuis hier… avait soupiré le vert en passant une main dans ses cheveux. C'est pas étonnant que t'aies zappé ça, et puis ça me dérangeait pas. Ça me fait du bien de garder Sakyo, ça me donne quelque chose à faire. Je suis juste l'assistant de mon père, le peu de travail que j'ai à faire je le règle en une heure ou deux sur mon ordinateur et après je m'ennuie le reste de ma journée…
-C'était avant ça, ça risque de changer à partir de maintenant, avait répliqué le journaliste tout en prenant avec douceur la main de son amant.
-Ouais… Tu veux qu'on emménage ensemble… ?
-Je trouve que ce serait un peu…bizarre qu'on continue à vivre chacun dans notre maison. Je sais pas toi, mais moi j'ai… J'ai passé trop de temps à te regarder depuis chez moi et à rêver d'une vie où je pourrais être avec toi, comme si on ne s'était pas séparés il y a dix ans. Je ne me sens pas capable de passer une journée de plus dans une maison différente de la tienne… Je t'aime, je veux voir ton visage à côté du mien à mon réveil tous les matins et-
-Arrête tout de suite de débiter des bêtises mièvres, ça te ressemble pas d'être aussi débilement romantique. Ça m'donne envie de t'en mettre une pour que tu te taises.
Ryuga n'avait pas pu s'empêcher de ricaner avec une certaine tendresse car Kyoya avait rougi comme une pivoine avant même de le couper. Il ne lui avait pas sommé de se taire parce qu'il trouvait qu'il racontait des conneries dégoulinantes de niaiserie amoureuse, même si c'était un peu le cas, mais parce qu'il était gêné jusqu'à la mort d'entendre l'homme qu'il aimait lui faire de grandes déclarations d'amour. Le blanc avait toujours été quelqu'un qui montrait son amour par ses actions plus que par ses mots, alors Kyoya n'était pas franchement habitué aux grandes déclarations de sa part.
-Moi aussi je veux vivre avec toi, avait-il repris avant que Ryuga ne puisse se moquer de ses rougeurs. Je ressens les mêmes choses que toi, j'ai trop rêvé de ça, de cette vie… Et puis au-delà de ça, on va avoir un bébé dans plusieurs mois. Ce serait stupide qu'on continue de vivre dans deux maisons différentes et en plus voisines alors qu'on va devoir préparer plein de choses.
-C'est vrai, avait reconnu l'alpha en souriant. Tu préférerais qu'on garde quelle maison du coup ? La tienne ou la mienne ?
-La tienne, ça me parait beaucoup plus logique. T'as emménagé il y a tout juste quelques mois, moi ça fait des années que je vis dans la même maison et ça me poserait aucun problème de déménager dans celle d'à côté.
-Mais… Et Nile ? Vous avez acheté la maison tous les deux, non ?
-À vrai dire non. C'est mon père qui a acheté la maison pour nous, c'était notre cadeau de fin d'études en quelque sorte… Enfin la fin de ses études à lui, moi je suis pas allé à l'université. Mais oui, de toute façon il faudra que je parle à Nile. Je peux pas vendre la maison sans son accord, il l'a pas payée mais ça reste aussi sa maison.
-Oh, je vois. J'espère que vous allez au moins réussir à vous parler…
-J'espère aussi. Tout ce que je peux faire c'est attendre, le laisser seul avec ses pensées… Nile n'est pas quelqu'un de colérique ou même juste rancunier, alors j'espère qu'il réussira à se calmer assez pour qu'on puisse au moins se parler sans que ce soit ultra tendu.
Ryuga s'était contenté de hocher la tête, assez mal à l'aise à l'évocation de Nile, et s'était ensuite perdu dans ses réflexions au sujet de ce qu'il allait devoir faire désormais. Il fallait qu'il appelle Tsubasa tiens. Que c'était pratique d'avoir un ami avocat, d'autant plus qu'il lui avait justement proposé de s'occuper de son divorce si un jour il trouvait le courage. Et puis il y avait ce bébé… Ça pressait moins que le divorce, après tout Kyoya n'était enceint que depuis un mois, mais il allait falloir s'occuper de tant de choses ! Dans deux mois il y aurait la première échographie, et puis après il allait falloir tout préparer pour l'arrivée de cet enfant. Ryuga avait gardé plusieurs objets et meubles de l'époque où Sakyo était bébé, comme par exemple sa poussette ou son berceau, mais il allait falloir bien plus que ça.
-Ça va au fait ? Avait demandé le blanc en souriant. Tu as réussi à mieux dormir que les jours d'avant ?
-Oui, ça a été, lui avait répondu Kyoya même s'il avait encore des cernes. J'ai dormi comme une masse cette nuit, je crois que j'avais plus fait de nuit de dix heures depuis une éternité… C'est un exploit quand même sachant que tous les matins je me fais tirer du lit par des nausées.
-Ah ça, ça risque de durer encore un moment malheureusement, avait répliqué Ryuga avec un air compatissant. Et le reste, ça va ? Je veux dire… Tu vis bien ta grossesse jusque-là ?
-J'ai mal dans le bas du dos mais ça va, pour l'instant j'ai pas grand-chose, avait ricané l'oméga en rougissant légèrement.
Ryuga avait souri avec tendresse, amusé avec gentillesse du fait que Kyoya rougisse dès qu'il évoquait sa grossesse, et tous deux étaient ensuite passés à autre chose dans leur journée.
Et voilà comment avait commencé cette nouvelle vie pour les deux jeunes hommes. Ils n'étaient plus des amants vivant un douloureux amour interdit, ils étaient à nouveau le couple quasiment fusionnel qu'ils étaient dix ans auparavant et ils avaient l'impression de revivre. C'était étrange pour Kyoya de vivre dans la maison à côté de la sienne, désormais fermée à clé presque tout le temps, mais il ne s'imaginait tout simplement pas rester seul dans cette même maison qui subitement lui paraissait…oppressante. Tout dans cette maison lui rappelait des années de souffrance, de culpabilité, de mal-être, et surtout elle lui rappelait trop Nile… Il allait falloir du temps à l'oméga avant de réussir à tourner la page à ce sujet, il avait la sensation qu'il avait détruit l'une des personnes qu'il avait le plus aimé dans ce monde et qu'il méritait un genre de punition pour ça. « Détruit », le terme était fort, sans doute exagéré, mais c'était comme ça que Kyoya ressentait les choses. Il doutait qu'un jour ce sentiment puisse s'atténuer mais il l'espérait quand même. Se sentir coupable, il n'avait fait que ça durant les trois ou quatre dernières années.
Enfin bon, pour l'instant penser à ça était inutile, ça ne faisait que lui faire du mal psychologiquement. Le vert devait se concentrer sur l'instant présent, et à l'instant présent il devait veiller sur Sakyo. On était mercredi, comme toute la semaine Ryuga travaillait au journal mais l'heure de quitter le bureau approchait de plus en plus pour lui. En attendant, Kyoya devait quand même toujours veiller sur le petit garçon qui était maintenant son beau-fils. Quelle étrange idée ces histoires de beau-père et de beau-fils… Pourquoi « beau » ? Et pourquoi ces termes pouvaient à la fois désigner une famille recomposée et les liens qui vous unissent à la famille de votre partenaire ? Kyoya croyait avoir lu quelque part que le « beau » venait du fait qu'autrefois ce terme désignait la gentillesse et non pas la beauté, mais vu le nombre de beaux-pères et de belles-mères tout bonnement horribles qu'il y avait dans ce monde ce n'était peut-être pas la meilleure des idées d'avoir choisi ce mot… Enfin, ce n'était qu'un mot et les mots avaient le sens qu'on voulait bien leur donner. C'était bien pour ça que Sakyo avait décidé de l'appeler « maman ».
Ryuga comme Kyoya avaient essayé d'expliquer au petit garçon que l'oméga aux yeux bleus n'était pas sa maman, qu'il ne pourrait jamais l'être et qu'en plus « maman » était censé être un terme féminin et Kyoya était un homme, mais pour Sakyo tout ça ne voulait rien dire. C'était…abstrait. Maman était féminin ? Mais pourtant Jade et Oriane appelaient Dynamis « maman » et on ne leur avait jamais rien dit à elles ! Alors oui, Sakyo se rendait bien compte qu'aux yeux des autres Kyoya et lui n'auraient jamais la même relation que si l'oméga l'avait porté et mis au monde, mais il s'en moquait bien des autres. Lui il voyait Kyoya comme sa maman et puis c'était tout, na !
Depuis que le vert avait emménagé avec son petit-ami dans sa maison, Sakyo ne le lâchait plus ! Il passait tout son temps collé au jeune homme, il lui réclamait de l'attention tout le temps et jamais, ô grand jamais Kyoya ne s'en plaignait. Il ne le repoussait pas, il ne lui disait pas « Pas maintenant, j'ai envie de me reposer », il lui donnait le temps et l'attention qu'il réclamait avec le même amusement et la même tendresse que son père. C'était bien pour ça qu'il le considérait comme sa maman ! Sakyo en était persuadé au plus profond de lui, il n'avait jamais été aussi heureux que depuis que Kyoya vivait avec son papa et lui. C'était vraiment la famille dont il avait toujours rêvé…
Mais alors que Kyoya était tranquillement installé dans le salon, lisant un livre tout en surveillant du coin de l'œil Sakyo qui dessinait sur la table basse, son téléphone émit une petite sonnerie pour l'informer qu'il avait reçu un message. Comme le soir arrivait, le vert crut que c'était Ryuga qui lui envoyait un texto pour lui dire qu'il avait fini sa journée et qu'il n'allait pas tarder à rentrer, mais quand il saisit son téléphone et en regarda l'écran, son cœur loupa un battement et il sentit des sueurs froides perler dans son dos. Ce n'était pas Ryuga, c'était Nile… Nile lui envoyait un message… ?
Nile : Je vais passer à la maison pour récupérer le reste de mes affaires. Est-ce que tu penses qu'on pourrait se parler ?
Wow… Ça, Kyoya ne s'y attendait pas. Son ex petit-ami lui demandait s'ils pouvaient se voir pour parler ? Il semblait avoir bien réfléchi et s'être calmé en à peine trois jours… Ça paraissait incroyable pour le vert de se calmer en si peu de temps après un évènement pareil. Nile n'était pas rancunier, mais tout de même… Enfin, le vert n'allait pas se plaindre non plus. C'était tout ce qu'il voulait, pouvoir discuter à tête reposée avec le bêta, mettre les choses à plat et gérer la rupture dans un calme relatif.
Kyoya : Oui, bien sûr ! Tu devrais arriver quand ?
Nile : Dans environ quinze minutes.
Kyoya sentit son cœur accélérer dans sa poitrine. Il ne pouvait s'empêcher d'être tendu à l'idée de se retrouver à nouveau face à Nile. Il espérait que ça se passe bien, il FALLAIT que ça se passe bien.
-Sakyo, je vais devoir m'absenter quelques minutes, dit le vert en rangeant son téléphone, passant une main affectueuse dans les cheveux du petit garçon. Il faut que j'aille dans mon ancienne maison, je dois voir Nile. Tu restes ici, d'accord ? J'en ai pas pour longtemps et puis papa ne va pas tarder à rentrer.
-Nile ? Répéta Sakyo avec un air confus. Pourquoi ?
-Comme on se sépare Nile et moi, on doit parler tous les deux et régler plusieurs choses compliquées, comme ton papa et ta…mère, essaya d'expliquer Kyoya, faisant de son mieux pour être clair et concis afin que son beau-fils le comprenne.
-Oh, d'accord… répondit le petit garçon, même si ça se voyait sur son visage qu'il n'avait pas vraiment compris le concept. Mais je veux pas rester tout seul ici…
-Mmh… C'est vrai que ce n'est pas vraiment une bonne idée de te laisser seul, même si je suis dans la maison d'à côté… Bon, tu viens avec moi alors, mais tu vas devoir rester sage dans le salon pendant que je parle avec Nile, d'accord ? Prends tes feuilles et tes feutres pour pouvoir t'occuper.
Le visage de Sakyo s'illumina instantanément et il s'empressa de rassembler ses affaires de dessin pour suivre son beau-père dans la maison voisine. Ce dernier sourit, attendri par le comportement du petit, mais dans sa tête il était en train de se traiter d'immense crétin. Il avait vraiment pendant l'espace d'un instant envisagé de laisser un petit garçon de quatre ans seul dans une maison sous prétexte que « Oh ça va, j'suis dans la maison à côté » ? Mais qu'est-ce qui n'allait pas dans son crâne ? En plus, c'était sans compter le fait que Sakyo avait trop souvent été laissé seul dans son coin par sa mère et que ça l'avait assez fortement marqué.
-J'ai pas encore tous les bons réflexes, s'occuper d'un enfant ça s'apprend pas du jour au lendemain… pensa l'oméga en faisant le tour de la maison pour la fermer. Oui il allait être juste à côté mais ce n'était pas une raison pour tout laisser ouvert. Il faut que j'envoie un message à Ryuga aussi, histoire qu'il panique pas s'il rentre pendant qu'on est à côté.
Et c'est ce qu'il fit en sortant de la maison, tapant son message d'une main et tenant la main de Sakyo de l'autre. Quand il entra dans son ancienne maison, laissée livrée à elle-même depuis trois jours, il ressentit une pointe de regret nostalgique. Il l'avait tellement aimée cette maison… Mais merde, et son piano ?! Il l'avait complètement oublié lui ! Qu'est-ce qu'il allait en faire maintenant qu'il vivait dans la maison d'à côté ? Rien que le déplacer allait être un enfer, et puis il allait le mettre où ? C'est beau un piano, mais ça prend de la place… Oh, et puis il verrait ça plus tard ! Il avait d'autres chats à fouetter pour l'instant.
Le vert ouvrit les volets du salon et laissa Sakyo s'installer sur la table basse pour reprendre ses dessins, et puis il n'eut plus rien d'autre à faire. Tout ce qu'il avait à faire, c'était rester avec son beau-fils et attendre que Nile arrive. Rien que cette pensée suffit à faire de nouveau accélérer son cœur dans sa poitrine. Allez, il fallait qu'il se détende… Si Nile avait demandé à lui parler, c'était qu'il comptait réellement lui parler comme des adultes étaient censés le faire. Après tout, la dernière fois qu'ils s'étaient vus le bêta lui avait dit qu'il ne voulait plus jamais le voir. Si maintenant il voulait lui parler, c'était forcément que sa colère était redescendue et qu'il désirait que les choses se passent aussi bien que possible entre eux. Mais tout de même, Kyoya se sentait si coupable rapport à ce qu'il lui avait fait… Allait-il réussir à au moins le regarder dans les yeux ? Il allait faire de son mieux en tout cas.
Plusieurs minutes plus tard, Kyoya entendit la porte d'entrée s'ouvrir. Son souffle se coupa légèrement tandis qu'il écoutait avec appréhension des pas approcher. Est-ce qu'il devait se lever et aller à sa rencontre avec qu'il arrive dans le salon ? C'était peut-être mieux, le vert n'était pas vraiment sûr de la réaction de Nile quant à la présence de Sakyo chez eux… Oui, il valait mieux qu'il se lève. L'oméga quitta donc le canapé et sortit du salon pour rejoindre l'entrée. Nile était là, debout avec deux valises, et quand leurs regards se croisèrent le malaise fut assez palpable. Leur dernière interaction avait été sacrément violente et tous les deux étaient aussi gênés l'un que l'autre de se retrouver après ça…
-Bonjour Kyoya… finit par dire le jeune homme aux cheveux bicolores en essayant de sourire un peu.
-Salut… répondit Kyoya, incapable de soutenir le regard de son ex. Il aurait voulu avoir autre chose à dire mais les mots lui manquaient.
-Ça va ? Lui demanda Nile, mal à l'aise. Cette conversation était tout sauf spontanée et naturelle, il n'aimait pas du tout ça.
-Ouais, plutôt bien… Tu veux pas qu'on monte pour discuter plutôt que de rester plantés là ? Proposa l'oméga. Il voulait éviter que Sakyo puisse les entendre parler.
Nile hocha la tête positivement et laissa ses valises dans l'entrée pour suivre le vert à l'étage, dans ce qui était il y a encore quelques jours leur chambre. Dès qu'il y mit les pieds il comprit que Kyoya n'y dormait plus depuis déjà un moment, la pièce faisait vide et elle était étrangement bien rangée alors que Kyoya était d'un naturel assez bordélique. Pas besoin d'être un génie pour comprendre ce que ça voulait dire.
-De quoi tu voulais qu'on parle ? Demanda le vert en mettant ses mains dans ses poches.
-Au-delà du fait qu'on doit discuter de ce qu'on va faire maintenant, je voulais m'excuser… soupira le bêta, l'air coupable. Je suis désolé Kyoya… J'aurais jamais dû te hurler dessus, ni te dire des choses aussi affreuses. J'étais juste…tellement en colère, j'ai perdu les pédales… Je te hais pas, et je veux pas ne plus jamais te voir… J'ai regretté de t'avoir sorti ça même pas deux heures après être parti…
-T'as pas à t'excuser tu sais, je l'ai mérité, rétorqua Kyoya, un peu surpris. C'est… C'est vraiment dégueulasse ce que je t'ai fait…
-Non, tu ne méritais pas que je te parle comme ça, réfuta le jeune homme d'origine égyptienne tout en s'asseyant sur le lit. Personne ne mérite ça… Je me suis littéralement passé les nerfs sur toi, c'est dégueulasse comme attitude. Sans compter que… Si on en est arrivés là, c'est autant ma faute que la tienne…
-J't'en prie Nile… Tu vas pas me dire que c'est de ta faute à toi si moi je t'ai trompé ? C'est ma faute, seulement la mienne…
-Je parle pas de ça. Enfin si, mais indirectement… Je parle de toute cette situation. Kyoya… Je sais que ça faisait plusieurs années que tu n'étais plus heureux avec moi, et ça n'a rien à voir avec Ryuga pour le coup.
Kyoya ne put retenir un petit hoquet de surprise et écarquilla les yeux. Quoi… ? Nile savait… ? Nile avait senti que quelque chose n'allait plus entre eux, et ce depuis longtemps ? Pourtant, il n'en avait jamais donné l'impression…
-Qu'est-ce que tu racontes… ? Souffla l'oméga en s'asseyant à côté de son ex-compagnon.
-Ça doit bien faire trois ou quatre ans qu'entre toi et moi les choses ne sont plus comme avant… soupira le bicolore, son regard vert cuivré perdu dans le vide. Je l'ai senti dès que ça a commencé à changer… Ça m'a rendu triste, je me suis dit que c'était la fin de notre relation et que tu n'allais sans doute pas tarder à m'annoncer qu'il fallait qu'on parle. J'ai attendu plusieurs jours, et puis des semaines, et après des mois… Tu continuais à faire comme si tout allait bien et là j'ai compris…que tu ne me quitterais pas de toi-même… Je me suis douté que c'était parce que tu ne voulais pas me blesser, ou que tu avais peur de te retrouver seul en tant qu'oméga, sans doute les deux à la fois. Et là je… Je me suis comporté comme un égoïste… Je n'ai rien fait… J'aurais dû te dire « Hé, tu sais je sens que quelque chose ne va plus, il vaudrait mieux qu'on se sépare », m-mais…j'en ai pas eu le courage… Je t'ai laissé t'enfermer dans une relation qui ne te rendait plus heureux parce que… P-Parce que moi je t'aimais encore et que je voulais pas que ça se termine nous-deux… C-C'est tellement immonde… !
Des larmes s'étaient mises à rouler sur les joues de Nile et le pauvre semblait accuser une culpabilité encore plus intense que celle de Kyoya. Il avait réellement le sentiment que si tout avait dérapé de cette manière, c'était plus sa faute à lui que celle de l'oméga. Il avait été égoïste… Il disait toujours aimer Kyoya, mais était-ce réellement de l'amour quand on laissait la personne qu'on aimait être malheureuse pour son propre bonheur ? Non, c'était de l'égoïsme, et Nile le savait.
Kyoya était sacrément retourné par cette révélation. Il ne se doutait absolument pas que le bêta savait qu'il ne l'aimait plus… Eh bien, il semblerait que tous les deux avaient oublié comment se comporter comme des adultes. Pouvait-on réellement les blâmer pour ça ? L'amour, c'était plus facile à gérer quand ça ne nous concernait pas directement.
-Hé… Nile, arrête de pleurer… dit le vert avec douceur, posant une main dans le haut du dos de Nile. On a fait n'importe quoi tous les deux tu sais… Peu importe que ça vienne de toi ou de moi, on aurait dû se séparer il y a longtemps… Ça nous aurait évité d'en arriver là, on se serait séparés beaucoup plus calmement…
-Ça c'est sûr… reconnut le bêta, essuyant ses larmes du revers de son bras. Dis, Kyoya… Je me doute de la réponse, mais je crois que j'ai besoin de l'entendre… Est-ce qu'un jour… Est-ce qu'un jour tu m'as vraiment aimé… ?
-Bien sûr Nile, je te le promets, répondit le jeune homme aux yeux bleus sans la moindre hésitation, affichant un sourire léger mais sincère. Je te jure sur tout ce que j'ai de plus cher que j'ai vécu parmi les plus beaux instants de ma vie avec toi… Même si les sentiments sont partis il y a plusieurs années, tu auras toujours une place particulière dans mon cœur.
Nile le regarda en retour avec une sorte de mélange entre de la reconnaissance et de bonheur intense et lui offrit un des plus beaux sourires de toute sa vie. C'était ça le plus important… Même si les choses s'étaient mal finies entre eux, par leur faute partagée, pendant deux-trois ans ils avaient été tellement heureux ensemble. Ça ne servait à rien de ressasser le négatif, il fallait plutôt se concentrer sur les bons souvenirs, les plus heureux et les plus doux.
À suivre...
Moi : Fin du chapitre ! Oui c'était triste, mais au moins tout est bien qui finit bien ! n_n
Chris : Nile c'est vraiment le best boy hein, c'est une crème !
Kyoya : C'est IC hein, il est vraiment comme ça. Enfin il peut être rancunier, mais faut vraiment le chercher pour en arriver là !
Ryuga : C'est vrai ça, il va en faire quoi de son piano Kyoya ?
Moi : Vous verrez au chapitre suivant !
Kyoya : Bon, c'est bientôt fini cette histoire au fait ?
Moi : Bientôt oui je pense ! On en a encore pour cinq chapitres ou un peu plus je dirais ! ^^
Ryuga : D'un côté j'ai hâte que ça se termine, et de l'autre j'ai pas envie de voir ce que tu vas nous sortir après...
Moi : Héhé, craignez-moiiiii ! Bref, laissez les reviews de l'amour, et à dimanche ou lundi prochain ! ^^
Chris : Comment ça "lundi prochain" ?
Moi : Vendredi prochain c'est l'anniversaire de mon père, donc je vais sans doute être un peu occupée le week-end prochain ! Mais bon, je vais faire de mon mieux pour quand même sortir le chapitre dimanche ! X)
