Bonjour à tous.

Comment allez-vous ? Je suis ravie de voir que vous accueillez cette nouvelle histoire avec autant d'enthousiasme. J'espère que ce chapitre vous plaira également.

Petites précisions: il s'agit d'une nouvelle histoire indépendante de mes précédentes. Une suite du Prix du Silence est bel et bien prévue mais vous allez devoir attendre encore quelques temps pour l'avoir. Ne pas tenir compte de la saison 5 non plus même si je peux y faire quelques clins d'œil à certains moments.

Je vous souhaite une bonne lecture. A la semaine prochaine. Bisous miraculeux

Note de l'auteure: Les réponses à vos adorables commentaires sont désormais à la fin.

CHAPITRE 1 : JOURNÉE CAUCHEMARDESQUE

ADRIEN

Adrien était assis à côté du cercueil de verre d'Emilie et la dévorait des yeux. Il ne savait pas depuis combien de temps il était là mais il s'en moquait. Cela faisait des années qu'il ne l'avait pas vue et, même s'il savait qu'elle ne se réveillerait plus, il n'avait pas eu le courage de lui faire quitter cet endroit. C'était un peu comme si un infime espoir subsistait encore de parvenir à la réveiller. Il savait qu'il aurait pu faire lui-même le vœu mais, s'il faisait ça, au final, cela le différencierait-il vraiment de son père ?

Son père… Gabriel Agreste… Papillon, Papillombre, Monarque… quelque soit le nom qu'il se donnait. C'était lui qu'il avait affronté toutes ces années. C'était lui qui avait créé un climat de peur dans Paris. Contrôler la vie de son fils ne lui avait pas suffi…

Adrien serra les poings, la colère rongeant son cœur. Il était en colère contre son père mais aussi contre lui-même. En effet, une petite partie de lui comprenait son père : n'aurait-il pas voulu, lui aussi, tenter de sauver sa mère s'il avait su qu'il existait un moyen de le faire ? Mais jamais -JAMAIS- il n'aurait sacrifié le bien d'autres personnes, la vie d'autres personnes pour la sauver. Elle ne l'aurait jamais voulu et il n'aurait jamais été capable de le faire.

C'était la première raison pour laquelle Adrien en voulait tellement à son père. Comment avait-il pu en arriver là ? N'avait-il donc aucune valeur aux yeux de son père, pour qu'il fasse tout cela pour faire revenir Emilie alors que lui, Adrien, son fils, était encore là auprès de lui ? Le jeune homme avait longtemps supporté, sans broncher, l'attitude froide et distante de son père, pensant que c'était sa manière de faire son deuil et attendant le jour où celui-ci se rappellerait qu'il était là. Mais, au lieu de ça, il avait découvert que son père était l'ennemi n°1 du peuple de Paris.

Adrien se sentait trahi par son père et, ce jour-là, quand Papillon avait révélé malgré lui qu'il était Gabriel Agreste, il avait eu l'impression de perdre également son père. Cet homme, empli de colère et de rancœur, cet homme qui avait fait tant de mal, cet homme qui lui avait fait tant de mal, ce n'était plus son père. C'était là la deuxième raison qui le dressait à présent contre lui : parce qu'il l'avait abandonné.

Mais la raison pour laquelle il détestait le plus son père aujourd'hui ce n'était pas parce qu'il ne lui avait pas dit ce qui était véritablement arrivé à sa mère. Ce n'était pas non plus qu'il ait oublié qu'il avait un fils qui l'aimait ou qu'il ait blessé les Parisiens. Non, ce qu'il reprochait le plus à son père, ce qui le faisait le plus bouillir, c'était le mal qu'il avait fait à Marinette.

Marinette était un merveilleux cadeau de la vie qu'il avait reçu à un moment où la sienne lui semblait sombre et sans espoir. Elle avait été un rayon de soleil qui avait percé la couche nuageuse qu'était son existence. Et, petit à petit, de jour en jour, qu'elle porte ou non son masque, elle l'avait baigné dans sa lumière. Il avait alors appris ce qu'était l'amitié… l'amour. Elle était tout pour lui et il était prêt à tout pour elle. Il la suivrait au bout du monde et même en enfer s'il le fallait. Il n'existait qu'une seule chose au monde qu'il ne serait pas capable de faire pour elle : faire le vœu. En effet, aujourd'hui plus que jamais, il ne voulait pas devenir comme son père…

- Maman, si tu savais à quel point je l'aime, murmura-t-il au corps endormi pour l'éternité auprès duquel il se tenait. J'aurais tellement aimé que tu la connaisses, je suis certain que tu l'aurais aimée.

Adrien se replongeait dans ses souvenirs quand, soudainement, tous ses sens se mirent en alerte. Un mauvais pressentiment enserra sa poitrine et il releva la tête, à la recherche de Plagg, au cas où il se retrouverait dans l'obligation de se transformer rapidement. Quand une peur irrationnelle se mit à grandir dans sa poitrine, lui coupant la respiration, il sut que quelque chose s'était passé.

Quelques secondes plus tard, une lumière noire et verte se mit à briller au-dessus du cercueil d'Emilie avant de prendre la forme d'une immense boîte à camembert noire, sur laquelle était dessinée une empreinte de patte de chat verte. Adrien sentit son cœur se figer dans sa poitrine : il n'avait pas besoin de l'ouvrir pour comprendre ce dont il s'agissait… C'était la Miracle Box… et il venait d'en être désigné le gardien.

Il était arrivé quelque chose à Marinette.

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Chat Noir n'avait jamais fait le trajet aussi rapidement entre le manoir et la boulangerie que cet après-midi-là. Il se moquait d'être vu et des qu'en dira-t-on, il n'avait qu'une seule et unique pensée en tête : retrouver Marinette au plus vite.

Il n'arrêta sa course effrénée à travers les toits que lorsqu'il atterrit sur celui qui faisait face au balcon de sa bien-aimée. Il se cacha derrière le mur de la maison d'à côté et dégaina sa matraque afin de pouvoir vérifier si la voie était libre : ce n'était pas en se jetant au-devant du danger qu'il pourrait aider Marinette. Ce temps était d'ailleurs à présent révolu : il ne pouvait plus se permettre de se mettre stupidement en danger alors qu'il avait la Miracle Box à protéger. Qu'importe à quel point cette idée lui brisait le cœur, il devait à présent faire passer la protection de celle-ci avant celle de sa bien-aimée.

Chat Noir soupira de soulagement en découvrant que le balcon était vide mais, grâce à son ouïe ultra-sensible de félin, il pouvait entendre du remue-ménage dans la chambre de Marinette : quelqu'un était en train de la fouiller. Il fronça alors les sourcils et envisagea soudainement la possibilité que la jeune femme ait renoncé à la Miracle Box pour la protéger de l'intrus. Peut-être même avait-il déjà commencé à dérober certains Miraculous à l'intérieur, obligeant ainsi Marinette à le désigner comme nouveau gardien pour mettre les autres hors de sa portée… Elle devait s'être retrouvée au pied du mur et ne pas avoir eu d'autres choix…

Le félin serra les poings de colère et dû se servir de toute sa maîtrise de lui pour se retenir de foncer tête baissée dans la chambre de la jeune femme pour régler son compte à l'intrus. Encore une fois, il devait se montrer raisonnable, pour que le sacrifice de sa Lady ne soit pas vain. Il se servit alors de sa matraque en mode perche pour atterrir silencieusement et en douceur sur la rambarde en fer forgé du balcon de sa dulcinée. Aussi discrètement que le félin dont il portait le nom, il se rapprocha ensuite de la trappe qui donnait dans la chambre de la jeune femme et il jeta un rapide coup d'œil.

Le héros repéra immédiatement Marinette, allongée sur sa chaise longue, inconsciente. Son cœur, déjà brisé, se brisa une nouvelle fois, en plus petits morceaux. En effet, même s'il ne connaissait que trop bien les conséquences de la transmission de la Miracle Box à un nouveau gardien, au fond de lui, il espérait encore que Marinette n'en serait pas affectée. Hélas, plus le temps passait et plus les événements familiers s'enchaînaient, plus il sentait l'espoir s'enfuir pour ne lui laisser que du désespoir.

Il faillit sursauter quand il entendit le bruit d'un placard que l'on refermait, ayant momentanément oublié la présence de l'intrus, et découvrit avec surprise l'identité de la personne qui fouillait la chambre de Marinette : Su-Han, le Grand Gardien Céleste.

Un tout autre scénario se profila alors dans son esprit. Su-Han était certainement venu reprendre la Miracle Box mais, connaissant Marinette, elle avait dû refuser qu'il lui reprenne son miraculous alors, pour le protéger, elle l'avait désigné Gardien. Une vague d'amour envers la jeune femme, aussi intense que douloureuse, le submergea alors. Il ferait tout ce qui serait en son pouvoir pour respecter la dernière volonté de sa Lady, avant qu'elle ne perde la mémoire, et il chercherait coûte que coûte un moyen de la lui restaurer… sans utiliser le pouvoir ultime de leurs kwamis réunis.

Cette fois, ce fut un hurlement de peur qui le sortit de ses pensées : Marinette venait de se réveiller et de découvrir Su-Han dans sa chambre. Le félin serra les dents et les poings jusqu'à ce qu'ils blanchissent pour éviter de sauter immédiatement dans la pièce pour la rassurer : elle ne devait plus savoir qui il était…

Heureusement, il entendit rapidement deux échos de pas qui montaient en catastrophe, juste avant que la trappe de la chambre de Marinette ne s'ouvre violemment. Tom en émergea, Sabine sur ses talons, en gonflant son torse imposant, un air furieux se dessinant sur son visage quand il aperçut Su-Han.

- Qui êtes-vous et que faites-vous dans la chambre de ma fille ?! tonna-t-il si fort que les oiseaux qui s'étaient posés sur le balcon de Marinette s'envolèrent, effrayés.

Sabine se précipita vers la jeune femme pour vérifier qu'elle allait bien tandis que son mari coinçait le moine dans un recoin de la pièce. Chat Noir ne pouvait pas dire que l'expression inquiète sur son visage ne lui plaisait pas, ainsi que sa nouvelle position défensive.

- Ce n'est pas ce que vous croyez… commença-t-il à dire alors que Tom donnait un coup de poing dans le mur à côté de lui, défonçant le placoplâtre avec sa force herculéenne.

- Ne me forcez pas à me répéter, menaça le boulanger en retirant son poing du mur, comme si de rien n'était.

Le félin détourna son attention des deux hommes, juste l'espace de quelques secondes, pour vérifier à son tour que Sabine avait bien pris les choses en main.

- Ne t'inquiète pas ma chérie, lui disait Sabine d'une voix douce, en caressant le dos tremblant de sa fille: nous sommes là maintenant.

Marinette hocha la tête et Chat Noir vit son expression changer au fur et à mesure qu'elle se calmait: de terrifiée, elle semblait à présent être devenue curieuse.

- Qu'est-ce que ce ramassis de conneries ?! s'écria Tom, toujours aussi furieux. Ma fille serait Ladybug ?! Et elle serait l'ancienne gardienne de la machin chouette ?! Tu me prends vraiment pour un abruti !

Le félin regarda juste à temps Tom pour le voir défoncer de nouveau le mur, de l'autre côté de Su-Han, cette fois-ci.

- Tu connais cet homme, Marinette ? s'enquit alors Sabine d'une voix douce.

La jeune femme, évidemment, nia aussitôt. Le félin rit alors jaune : l'ironie dans cette situation c'était qu'elle ne mentait même pas, vu qu'elle n'avait plus aucun souvenir de sa vie de superhéroïne…

Le félin décida de s'en aller, profitant ainsi de ce que Tom maintenait Su-Han occupé pour aller cacher la Miracle Box dans un endroit où ce dernier ne parviendrait pas à la récupérer. Il se redressa et jeta un dernier regard, emplis de douleur et de tristesse, à la femme de sa vie et, pile au moment où il allait enfin reculer, il croisa son regard céruléen.

Le choc de ce qu'il y lut le figea immédiatement sur place. Disparus l'amour et la complicité qu'il y lisait habituellement. Disparus également l'espièglerie et l'émerveillement. A présent, il ne restait plus que la curiosité et la surprise. Chat Noir sentit alors les dernières bribes d'espoir qu'il lui restait s'envoler : il venait de perdre tout ce qui lui restait en perdant l'amour de sa vie.

Une larme roula le long de ses joues et tomba sur la vitre de la fenêtre, faisant écarquiller d'autant plus les yeux de la jeune femme et attirant le regard de sa mère sur lui. Il maquilla immédiatement son expression, mais il ne fut pas dupe sur le fait que Sabine avait saisi sa peine, dans la demi-seconde qu'il avait mis à glisser un masque souriant sur son visage.

- Que se passe-t-il ici ? interrogea-t-il la chinoise, sachant que, de toute manière, sa présence allait être révélée aux deux hommes. Je patrouillais dans le coin et j'ai entendu des cris.

Evidemment, Su-Han chercha alors à s'approcher de lui mais Tom l'interpréta comme une tentative de fuite et le plaqua violemment contre le mur, le sonnant au passage.

- Ce n'est pas fini entre nous, mon petit bonhomme ! lui promit-il d'une voix menaçante.

Sabine lui résuma alors la situation mais la manière dont elle le regardait ne trompa pas le félin : elle semblait avoir déjà tout compris… Chat Noir aurait aimé pouvoir leur dire la vérité mais, Marinette avait sacrifié sa mémoire pour le protéger alors, la moindre chose qu'il pouvait encore faire pour elle, c'était de protéger son secret. Il joua alors le rôle le plus douloureux de sa vie.

- Besoin d'un coup de main, Monsieur Dupain ? s'enquit-il gravement, en se penchant vers l'intérieur de la chambre, tout en espérant que ce dernier refuserait.

Le boulanger lui sourit avec reconnaissance mais refusa.

- Je te remercie, Chat Noir mais J'ai la situation bien en main et Sabine va appeler la police.

Le félin hocha la tête tout en dissimulant son soulagement.

- Très bien, dans ce cas, je vais rejoindre Ladybug, qui m'attend pour notre patrouille, mentit-il. Elle va vouloir tirer les oreilles de ce chat avant que je ne puisse lui expliquer pourquoi, si je suis en retard.

Il salua d'une courbette dramatique les parents de Marinette, tout en évitant de regarder Su-Han, qui semblait, heureusement, encore légèrement sonné. Il s'apprêtait à s'en aller lorsque l'élan douloureux de son cœur le poussa à lancer un dernier regard à Marinette, ne parvenant pas entièrement à dissimuler les regrets qui rongeaient son âme. Il lui fit alors une promesse silencieuse : même si elle ne se souvenait plus de lui, il ne l'abandonnerait jamais.

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Chat Noir entra par la fenêtre de sa chambre et après avoir vérifié, par habitude, que celle-ci était bien vide, il se détransforma. Il avait gardé ses automatismes même si, depuis l'arrestation de son père et de Nathalie, il vivait seul dans le grand manoir. Ayant atteint sa majorité, il avait pu continuer à y vivre sans problème et avait même eu l'étonnante surprise de découvrir qu'il en était le propriétaire. Il devait certainement remercier sa mère pour cette étonnante révélation : cela lui permettait de ne pas être à la rue ou de devoir payer un loyer sur ses économies, en attendant de trouver un travail.

Adrien suivit Plagg, quand celui-ci se précipita vers sa réserve à camembert pour en manger un. Le jeune homme eut alors un faible sourire : heureusement, il existait encore des choses qui ne changeaient pas et il devait très certainement être reconnaissant à son Kwami d'agir comme à son habitude… car, sans ça, il ne savait pas s'il pourrait encore conserver sa santé mentale.

Il prit le temps de regarder tranquillement le petit chat dévorer son précieux fromage, se perdant, l'espace de quelques secondes, dans l'instant présent, pour ne pas penser au trou béant qu'il avait à présent dans la poitrine. Son regard tomba ensuite sur la Miracle Box, le rappelant brutalement à ses nouveaux devoirs : il devait aller la mettre dans un endroit plus sécurisé que la réserve de fromage de Plagg… même si elle avait l'apparence d'une boîte à camembert géante.

Le jeune homme prit la Miracle Box sous son bras puis l'ouvrit sur sa table basse, pour vérifier que tous les Miraculous y étaient bien présents. Lorsque son regard tomba sur les boucles d'oreilles de la Coccinelle, le chagrin le submergea. Il voulut les prendre, pour réveiller Tikki et parler de Marinette avec elle, mais il n'eut pas le cœur de lui infliger cette peine. Pas tant qu'il n'aurait pas besoin d'elle.

Un morceau de Comté apparut soudainement devant ses yeux embrumés de larmes et il releva la tête pour croiser le regard vert électrique, plein de complaisance, de Plagg. Le Kwami savait que c'était son fromage préféré et, par ce geste, il souhaitait lui manifester son soutien. Adrien essuya ses larmes et le remercia avant de manger le bout de Comté. Sa saveur légèrement fruitée envahit ses papilles et il y trouva un étrange réconfort. Adrien referma alors la Miracle Box d'un geste ferme : ce n'était pas le moment de s'apitoyer sur son sort. Il devait agir.

Le jeune homme termina son morceau de fromage et prit de nouveau la Miracle Box sous son bras pour se rendre dans l'ancien bureau de son père, laissant Plagg dans sa chambre : le petit chat savait qu'il avait besoin d'être seul.

Le plan d'Adrien, au départ, consistait à la mettre dans le coffre-fort de son père, où il avait un jour dérobé le manuscrit contenant toutes les informations sur les miraculous. Il s'en voulait encore de ne pas avoir écouté Ladybug ce jour-là, quand elle avait sous-entendu, certainement après que Maître Fu eut reconnu le grimoire, que son père était Papillon. Mais quel enfant pourrait croire que son père était le supervillain qui terrorisait Paris ?

Mais, quand il se retrouva devant ledit tableau, il eut une autre idée : la Miracle Box serait encore plus à l'abri auprès de sa mère, dans l'ancien repaire de Papillon. Le fantôme d'un sourire narquois flotta quelques secondes sur les lèvres d'Adrien : oui c'était le lieu parfait.

Le jeune homme appuya donc sur la combinaison qui faisait descendre l'ascenseur plutôt que sur celle qui faisait apparaître le coffre. Il attendit quelques secondes, trouvant que l'ascenseur mettait plus de temps que d'habitude mais ne s'en formalisa pas. Qu'est-ce qui pouvait bien se passer de toute manière : il vivait seul dans le manoir…?

A chaque fois qu'Adrien descendait dans l'ancien repaire de Gabriel, il se sentait mal. Le lieu était grand mais comme il était enterré sous terre, sans autre sortie que cet ascenseur, sa claustrophobie s'éveillait toujours, même si elle restait dans un coin de sa conscience. Adrien avança donc d'un pas vif en direction du cercueil de sa mère, pour ne pas s'appesantir sur la sensation d'étouffement qui commençait à grandir en lui, doublé d'un mauvais pressentiment. Il n'avait pas atteint la fin de la passerelle qu'il se figea sur place, terrifié: il y avait une silhouette assise à côté du cercueil d'Emilie. Une silhouette bien trop familière qui n'aurait pas dû être là.

- Comme c'est aimable à toi de te joindre à nous, Adrien, déclara la voix ferme et glaciale de son père.

L'homme se leva et se dirigea tranquillement vers lui, sans qu'Adrien ne réussisse à bouger. C'était un cauchemar, ce ne pouvait pas être autre chose pour que la journée empire encore à ce point.

- Que faites-vous, là, père ? parvint-il finalement à dire, d'une voix blanche.

Le sourire fou que lui accorda Gabriel lui glaça de sang mais Adrien ne retrouva l'usage de ses jambes que lorsqu'il lut dans le regard de son père l'avidité et le triomphe, en découvrant qu'il tenait la Miracle Box entre ses mains.

Le jeune homme recula de plusieurs pas, pour garder une distance confortable entre eux, et Gabriel éclata de rire, aussi froid que fou, avant de lui montrer la télécommande de la maison, qu'il tenait dans sa paume.

- J'ai fermé la maison et bloqué l'ascenseur, commenta Gabriel, sans répondre à sa précédente question. Nous ne sommes rien que tous les deux, rien que toi, moi… et la Miracle Box que tu tiens entre les mains.

Adrien recula de nouveau, son cerveau fonctionnant à toute allure. Plagg était resté dans sa chambre : il ne pouvait donc pas se transformer en Chat Noir. Mais il avait à portée de main tous les miraculous de la Miracle Box. Il pouvait donc trouver un moyen de s'échapper.

Gabriel sembla lire dans ses pensées car il cessa de rire comme de sourire et son visage redevint aussi ferme et glacial que dans les souvenirs d'Adrien.

- Tu peux toujours t'enfuir Adrien mais, tant que tu resteras à Paris, je te retrouverais, le menaça-t-il. Le plus simple serait que tu me donnes maintenant tous les miraculous.

Adrien était piégé, son père et Su-Han ne lui laissant plus le choix : il devait quitter Paris.

A suivre…

La semaine prochaine , Chapitre 2: Surprenante vérité

Les commentaires et les critiques constructives sont toujours appréciées.

LadyJoyNoir: Et voilà, j'ai fini par commencer à poster. Je sais que les premiers chapitres ont brisé ton petit cœur mais tu sais aussi que je ne les laisserais jamais comme ça ^^ Je suis absolument contente que tu aimes cette nouvelle histoire, tu sais à quel point j'ai pu douté de moi... comme à chaque fois XD Bonne lecture et à la semaine prochaine. Bisous miraculeux

LadyTwilightPotter: Merci beaucoup. J'espère que la suite saura également te convaincre. Bonne lecture et à la semaine prochaine. Bisous miraculeux

JuliaFC: Aaaawwww. Thanks you so much for your comment. I love him. I'm so happy you love this story too. And thanks too for your precious help ^^ Good reading and miraculous kisses

Emilie Narya: Ca me fait super plaisir de te voir lire aussi cette histoire-ci. Mille merci 3 j'espère que la suite saura également te convaincre 3 Bonne lecture et à la semaine prochaine. Bisous miraculeux

Sarah70801: Je suis super contente que tu lises également cette nouvelle histoire. Mille merci 3 Les premiers chapitres ne seront pas drôles mais, comme à chaque fois, j'arrange tout ^^ Oui, Adrien aurait tout perdu le pauvre... heureusement que le cœur de Marinette a prononcé son nom à la dernière minute ^^ Tikki... C'est vraiment qu'elle aurait pu tout lui expliquer. J'ai choisi un autre moyen ^^ J'espère que tu aimeras la suite 3 Bonne lecture et à la semaine prochaine. Bisous miraculeux

Nathii: Quelle merveilleuse nouvelle que tu viennes également lire cette histoire. Je suis super heureuse ^^ C'est mon dernier bébé après tout ^^ J'espère relever une fois de plus le défi de vous passionner jusqu'au bout et que ce chapitre te plaira également. J'ai ajouté une petite note en début de chapitre suite à ta question mais je te réponds tout de même ici: non, ce n'est pas la suite du Prix du Silence. Je le préciserais lorsque ce sera le cas, ne t'inquiète pas ^^ Suite qui est prévue, bien évidemment. Bonne lecture et à la semaine prochaine. Bisous miraculeux