Coucou chers amis miraculers.
Comme tous les vendredis depuis bientôt un mois, voici le chapitre de cette semaine J'espère qu'il vous plaira. Bonne lecture et à la semaine prochaine. Bisous miraculeux
Note de l'auteure: Les réponses à vos adorables commentaires sont désormais à la fin.
CHAPITRE 4 : A LA RECHERCHE D'ADRIEN
MARINETTE
- Ce n'est pas possible, contesta Marinette avec conviction, je ne peux pas être cette… Ladybug dont tu parles ! Tu me fais marcher, Alya !
Malgré la gravité de la situation, Alya explosa de rire.
- Toutes les femmes de Paris rêvent de pouvoir révéler qu'elles sont Ladybug, expliqua Alya, toujours hilare, mais la seule et l'unique affirme que ça n'est pas possible que ce soit elle ! Comme c'est ironique !
Marinette sentit ses joues se réchauffer alors que sa meilleure amie recommençait à rire. Elle l'observa en fronçant les sourcils : Alya était visiblement très sûre d'elle mais comment était-ce possible que ce soit la réalité ? Elle s'en souviendrait si elle était une héroïne, étant la principale concernée… Mais elle avait beau creuser dans sa mémoire, mis à part sa vie ordinaire, elle n'y trouva pas le moindre souvenir d'une autre vie secrète, d'une double identité.
- Tu es certaine que tu ne te trompes pas, Alya ? interrogea-t-elle doucement sa meilleure amie. Ce serait cool que tu sois la meilleure amie d'une héroïne mais n'as-tu pas vu un peu trop de Marvel et de DC Comics ? Cette Ladybug, ne la confondrais-tu pas avec Spiderman ou que sais-je l'un des membres des X-Mens ou de Legends of Tomorrow ?
Alya cessa aussitôt de rire et plissa les sourcils de contrariété. Finalement elle soupira puis se dirigea en ronchonnant vers l'ordinateur de la jeune femme.
- C'est vrai que tu ne te souviens d'absolument rien…
Marinette observa avec curiosité sa meilleure amie entrer son mot de passe pour ouvrir le navigateur internet. Quelques instants plus tard, la page d'accueil rouge à pois noir d'un blog s'ouvrait sur l'écran. Alya tira alors la chaise de bureau à elle puis la fit pivoter en direction de la jeune femme pour qu'elle s'y installe.
- Les faits valent mieux que les mots, déclara-t-elle en désignant l'ordinateur : regarde par toi-même, Marinette !
La jeune femme s'assit et regarda alors le blog -Le Ladyblog- qui comportait multitude d'onglets comportant des vidéos et des articles. Elle cliqua sur le dernier paru et en lut le titre : "Le véritable masque de Papillon". Curieuse car Alya ne cessait de prononcer ce nom depuis qu'elle était arrivée, Marinette poursuivit avec la lecture de l'article en lui-même.
Elle apprit alors que ce fameux Papillon était une personne qui terrorisait Paris depuis plusieurs années avec de sombres pouvoirs magiques qui portaient le nom d'akumas. Marinette se rendit rapidement compte que l'année mentionnée dans l'article était également celle où elle avait fait la rencontre d'Alya et d'Adrien mais elle ne se focalisa pas dessus et continua sa lecture. L'article révélait ensuite que, grâce à l'intervention héroïque de Ladybug et Chat Noir, l'identité de ce Papillon avait été découverte : il s'agissait en réalité de Gabriel Agreste.
Cette fois-ci, Marinette s'attendait à cette révélation aussi ne fut-elle pas surprise de la lire. Elle pensa néanmoins de nouveau à son petit-ami, qui restait toujours bien silencieux, et son cœur se brisa pour lui. Adrien avait perdu sa mère et, maintenant, il découvrait que son père était un criminel. Il ne méritait pas ça ! Il était si bon, si généreux, si altruiste…
Une horrible pensée effleura alors l'esprit de Marinette et elle eut soudainement très froid. Elle leva les yeux de l'écran de l'ordinateur pour se tourner vers Alya, qui se tenait silencieusement auprès d'elle, attendant qu'elle ait terminé sa lecture.
- Adrien… ? fut tout ce que put dire Marinette, tellement l'idée que l'homme de sa vie soit également un criminel la hantait.
Alya lui sourit et secoua la tête. Marinette poussa alors un profond soupir de soulagement et se détendit. Elle se rendit alors compte qu'elle était capable de tout encaisser tant qu'Adrien restait celui que son cœur avait choisi. Elle se tourna donc de nouveau vers l'article et termina sa lecture. Il y était inscrit que le procès allait bientôt avoir lieu et que justice pourrait enfin être faite. Marinette regarda machinalement le nom de la personne qui avait signé l'article et fronça les sourcils.
- Alya…
La brunette lui sourit de toutes ses dents et haussa les épaules.
- Bah quoi, protesta-t-elle, comme pour se défendre : c'est moi la créatrice de ce blog.
Marinette survola alors rapidement d'autres articles, ainsi que quelques vidéos et constata que, en effet, à chaque fois, le nom de sa meilleure amie apparaissait. Le blog ne serait pas aussi étoffé et le nombre de vues si important, Marinette aurait encore pu penser que c'est un montage de toutes pièces. Mais les sources étaient trop réelles et c'était bien trop invraisemblable, sachant qu'Alya n'avait pas une imagination aussi fertile, pour que ce ne soit pas la réalité…
- Je suis donc vraiment Ladybug ? osa-t-elle finalement demander, d'une toute petite voix.
Alya se contenta de poser doucement sa main sur son épaule avant d'hocher gravement la tête, faisant basculer complètement le monde de Marinette et tout ce qu'elle croyait savoir.
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Marinette était allongée sur son lit et regardait le ciel étoilé, à travers son velux, sans parvenir à s'endormir. Les événements de la journée tournaient en boucle dans sa tête, empêchant son cerveau de sombrer dans le sommeil.
Alya était partie en urgence quelques minutes après lui avoir confirmé son identité secrète, ayant reçu un appel de Nino lui annonçant que Gabriel Agreste se trouvait chez lui et qu'il avait pété les plombs. En attendant les nouvelles de sa meilleure amie, la jeune femme avait alors continué à surfer sur son blog, à la recherche d'éléments sur son autre vie ou de souvenirs.
Elle avait regardé attentivement beaucoup de vidéos de combat et ne pouvait plus nier, à présent, être Ladybug. Celle-ci lui ressemblait trop, que ce soit physiquement ou dans sa créativité. La seule autre option aurait été qu'elle soit son double mais, malgré les doutes de Marinette sur le fait qu'elle puisse être une héroïne, elle n'était pas obtuse au point de nier l'évidence...
Le regard de la jeune femme avait également été plusieurs fois attiré par son partenaire -Chat Noir- bien plus souvent qu'elle n'osait l'admettre, et, en y repensant, elle se demanda de nouveau quel était la véritable nature de leurs relations. Elle sortait avec Adrien et l'aimait toujours profondément -son cœur s'emballa d'ailleurs à cette pensée- mais elle sentait qu'elle avait une connexion particulière avec le héros félin et qu'ils étaient bien plus que des partenaires. Elle ne parvenait d'ailleurs pas à oublier la sensation de sécurité qu'elle avait ressenti et sa présence, ni les battements de son cœur qui s'étaient faits plus rapides.
Marinette soupira et se tourna dans son lit, pour regarder son tableau de photos plutôt que le ciel étoilé : il lui faisait bien trop penser au mystérieux Chat Noir, même si elle n'en comprenait pas encore véritablement la raison. Elle sourit doucement en regardant les photos familières et rassurantes dont se souvenait chaque cliché ainsi que le moment où ils avaient été pris.
Sa photo préférée était celle où Adrien l'embrassait devant la tour Eiffel, alors que le soleil se couchait. Ils devaient retrouver Alya et Nino quelques minutes plus tard au Trocadéro mais le hasard avait voulu qu'ils se croisent devant la grande Dame de Fer et, bien sûr, que sa meilleure amie arrive pile au bon moment… Elle lui avait murmuré à l'oreille que c'était la chance de la coccinelle, avant de lui faire un clin d'œil, et Marinette avait alors pensé que c'était une lubie de sa part… Ou qu'elle avait vu une coccinelle s'envoler non loin d'eux. Elle ne comprenait que maintenant la teneur exacte des propos de la brunette…
Le cliché était vraiment magnifique. Tellement que Marinette l'avait choisi comme fond d'écran sur son téléphone et elle savait qu'Adrien en avait fait de même. Alors qu'elle songeait à son petit ami, la jeune femme alluma l'écran de son téléphone pour vérifier s'il ne lui avait pas envoyé une réponse à ses nombreux messages mais, hélas, elle n'avait toujours aucun message en attente.
Marinette s'inquiétait beaucoup pour Adrien, surtout avec les dernières nouvelles concernant son père et, surtout, son long et inquiétant silence. Gabriel était Papillon, ce vilain qui avait terrorisé Paris pendant des années, aussi rien ne semblait l'arrêter… Se pouvait-il que, n'ayant pas réussi à atteindre ses objectifs, il ait reporté sa colère sur Adrien ? Son petit-ami était-il à présent séquestré de sa chambre, sans pouvoir communiquer avec le monde extérieur ?
Le cœur de Marinette se serra douloureusement dans sa poitrine. Qu'est-ce qu'elle n'aurait pas donné, à cet instant précis, pour posséder un pouvoir magique qui lui permettrait de vérifier qu'Adrien allait bien. Ou simplement pour pouvoir lui dire qu'elle l'aimait et qu'elle était là pour lui.
Marinette se tourna de nouveau dans son lit, pour regarder sa chambre plongée dans le noir. Son cerveau carburait à toute allure pour élaborer un plan afin de pouvoir vérifier si ses pires craintes étaient fondées ou non, quand elle sursauta dans son lit, manquant de peu de se cogner la tête contre sa fenêtre de toit : en effet, quelqu'un tambourinait à la porte d'entrée de chez eux avec violence.
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Marinette était restée figée là, dans son lit, l'oreille tendue, pendant de longues minutes mais, lorsqu'elle entendit des éclats de voix sans parvenir à comprendre ce qu'elles disaient, la curiosité l'emporta sur la peur et elle descendit silencieusement jusqu'à sa trappe, qu'elle souleva légèrement pour voir ce qu'il se passait.
Elle découvrit tout d'abord son père, qui se tenait les jambes écartées devant la porte, comme pour empêcher l'intrus d'entrer. Son attitude était imposante et son visage légèrement rouge montrait sa colère. Marinette déglutit alors : son père était un vrai nounours mais, quand il se mettait vraiment en colère, il était terrifiant. Sabine, sa mère, se tenait à côté de lui, légèrement en retrait, et posait une main sur le bras de son époux, comme pour l'apaiser. Elle semblait sereine au premier abord mais Marinette connaissait trop bien sa mère pour ne pas remarquer qu'elle était sur ses gardes.
La jeune femme leva alors les yeux et constata avec stupeur que leur visiteur tardif n'était autre que Gabriel Agreste. Elle eut un mouvement de recul instinctif en le découvrant, tant par le fait qu'il avait été son ennemi que par son apparence. En effet, le désigner n'avait plus rien de son habituel raffinement et de son apparence impeccable. Ses cheveux étaient en pétard, comme s'il s'était passé les mains dedans de nombreuses fois. Sa cravate était dénouée sur sa chemise autrefois immaculée et à présent constellée de taches brunes, tandis que son veston était déchiré par endroit. Mais, si son apparence était négligée, le plus terrifiant restait son visage : ses yeux bleus si froid étaient emplis de fureur et de folie, il avait un bleu sur la joue gauche et la lèvre fendue, comme s'il s'était battu avant de venir.
- LAISSEZ-MOI ENTRER ! hurla Gabriel, faisant sursauter Marinette. JE VEUX VOIR MON FILS !
Marinette écarquilla les yeux, comprenant alors toute l'implication de ce que sous-entendaient les paroles du Designer : Adrien avait vraiment disparu… Une vague de soulagement mais aussi d'inquiétude l'envahit alors. Du soulagement parce qu'Adrien n'était pas séquestré par son père et de l'inquiétude car Adrien semblait avoir complètement disparu de la circulation. Où était-il passé ? Lui était-il arrivé quelque chose ?
- Nous vous répétons qu'Adrien n'est pas chez nous, déclara posément Sabine à l'intention de Gabriel.
Tom croisa les bras dans un geste intimidant et ajouta dans un grognement.
- Et même s'il était là, nous ne vous laisserions tout de même pas rentrer. Il est adulte à présent, il a le droit de faire ce qu'il veut de sa vie.
Gabriel serra les dents et s'apprêtait à ajouter quelque chose quand il leva les yeux et aperçut Marinette. Son regard s'éclaira et il s'adressa directement à elle.
- Où est-il ? lui demanda-t-il d'une voix impérieuse.
Marinette resta figée sans rien dire pendant quelques instants puis, ayant de toute manière été découverte, rejoignit ses parents tout en gardant une distance de sécurité entre elle et Gabriel.
- Il est là où vous ne pourrez par l'atteindre, annonça-t-elle fermement, espérant de tout son cœur que ce soit vrai.
- Où est-il ? répéta sèchement Gabriel, sans prendre en compte sa précédente réponse.
Marinette ne comprenait pas son entêtement à vouloir savoir où était son fils : après tout, Gabriel Agreste n'avait jamais été un père exemplaire avec Adrien… La pensée que ce n'était pas son fils qu'il voulait trouver mais quelque chose que lui seul pouvait lui procurer traversa alors ses pensées. L'image d'un félin en costume de spandex noir lui apparut alors et, le cœur battant à tout rompre, la jeune femme se demanda si son petit-ami et son partenaire n'étaient pas, finalement, une seule et même personne. Cela expliquerait beaucoup de choses… mais cela voulait également dire que si Adrien avait disparu, c'était parce que son père représentait une menace pour lui…
Un frisson de peur traversa la jeune femme et l'amour qu'elle éprouvait pour Adrien lui donna la force et le courage nécessaire pour affronter son père : ce n'était pas lui qui lui faisait peur.
- Je ne sais pas où se trouve Adrien mais, même si je le savais, jamais je ne vous le dirais ! répondit-elle calmement mais fermement, fusillant l'homme du regard. Vous pouvez aller voir tous nos amis, aucun d'eux ne vous répondra !
Gabriel la regarda alors comme s'il avait compris quelque chose puis il ricana à la manière d'un fou avant de reculer, ayant visiblement compris qu'il n'obtiendrait rien des Dupain-Cheng.
- Je vois que mon fils et vous, vous êtes bien rapprochés, Mademoiselle Dupain-Cheng, persifla-t-il d'une voix menaçante. Ce n'est pas fini. Je n'ai pas encore dit mon dernier mot.
Puis il fit demi-tour et s'en alla. Marinette, Sabine et Tom lâchèrent alors simultanément un profond soupir de soulagement : malgré son air débraillé et les révélations faites sur lui, affronter Gabriel Agreste restait une épreuve en soi.
Marinette se dirigeait de nouveau vers l'échelle qui conduisait à sa chambre pour regagner son lit quand Tom l'interrogea, d'un air détaché que ne la trompa pas.
- De quoi parlait-il ?
La jeune femme rougit violemment : Adrien et elle ne les avaient pas encore prévenus de leur récente relation.
- Heu… commença-t-elle. Il se pourrait que… Heu… Adrien et moi… Euh… nous sortons ensemble, acheva-t-elle d'une petite voix.
Un long silence suivit sa déclaration puis, finalement, en l'espace d'une fraction de seconde, Marinette se retrouva prisonnière d'une paire de bras qui la serraient presque jusqu'à l'étouffer.
- Enfin… commenta Sabine d'une voix douce.
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Marinette avait encore les joues chaudes quand elle se glissa de nouveau sous ses draps. Elle avait été cuisinée par ses parents et leur avait finalement raconté comment ils avaient finalement réussi à devenir un couple. Elle avait tu les détails trop gênants mais avait tout de même admis que c'était Adrien qui avait finalement fait le premier pas. Tom avait alors commenté fièrement qu'il savait que c'était un bon petit gars et Marinette avait voulu creuser un trou pour s'y cacher.
Sabine avait eu pitié d'elle et, en prenant comme excuse l'heure tardive, elle avait modéré son mari pour lui laisser la possibilité de retourner se coucher. La jeune femme avait senti leur regard la suivre jusqu'à ce qu'elle referme sa trappe et sut alors que la conversation était loin d'être finie, à son grand désespoir.
Avant de fermer les yeux pour dormir, Marinette vérifia une dernière fois son téléphone portable, pour voir si Adrien lui avait finalement répondu ou non, mais, hélas, son petit-ami restait muet. A la place, elle avait reçu des messages d'Alya.
Apparemment, Adrien a disparu : son père le cherchait.
Tu aurais vu comment Nino a remis Gabriel à sa place quand il s'est énervé après lui, c'était spectaculaire ! Il lui a même envoyé un pain quand il a dépassé les bornes.
Ceci expliquait donc en partie l'état désastreux de Gabriel Agreste quand il s'était pointé chez eux : c'était grâce -ou à cause- de Nino, tout dépendait du point de vue avec lequel on regardait la situation.
Tu as eu de ses nouvelles : Nino a essayé de l'appeler mais il est tombé directement sur la messagerie ?
Marinette secoua tristement la tête et tenta, une fois de plus, par acquis de conscience, de l'appeler mais elle tomba, encore une fois, sur la messagerie. Elle répondit alors vite fait à Alya, lui résumant les événements de la soirée, puis posa enfin son téléphone pour tenter de dormir.
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Marinette se trouvait sur un toit dont la rambarde était illuminée de bougies. Des pétales de roses rouges recouvraient le sol, donnant une ambiance romantique au lieu. Ça lui semblait familier. Cette scène lui semblait familière mais, pourtant, selon elle, c'était la première fois qu'elle venait à cet endroit.
Chat Noir lui faisait face en lui tendant une rose avec un léger sourire qui n'atteignait pas ses yeux. Elle tendit sa main pour la saisir et se rendit alors compte qu'elle était recouverte d'un tissu rouge à pois noir : elle n'était pas Marinette dans son rêve mais Ladybug.
Il lui fit une légère courbette puis commença à s'éloigner d'elle. Elle ne savait pas pourquoi mais son cœur était lourd dans sa poitrine, comme si elle avait été obligée de prendre une décision difficile et que celle-ci avait blessé son partenaire.
Chat Noir était arrivé à mi-chemin du toit quand une vive lumière verte l'illumina, le faisant perdre son costume pour redevenir simplement un civil. Ladybug aurait reconnu entre mille cette chevelure et cette tenue, bien avant qu'il ne se retourne quand elle l'appela malgré elle. Son regard émeraude était doux mais triste, même si ses lèvres n'avaient pas perdu le sourire qu'il arborait lorsqu'il portait encore son costume de félin.
- Ne t'en va pas, souffla-t-elle d'une voix brisée.
Son sourire s'agrandit mais se fit aussi triste que son regard.
- Tu ne m'aimes pas, Ladybug, répondit-il d'une voix douce et posée aussi douloureuse que s'il lui avait criée dessus, pas comme moi je t'aime. Laisse-moi partir, laisse-moi guérir.
Sans qu'elle puisse faire quoique ce soit, ni bouger, ni prononcer le moindre mot, Adrien se retourna, rejoignit le bord du toit et disparut. Le charme qui semblait retenir la jeune femme se brisa et elle se précipita vers le bord du toit en hurlant le prénom d'Adrien mais il n'y avait plus aucune trace de lui. C'était comme s'il n'avait jamais été là.
Quand Marinette ouvrit les yeux, les larmes ruisselaient toujours sur son oreiller. Elle savait que c'était un cauchemar et qu'il découlait des événements de la veille mais, au fond d'elle, elle sentait que c'était plus qu'un cauchemar. Il avait un fond de réalité trop intense et poignant, comme si son cerveau s'était servi de souvenirs perdus pour créer le décor de son cauchemar.
A cet instant précis, Marinette se sentit seule. Vraiment. Intensément. Seule. Adrien lui manquait. Chat Noir lui manquait. Et quelqu'un d'autre également, dont son cœur se souvenait mais pas son esprit. Jamais elle ne s'était sentie aussi seule et désemparée alors qu'un froid intense l'envahissait, accompagné d'une sensation d'étouffement.
Elle se hissa alors sur son balcon et s'appuya sur sa rambarde glacée en regardant le soleil se lever.
- Où es-tu mon amour ? souffla-t-elle à la Capitale endormie. J'ai besoin de toi.
A suivre...
La semaine prochaine , Chapitre 5: Origines
Les commentaires et les critiques constructives sont toujours appréciées.
LadyJoyNoir: Il y a plusieurs de mes chapitres de EReS qui sont poignants je pense. J'espère XD J'adore jouer avec les émotions, j'ai toujours considéré qu'un bon auteur savait te faire rire, pleurer... et te mettre en colère, te surprendre... Je fais donc de mon mieux. Je dois l'idée d'avoir changé le nom de Jean à l'excellente JuliaFC. J'y avais songé, vraiment, mais c'est elle qui m'a convaincue de faire un petit clin d'œil à la saison 5 par ce biais. Et bien, tu sais à quel point j'ai le cerveau bouillonnant donc tu risques d'en avoir pour un moment avant de me lâcher XP J'espère que tu aimeras toujours ce chapitre. Bonne lecture et à la semaine prochaine. Bisous miraculeux
Rouky666: Et moi, je suis ravie de voir que tu lises cette nouvelle fanfic ^^ Je suis également très contente que mon fil rouge te plaise. J'espère que cette histoire te plaira jusqu'au bout. Je ne sais pas si je serais capable de commencer un histoire avec Adrien qui ne morfle pas XD XD XD Une histoire longue j'entends car pour des OS, j'y arrive XD J'espère que tu aimeras également ce chapitre. Bonne lecture et à la semaine prochaine. Bisous miraculeux
Emilie Narya: Merci beaucoup. J'espère que tu aimeras également ce chapitre. Bonne lecture et à la semaine prochaine. Bisous miraculeux
