Bonjour chers amis miraculers.

Comme promis, me voici de retour pour le chapitre de cette semaine. J'espère qu'il vous plaira également. Bonne lecture et à la semaine prochaine. Bisous miraculeux

Note de l'auteure: Les réponses à vos adorables commentaires sont désormais à la fin.

CHAPITRE 5 : ORIGINES

ADRIEN

Jean Grassette observa Adrien d'un air songeur et choqué pendant de longues minutes avant de le surprendre en l'attirant fermement dans ses bras. Le jeune homme pouvait sentir sa main trembler d'émotion contre son épaule et la chaleur de son étreinte, chaleur dont il manquait cruellement depuis les derniers événements, qui eut raison du contrôle qu'il exerçait sur lui-même : des larmes se mirent à rouler silencieusement le long de ses joues.

Cet instant semblait infini pour Adrien, comme suspendu dans le temps, même s'il ne dura seulement que quelques secondes. Son grand-père recula ensuite pour le regarder, sans lâcher son emprise sur sa main, comme s'il craignait qu'Adrien ne disparaisse. Ses yeux bleus si familiers contenaient une chaleur qu'Adrien n'avait plus vu dans ceux de son père depuis bien longtemps…

- Mon petit-fils, murmura le vieil homme en souriant largement.

Adrien essuya ses larmes et lui sourit à son tour, de son doux sourire triste, mais son grand-père ne sembla pas le remarquer : en effet, celui-ci avait déjà saisis son sac à dos et son sac d'escrime et avait commencé à remonter le ponton en pierre qui conduisait vers le petit sentier qui longeait la côte. Il sembla remarquer qu'Adrien ne le suivait pas car il s'arrêta quelques secondes plus tard et l'interpella.

- Viens, suis-moi, lui ordonna-t-il joyeusement : je t'amène à la maison. Ta grand-mère sera très heureuse de te rencontrer enfin !

Le jeune homme resta figé quelques instants sous le coup de la surprise : il n'était pas venu ici pour trouver de l'aide mais simplement par hasard. Il ne s'attendait donc pas à trouver autant de chaleur et d'humanité de la part de ces étrangers qui faisaient néanmoins partie de la branche paternelle de sa famille. Il nota de remercier Plagg plus tard quand celui-ci le pinça pour le sortir de ses pensées afin qu'il rejoigne le vieux marin qui l'attendait : son exil volontaire s'engageait sur de meilleurs auspices qu'il ne l'avait imaginé…

Adrien suivit son grand-père jusqu'à un petit bateau de pêche qui les emmena au village côtier où ce dernier résidait. Ils remontèrent ensuite la grande rue jusqu'au vieux centre-ville, Jean saluant gaiement chaque personne qu'ils croisaient, pour arriver devant un groupement de petites maisons mitoyennes, typiquement bretonne.

Le blondinet avait en effet reconnu les toits en ardoise à double pente, ornés de lucarnes, ainsi que les murs en granit. Les volets de toutes les couleurs créaient un joyeux arc-en-ciel qui poussa Adrien à penser à sa petite amie : elle en aurait certainement été inspirée pour dessiner l'une de ses futures créations.

Il se serait appesanti sur les sentiments de perte et de tristesse qu'il ressentait à l'évocation de sa bien-aimée, si une vieille femme n'avait pas jailli de l'une des masures -celle aux volets bleus- pour se diriger vers eux d'un pas vif, les mains sur les hanches. Elle portait un tablier blanc sur une jupe bleu marine et un chemisier à fleurs bleu ciel. Ses cheveux blancs étaient attachés en queue de cheval et ses yeux couleur noisette brillaient d'agacement.

- Jean ! s'écria-t-elle d'une voix sèche qui fit tressaillir Adrien. Tu… !

Mais celle qu'il soupçonnait être sa grand-mère ne termina jamais sa phrase car, à ce moment précis, son regard tomba sur lui. Il discerna très nettement le moment où elle comprit qui il était, même si la raison de cette reconnaissance restait encore obscure étant donné que c'était la première fois qu'il la voyait.

Le visage de sa grand-mère se figea puis ses yeux s'écarquillèrent lentement et se mirent à briller alors que sa bouche s'ouvrait en tremblant. Aucun son ne parvint à s'échapper de celle-ci, qui ne faisait que s'ouvrir et se fermer, si bien qu'Adrien ne put s'empêcher de se gratter la nuque, complètement gêné. Un sourire étira alors les lèvres de la vieille femme et elle s'approcha, s'arrêtant seulement à un pas de lui.

- Adrien ? murmura-t-elle d'une voix émue, complètement différente du ton qu'elle avait employé quelques secondes plus tôt.

L'interpellé hocha alors la tête et sa grand-mère se mit à pleurer. Adrien était complètement déstabilisé par sa réaction et ne sut pas quoi faire mis à part rester là, à la regarder sangloter. Jean, en revanche, semblait comprendre car il prit sa femme dans ses bras et lui caressa doucement le dos pour la calmer.

- Dix-neuf ans, expliqua-t-il finalement à l'intention de son petit-fils. Cela fait dix-neuf ans que nous attendons ce moment, depuis que ta mère nous a annoncé sa grossesse dans une lettre…

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L'entrée de la maisonnette de Liliane -la grand-mère d'Adrien- et Jean donnait au centre d'une grande pièce, qui servait à la fois de salon et de salle à manger. Adrien aperçut dans le fond, du côté de la salle à manger, une cuisine, seulement séparée de la pièce de vie par un bar en pierres apparentes.

Du côté gauche de la porte, se trouvaient, côte à côte, deux fauteuils en cuir marron, usés par les années, placés face à une vieille télévision à tube cathodique. Du côté droit, une grande table en bois -certainement du chêne-, ainsi qu'un buffet couvert de photos, prenaient tout l'espace, laissant juste un passage pour accéder à la cuisine. La seule séparation de la double pièce - mise à part la porte d'entrée- était une grande cheminée en pierre dont le foyer était actuellement rougeoyant.

Les poutres en bois composant le plafond, ainsi que les murs d'un blanc passé sur lesquels étaient accrochés des tableaux de bateaux ou de paysages maritimes, donnaient un aspect cosy et chaleureux aux lieux qui plut beaucoup à Adrien. On se sentait accueilli en entrant, chose qu'il n'avait jamais ressenti au manoir, qui était pourtant sa maison.

Liliane lui proposa de s'asseoir pendant qu'elle allait lui préparer un chocolat chaud dont elle avait le secret mais Adrien refusa, légèrement gêné. Tandis que sa grand-mère se dirigeait vers la cuisine -son grand-père étant reparti pour effectuer la mystérieuse mission qu'elle lui avait confiée- le jeune homme s'approcha de la cheminée pour observer les photos.

Quelle ne fut pas sa stupeur quand il découvrit des photos du mariage de ses parents mais, surtout, -et en quantité invraisemblable- des photos de lui ! Ici, il se voyait bébé dans les bras de sa mère qui rayonnait de joie. Là, il portait la première tenue créée par son père pour sa collection enfant. Il trouva même des photos de quand il prenait sa première leçon de piano ou de sa première expérience culinaire -un véritable échec qui avait été immortalisé à son plus grand damne. Toutes ces photos de lui retraçaient sa vie de sa naissance à l'âge de 13 ans… année pendant laquelle il avait perdu sa mère…

Adrien sortit de ses pensées quand l'odeur alléchante du chocolat chaud se fit sentir à côté de lui. Il se tourna donc vers sa grand-mère qui le contemplait avec émerveillement. Elle lui tendit la boisson chaude en souriant et regarda à son tour les photographies.

- Nous n'avons rencontré ta mère qu'une seule fois, expliqua-t-elle au bout de quelques secondes, au tout début de sa relation avec notre fils. Nous l'avons immédiatement aimée, ton grand-père et moi. Elle était si pétillante, si douce et gentille. Elle faisait ressortir le meilleur de ton père, qui avait toujours été casanier et renfermé sur lui-même, dans son monde.

Elle soupira puis se tourna de nouveau vers Adrien qui, après avoir soufflé légèrement sur sa boisson chaude pour la faire refroidir un peu, prit une gorgée. Il ne put s'empêcher de fermer les yeux sous l'extase gustative qu'il vécut alors. Le chocolat était délicieusement chaud -évidemment- onctueux et crémeux. A la saveur légèrement amère du chocolat noir se mélangeait la douceur et la sucrosité du caramel au beurre salé. Le mélange était détonnant et Adrien décréta immédiatement que c'était devenu sa boisson favorite.

Le sourire de sa grand-mère s'agrandit de satisfaction mais, au lieu de lui demander s'il aimait sa préparation, elle poursuivit son histoire.

- Les parents d'Emilie ne supportaient pas l'idée qu'elle sorte avec un homme ayant des parents comme nous -de simples pêcheurs- alors, étant donné qu'elle était vraiment amoureuse de notre fils, ils lui donnèrent un ultimatum : c'était nous ou eux. Tu te doutes certainement de son choix…

Adrien hocha gravement la tête, peiné de la souffrance qu'ils avaient dû vivre de perdre brusquement tout contact avec leur fils. Il admirait presque sa grand-mère de parvenir à sourire en lui narrant cette triste histoire qui était la leur.

- Ta maman n'a jamais accepté -ni pardonné à ses parents d'ailleurs- d'avoir imposé ce choix cornélien à Gaby, continua-t-elle. Aussi, autant en signe de rébellion que pour que nous puissions indirectement continuer à faire partie de leur vie, elle commença à nous écrire et à nous envoyer des photos. Chaque semaine, pendant près de vingt ans, nous recevions de ses nouvelles…

Adrien restait silencieux mais il était profondément touché par le récit de Liliane : il savait que sa mère était aimante mais il se rendait à présent compte qu'elle l'était bien plus encore qu'il ne le pensait…

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Liliane et Adrien avaient longuement discuté jusqu'à l'heure du déjeuner. Ils avaient parlé de choses et d'autres et, finalement, elle lui avait demandé la raison de sa présence sur la pointe d'Arradon, avec toutes ses affaires. Il lui avait alors vaguement expliqué qu'il s'était disputé avec son père -ce qui était vrai- et qu'il s'était rendu en ces lieux à la recherche de ses racines paternelles -ce qui n'était pas entièrement faux.

Après manger -une spécialité morbihannaise appelée Cotriade Bretonne- Jean fit descendre une échelle de la trappe dans le plafond de la cuisine. Il indiqua ensuite le grenier à Adrien d'un geste de la tête.

- Nous te laissons y aller seul, déclara-t-il d'un ton bourru. Nous n'y sommes plus montés depuis…depuis très longtemps.

Adrien ne pouvait pas nier sa curiosité de savoir ce qui l'attendait là-haut. En effet, Liliane et Jean étaient tous les deux restés très évasifs sur la question et lui avaient simplement dit qu'il le découvrirait par lui-même.

Il émergea dans un grenier éclairé par les quatre lucarnes, dont deux qu'il avait aperçues depuis l'extérieur. Contrairement à ce qu'il pensait, ce n'était pas un fourbi de cartons et d'objets cassés ou sans valeur. Non, l'immense pièce était en réalité une chambre. Une chambre de jeune adolescent. Il ne fallut pas longtemps à Adrien pour comprendre qu'il s'agissait en réalité de celle de son père.

Le jeune homme resta figé quelques longues secondes sur la dernière marche de l'échelle, à regarder la poussière voltiger dans la lumière du jour que laissaient entrer les lucarnes. Puis, finalement, il se décida à entrer dans la toute première tanière de son père.

Tout était resté tel qu'il avait dû le laisser, le jour où il était parti sans retour. Un lit en bois massif, à la couette jaunie par le passage du temps, trônait au milieu du mur du fond. Oublié, sur la petite table de chevet, fabriquée dans le même bois, se trouvait un livre recouvert par la poussière. Une grande armoire, également en bois, était entrouverte, indiquant ainsi à l'œil d'Adrien qu'elle était vide.

C'étaient là les seules choses qui rappelaient l'utilité première de la pièce car le reste ressemblait plus à un atelier de styliste qu'à une chambre. Le bureau était recouvert d'une multitude de croquis, dont certains étaient encore inachevés, et de morceaux de tissus qui avaient petit à petit perdu leur couleur. Deux autres tables croulaient sous le poids des tissus qui étaient découpés ici ou là, et trois mannequins de tissus et de métal portaient des ébauches de tenues qui révélaient à Adrien que son père avait toujours aimé son métier et qu'il avait toujours eu du talent.

La chambre de Gabriel ou de Gaby en apprenait plus au jeune homme sur son père que toutes les années qu'il avait passé auprès de lui et, pour la première fois de sa vie, il se sentit proche de lui comme jamais il ne l'avait été… ce qui le perturbait grandement étant donné les circonstances qui les avaient séparés…

Si ce n'était la poussière et l'armoire vide qui rappelaient que la chambre avait été abandonnée il y a longtemps, Adrien avait l'impression que la version plus jeune de son père allait arriver d'un moment à l'autre et le réprimander vertement pour être entré sans en avoir reçu son autorisation.

- Et bah, déclara la voix de Plagg, sortant Adrien de ses pensées, ton père a toujours aimé les chiffons !

Adrien eut un faible sourire : il semblerait que celui-ci avait raison…

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Quand Liliane et Jean avaient proposé à Adrien de loger dans l'ancienne chambre de son père, il avait légèrement hésité mais il avait fini par accepter : il y avait peu d'endroits où il pourrait avoir un accès aussi facile à l'extérieur tout en restant discret -pour quand il voudrait sortir en tant que Chat Noir- et où il pourrait laisser la Miracle Box sans vraiment craindre pour sa sécurité.

Aussi passa-t-il sa première nuit dans l'ancien lit de son père -dont il avait changé les draps- à regarder le ciel étoilé par les lucarnes, en pensant où tout ce qui avait été, tout ce qui était à présent et à tout ce qui aurait pu être.

Adrien passa les jours suivants auprès de ses grands-parents, tentant de rattraper les 18 années qui les avaient séparés, ainsi qu'à se familiariser avec la ville pour le cas où il doive un jour la fuir. Pendant ces quelques jours de paix, le temps sembla comme suspendu et, même si Marinette manquait plus que jamais à Adrien, il apprécia cette accalmie dans sa vie.

Le temps et les responsabilités rattrapèrent finalement Adrien un soir, quand Plagg vint le voir, les sourcils plissés d'inquiétude.

- Gamin, déclara-t-il sans préambule, le Grand Gardien Céleste est en mouvement.

Le cœur du blondinet sombra dans sa poitrine : même s'il se souvenait que Marinette avait perdu la mémoire -cela lui déchirait trop le cœur pour qu'il l'oublie un jour- il avait complètement occulté la présence de Su Han des menaces qui planaient sur lui.

- Tu…tu peux sentir sa présence, Plagg ? interrogea-t-il son kwami en espérant ne pas devoir fuir de chez ses grands-parents sans pouvoir leur dire au revoir.

Le petit chat hocha gravement la tête et Adrien crut que son estomac se changeait en pierre.

- Il…il est loin d'ici ? s'enquit-il de nouveau auprès de son kwami en croisant mentalement les doigts.

Il retint un soupir de soulagement quand le petit dieu de la destruction secoua négativement la tête.

- Je parviens seulement à savoir qu'il part de Paris, expliqua finalement Plagg, mais je n'arrive pas à déterminer exactement la direction qu'il prend : plus la distance est lointaine, moins la précision de mon ressenti est précise.

Cela semblait en effet logique, même si ça ne rassurait pas vraiment Adrien.

- Sauras-tu le sentir se rapprocher de nous ? demanda-t-il ensuite, en espérant que la réponse soit positive.

Plagg plongea son regard vert électrique, empli d'impatience, dans le sien.

- Gamin je t'ai dit que quand il était loin, je ne parvenais pas à savoir où il allait, lui rappela-t-il d'un ton agacé, ce qui veut dire que s'il se rapproche de nous, je le saurais.

Adrien se détendit et put enfin laisser court à sa curiosité.

- Tu ne m'as jamais dit que tu pouvais sentir la présence du Grand Gardien Céleste, souligna-t-il à son Kwami, d'un ton de léger reproche.

Plagg haussa les épaules, l'air de rien.

- Tu n'avais pas besoin de le savoir avant, rétorqua-t-il, ennuyé par sa remarque. Et puis je ne suis capable de détecter sa présence d'aussi loin que depuis que tu es devenu gardien de la Miracle Box, et parce qu'elle est complète, ce qui n'était pas le cas quand Ladybug en était la gardienne.

Adrien fit un léger sourire pour calmer son petit compagnon, tout en songeant que les aptitudes des Gardiens de Miracle Box ne cesseront jamais de le surprendre…

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La nuit était tombée et la lune s'était levée quand Adrien sortit de son lit. Le silence régnait dans la demeure de ses grands-parents ainsi que dans la ville : c'était donc le moment idéal pour lui de partir en patrouille. Il ne s'était plus transformé depuis qu'il était arrivé en Bretagne et il devait bien admettre que ça lui manquait. Son corps et son esprit avaient besoin d'air frais et de courir libre et sans entrave, afin de noyer dans la paix nocturne tous les tracas qui empoisonnaient sa vie.

Adrien souleva silencieusement la trappe du grenier, pour vérifier qu'il pouvait sortir sans alerter sa famille paternelle, et eut un léger sourire de satisfaction quand il n'aperçut qu'obscurité. Il referma délicatement le panneau de bois puis s'approcha d'une des lucarnes pour l'ouvrir. Le vent marin s'engouffra dedans et s'entremêla dans la chevelure d'Adrien qui ferma les yeux pour savourer l'odeur de l'air iodé et la caresse de la brise sur son visage. Il avait déjà l'impression que ses soucis s'envolaient et l'envie de sortir courir sur les toits à l'extérieur devient irrépressible.

Le jeune homme chercha son kwami du regard, qu'il trouva roulé en boule sur l'un tas de tissu oublié sur l'une des tables, profondément endormi. Il hésita une demi-seconde mais l'appel de l'extérieur était trop fort alors il s'approcha du petit chat, armé d'un morceau de camembert, pour le réveiller.

- Plagg, réveille-toi ! appela doucement Adrien.

Mais le petit kwami ne broncha pas. Adrien soupira puis approcha son arme du nez du petit gourmand.

- Plagg, réveille-toi ! répéta-t-il, toujours sur le même ton.

Cette fois-ci, le petit chat bougea, son petit nez reniflant l'odeur forte et délectable -pour lui- de son fromage favori. Au bout de quelques secondes, deux pupilles vertes électriques, fendues, s'ouvraient pour regarder le jeune homme et son morceau de fromage.

- Quoi ?! grogna-t-il, mécontent d'avoir été réveillé.

Adrien lui tendit le fromage, comme si c'était son bouclier, avant de déclarer.

- J'ai besoin de sortir, Plagg.

Celui-ci grogna de nouveau et observa attentivement l'offrande lactée. Finalement il se redressa, s'étira et saisit le morceau de fromage.

- Un seul ne suffira pas, décréta-t-il en gobant le camembert.

Autrefois, Adrien aurait ri de la remarque de son petit glouton mais, depuis les derniers événements, il ne parvint qu'à lui offrir son nouveau sourire triste. Il se dirigea vers la cachette aux fromages et en saisit deux autres morceaux, ne souhaitant pas lésiner sur les pots-de-vin afin que son kwami ne lui pourrisse pas la vie parce qu'il l'avait réveillé.

Cette fois-ci, Plagg prit tout son temps pour déguster ses morceaux de fromage, faisant mariner Adrien et le rendant impatient. Finalement, quand il eut terminé la dernière miette, il flotta à la hauteur du visage de son porteur.

- C'est bon, allons-y, accepta-t-il de mauvais gré. Ce n'est pas comme si j'avais le choix de toute manière…

Adrien n'attendit pas plus pour faire appel à sa transformation. A peine avait-il terminé de prononcer la formule appropriée qu'il sentait déjà la magie miraculeuse recouvrir son corps pour changer ses vêtements en tenue de spandex. La sensation familière fit courir de l'adrénaline dans son corps, faisant battre plus vite son cœur, mais quand la transformation fut terminée il sentit que quelque chose clochait : son costume lui était familier mais il ne semblait pas comme d'habitude… Il n'avait pas les cheveux attachés lorsqu'il était Chat Noir…

Le félin s'approcha donc de l'armoire de son père et l'ouvrit pour se regarder dans le miroir. Il ne put retenir un léger cri de surprise quand il découvrit que son reflet était celui de Pattes de Velours et non pas celui de Chat Noir.

A suivre...

La semaine prochaine , Chapitre 6: Une vieille connaissance

Les commentaires et les critiques constructives sont toujours appréciées.

LadyJoyNoir: Il va falloir faire le plein alors car tu sais qu'il reste encore des chapitres à venir XD Mes phrases de fin te mettent souvent des frissons (pense à celle de la semaine prochaine où je vais me faire tuer et où je vais sortir ma carte joker). J'espère que tu aimeras également ce chapitre. Bonne lecture et à la semaine prochaine. Bisous miraculeux.

Guest: C'est exactement ça, tu as parfaitement compris. Marinette se souvient de toute sa vie de "civile" mais de rien de ce qui est en lien avec les Miraculous. Le cerveau humain est bien fait et tente, généralement, de combler les blanc illogique dans notre mémoire (sauf amnésie mais c'est un cas particulier). C'est ce qui arrive ici. J'espère que tu aimeras également ce chapitre. Bonne lecture et à la semaine prochaine. Bisous miraculeux.

Sarah70801: Pour le chap 3: En fait, pour le nom de Grassette, je n'ai aucun mérite. J'ai juste fait un clin d'œil à la saison 5 et aux cartes mystères (il me semble que c'est leur nom) dans lesquelles on découvre que le vrai nom de Gab est Grassette. Je me suis dit que ça serait sympa de reprendre son vrai nom dans cette histoire, vu que j'ai fait apparaître sa famille. Pour le chap 4, alors, ça, je peux te répondre de suite, si tu veux: Marinette va comprendre que Adrien = Chat Noir dans cette histoire. Ca ne veut pas dire que ce sera plus simple pour autant ^w^ Pour le futur avec Pattes de Velours... tu vas avoir un début de réponse dans ce chapitre ^^ Je suis contente que tu aimes cette histoire et j'espère que tu aimeras également ce chapitre. Bonne lecture et à la semaine prochaine. Bisous miraculeux.

Tharrinne: Mille merci, je suis très heureuse que tu aies aimé mon idée pour cette histoire. J'espère que tu ne seras pas déçue du reste et que tu suivras cette histoire jusqu'à son terme ^^ Bonne lecture et à la semaine prochaine. Bisous miraculeux.

Emilie Narya: Je suis très contente que tu aies aimé mon chapitre. Marinette, en soi, ne peut pas faire grand chose mais... tu verras XD J'espère que tu aimeras Jean et Liliane et le passé que j'ai façonné à Gab ainsi que ce nouveau chapitre. Bonne lecture et à la semaine prochaine. Bisous miraculeux.