Bonjour chers amis miraculers.
Me voici de retour pour le chapitre de cette semaine. Je suis désolée pour la semaine dernière mais j'étais trop débordée pour avoir le temps de poster. J'espère que le chapitre d'aujourd'hui vous plaira. Bonne lecture et à la semaine prochaine. Bisous miraculeux
Note de l'auteure: Les réponses à vos adorables commentaires sont désormais à la fin.
CHAPITRE 7 : DE MAL EN PIRE
ADRIEN
Quelques heures plus tôt…
Pattes de Velours laissa tomber sa transformation et s'effondra sur son lit, le cœur en miettes. Plagg ne réclama même pas son fromage, sentant à quel point son porteur était anéanti par ce qu'il avait vu quelques minutes plus tôt… Adrien ne le vit même pas aller de lui-même chercher son camembert, pas plus qu'il ne le vit revenir et le regarder avec inquiétude. Il était prostré sur son lit, en position fœtale, les yeux grands ouverts dans le vague.
Tout allait de mal. Ça ne faisait même que s'empirer. Adrien pensait que s'éloigner de Paris et de Marinette sans rien dire à personne était la meilleure solution pour la protéger et que, de toute évidence, cela ne lui ferait rien car elle l'avait oublié. Mais, au vu de sa réaction ce soir-là, il avait rapidement compris qu'il se trompait lourdement.
Il n'avait pas su résister à l'envie d'aller la voir, même de loin, pour vérifier qu'elle allait bien. Elle lui manquait terriblement et il espérait que la voir dormir apaiserait quelque peu sa solitude. Après tout, qu'est-ce qu'il risquait au milieu de la nuit ? Mais voilà, Marinette ne dormait pas et, pire encore, elle l'avait repéré. Le sourire qui avait alors étiré les lèvres de sa bien-aimée l'avait réchauffé jusqu'à l'âme et, oubliant toute prudence, il s'était redressé pour aller la voir. Que son père et Su-Han aillent au diable !
La réaction de Marinette l'avait alors complètement déstabilisé. Grâce à sa vision nocturne, il avait clairement pu voir la surprise s'inscrire sur son visage, quand elle avait découvert son identité de Pattes de Velours, avant qu'il ne se décompose complètement. Il lut la déception dans son regard brillant de larmes avant qu'elle ne se détourne de lui pour retourner dans sa chambre. Il avait tenté de la retenir en tendant le bras et les mots s'étaient bousculés dans sa tête pour l'appeler mais, avant de les laisser s'échapper, il les avait ravalés difficilement puis avait laissé retomber son bras. Ce n'était pas plus mal comme ça… si elle le détestait : cela la protègerait.
Pattes de Velours avait alors sorti le Miraculous du Cheval de sa poche pour retourner en Bretagne quand le son le plus douloureux qu'il soit l'avait figé sur place, brisant ce qui restait de son cœur en milliers de petits morceaux : Marinette sanglotait, seule dans son lit. Inconsciemment, n'écoutant que ses sentiments pour la jeune femme, il avait alors sauté sur son balcon puis passé la nuit-là, à la veiller silencieusement, jusqu'aux premières lueurs de l'aurore.
La scène de la soirée tournait en boucle dans la tête d'Adrien, se mélangeant avec la conversation qu'il avait eue avec Plagg, avant tout ce gâchis, sur les raisons qui l'avaient fait redevenir Pattes de Velours sans qu'il le veuille consciemment.
- Au fond de toi, tu n'es plus Chat Noir, expliqua Plagg avec un air peiné.
- Mais je n'ai rien changé dans mon comportement pourtant, répliqua Adrien, contrarié, en regardant son Miraculous d'un œil noir.
Il savait qu'en soi, qu'il soit Chat Noir ou Pattes de Velours, ce n'était pas vraiment grave mais il prenait cette perte de son identité de Chat Noir pour un nouveau coup dur. C'était un peu comme si, petit à petit, tout ce qui avait fait son duo avec Ladybug disparaissait…
- Tu as été brisé, Gamin, répondit Plagg, tristement. Tu as donc perdu l'essence même de ce qui faisait de toi Chat Noir. Comme tu ne pouvais plus l'être, inconsciemment, tu as choisi le costume de celui qui se rapprochait le plus de ton état actuel et qui t'était déjà familier.
Adrien savait que Plagg avait raison. Pour être parfaitement honnête, il s'en doutait depuis un moment et c'était aussi l'une des raisons pour lesquelles il ne s'était pas transformé depuis sa fuite.
- Que puis-je faire, Plagg, pour pouvoir redevenir Chat Noir ? interrogea-t-il son kwami tout en soupçonnant déjà la réponse de ce dernier.
- Il faudrait que tu retrouves ta joie de vivre…
Adrien ricana vertement : étant donné l'état actuel des choses, il n'était pas près de retrouver son ancienne identité de porteur du Miraculous du Chat Noir. Son père avait peut-être échoué à récupérer leurs miraculous mais, dans une certaine mesure, il avait quand même gagné : Ladybug et Chat Noir avaient disparu…
Une larme d'impuissance roula des yeux d'Adrien. Mais qu'avait-il donc pu faire pour mériter tout ça, lui qui essayait toujours de vivre de manière altruiste ? Quand l'enchaînement sans fins de ses malheurs allait-il se terminer ? Que pouvait-il faire pour en inverser le déroulement ? Un début de réponse commença à germer dans sa tête alors que ses paupières se fermaient : la fatigue de la nuit blanche et de ses émotions débordantes ayant finalement raison de lui. Tout à l'heure. Tout à l'heure, il rallumerait son téléphone et appellerait Marinette. Adviendrait ensuite ce qu'il adviendrait…
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Il faisait bien jour quand Adrien ouvrit de nouveau les yeux. Il était encore fatigué mais son corps l'avait réveillé pour assouvir quelques besoins primaires. Il se levait rarement aussi tard, même quand il faisait encore des patrouilles nocturnes avec Ladybug et se sentait quelque peu déphasé.
Il se rendit dans la salle de bain et se passa de l'eau fraîche sur le visage pour se réveiller. Son regard émeraude se posa sur ses cernes et la trace salée de ses larmes, ce qui ramena brutalement à sa mémoire les souvenirs de la veille au soir, achevant de le réveiller. Il s'habilla en vitesse et, sa résolution de la veille d'appeler Marinette en tête, il saisit son téléphone et le ralluma.
Adrien laissa échapper un léger cri de surprise quand il aperçut l'écran de son téléphone : non seulement il était déjà onze heures passées mais aussi un enchaînement de notifications d'appels manqués et de messages non ouverts défilèrent sous ses yeux, lui masquant son fond d'écran. La plupart d'entre eux provenaient de Marinette mais il y en avait aussi de la part de Nino, Alya, plusieurs de leurs amis et, ô surprise, de son propre père.
Lorsque son téléphone se calma enfin, il se rendit sur sa messagerie vocale et commença à écouter les messages qui lui avaient été laissés. La culpabilité l'envahit à l'entente de l'inquiétude, de la tristesse et du désespoir de ceux qui lui étaient chers mais il n'avait ni eu le temps de faire un autre choix, ni la possibilité de les prévenir. Maintenant qu'il était seul pour veiller sur la Miracle Box, il ne mettrait plus jamais quiconque en danger, même si, pour cela, on devait le détester à tout jamais…
La colère le prit quand il entendit que son père était allé voir ses amis et sa petite-amie pour les menacer. Rien n'arrêterait son père… et c'était parce qu'il savait cela qu'il avait pris une décision aussi drastique. L'envie de confronter son père l'envahit et, l'espace d'un instant, il faillit y céder mais son regard tomba sur Plagg, qui mangeait une tranche de camembert, et il se retint : il ne devait pas faillir : il avait une mission à effectuer… La dernière que lui avait confié sa Lady avant de l'oublier…
Adrien continua à écouter sa messagerie et prit un malin plaisir, à chaque fois qu'il tombait dessus, à effacer les messages de son père sans les écouter. C'était certainement une gaminerie de sa part mais, comme il pouvait se permettre de le faire, il le faisait.
Finalement, quand sa boîte vocale lui annonça "pas de nouveaux messages", il hésita entre lire maintenant les messages écrits qu'il avait reçu ou appeler Marinette maintenant. A l'évocation du nom de sa bien-aimée, son regard céruléen empli de déception et de larmes apparut de nouveau devant ses yeux, Adrien composa alors le numéro qu'il connaissait par cœur et attendit qu'elle décroche.
Mais, au bout de trois sonneries, le répondeur s'enclencha et Adrien raccrocha : parler à Marinette et parler à un répondeur, ce n'était pas la même chose. Il regarda alors son écran de téléphone, songeur, se demandant si elle n'avait pas fait exprès de ne pas lui répondre puis, finalement, il secoua la tête : il était presque midi maintenant, Marinette pouvait très bien être avec ses parents à la boulangerie. Il réessaierait plus tard.
Adrien allait commencer la lecture de ses messages en attente quand son estomac émit un grognement de protestation : il n'avait pas pris de petit déjeuner et commençait vraiment à avoir faim. Il éteignit de nouveau son téléphone, espérant que son père n'en ait pas profité pour retrouver sa trace, puis il descendit rejoindre ses grands-parents pour le déjeuner.
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Adrien essaya d'appeler Marinette quatre autres fois dans la journée avant de se décider à lui envoyer un sms, espérant qu'elle lui répondrait. Quoiqu'il en fût, il avait d'ores et déjà prévu d'aller vérifier le soir-même, sous l'identité de Pattes de Velours, qu'elle allait bien… si tant est qu'elle puisse aller bien dans le contexte actuel…
Il dut s'y reprendre une dizaine de fois avant de réussir à écrire un message qui lui paraissait à peu près convenable. Il aurait préféré lui parler de vive voix mais, puisqu'il devait se contenter de lui écrire, ce message devrait faire l'affaire, même s'il avait toujours été plus à l'aise avec les paroles qu'avec les écrits.
Mon amour,
J'ai tellement de choses à te dire que je ne sais plus par où commencer…
Tout d'abord, je souhaite m'excuser pour ma disparition soudaine et mon long silence.
Je ne cherchais pas à te blesser, à t'ignorer ou à te faire penser que je ne veux plus de toi.
Je veux seulement te protéger.
Te protéger de mon père.
Il est dangereux.
N'écoute pas ce qu'il te dit, ne lui fais pas confiance, même s'il parle de moi.
Surtout s'il parle de moi.
Si j'ai disparu, c'est à cause de lui.
Il me veut du mal alors je n'ai pas eu le choix.
Je sais que je n'aurais pas dû partir comme ça, mais il ne m'a pas laissé le choix.
N'oublie pas que je t'aime : c'est le plus important !
Je ferai ce que je peux pour revenir vers toi le plus vite possible…
Mais, si tu ne peux plus m'attendre, je me ferai une raison.
Ton bonheur est ce qu'il y a de plus important à mes yeux, après ta sécurité.
Je te libère donc de nos promesses, espérant malgré tout que tu m'attendras.
Pour toujours et à jamais tien,
Je t'aime,
Adrien
Il relut une fois, deux fois, trois fois son message avant de se décider à l'envoyer, hésitant à tenter, une fois encore, d'appeler Marinette. Il fixa son téléphone de longues secondes après que le petit symbole indiquant qu'il était parti se soit affiché, espérant recevoir une réponse qu'il n'avait pas eu lors de ses appels. Hélas, qu'importe le nombre de minutes qui s'écoula, sa messagerie resta désespérément vide.
Finalement, écoutant cette fois-ci son cœur au lieu de sa raison, Adrien décida d'aller voir Marinette sans attendre que la nuit tombe. Il avait viscéralement besoin de savoir qu'elle allait bien, après le long silence de cette journée, et -surtout- alors que le souvenir de ses larmes de la veille hantait encore ses pensées. Il comprenait mieux que jamais ce qu'elle avait dû ressentir à ne recevoir aucune réponse de sa part pendant plusieurs jours et le fait de ne rien pouvoir lui expliquer écrasait les miettes restantes de son cœur.
Il se transforma donc en Pattes de Velours et fit appel au pouvoir du Miraculous du Cheval pour se rendre à Paris, sur le balcon de sa dulcinée. Cavalier de Velours -le nom qu'il avait choisi pour son amalgame- vérifia plusieurs fois que la voie était libre avant d'émerger du portail : il ne fallait surtout pas que quelqu'un l'aperçoive sur le balcon de Marinette, surtout avec sa nouvelle identité… Cela amènerait beaucoup trop de questions…
La chambre de Marinette n'était pas éclairée mais la trappe était restée ouverte. Cavalier de Velours l'entrouvrit alors, inspectant l'intérieur pour vérifier que sa propriétaire n'était pas cachée quelque part, puis il tendit l'oreille à l'affût des conversations. Il entendit distinctement les voix de Tom et de Sabine dire qu'Alya avait bien fait d'embarquer Marinette pour l'après-midi et qu'ils s'inquiétaient pour elle. Il fut profondément touché quand il les entendit également s'interroger à son sujet, se demandant ce qu'il pouvait bien devenir.
Le jeune héros avait toujours envié à Marinette ses parents. Ils étaient comme son père ne serait jamais : affectueux, tendres, intéressés… Il avait eu l'espoir, quand son père avait été arrêté et que les Dupain-Cheng lui avaient manifesté leur soutien, de pouvoir un jour faire partie de leur famille mais… Mais les choses avaient mal tourné depuis…
Il soupira puis se redressa et ferma la fenêtre. Il tendit alors le poing, prêt à appeler un nouveau portail pour retourner chez ses grands-parents paternels mais les toits de Paris l'appelaient… sans compter que son cœur n'était pas satisfait de ne pas avoir vu sa bien-aimée. Lui qui avait suivi sa raison depuis qu'elle avait perdu la mémoire décida, cette fois-ci, de suivre les élans de son cœur. Il savait que s'il ne le faisait pas, cela continuerait à le détruire à petit feu, ne laissant de lui plus que des cendres…
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Cavalier de Velours courrait sur les toits à toute allure, espérant que quiconque lèverait les yeux dans sa direction penserait seulement qu'il était Chat Noir… Il se rendit tout d'abord à la tour Eiffel mais il avait beaucoup scruté la foule de sa vue perçante de félin, il ne distingua pas la chevelure bleu nuit de Marinette. Il utilisa alors le pouvoir de Kaalki pour se téléporter sur le toit du Trocadéro, sachant qu'elle aimait dessiner à cet endroit-là mais elle ne s'y trouvait pas plus qu'à la tour Eiffel.
Il escalada ensuite rapidement la Tour Montparnasse à l'aide de sa matraque, espérant trouver sa dulcinée à son sommet, et profita d'un bureau vide pour détailler son costume dans le reflet de la vitre du monumental gratte-ciel.
Cavalier de Velours ressemblait beaucoup à Pattes de Velours : il portait toujours ses cheveux verts mais ceux-ci étaient à présent tressés. Les petites pattes de chat qui lui servaient de boutonnière avaient été remplacées par de petits fers à cheval de la même couleur argentée tandis que son masque était à présent tricolore : noir, vert avec des tâches marron rappelant les blanches de Kaalki. Ses bottes et ses gants avaient également changé de teinte, ressemblant à présent à des vêtements en cuir foncés.
Le jeune gardien adressa un sourire désabusé à son double puis gagna enfin le toit du bâtiment. Hélas, ni là, ni sur le pont des Arts -qu'il avait scruté depuis un toit- ni même auprès d'André le Glacier -qu'il avait pisté exprès-, il ne trouva Marinette. Cela commençait à faire longtemps qu'il était revenu sur Paris et il savait que plus il y restait, plus cela devenait dangereux pour lui et pour la Miracle Box. Il décida alors de tenter un dernier endroit avant de retourner en Bretagne -les bords de Seine- même si, pour cela, il allait devoir changer de tactique : Cavalier de Velours serait bien trop repérable.
Le jeune gardien se détransforma dans une rue puis rabattit la capuche de son sweat sur sa tête. Il conserva le Miraculous du Cheval sur son nez pour compléter son déguisement puis sortit de la ruelle, la tête légèrement baissée et les mains dans les poches. Il flâna le long des bords de Seine et scruta discrètement chaque promeneur qu'il croisait. Il distingua bien vite la silhouette du Liberty et son cœur se serra dans sa poitrine en songeant à tous les moments heureux qu'il avait passés sur le bateau.
Un rire résonna dans les airs. Un rire familier qui avait le don de guérir toutes ses blessures. Un rire tant aimé et désiré. Il avança dans sa direction comme une boussole était attirée par un aimant, le cœur battant à tout rompre, oubliant même qu'il devait rester discret. Plus rien n'avait d'importance que de voir la propriétaire de ce rire… La seule qui vaille la peine qu'il prenne tant de risques pour elle… Marinette.
Un large sourire étira ses lèvres quand il aperçut sa silhouette et son sang se mit à chanter. Son cœur le poussa à avancer encore, à l'appeler pour qu'elle vienne se jeter dans ses bras, à oublier la souffrance de la séparation…mais sa raison le retint de justesse. Tout d'abord, elle n'était pas seule chez elle mais au beau milieu de Paris. Tout ce qu'il avait enduré ne servirait à rien s'il montrait à son père qu'il venait voir Marinette. Et puis, il n'était pas certain d'être bien accueilli après tous ces messages sans réponses et ses appels qu'elle avait passé en vain.
Il se contenta donc de l'observer de loin, s'emplissant de son rire jusqu'à la moelle… avant de déchanter immédiatement : une silhouette masculine venait d'apparaître aux côtés de sa belle. Une silhouette qui, malgré les années qui étaient passées depuis la dernière fois qu'il l'avait vu, ne laissait aucun doute sur son identité… Luka…
Adrien se souvint alors que Marinette était un jour sortie avec lui… Peut-être qu'elle avait lu son message, finalement, et qu'elle avait déjà commencé à passer à autre chose… un froid intense envahit alors la totalité de son être et il jeta, pour la première fois de sa vie, un regard noir à son Miraculous… C'était à cause de lui qu'il avait renoncé à une part de lui-même et c'était aussi à cause de lui qu'il laisserait les restes de son cœur sur ce bord de Seine…
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Cavalier de Velours arriva dans l'ancienne chambre de son père et, dès que le portail qu'il avait utilisé se fut refermé derrière lui, il se détransforma. Sans un mot, il donna un morceau de camembert à Plagg et un morceau de carotte à Kaalki, qui rejoignit ensuite les autres Kwamis dans le monde parallèle se trouvant dans la Miracle Box.
- Gamin… tenta alors Plagg, d'une voix peinée mais Adrien le coupa avant qu'il n'aille plus loin.
- Je ne veux pas en parler maintenant, Plagg, déclara-t-il d'une voix tremblante mais sans appel.
Il savait que s'ils évoquaient ce qu'il avait vu quelques minutes plus tôt, il allait s'effondrer et il ne pouvait se permettre de le faire. Il devait rester fort. Même si l'unique raison de le rester à présent possédait un terrible goût amer… Le petit kwami le regarda tristement mais respecta sa décision, venant se cacher dans sa veste sans un mot de plus, ce dont lui fut gré Adrien.
Adrien ouvrit la trappe qui descendait à la cuisine de ses grands-parents et commençait à descendre quand il se figea soudainement, à mi-chemin, en entendant les sanglots de sa grand-mère, en provenance de sa chambre. Gêné et ne voulant pas s'immiscer dans sa vie privée, le jeune homme commença à remonter dans la chambre sous les toits quand des bribes de paroles lui parvinrent malgré lui.
- …Gaby…si longtemps…
Cela figea de nouveau Adrien, le glaçant complètement sur place. Toutes les sonnettes d'alarmes s'allumèrent dans son esprit tandis qu'un mauvais pressentiment enserrait son cœur tel un étau. Il hésita quelques instants mais finit par terminer de descendre l'échelle qui menait à la chambre d'enfant de son père pour se rapprocher de la porte entrebâillée de celle de ses grands-parents pour écouter ce qu'il se passait. Il n'aimait pas l'idée de les espionner mais sa sécurité et celle de la Miracle Box primait sur la bienséance.
A travers l'entrebâillement de la porte, il se rendit compte que ses grands-parents -qui lui tournaient le dos- étaient au téléphone.
- Ça fait plus de vingt-cinq ans que tu ne nous as pas vu et appelé et tout ce que tu trouves à nous demander c'est si notre petit-fils se trouve chez nous ! gronda la voix de Jean, en colère.
Adrien vit Liliane poser une main sur le bras de son mari dans un geste apaisant.
- Doucement, Jean, Gaby reste notre fils… chuchota-t-elle à son intention.
Mais Jean secoua la tête et s'adressa sèchement au combiné.
- Si tu veux savoir si Adrien est à la maison, tu n'as qu'à venir vérifier par toi-même ! Il est adulte à présent, il ne te doit rien, comme tu nous l'as bien fait comprendre depuis que tu es parti de la maison !
Un bip distinctif indiquant que la conversation était terminée résonna ensuite dans le silence et Jean prit sa femme, toujours sanglotante, dans ses bras. Il lui caressa doucement les cheveux.
- Liliane, je sais qu'il est notre fils, je ne le renie pas mais on ne peut passer l'éponge sur toutes ces années comme ça… il ne s'est même pas excusé…
Adrien s'éloigna de leur chambre, n'ayant plus besoin de les espionner, et regagna la sienne, l'esprit sans dessus dessous. Il ne pouvait qu'approuver la réponse de son grand-père mais elle la mettait en position compliquée. Connaissant son père -et son obsession pour les miraculous-, il savait que celui-ci allait venir. Ce n'était plus qu'une question de temps et, comme son père avait de l'argent, chaque minute comptait à présent.
Le cœur lourd, Adrien rassembla ses affaires, s'interrogeant sur la prochaine destination qu'il allait pouvoir prendre. Il regrettait de devoir partir d'ici, où il avait trouvé un foyer chaleureux, mais il n'avait plus le choix à présent. Alors qu'il désespérait de trouver une destination où se rendre, le souvenir d'un ancien collègue mannequin avec qui il s'entendait bien remonta à sa mémoire. Celui-ci était parti habiter à Toulouse et lui avait proposé de venir lui rendre visite plus d'une fois… Il était peut-être venu le temps d'aller le voir…
A suivre...
La semaine prochaine , Chapitre 8: Répercussion
Les commentaires et les critiques constructives sont toujours appréciées.
LadyJoyNoir: Tu sais bien que j'aime vous frustrés XD Et que c'est pas fini MDR Mouahahah. Tu sais que je suis sadique mais que, généralement, ça finit toujours bien ^^ Tu es adorable 3 J'espère que les lecteurs vont aimer cette histoire jusqu'au bout ^^ Bonne lecture et à la semaine prochaine (normalement XD) Bisous miraculeux
Rouky666: Ca vous manquait, mes cliffangers, je le sais XD Non, Luka est simplement Luka dans cette histoire. Marinette le compare juste à Adrien/Chat Noir. J'espère que tu aimeras aussi la suite. Bonne lecture et à la semaine prochaine (normalement XD) Bisous miraculeux
Sarah70801: Ne t'inquiète pas: tout va s'arranger ^^ Comme toujours ^^ Tu as visé dans le mille: Adrien a mal pris la réaction de Marinette. J'ai voulu reproduire le chassé croisé de la série... mais sous une nouvelle version XD C'est vraiment un compliment que tu aimes et n'aimes pas en même temps merci 3 (tant que le tu aimes reste plus fort LOL) Marinette a retrouvé PdV sur le Ladyblog mais elle a pas trouvé beaucoup d'infos sur lui. Après tout, il n'apparait qu'une seule fois dans la série (pour le moment en tout cas). L'amour reste le plus fort, tu ne crois pas ? O:) J'espère que tu aimeras la suite. Bonne lecture et à la semaine prochaine (normalement XD) Bisous miraculeux
Nathii: J'adore lâcher des bombes XD Tant qu'on ne me tue pas pour ça LOL J'espère que tu aimeras le cheminement que j'ai pris pour qu'ils se retrouvent ^^ Merci beaucoup aussi pour tes encouragements. Ca me réchauffe le cœur et me pousse à toujours donner le meilleur de moi-même 3 J'espère que tu aimeras la suite. Bonne lecture et à la semaine prochaine (normalement XD) Bisous miraculeux
Emilie Narya: Merci beaucoup ^^ J'espère que tu aimeras la suite. Bonne lecture et à la semaine prochaine (normalement XD) Bisous miraculeux
