Bonjour chers amis miraculeurs,
Bébé n'ayant pas encore fait son arrivée, me revoici avec le chapitre de cette semaine. J'espère que vous l'aimerez également. Bonne lecture et à la semaine prochaine (si possible). Bisous miraculeux
Note de l'auteure: Les réponses à vos adorables commentaires sont désormais à la fin.
CHAPITRE 9: LE COMBAT DU COEUR ET DE LA RAISON
ADRIEN
Malgré les risques qu'il courrait, Adrien décida quand même de passer la nuit chez ses grand-parents. Il avait objectivement pesé le pour et le contre et conclut que son père ne viendrait que le lendemain étant donné l'heure. Après tout, il n'était pas censé avoir surpris la conversation que Gabriel avait eue avec ses parents et Adrien, surtout, ne voulait pas partir comme un voleur comme l'avait fait celui-ci.
Il annonça ses projets de départ lors du dîner, annonçant à ses grand-parents qu'il allait rendre visite à l'un de ses amis sur Poitiers. Bien sûr, sa destination ne serait pas la Préfecture poitevine, mais il se devait de mentir, au cas où, pour se protéger et protéger la Miracle Box. Liliane et Jean comprirent mais Adrien sentit leur déception, aussi leur promit-il de revenir les voir dès que possible, n'étant pas comme leur fils.
Adrien eut beaucoup de mal à s'endormir cette nuit-là. Les événements de la journée tournaient en boucle dans sa tête, le poussant à la limite de la folie. D'ordinaire, il serait parti courir sur les toits pour se vider la tête, mais il ne voulait prendre aucun risque avec la menace de son père qui planait de nouveau sur lui. Finalement, au bout de longues minutes, il parvint tout de même à s'endormir… ayant demandé aux kwamis de monter la garde à tour de rôle afin qu'ils puissent le réveiller si quelque chose d'anormal se passait.
Marinette le regardait avec un air blessé, empli de larmes et d'amertume, puis elle se détourna de lui. Il tendit la main pour la retenir, dans un geste manqué miroir de cette fameuse nuit, mais avant de pouvoir dire quelque chose, Luka apparut devant Marinette.
- Adrien m'a abandonné, déclara-t-elle d'un ton brisé.
Pattes de Velours regarda avec impuissance Luka prendre sa bien-aimée dans ses bras et lui caresser tendrement les cheveux.
- Reviens vers moi, Marinette, susurra-t-il Moi, je ne te laisserais jamais tomber.
Le frisson de la détransformation parcourut Pattes de Velours, le faisant redevenir Adrien et la force qui semblait le retenir s'envola. Il se précipita vers Marinette et Luka, prêt à faire n'importe quoi pour ne pas la perdre mais, au moment où il s'arrêtait auprès d'eux, Luka l'embrassa. Son monde s'effondra et, au lieu d'intervenir, de se battre, il recula. Qui était-il pour enlever à Marinette sa chance d'être heureuse ? Elle avait oublié toute une partie de leur histoire, peut-être sera-t-elle plus heureuse avec Luka ?
Marinette et Luka disparurent de sa vue et il sombra dans le noir. Un rire glaçant résonna dans la pénombre. Un rire qu'il reconnut aussitôt.
- Donne-moi tes miraculous, Adrien, ordonna la voix sèche et mordante de Gabriel. Tu as tout perdu à cause d'eux, même celle que tu aimais, alors pourquoi continuer à les protéger. Je te promets que tu oublieras tout.
Adrien sentit un frôlement et se mit à hurler… hurler…
Il ouvrit brusquement les yeux, croisant le regard vert électrique pleins d'inquiétude de Plagg. Sa gorge était sèche, comme s'il avait réellement crié, et son cœur battait la chamade. C'était un cauchemar. Seulement un cauchemar. Il avait tellement repensé à sa journée avant de s'endormir que son esprit avait extrapolé et créé un cauchemar pour évacuer la tension…
Sachant qu'il lui serait impossible de se rendormir à présent, Adrien ouvrit la lucarne qui menait sur le toit de la maison de ses grand-parents et se hissa sur le toit. Il ne pouvait pas aller courir mais cela ne l'empêchait pas de profiter quand même de la brise marine nocturne. Peut-être que ça l'aiderait à s'apaiser un peu…
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Cavalier de Velours dut s'y reprendre à deux fois pour réussir à refermer le portail qui l'avait conduit à Toulouse, tellement il tremblait. En effet, il avait traîné un peu à partir de chez ses grand-parents, tant à cause de la fatigue que parce qu'il regrettait de devoir le faire, et alors, qu'il franchissait le portail qu'il avait ouvert, dans la rue adjacente à leur maison, Gabriel était sorti d'une voiture.
Il ne sut pas si c'était à cause de son exclamation étouffée ou de l'instinct de Gabriel mais toujours était-il que celui-ci tourna la tête dans sa direction et que leurs regards se croisèrent l'espace de quelques secondes… Quelques terrifiantes secondes avant qu'il ne parvienne à refermer le portail magique créé par le Miraculous du Cheval.
Cavalier de Velours mit fin à l'amalgame puis se laissa glisser le long du mur de la ruelle dans laquelle il se trouvait,pour reprendre le contrôle de ses émotions et des battements de son cœur. Il était vraiment passé à un poil de Plagg de la catastrophe ! Son père était vraiment dangereux et, qu'importe à quel point il voulait reprendre contact avec ses amis et, surtout, Marinette, il savait désormais qu'il ne pouvait plus prendre ce risque. A cause de lui, il allait vraiment tout perdre…
La rumeur de la conversation d'un groupe se rapprochant de lui sortit Pattes de Velours de ses pensées et, avant d'être découvert, il laissa tomber sa transformation. Ici, Adrien Agreste n'était pas aussi connu qu'à la Capitale -ainsi que les méfaits de son père- ce qui lui apportait une certaine sérénité: il n'avait pas besoin de se cacher autant que dans la Capitale, même s'il ne prendrait pas de risques inutiles…
Le groupe passa au bout de la ruelle et deux personnes s'en détachèrent pour s'engouffrer à l'intérieur. Adrien salua alors sa présence d'esprit de s'être détransformé à temps: il ne voulait pas fuir de nouveau alors qu'il venait à peine d'arriver… Il sortit de la ruelle et déboucha sur une grande avenue, bordée, de l'autre côté, par le canal du midi.
Le cœur d'Adrien se serra car, même si la Ville Rose avait sa propre personnalité, le canal qui la reliait à la Méditerranée, bordée de végétation, lui rappelait le canal Saint-Martin où il se promenait avec Marinette et ses amis. Une vague de nostalgie l'envahit et il s'autorisa quelques secondes à se perdre dans ses souvenirs. Si seulement il pouvait revenir quelques semaines, quelques mois, quelques années en arrière, quand il était encore heureux et insouciant… même si ce n'était que quelques secondes…
Il fut tenté de devenir une nouvelle fois Lepus mais il savait qu'il ne devait pas utiliser le pouvoir des Miraculous pour son propre profit, alors il repoussa son puissant désir et reprit pied avec la réalité qui l'entourait, à la recherche de la rue où résidait son ami mannequin.
Adrien flâna dans la Ville Rose et ne put qu'admettre qu'il aurait pu tomber sur une destination bien pire: avec ses pierres aux couleurs chaudes, Toulouse semblait vivante et accueillante, ce qui allègea quelque peu son cœur tourmenté.
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La porte s'ouvrit sur un jeune homme de l'âge d'Adrien, aux courts cheveux noirs en bataille, aux yeux gris et à la peau bronzée par le soleil de la saison estivale. Un large sourire étira ses lèvres lorsqu'il découvrit l'identité de son visiteur et il lui donna aussitôt l'accolade.
- Adrien ! Quelle bonne surprise de te voir !
Théo semblait sincèrement heureux de le voir, ce qui chassa les derniers doutes d'Adrien concernant sa présence sur le palier: il avait eu raison de penser à rendre visite à son ami. Ce dernier s'écarta finalement puis l'invita à entrer.
L'intérieur de l'appartement était cosy et chaleureux bien que relativement petit. En effet, il était divisé en trois pièces: le séjour/cuisine, la salle de bain et la chambre de Théo. Adrien s'installa sur un confortable canapé en cuir, recouvert de plaid, qui trônait dans le coin salon, devant un immense écran plat, pendant que Théo préparait deux rafraîchissements dans sa petite cuisine moderne. Il y avait une petite table, recouverte de papiers et de clichés photos qui les séparaient.
- Ça m'étonne de te voir ici, Adrien, s'étonna son hôte, je pensais que jamais ton père ne te laisserais partir seul là où tu le voulais.
Adrien garda un moment le silence puis, en choisissant ses mots, raconta à Théo ce qui était arrivé depuis qu'il avait déménagé à Toulouse. Ce dernier l'écouta en silence, sans l'interrompre, se contentant d'exprimer son ressenti par ses expressions faciales. Quand Adrien termina son récit, il siffla.
- La vie ne t'a jamais vraiment fait de cadeaux mais, ces derniers temps, elle s'est acharnée sur toi ! s'exclama Théo, compatissant.
Il regarda d'un air songeur les bagages d'Adrien puis proposa.
- Mon appartement est plutôt petit mais tu es le bienvenu autant de temps que tu en auras besoin, Adrien. Bien sûr, je ne dirais rien à quiconque Tu sais à quel point je déteste ton père depuis toujours…
Adrien hocha la tête et remercia chaleureusement son ami, la gorge nouée par l'émotion: c'est dans les moments difficiles qu'on découvre ses véritables amis et il pouvait incontestablement dire que Théo en était un.
Pour lui changer les idées et apporter un peu de légèreté dans l'ambiance devenue un peu pesante par le récit d'Adrien, Théo se mit à lui raconter sa propre histoire depuis leur dernier shooting. Il lui raconta son arrivée à Toulouse, comment il avait pris ses marques mais aussi les déboires coquasses qu'il avait vécu, qui détendirent Adrien et les firent rire tous les deux. Ils se remémorèrent ensuite les moments qu'ils avaient passés ensemble et une ambiance bon enfant s'installa.
- Tu es toujours mannequin ? s'enquit Adrien au bout d'un moment.
Théo hocha les épaules.
- Pour me faire un complément de revenu, oui, admit-il, mais sinon, maintenant, je travaille à mon compte en tant que photographe.
Adrien écarquilla un moment les yeux avant de se reprendre.
- C'est vrai que tu as toujours été fasciné par la photographie, se rappela-t-il. Tu passes donc d'un côté et de l'autre de l'objectif, maintenant.
Théo approuva en riant puis ajouta, les yeux pétillants.
- Et il y a un modèle en particulier que je rêverais de photographier…
Adrien leva un sourcil interrogatif puis reçut un coup de poing dans le bras.
- Toi, bien sûr, idiot ! précisa son hôte en riant toujours.
Le jeune homme se gratta la nuque de gêne puis finit par répondre.
- Quand tout sera terminé, ce sera avec plaisir, accepta-t-il, sérieusement.
Théo cessa aussitôt de rire et le fixa avec espoir.
- Je te prends au mot, Adrien, souligna-t-il.
Toujours aussi sérieux, celui-ci tendit sa main pour entériner leur marché.
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Plusieurs jours passèrent dans une ambiance calme et détendue qui apaisa les tourments d'Adrien. Théo lui montra ses coins préférés de la Ville Rose et ils firent de longues balades le long du canal en discutant de tous les sujets. Adrien tombait sous le charme de Toulouse mais, dans son coeur, il savait qu'il retournerait toujours vivre à la Capitale. Sa vie était là-bas et il avait l'impression qu'elle était comme suspendue depuis qu'il en était parti.
Malgré ses activités qui lui occupaient l'esprit la plupart du temps, à chaque fois qu'il avait une minute de libre, Adrien repensait à Marinette. Même si son cœur s'était brisé quand il l'avait vue en compagnie de Luka -ce qui avait provoqué son traumatisant cauchemar- elle lui manquait. Terriblement. Il savait que Pattes de Velours n'était pas le bienvenu pour elle mais, plus les jours passaient, plus l'envie d'aller la voir le démangeait. Il ne parvenait à résister à la tentation que parce qu'il dormait sur le canapé de Théo et que son absence en pleine nuit pouvait devenir suspecte.
La tentation fut à son paroxysme le soir suivant, alors que Théo participait à une soirée importante pour l'une des seules égéries qu'il représentait encore. Il avait proposé à Adrien de venir avec lui mais celui-ci avait poliment refusé: une photo prise malencontreusement pouvait avertir son père de sa présence dans la Ville Rose et il ne voulait prendre aucun risque. Il se retrouva alors seul dans le petit appartement. Seul avec Plagg et ses pensées…
- Quand est-ce qu'on s'en va, Gamin ? l'interrogea le petit chat dès que Théo eut franchi le seuil de la porte. J'en ai marre de rester cacher presque H24.
En effet, les moments de liberté de Plagg étaient extrêmement restreints et se limitaient certains jours au temps qu'Adrien et Théo passaient, chacun leur tour, dans la salle de bain. Il sortait aussi quelquefois la nuit mais, son porteur dormant, ce n'était pas très intéressant pour lui. Adrien comprenait son kwami et, dans une certaine mesure, ressentait la même chose que lui: Théo était très gentil de partager son appartement avec lui mais il n'avait plus de vie privée… Il ne pouvait pas rester comme ça indéfiniment.
- Je sais, Plagg, soupira-t-il. Je cherche des solutions mais… ce n'est pas facile et je dois bien t'avouer que cette parenthèse calme me permet de me réconcilier un peu avec la vie…
Les yeux verts électriques du petit chat brillèrent.
- Tu y parviendras, Gamin, assura Plagg, confiant. Tu es le meilleur porteur que j'ai jamais eu -même si en ce moment c'est pas la grande joie-, tu trouveras une solution.
Adrien fit la moue mais approuva: à l'évidence, ce n'était pas comme s'il avait le choix. Il soupira puis s'étira. Son regard tomba ensuite sur la fenêtre et un sourire étira ses lèvres.
- En attendant, Plagg, que penses-tu d'une petite promenade sur les toits toulousains ? proposa-t-il.
Pour toute réponse, le petit kwami goba une tranche de camembert et Adrien gloussa doucement: il semblerait que ses courses nocturnes lui manquaient autant qu'à lui…
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Il avait craqué. Ça avait été plus fort que lui. Pattes de Velours se trouvait à présent sur le toit en face du balcon de Marinette. Sa chambre était plongée dans le noir et il n'osait pas s'en approcher pour aller la voir, même si l'envie lui dévorait les entrailles. Il y avait quelque chose de plus fort encore qui le retenait, composée de ses souvenirs de la dernière fois où il avait vu Marinette à cet endroit-là.
Pattes de Velours resta un temps infini à cet endroit, sans bouger, tiraillé entre l'envie dévorante et la retenue glaçante. Il était tellement concentré sur son conflit interne qu'il sursauta violemment, risquant de chuter du toit où il se trouvait, quand il perçut un mouvement sur le balcon: Marinette était sortie et regardait dans sa direction.
Son cœur se mit à tambouriner à toute vitesse dans sa poitrine et sa respiration devint erratique alors que de la sueur froide commençait à couler le long de son cou. Il était terrifié de découvrir sa réaction à sa présence mais, en même temps, il était simplement heureux de la voir. Elle lui manquait. Elle lui manquait terriblement. Et, à cet instant, il sut que si on lui avait demandé de choisir entre retrouver sa bien-aimée ou continuer à protéger la Miracle Box, il aurait été incapable de choisir. Sa raison et son cœur se seraient alors affrontés sans pitié…
Pattes de Velours devait partir. C'était la décision la plus sensée pour éviter de devenir fou et de continuer à broyer son coeur. Il sortit donc le Miraculous du Cheval de sa poche droite et le posa sur son nez. Il appela l'amalgame et ouvrit le portail qui le ramènerait à l'appartement de Théo. Il avait fait une erreur en venant ici, il n'aurait jamais dû…
- ATTENDS ! s'écria la voix de Marinette au moment où il allait franchir le portail, brisant ainsi le silence de la nuit.
Il ne put empêcher l'espoir de gonfler son cœur et, faisant fi des hurlements de sa conscience qui lui conseillait de partir, il referma le portail, laissa tomber sa fusion avec Kaalki, puis, finalement, sauta sur la barrière en fer forgée qui entourait son balcon.
- Bonsoir, jeune demoiselle, la salua-t-il avec douceur. Je m'appelle Pattes de Velours. Que puis-je faire pour vous ?
Il vit, non sans amusement, Marinette rougir violemment puis ouvrir et fermer la bouche sans parvenir à dire quelque chose. Il attendait patiemment qu'elle parle, la dévorant du regard. Il aimait le jeu des rayons de lune dans ses cheveux et sur sa peau pâle. Ses yeux brillaient aussi légèrement, lui donnant un aspect un peu mystique qui le charmait. Elle était si belle… Il mourrait d'envie de l'embrasser mais il savait qu'il ne le pouvait pas et ça le rendait complètement fou.
- Je… je m'appelle Ma.. Ma… Marinette, se présenta-t-elle et Pattes de Velours ne put qu'être encore plus charmé par le retour de son bégaiement.
Il lui sourit alors. D'un vrai et grand sourire comme il n'avait pas réussi à le faire depuis qu'il avait appris qu'elle avait perdu la mémoire et elle écarquilla les yeux, rougissant de plus belle.
- Enchanté, murmura-t-il tendrement, ne parvenant pas totalement à dissimuler ses sentiments pour elle.
Les yeux de Marinette brillèrent plus fort encore et il se demanda, l'espace d'un instant, si elle n'avait pas compris qui il était, avant de chasser immédiatement cette pensée de son esprit: si c'était le cas, elle ne se comporterait pas ainsi avec lui.
- Je… reprit-elle avec hésitation avant d'être soudainement interrompue par une averse soudaine.
Pattes de Velours saisit aussitôt sa matraque et appuya sur le bouton qui lui permettait de se transformer en parapluie. Il se rapprocha un peu de sa bien-aimée et leva le parapluie au-dessus d'eux, les isolant complètement dans une bulle à l'abri. Aucun des deux ne parla, l'instant étant trop intense pour que les mots viennent le perturber. Le cœur du félin battait à tout rompre dans sa poitrine, tellement fort qu'il se demandait si Marinette ne l'entendait pas. La pluie, le parapluie, Marinette et lui, seuls sur son balcon, tout cela faisait remonter des souvenirs aussi douloureux qu'intenses.
Pattes de Velours se pencha lentement vers elle, son corps ayant pris le contrôle et son cerveau s'étant complètement éteint. Il ne voyait plus que ses lèvres légèrement entrouvertes, comme une prière muette, et ses paupières délicates qui se fermaient lentement. Le bruit de la pluie tombant autour d'eux étouffait tous les autres sons, comme s'ils se trouvaient hors du temps et que cela les autorisait à voler cet instant. Son souffle caressa lentement ses lèvres et Marinette gémit doucement avant de soupirer un oui sortant du cœur, comme si son corps se souvenait de tout et avait également pris le contrôle de son être.
Le dernier pas fut franchi. Pattes de Velours ne sut même pas qui le fit. Lui ou elle. Tout ce qu'il savait à présent, c'était que ses lèvres embrassaient celles de l'élue de son cœur. Elles étaient aussi douces, suaves et chaudes que dans son souvenir, peut-être même plus encore. Il rapprocha alors Marinette de lui avec son bras libre et elle enroula ses bras autour de son cou. Le baiser s'approfondit encore. Ils ne faisaient plus qu'un. De nouveau. Enfin.
Pattes de Velours dû briser à le baiser à regret, afin qu'ils puissent reprendre leur souffle, mais il posa son front sur celui de Marinette, heureux. Il resterait bien pour toujours comme ça, auprès d'elle, dans cette bulle.
BIP BIP BIP
Mais qu'est-ce qui osait les déranger comme ça, dans ce moment parfait ?!
BIP BIP BIP
Le son semblait provenir de sa matraque… Pattes de Velours ouvrit brusquement les yeux, alors que ses neurones se connectaient entre eux: c'était l'alarme qu'il avait mise pour rentrer avant Théo à l'appartement. Il desserra alors son étreinte, avec d'immenses regrets, puis s'éloigna de Marinette. Il remarqua alors que l'averse était terminée. La bulle était belle et bien éclatée…
- Je suis désolé, s'excusa-t-il d'une voix contrite. Je dois y aller où mon identité risque d'être découverte.
Marinette, les yeux toujours fermés, hocha alors silencieusement la tête. Il déposa un dernier baiser, empli de toute la fièvre qu'il contenait encore, sur ses lèvres puis regagna Toulouse. Jamais ça n'avait été aussi déchirant de devoir la quitter…
A suivre...
La semaine prochaine , Chapitre 10: Retournement de situation
Les commentaires et les critiques constructives sont toujours appréciées.
LadyJoyNoir: Est-ce que tu réitéreras ton exploit cette semaine ? A voir XP Je suis désolée pour l'attente (même si toi, veinarde, tu connais la fin en tant que béta XP) Je suis néanmoins heureuse que tu sois toujours autant enthousiaste pour cette histoire. Merci beaucoup. Pourrais-je être là la semaine prochaine ? On verra bien la décision que prendra bébé XD En attendant, bonne lecture et bisous miraculeux.
Swan2015: Je te remercie beaucoup. Pour l'instant, dans l'ensemble, j'ai passé une super grossesse, vraiment. Là, mon ventre commence à me travailler mais bon, ça semble normal, si proche du terme... Je suis ravie que tu aies aimé mon chapitre précédent et j'espère que tu aimeras également celui-ci. Et oui, on avance, petit à petit ^^ Bonne lecture et à la semaine prochaine... selon la volonté de bébé XD Bisous miraculeux
Emilie Narya: Je commence tout d'abord (moi aussi) pour te féliciter également pour la naissance de ta fille ^^ Ne t'inquiète pas: je profite de mon congé maternité pour me reposer. Heureusement, j'ai fini d'écrire cette histoire quand ma grossesse n'était pas trop avancé, ce qui me permet d'être sereine également pour poster. Je profiterais aussi de mon fils quand il sera né (j'ai hâte de voir sa frimousse) et peut-être que je confierais exceptionnellement le fait de poster un des prochains chapitres à une amie... On verra, tout dépendra de bébé XD J'espère que tout se passe bien avec ta fille et je pense que ça me fera aussi bizarre que toi de ne plus avoir beaucoup de temps pour lire, écrire etc... Mais c'est un beau cadeau de la vie qui vaut quelques sacrifices ^^ Je suis très heureuse que tu aies le chapitre précédent et que tu aimes comment je développe cette histoire. J'espère que tu aimeras également ce chapitre ainsi que la suite de cette histoire. Je te remercie encore une fois et je te dis à bientôt (en fonction de mon fils). Bonne lecture et bisous miraculeux.
