Traduction : Tressym383
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Résumé : Bakugo a beaucoup de choses à remettre en question.
NAO : Hier, on a emprunté à une autre entreprise une technologie nommée Cammy et mon cerveau n'arrêtait pas de se dire : "Kami !"
"Tu es sûr de vouloir aller en cours aujourd'hui ?" Aizawa lui demanda alors qu'ils marchaient.
"Pourquoi pas, putain ?" Bakugo défia obstinément. Ils avaient tout juste le temps d'aller en classe à l'heure, donc il devrait pouvoir esquiver cette conversation pour le moment.
"Shinso m'a dit ce qu'il s'est passé ce matin."
Merde.
"Je vais bien." Il pouvait pratiquement voir l'esprit désincarné de Shinso lever les yeux au ciel alors qu'il le disait.
"Bakugo. Donne-moi un peu de crédit là-dessus." Aizawa déclara avec fatigue. "Je sais que tu ne vas pas bien et j'apprécierais que tu m'en parles, mais je ne vais pas te renvoyer chez toi cette fois si tu ne le fais pas."
"Tu mets des barrières autours de toi et ne communiques rien, au final."
"Shinso m'a mit face à beaucoup de mes conneries." il répondit doucement. "Mais je sais pas comment arrêter."
"Essaye simplement d'être honnête." Aizawa donnait l'impression que c'était si facile. "Ça n'a pas d'importance si tu n'arrives pas à trouver les bons mots. Essaye juste."
Il détestait faire des choses pour lesquelles il était mauvais.
Essaye juste.
"Je veux pas en parler juste avant les cours." Ça au moins, c'était honnête. "Une fois que j'exprime mes pensées, j'ai plus de mal à les ignorer après."
"D'accord." Aizawa concéda. "C'est tout ce que tu avais à dire."
"Tu peux juste dire que tu ne veux pas en parler."
Ça semblait évident, mais il n'était pas habitué à ce que les gens… respectent simplement ses limites comme ça.
"Si jamais un jour je te traite comme ça, tu dois rompre avec moi."
Était-ce ainsi que ça devrait fonctionner ? Était-ce anormal d'insister lorsqu'il disait non ? Les autres étaient-ils censés se soucier de ce qu'il voulait ? Si tout le monde renonçait lorsqu'il le leur demandait, peut-être qu'il n'aurait pas besoin de crier et de se battre tout le temps.
Kirishima se matérialisa à ses côtés à la seconde où il entra en classe.
"T'es vivant !" Il se précipita vers lui, clairement sur le point de l'enlacer, mais s'arrêta net. Quel que soit le signal qu'il intercepta, il devina juste. Bakugo ne pourrait pas supporter le contact pour le moment.
"Comment c'était ?" Kirishima demanda prudemment.
"Plus vite tu me laisseras faire ça, plus tôt ce sera fini."
"Terrible."
Décrire cette expérience serait à peine plus facile que de parler du réel viol. Il manquait de vocabulaire pour expliquer comment une intervention médicale mineure l'avait étripé avec une horreur viscérale.
"Attendez."
Le terme « impuissance apprise » se glissa dans ses pensées et l'énerva.
"Je suis désolé." Kirishima répondit avec une anxiété qu'il ne savait pas où diriger.
"Je survivrai." il promit, ce qui sembla ne faire qu'empirer l'appréhension de Kirishima. Bakugo ne pouvait pas lui en vouloir. Kirishima savait plus que n'importe qui à quel point il ne supportait pas les contacts physiques.
"Kacchan !" Deku bondit de son siège. "Est-ce que ça va ?!"
"Pourquoi ce serait pas le cas, espèce de nerd ?" Deku n'était même pas au courant pour l'examen, Bakugo en était quasiment certain.
"Toga, pour commencer." Deku expliqua. "Mais aussi, t'es arrivé super discrètement, j'avais même pas réalisé que t'étais là. Ça ne te ressemble pas."
Deku mémorisait si bien son environnement que même se faufiler discrètement derrière Aizawa avait attiré son attention.
"Je suis fatigué." il fournit la demi-vérité.
"Compréhensible." Deku hocha la tête, puis baissa la voix. "Est-ce que tu fais à nouveau des cauchemars ? "
"Hein, qui t'a dit ça ?!" il claqua. Shinso venait littéralement de quitter l'appartement en même temps que lui, il n'aurait pas pu en parler aussi vite.
"Eh bien, tu… tu t'endors en classe, parfois." Deku expliqua avec hésitation. "Pas souvent ! Mais tu le faisais plus au collège. Et quand ça arrivait, tu te réveillais en étant prêt à tuer quelqu'un."
Merde.
Bâtard observateur.
"Ouais, j'en fais à nouveau." il marmonna à contrecœur.
"Est-ce que tu sais pourquoi ?" Deku demanda.
"Attendez- Juste une seconde."
"Je veux pas en parler." il déclara d'un air renfrogné, défiant le nerd d'insister.
"D'accord."
Eh bien, maintenant il se sentait juste stupide. Pourquoi n'avait-il jamais dit ça avant ?
"Katsuki, qu'est-ce qui va pas chez toi ?!" sa mère demanda après qu'il ait accidentellement activé son alter dans la maison pour la troisième fois, brûlant le comptoir de la cuisine.
"Rien !" il affirma désespérément.
"Tu t'attends à ce que je croie ça ?"
"Je veux pas en parler !" Il la supplia intérieurement de le laisser tranquille.
"Je me fous de ce que tu veux !"
Deku n'avait pas l'habitude de considérer non comme une réponse, mais depuis sa visite à l'hôpital, il avait appris à renoncer lorsqu'on le lui demandait.
Peut-être que sa mère le pourrait aussi.
"Certains d'entre vous vont bientôt commencer les stages pratiques." Aizawa commença, et la seule consolation de Bakugo était que Double Face était également sur le banc de touche.
Pas Deku cependant. Deku était encore une fois devant lui. Deku, qui avait accouru à son secours avec rien d'autre que des larmes et un sac à dos. Pendant des années, alors que Bakugo se défoulait sur son « ami » d'enfance, Deku était resté à ses côtés. Il l'avait suivi à UA, à Kamino. Il était sur son chemin à chaque pas. Jusqu'à ce que du jour au lendemain, Bakugo soit celui qui ait du mal à suivre.
Le sentiment d'infériorité incrédule était en guerre avec la culpabilité.
Pourquoi est-ce qu'il est si loin devant moi ? il cria dans sa tête.
Parce qu'il est une meilleure personne que toi, la voix dans sa tête lui répondit.
Deku ne serait jamais aussi talentueux que lui, mais ça n'avait pas d'importance. Il avait des qualités innées de héros que Bakugo n'aurait jamais.
Le préféré d'All Might.
Le regret et l'irritation oscillaient alors qu'Aizawa décrivait les opportunités qu'il manquait. Il leur fit quelques autres annonces qu'il ne prit pas la peine d'écouter avant de les laisser à All Might pour un cours d'Histoire des héros, Aizawa lui-même disparaissant instantanément. Bakugo resta assis un moment pour attendre que la foule se disperse, ne se sentant pas d'humeur à ne serait-ce qu'effleurer une autre personne pour le moment.
Depuis le premier jour, il ne portait pas Mineta dans son cœur. Heureusement, il avait rarement affaire à la petite merde. En partie parce que Bakugo traînait avec un groupe quasi-exclusivement masculin, à l'exception de Mina, fournissant à Mineta peu de raison pour les approcher, mais aussi parce que le connard de raisin avait une peur bleue de lui. Et il faisait bien. Alors, lorsque Bakugo décida d'essayer à nouveau de parler à Momo, Mineta n'était même pas dans son esprit jusqu'à ce que celui-ci trébuche « accidentellement » et se « rattrape » en tirant vers le bas la chemise de Momo.
Bakugo vit rouge.
"Qu'est-ce que tu crois foutre ?!" Il empoigna le col de son camarade en un instant.
"J'ai juste trébuché !" Mineta proclama, des conneries. Bakugo le plaqua contre le mur d'une main, approchant dangereusement de lui sa main libre, réchauffée par des étincelles menaçantes.
"T'auras plus jamais à t'inquiéter de trébucher, parce que tu pourras plus marcher quand j'en aurai fini avec toi !"
"Pourquoi t'es si sensible ?!" Mineta s'exclama avec une panique exaspérée. "Défoule pas tes problèmes personnels sur moi !"
Une main se posa sur l'intérieur du coude de Bakugo, arrêtant son coup à mi-chemin du visage de Mineta.
"Non." Momo le relâcha rapidement, observant son sursaut avec une grimace d'excuse. "Je ne veux pas que tu aies des ennuis."
Il était sur le point d'argumenter lorsqu'il reconnut la manière dont elle s'enlaçait nerveusement, se cachant presque derrière lui pour éviter d'attirer l'attention.
Elle est gênée.
"Tu vas encore la faire chier ?" Il grogna la question trop faiblement pour que le public grandissant puisse l'entendre. Mineta secoua vigoureusement la tête et Bakugo le poussa une dernière fois brutalement avant de le lâcher. Le connard de raisin prit immédiatement ses jambes à son cou.
"J'essayais pas de te mettre mal à l'aise." il expliqua calmement en se tournant vers Momo. Il ne pouvait pas laisser cet enfoiré s'en tirer comme ça, mais en même temps… si la situation était inversée, il serait putain de mortifié.
"Aucun souci." elle rassura doucement. "Merci de m'avoir défendu."
"Je te le dois bien." Il haussa les épaules.
"Peut-être." Elle lui fit un doux sourire. "Mais ce n'est pas pour ça que tu l'as fait."
"Va juste pas raconter ça à tout le monde." il grommela. "J'ai une réputation a tenir, je peux pas me permettre qu'on sache que je me suis adouci."
"Je ne suis pas certaine que je qualifierais de « doux » quelqu'un qui jette une autre personne contre un mur et la menace." elle plaisanta.
Ça le fit réfléchir… Peut-être qu'il pourrait être un peu plus comme Deku. Tout en continuant d'être lui-même. Cette réaction impulsive d'intervenir qu'il venait de ressentir… était-ce ce que Deku ressentait pour tout le monde ? Il n'avait jamais compris l'explication de Deku sur ses jambes qui avaient bougées d'elles-mêmes, parce que Bakugo ne l'avait jamais expérimenté. Lui planifiait ses approches, refusant d'être pris au dépourvu. Mais aujourd'hui, il avait réagit sans réfléchir parce qu'il se souciait de Momo et ne supportait pas de voir quelque chose qu'il abhorrait personnellement lui arriver. Son instinct impulsif lui avait crié : « Je dois arrêter ça ».
Il détestait avoir tort, mais la vérité était qu'il avait passé une décennie entière à détesté Deku pour l'avoir aimé.
"Hey, le nerd." Il n'avait même pas besoin de vérifier s'il était là, il savait qu'à la seconde où il se lançait dans une altercation, Deku était présent.
"Oui, Kacchan ?"
"Ce truc sur tes jambes qui ont bougées d'elles-même. Je pensais que tu te payais ma tête."
"D'accord ?" Deku répondit, visiblement confus.
"Je comprends maintenant." Il s'éloigna, ne se souciant pas tellement que Deku le suive. Il le suivit jusqu'au toit. Punaise, il n'avait vraiment aucun contrôle sur ses impulsions aujourd'hui.
"Tous ces trucs subtiles que tu repérais." il reprit au bord du toit. "Avec tous les détails que tu relevais, dont tu prenais des putains de notes, t'as fini par en savoir plus sur moi que n'importe qui d'autre sur cette putain de planète. Peu importe à quel point je te frappais ou ce que je te disais, tu revenais toujours. Je pouvais faire cramer ton putain de cahier, ça te faisait rien oublier. T'en savais trop sur moi et ça me terrifiait."
"Mais ce n'est plus le cas maintenant ?" Deku releva.
"Un peu, si. Mais j'ai finalement accepté que tu vas pas utiliser ça contre moi." il soupira, réalisant qu'à ce stade il faisait confiance à Deku. "Mais t'es toujours naze pour garder ta putain de bouche fermée, donc garde juste à l'esprit que si tu l'ouvres, je te tue."
"Bien-sûr."
Deku ne réagissait presque plus à ses menaces de mort désormais. Bakugo ne savait pas ce qui le poussa à poser sa prochaine question.
"T'as eu des nouvelles de ton père ces deux dernières années ?"
"Quoi ? Euh, non. Aucune."
"C'est bien, j'imagine." Lui-même ne savait pas où il voulait en venir. "Je sais pas comment quelqu'un a pu frapper Inko. Je veux dire, elle est si gentille, quelle raison il pouvait avoir ?"
Peut-être qu'il le faisait pour la même raison qu'il avait lui-même frappé Deku. Parce qu'il était en colère et que Deku le laissait faire.
"Vous ne méritiez pas ça." Il espérait que Deku était assez intelligent pour lire les excuses entre les lignes.
"Les gens ne sont pas violenter parce qu'ils le méritent, Kacchan." Deku lut entre les lignes, au-delà de ses mots et de leur sens voulu pour directement plonger en lui.
Arrête de le sous-estimer.
Bakugo ne disait pas qu'il le méritait, en soi. Mais il avait certainement donné à sa mère de nombreuses raisons. Elle ne le frappait pas simplement de nulle part pour rien. Elle était allée trop loin, mais le frapper et frapper Inko étaient deux choses complètement différentes. Il pensait, du moins.
"J'ai toujours su que tout ce que tu me faisais, tu l'avais déjà toi-même subi d'elle." Deku déclara, prouvant à nouveau qu'il avait tout relevé. Ce même regard trop incrédule l'avait suivi toute leur vie et Bakugo en avait finalement assez de le fuir. "Tu te moquais toujours de moi parce que j'étais un pleurnichard. Chaque fois que quelque chose me bouleversait, t'étais si méchant. Tu m'as fait me sentir mal dans ma peau à ce sujet, mais j'étais aussi tellement impressionné que rien ne semblait jamais te toucher. T'étais si fort, j'aurais aimé pouvoir être comme ça. Du moins pendant un moment."
"Quand est-ce que ça a changé ?"
Arrête de fuir.
"Tu te souviens de la fois où tu t'es disloqué l'épaule ?" Deku demanda. La question sembla sortir de nulle part.
Évidemment qu'il s'en souvenait. Il avait foiré un saut d'un arbre à l'autre et sa seule option pour éviter de se briser le crâne sur le sol avait été de faire valser son épaule de son articulation. Ça n'avait pas été une blessure grave, mais ça avait fait un mal de chien.
"T'as essayé de me la faire remettre en place." Deku se remémora. "Tu voulais que je prévienne personne, tu n'arrêtais pas de dire que tout irait bien une fois qu'on l'aurait remis en place, donc personne n'avait besoin de le savoir."
Eh bien, oui, il ne voulait pas faire toute une scène pour rien. Était-ce bizarre ?
"Kacchan, on doit aller chercher tante Mits-"
"Non ! Tu dois le dire à personne !"
Ça, et il ne voulait désespérément pas que sa mère sache qu'il avait merdé.
"On avait sept ans."
Sept ans, c'était peut-être un peu jeune pour ce genre de comportement.
"Arrête de faire le bébé." il siffla entre ses dents, les larmes aux yeux à cause de la douleur. "Pousse juste dessus et ça reviendra comme avant !"
Deku poussa assez fort pour faire souffrir les ligaments trop tendus, mais pas assez pour remettre l'épaule en place.
"Pourquoi vous criez, bordel ?!"
"Dès que t'as entendu ta mère arriver, t'as essayé de te cacher. Tu étais blessé et tu avais besoin d'aide, mais tout ce que tu faisais, c'était essayer d'arrêter de pleurer pour qu'elle ne remarque rien."
Ça ne lui sembla pas bizarre jusqu'à ce qu'il essaye d'imaginer Deku se disloquant quelque chose avec Inko à proximité. En vérité, Deku était sacrément courageux face à la douleur, c'était évident lorsqu'on constatait toutes les fractures qu'il s'infligeait. Enfant, il n'aurait pas laissé les coups et les égratinures l'arrêter, mais il aurait définitivement pleuré tout le long. Inko lui aurait tenu la main, embrassé la tête et lui aurait parlé doucement jusqu'à ce qu'il se sente mieux. Elle aurait rendu la blessure moins effrayante, pas pire.
"Putain de merde, Katsuki, qu'est-ce que tu t'es fait ?!"
Une fois de plus, Inko agissait comme l'antithèse de sa propre mère. Tout le côté surprotecteur d'Inko avait tendance à l'énerver, mais sa présence ne lui avait jamais fait peur. Mitsuki, en revanche, devenait instantanément deux fois plus terrifiante lorsqu'il était déjà blessé et ne pouvait pas se protéger.
Apparemment, ce n'était pas ce qu'il était censé ressentir.
"Qu'est-ce que tu faisais, même ?" Elle avait l'air plus exaspérée qu'en colère.
"Je suis juste tombé, c'est tout." il grommela.
"Tiens-toi immobile et garde ta bouche fermée pour ne pas te mordre la langue." elle lui ordonna avant d'ajuster son bras pour qu'il se plie à quatre-vingt-dix degrés au niveau du coude. Puis elle tourna son avant-bras vers l'extérieur avec une douceur surprenante. Il ne parvint pas tout à fait à réprimer un gémissement lorsque l'articulation se remit en place.
"Maintenant, ne fais rien exploser avec ce bras pendant un moment ou tu vas à nouveau le déboîter." elle avertit.
"Oui." Il leva les yeux au ciel avec irritation avant d'ajouter dans un murmure, "Merci."
Sa peur d'elle était-elle même justifiée ? Elle l'avait aidé lorsqu'elle l'avait découvert. Ou était-ce seulement parce que c'était arrivé l'un de ses bons jours ?
Il était si confus.
"J'étais assez têtu à ce sujet." il répondit finalement.
"Elle t'a crié dessus." Deku insista.
"Ouais, mais c'est juste comme ça qu'elle est." À haute voix, il reconnaissait que c'était une faible excuse.
"Mon père avait l'habitude de faire du miso maison quand ma mère ou moi tombions malades." Deku se souvint. "Une fois, maman passait une mauvaise journée au travail, alors il s'est présenté à son bureau avec des fleurs et du bubble tea."
Il avait compris où il voulait en venir, mais il grimaça quand même intérieurement lorsque Deku termina.
"Il la frappait quand même."
"Si t'es tellement convaincu qu'être décent parfois compense pas la violence, alors pourquoi tu me parles toujours ?" Il interrogea, à la fois fatigué et incertain.
"Je sais que ce que tu as fait était mal. J'ai conscience que tu étais un harceleur. Mais j'ai choisi d'être à tes côtés malgré ça parce que je comprends pourquoi et je sais que tu essayes de changer." Le nerd avait définitivement pratiqué cette conversation dans sa tête au moins une fois. "T'as le droit d'essayer de te réconcilier avec ta mère, mais tu ne devrais pas le faire en lui trouvant des excuses. Arrête d'essayer de savoir si tu le méritait ou non, parce que c'était pas le cas. Tu n'es pas obligé de lui pardonner. Tu peux juste choisir de le faire."
Bakugo voulait lui présenter ses excuses. À la place, il avait eu un discours d'encouragement sur sa relation avec sa mère, et Deku était devenu la troisième personne ce jour-là à insister sur le fait que ce qu'il voulait avait de l'importance.
"Je sais pas ce que je suis censé faire à partir de maintenant." il déclara maladroitement.
"J'aimerais vraiment que tu sois à nouveau mon ami." Deku répondit sans crainte.
"Comment je fais ça ?"
Mon Dieu, tu es tellement stupide.
"Peut-être qu'on pourrait faire une sortie un jour." il suggéra. "S'entraîner ou quelque chose comme ça. Ou tu pourrais venir à nouveau à la maison. Ma mère serait contente de te revoir."
Il avait l'habitude d'éviter tous les lieux liés à son enfance, mais il se surprit à répondre :
"D'accord."
NAO : J'ai besoin d'un vrai ordinateur *weary face emoji*
Aussi, je sais que j'ai écris ce souvenir avec Mitsuki de façon à ce qu'il soit positif, mais si votre enfant se disloque quelque chose, EMMENEZ-LE CHEZ UN PUTAIN DE MÉDECIN.
