Disclaimer : L'univers ainsi que plusieurs de ces personnages appartiennent à J.K. Rowling. Plusieurs personnages seront de mon invention, et des modifications seront apportées, s'agissant d'un univers alternatif. Aucun profit financier n'est tiré de cette histoire.
Chapitre 1 : La fin d'une époque.
Le 31 octobre 1981, Nicolas Flamel, éminent alchimiste français ainsi qu'ancien directeur de l'Académie de magie de Beauxbâtons rentra dans le bureau d'Albus Dumbledore, directeur de Poudlard, d'un air inquiet.
- Albus dis-moi tout ! Comment vont les Potter ? Les rumeurs sont-elles vraies ? Le jeune Potter aurait mis fin au règne des ténèbres ?
- Nicolas calme toi je t'en prie… Ce fut une longue journée, soupira Dumbledore. Oui tout est vrai, le sacrifice de Lily a permis à Harry de survivre au sortilège de la mort de Voldemort. Ils sont tous morts ce soir… Hagrid ramène le petit en ce moment-même, j'ai déjà fait parvenir son berceau pour ce soir. Il restera à Poudlard jusqu'à demain, après quoi il rejoindra sa famille moldue, les Dursley.
Nicolas Flamel remarqua alors le berceau comportant l'armoirie de la Noble et Antique Maison des Potter, un phénix chantant surplombant 3 vagues importantes de par leur taille. Il répondit enfin fermement à Dumbledore, le visage sévère.
- Qui crois-tu être Albus pour décider du sort d'un enfant à peine né et déjà orphelin ? Il serait probablement plus en sécurité protégé ! Voldemort n'est peut-être plus là, mais ses fidèles voudront probablement se venger !
- Je connaissais bien James et Lily, c'est ce qu'ils auraient souhaité. La protection de Lily rendra impossible toute attaque contre le garçon.
- Es-tu sûr de cette protection ? Et est-on vraiment sûr que Voldemort est bien mort ?
- Le garçon a reçu une cicatrice en forme d'éclair sur le front, ce ne peut être qu'un résidu du sortilège de la mort, et la trace de la protection de sa mère ! Seul un sort noir laisse de telles traces, ce n'est pas à toi que je vais l'apprendre. Pour Voldemort, nul doute qu'il n'est pas définitivement parti… Son corps n'a pas été retrouvé, et je soupçonne qu'il soit actuellement sans pouvoir, à errer dans la nature. C'est à ce propos que je t'ai fait venir.
Nicolas Flamel jaugea le regard de Dumbledore et celui-ci, bien que fatigué, brillait de magie d'une lueur caractéristique. Cela faisait longtemps qu'il le connaissait, et il ne savait que trop bien comme ce regard était corrélé à sa soif de pouvoir. Peu de gens le savaient, mais l'ambition de Dumbledore était au moins égale à celle de Salazar Serpentard. Nicolas ne savait pas si le vieil homme savait qu'il l'avait découvert il y a de nombreuses décennies déjà, mais au moins il savait à quoi s'en tenir lors de ses interactions avec le vieil homme, qui avait à plusieurs reprises tenté de lui subtiliser la pierre philosophale. Nul doute qu'il allait vouloir recommencer pensa Flamel.
- Nul doute que les mangemorts vont tôt ou tard réapparaître avec pour objectif de faire revivre leur maître. Tu t'en doutes, la pierre pourrait grandement leur faciliter la tâche… Je te propose de me la confier, ici à Poudlard, où je pourrais l'intégrer dans les défenses du château où elle sera intouchable.
- Albus, j'ai mes propres sécurités pour la Pierre, il est impossible pour les mangemorts d'y accéder, tu l'a bien vu durant la guerre, ils ont essayé en vain. Mais ne change pas de sujet ! La défense de sa mère, si tant est qu'elles existent, ne seront certainement pas suffisante pour empêcher les mangemorts de lui tomber dessus !
- Et où voudrais-tu qu'il aille ? Il doit avoir une enfance normale ! C'est de son bien-être que je me préoccupe et sa place est auprès de sa famille !
- Ecoute si tu ne veux pas t'assurer de sa sécurité, je peux m'occuper de lui trouver une famille où il sera en sécurité !
- En France je suppose ? Allons, tu prendras le risque que les mangemorts aient accès à la Pierre et à l'enfant à proximité ? Je t'ai connu plus prudent Nicolas, est-ce que ce sont tes nombreuses années de vie qui te font décliner ?
La lueur dans le regard d'Albus Dumbledore avait depuis longtemps disparue après le refus de Nicolas Flamel de lui laisser sa Pierre, ce que ce dernier n'avait pas manqué de notifier. Il prit une grande inspiration, réfléchit à ce qu'il allait dire, persuadé que cela bouleverserait le monde sorcier à venir et énonça enfin :
- Tu dois avoir raison Albus… Cela offrirait une cible de choix aux différents sorciers sombres restants. Cependant je suis persuadé que son avenir doit être au sein du monde sorcier. Je te laisserai la pierre demain Albus, mais je m'occuperai de son éducation.
Nicolas Flamel savait que c'était un pari risqué qu'il était en train de jouer, et il pouvait presque matérialiser le conflit interne qui habitait Albus Dumbledore à ce moment précis. La question était de savoir qui de son désir d'influence ou de son désir d'immortalité allait prendre le dessus dans ce choix cornélien qu'il lui avait imposé. Manipuler un manipulateur chevronné comme celui-ci n'était pas chose aisée, mais était également très difficile à masquer, et il espérait ne pas avoir réduit des années de niaise compliance et de fausse amitié entretenue avec sa proposition. Cependant, il sut qu'il avait gagné lorsqu'il revit la lueur dans les yeux de son vieil « ami ».
- Je suppose que tu n'a pas tout à fait tord non plus sur l'éducation d'Harry, concéda Dumbledore. Je suis ravi que tu ai accepté de me laisser la Pierre, notamment au vu des conséquences que cela va voir. Il me semble cependant que Perrenelle et toi êtes préparés à ce moment ? Quoi qu'il en soit, as-tu une idée de la famille qui pourrait s'en occuper ?
Flamel fit semblant de réfléchir un moment, puis annonça la Très Distingué Famille Laveau, reconnue et appréciée en France, mais dont les derniers descendants sont stériles. Il argumenta ainsi sur leur joie d'avoir un enfant à élever. Il n'insista pas sur les aspects politiques Français, Dumbledore n'allant probablement pas apprécier l'influence que gagnerait le jeune Potter au cours des prochaines années à venir, en plus de sa victoire sur Voldemort.
Ce dernier fut d'ailleurs contrarié, mais accepta les lèvres serrées la décision de Nicolas.
- Tu n'es décidément pas si intelligent que ça Albus pensa Flamel satisfait de lui-même.
Après s'être salués, Nicolas rentra chez lui afin d'échanger avec Perrenelle sur ce qu'il venait de se passer. Elle ne fut certainement pas ravie de l'idée de son mari. Heureusement, cela faisait plusieurs années qu'ils travaillaient ensemble sur l'élaboration d'une fausse pierre. Elle était suffisamment convaincante pour que le directeur ne se doute de rien avant plusieurs jours. En effet, il était connu que l'élixir de vie issu de la pierre mettait une semaine à être produit. Ce dernier ne serait certainement pas heureux de s'être fait berner, mais ils auraient alors déjà fait le nécessaire pour que Harry soit officiellement adopté par les Laveau.
- Nicolas il est important que ce pauvre garçon reste un Potter, il faudra bien faire attention au type d'adoption utilisé ! Une adoption magique est impossible, c'est le dernier descendant des Potter, nous ne pouvons pas imposer ce choix, pas même pour sauver notre lignée.
Perrenelle resta catégorique à ce sujet, et Nicolas n'eut d'autres choix que de s'y résoudre. Cela ne le dérangeait pas tellement en réalité, mais il était désolé pour ses descendants. En effet, Laveau était le nom de famille de Nicolas Flamel avant que celui-ci n'en change une fois qu'il eut prit de l'âge.
Ils retournèrent tous les deux chercher le jeune Harry le lendemain matin à Poudlard. Une fois arrivé dans le bureau de Dumbledore, ils purent admirer un nourrisson aux yeux verts qui cessa de pleurer dès que Perrenelle le prit dans ses bras. Après avoir remis la fausse pierre à un Albus aux anges, et laisser ce dernier dire un au revoir hypocrite au jeune enfant, ils partirent en direction de la France, non sans avoir fait le nécessaire pour embarquer avec eux le berceau des Potter.
Note : Dans cette histoire, Dumbledore n'est pas le manitou suprême de la Confédération Internationale des Sorciers, j'avais expressément besoin que son pouvoir reste confiné à l'Angleterre comme vous le verrez par la suite.
J'espère que cette histoire vous plaira !
À bientôt,
Cornedrue 99
