Je viens toujours ici quand je ne suis pas bien, aka quand je m'engueule avec mon copain. Ce qui, ces derniers temps, arrive au moins trois fois par semaines. C'est toujours le même serveur qui prend ma commande. Il ne me demande même plus mon nom. Il doit voir que je m'échappe de quelque chose, mais il s'en fou. Il est barista, pas psy.
Je prends mon café latte, et m'assois à la table habituelle: au fond, dans un coin, isolée. Je regarde mon téléphone, scroll à travers les réseaux sociaux, attisant encore plus ma colère contre ces gens heureux quand moi je ne le suis pas. Aujourd'hui, le serveur s'asseoit en face de moi, les deux poings sur la table. Je lève les yeux de mon téléphone, d'abord noirs, m'apprêtant à envoyer chier le connard qui a osé troubler ma paix. Mais quand je vois que c'est le barista, mon regard s'adoucit. Il ne m'a rien fait. Au mieux, il s'inquiète pour une pauvre inconnue. Au pire, il va me jeter parce que je viens trop souvent.
"Tu es malheureuse." Je hausse un sourcil, il sourit. "Tu arrives toujours ici avec les yeux rouges ou alors ton Rimmel a coulé. Parfois c'est même les deux." Je déglutis, sentant les larmes monter. "Je vais fumer une cigarette dehors, tu fumes ?"
"J'avais arrêté, mais je voudrais bien faire une exception."
Il fait une moue et se lève. Je le suis devant le café, puis dans une ruelle isolée à côté. Il me tend une cigarette, qu'il allume, avant de s'en allumer une pour lui. Je savoure la dose de nicotine dont je manquais depuis si longtemps, et m'asseois sur le trottoir.
"Oi, t'assieds pas là, c'est dégueulasse." Je m'asseois, et tire sur ma cigarette en le regardant. Tu penses que j'en ai quelque chose à foutre de ce que tu penses ? "Tch. En tout cas, tu n'es pas bavarde. Quand je pense qu'on dit que je suis taciturne."
"Si je parle je pleure. J'ai pas envie de pleurer."
Le serveur fait une moue, et s'asseoit à côté de moi. On reste un instant en silence, puis il parle. "C'est grave ?"
"Non. Tous les hommes sont des cons, la rengaine habituelle."
L'homme ricane. "Ouais, je connais." Je ne réponds pas. On termine notre cigarette en silence. "Je dois retourner bosser. Tu sais où me trouver si t'as besoin de parler." Je hoche la tête, et regarde le nom sur son badge. Livai.
Le lendemain, toujours la même rengaine. Le besoin de prendre l'air est omniprésent. Je prends mes clés et ne réponds pas quand mon copain me demande où je vais. Dans ton cul, voilà où je vais. Je prends la route habituelle, et passe acheter des cigarettes au tabac. Putain, je m'en sortais si bien.
J'hésite avant d'entrer dans le café. Si Livai est là, est-ce qu'il ne s'attendra pas à ce qu'on parle ? Peut-être que j'ai envie de parler ? Ce n'est pas lui qui prend ma commande, mais une collègue qui m'invite à aller m'asseoir dehors en attendant mon café.
C'est Livai qui me l'amène quelques minutes plus tard, avant de s'asseoir en face de moi. "Merci." Je dis, avant d'allumer une cigarette. Je pousse mon paquet et mon briquet vers lui, et il en prend une.
Il respecte mon silence. J'apprécie.
"Je vais rompre."
Livai ne réagit pas. Il fume sa cigarette, me regardant, attendant probablement la suite. "Il n'a aucune attention, il ne fait que râler sans arrêt. Quoi que je fasse, ce n'est pas assez bien. Quand je veux acheter de la lingerie, je ne devrais pas, ça ne m'irait pas avec de telles formes. D'ailleurs, qu'est-ce que ça peut lui foutre, il ne m'a pas touché une seule fois depuis six mois. Si je reste avec lui je vais finir par me tirer une balle parce que pas assez bien pour ce monde et trop conne, inintéressante et trop grosse pour plaire à n'importe qui."
Livai ricane. Merde. Je me suis trop ouverte.
"Désolé, mais faudrait avoir de la merde dans les yeux pour ne pas te toucher." Je rougis, ouvrant grand les yeux de surprise. "Visiblement, tu es acquise. Tu vas rompre, il se réveillera pendant quelques mois, puis ça recommencera. Je ne dirais pas que tous les hommes sont des connards, mais lui en est un. Quitte le. Ou va voir ailleurs, fais ce que tu veux. Mais prends ton pied. Je suis sur que t'es encore plus jolie quand tu es épanouie."
Je souris et baisse les yeux. "Tu me trouves jolie ?"
Livai hausse les épaules. "Ouais ? On ne te l'a jamais dit peut-être?"
"Si, mais…"
"Tu sors tellement peu que ça fait longtemps." Je le regarde. Il me connaît si bien. "Ma pause se finit." Il pose ses clés sur la table. "Vas chez moi. Je finis tôt aujourd'hui."
"Quoi ?? Je ne vais pas aller chez toi, on ne se connaît pas!"
"Tu veux rentrer chez toi peut être ?"
"Laisse moi être claire avec toi, Livai. Si je vais chez toi, je vais me faire des idées et penser que tu espères me mettre dans ton lit. Ce que oh mon dieu j'aimerais. Mais on sait tous les deux que tu vas être un gentil garçon et j'ai pas besoin de ça."
Je pousse les clés vers lui, mais Livai met sa main sur la mienne. La chaleur qui la traverse est envahissante et me paralyse. "J'ai jamais dit que j'étais un bon garçon, et j'ai jamais dit que j'étais sans arrière pensée. Va m'attendre chez moi. J'habite deux rues plus loin. Je termine dans 2h."
Il se lève. Je n'ai même pas le temps de répondre. Alors je vais chez Livai.
J'attends 2h, assise chez lui, n'osant bouger dans cette propreté immaculée. Puis, j'entends la sonnette. Je regarde pour le judas, et ouvre. "Ça a été?" Livai me demande en entrant.
"Oui."
"Bien." Il enlève sa veste et se jette sur moi. Ses lèvres chaudes contre les miennes m'envoient des frissons. Je ne devrais pas faire ça, mais putain c'est si bon. Je lui rends son baiser, et laisse sa langue entrer dans ma bouche. Lorsqu'il serre ma fesse, je laisse échapper un gémissement. Alors, il me pousse en m'embrassant. Je me laisse diriger, jusqu'à être allongée sur un lit. Là, il se frotte contre moi, sa main descendant sur mon sien. Je le serre contre moi, montant mon bassin contre le sien, gemissant.
"Je vais te faire te sentir belle. Je vais te baiser comme tu mérites d'être baisée."
Les mots m'envoient des décharges. Mes mains parcourent son corps chaud, ferme, musclé, tandis qu'il écarte plus mes jambes. Il descend et retire mon pantalon et ma culotte. Je ne suis pas à l'aise. J'ai toujours eu le sentiment que si mon homme ne me donnait pas ce plaisir, c'était parce que quelque chose n'allait pas, là, en bas. Mais vu la façon dont Livai me lèche, vu la passion qu'il y met, vu les gemissements qu'il pousse tout contre ma chatte, j'en déduis que tout va très bien. La langue parcourt ma chatte avec ses lèvres. Il le fait si bien. Il teste, à l'affût de chacune de mes réactions, et recommence ce qui me fait gémir le plus fort. Ses mains chaudes sur mes fesses accélèrent ma respiration alors que je m'accroche désespérément aux draps sous moi. Ma tête va à gauche, à droite, et Livai me bouffe la chatte avec une telle passion, un tel dévouement, que mes jambes tremblent. Ma main va dans ses cheveux, geste répondu par un grognement. Je joue avec lui, comme il joue avec moi.
"Mgnn Livai…, juste là, oui…"
Je me mords la lèvre, je me serre un sein, je soulève mon bassin, je cambre mon dos. Je jouis. Livai continue de lécher mon clito jusqu'à ce que je tire sur ses cheveux pour le faire arrêter. Il se redresse et vient au-dessus de moi, avant de m'embrasser.
Je le veux tout contre moi. Je le veux en moi. Je le serre, mes mains passant sur ses fesses, dans son boxer.
Sa bite est grosse lorsque je la prend en bouche, et les compliments que je reçois suffiraient à me faire jouir à nouveau.
"Oh putain…"
C'est maintenant lui qui est allongé, et moi entre ses jambes. Je sens sa bite grossir sur ma langue lorsqu'il me tire vers me haut, et me manipule pour que je me mette au-dessus de lui, ma chatte sur son visage. Il appuis sur mes fesses, et je tend mes jambes lorsque la langue touche mon clito sensible.
Je gemis en reprenant la bite en bouche.
La chambre s'emplit d'un concert de gémissements alors qu'on se suce et se lèche. Je suis impressionnée par la ferveur que Livai met dans son cunni. C'est incroyable. Avec lui, tout est naturel, je ne suis jamais mal à l'aise. Il vénère mon corps, ma chatte, moi. Il se dédie à me faire du bien.
Un gémissement plus aigu que les autres, et Livai sort sa bite de ma bouche et bouffe ma chatte plus goulument. Alors je le laisse faire. Je le laisse me dévorer toute entière, sentant le deuxième orgasme monter.
"Mgnnn Livai!" - Mes jambes spasment, je jouis, et il me boit toute entière alors que ma tête tourne.
Puis, il me fait l'amour. Il ne me baise pas. Il me fait l'amour. Tendrement, il s'enfonce en moi, après avoir mis un préservatif qu'il a lubrifié. Il attend que je le lui demande pour aller plus fort. God, c'est si bon. Sa bite est incroyable. Elle me remplit parfaitement. Il me regarde, attentif à chacune de mes réactions. Je me sens bien, désirée, belle, pour la première fois depuis des mois.
Je jette ma tête en arrière, et Livai leche ma gorge, puis remonte à mon oreille. "Tu es si belle, putain…"
Je lui griffe le dos, et jouis. Livai jouit instantanément, me grognant dans l'oreille. Je sens encore sa bite pulser en moi alors qu'il me regarde, une main caressant ma joue. Puis, doucement, il frotte son nez contre le mien, et m'embrasse. Un baiser doux, tendre, chaud. Je m'y prélasse.
Lorsque je me rhabille, je suis silencieuse, sentant son regard sur moi. Alors il s'asseoit, encore nu sous sa couette. "Tu sais, on peut recommencer."
"Maintenant ?" - Je souris.
"Maintenant, demain, après demain, tous les jours, toutes les heures, partout." Je rougis et baisse les yeux. "Fais ce que tu veux avec ton homme, mais viens me voir dès que tu en ressens le besoin. Et puis en fait non. Casse avec lui et mets toi avec moi. Je te montrerai ce que ça fait d'être aimée et respectée."
