Final Fantasy VII appartient à Square Enix. Merci de ne pas reposter cette histoire ailleurs sans m'en informer. Tout vol ou plagia sera signalé. Merci.


Day 5 : Gloves

Cloud leva à peine le nez de son téléphone quand il entendit la porte s'ouvrir. Il lança juste un vague :

- Ça va ?

- Je vais tuer ces crétins.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda Cloud sans même le regarder.

Il était habitué aux élans de haine de son petit ami.

- Pour commencer, grogna Sephiroth. Je ne sais pas quel est le crétin qui s'occupe de faire le recrutement de la milice, mais je serais ravi de lui expliquer ma façon de penser.

- Hey, on ne crache pas sur la milice, s'il te plaît.

- Toi, c'est différent. Tu as du talent, et tu arrives à compenser ton manque de muscle, de taille et ton mal des transports par ton intelligence. Et je couche avec toi. Donc ça va. Et toi, tu n'as jamais atteint le niveau des crétins que j'ai eu aujourd'hui.

- Certainement que non, marmonna Cloud, puisqu'on m'a viré de la milice pour m'enrôler comme secrétaire. Paye ta promotion.

Sephiroth se débattait en enlevant ses chaussures. Cloud n'avait même pas besoin de se retourner pour le savoir. C'était le même scénario tous les jours. Tous les soirs, son amant revenait et pestait contre quiconque l'avait ennuyé dans la journée en se déshabillant.

- L'idiot fini des ressources humaines va m'entendre.

- S'il ne t'entend pas déjà, marmonna Cloud.

- On devrait leur faire passer un test de QI avant de rentrer.

- Quoi ? demanda Cloud. Il y en a un qui ne sait pas écrire son prénom?

- Il y en a un qui s'est tué.

C'eut le mérite de susciter l'intérêt de Cloud.

- Hein ?

- On faisait une séance de tir, aujourd'hui, et un abruti n'a pas enlevé la sécurité. Alors il a retourné son arme pour regarder dans le canon s'il n'y avait pas quelque chose qui coinçait et...

Cloud ricana et retourna à son téléphone. Sephiroth se débattait avec son long par-dessus et ses ceintures.

- Ils sont vraiment débiles.

- Eh, ne rigole pas, ce n'est pas toi qui dois te coltiner la paperasse, derrière.

- Non, marmonna Cloud, je suis juste ta secrétaire. À part ça, la paperasse, je ne connais pas, c'est sûr...

- Derrière, tous les bleus étaient choqués. Il y en a deux ou trois qui ont vomi. Donc il a fallu nettoyer...

- Bon, des bleus qui gerbent, c'est pas nouveau. Ils gerbent tous. J'ai gerbé.

Sephiroth finit par jeter son manteau sur le meuble de l'entrée.

- Oui, mais toi, je t'aime suffisamment pour supporter tes défauts...

- Sympa, grogna Cloud.

- ... Et je ne suis pas obligé de supporter le reste du monde.

- Bon, tu as eu une séance avec des bleus qui s'est mal passée. C'est plus ou moins toujours le cas, non ?

- Attends, parce que c'était ce matin. Après, il y a eu l'après-midi.

Cloud l'entendit grommeler des paroles depuis la chambre. Il revint une minute plus tard, vêtu d'un T-Shirt, d'un bas de pyjama et d'une robe de chambre.

- Devine la nouvelle qui circule à mon sujet.

Cloud leva les yeux.

- Je ne sais pas.

- Comme j'étais à côté du bleu quand il s'est tué tout seul, mon uniforme a été taché.

- Ce qui est logique.

- Et je me suis changé.

- D'accord...

- Et quand j'ai commencé à aller vers la douche, j'ai enlevé mes gants pour commencer à me déshabiller.

- Oui...

- Tu savais que les gens pensaient que je ne retirais jamais mes gants ?

Cloud se retint de sourire. C'était donc ça le fond du problème.

- Tu as eu une nouvelle rumeur dans ton fan-club ?

- Ils sont vraiment partout. Déjà, quand on a fait le truc de la pommesotte, avec Angeal et Genesis, on était dans une salle d'entraînement, donc je ne sais pas comment ils ont fait pour savoir. Mais là...

Il grimaça.

- Monsieur, vous voulez que j'aille vous chercher une autre paire ? Ou prenez la mienne, je sais...

Sephiroth déglutit comme si ça lui était douloureux de dire la suite.

- Je sais que vous n'aimez pas ne pas avoir de gant.

Cloud ricana.

- C'est vrai ?

- Mais bien sûr que non !

- Non, mais je sais. Mais il t'a vraiment dit ça ?

- Oui. Et apparemment, c'est de notoriété publique que je ne retire JAMAIS mes gants.

Cloud ricana. Sephiroth fronça les sourcils.

- C'est ça, rigole.

Cloud se calma.

- Toutes les semaines, il y a un truc de nouveau sur toi qui sort. Ne me dit pas que ça t'étonne encore ?

Sephiroth s'installa à côté de lui dans le canapé.

- Je n'aime pas que les gens spéculent sur moi. Parce que tu peux être sûr que dès que l'info va circuler, je vais recevoir des colis de gants par dizaines.

Il fulmina et Cloud posa son téléphone avant de se tourner vers lui.

- C'est vrai que tu n'enlèves jamais tes gants...

- Oui, et je n'enlève jamais le reste de mon uniforme non plus. Et je ne suis pas collé avec pour autant.

Sephiroth soupira et Cloud lui remit une mèche de cheveux derrière l'oreille.

- Ça va mieux ? Demanda Cloud d'une voix douce.

- Oui. Mais j'aimerais bien comprendre comment ils font pour arriver à des conclusions pareilles sur moi. Je veux dire... Je n'ai aucun fétichisme avec mes gants.

- Ce ne sera pas pire que la fois où quelqu'un a lancé la rumeur que la taille de ton épée compensait la taille de ta virilité.

Sephiroth grogna à ce souvenir avant de se prendre la tête dans les mains.

- Comment les gens peuvent en arriver à penser ça... Qu'est-ce que j'ai bien pu faire pour que les gens pensent à ma vie sexuelle ! Et qu'ils l'imaginent comme ça !

- Pense à toutes ces ménagères qui rêvent secrètement que tu viennes leur rendre visite...

- Arg, ça me dégoûte...

Il soupira.

- Pourquoi les gens ne peuvent pas penser à autre chose qu'à ma vie privée...

Cloud se leva et alla dans la cuisine. Il en sortit un téléphone portable.

- Bon, j'avais gardé celui-là pour une occasion spéciale, mais on peut bien l'utiliser juste une fois.

Sephiroth se redressa.

- De quoi ?

Mais Cloud ne lui répondit pas. Il tapa quelques mots avant de sourire, satisfait et de ranger le téléphone. Il se rassit à côté de son petit ami.

- Qu'est-ce que tu as fait ?

- Je te le dirais pas, dit Cloud. Parce que si on remonte jusqu'à moi, tu pourrais avoir des ennuis. Bon, il y a peu de chance, parce que personne n'a réussi jusqu'à présent, mais on ne sait jamais. Et si Heidegger te demande si tu sais pourquoi tout le monde pense qu'il porte de la dentelle, réponds que tu n'es au courant de rien.

Sephiroth le regarda.

- Qu'est-ce que tu as fait ?

- J'ai peut-être, je dis bien peut-être, envoyé des messages à certaines personnes en particulier, quand tu as besoin d'échapper à l'attention.

Sephiroth réfléchit. Puis il sourit.

- Ce n'était pas d'un numéro inconnu, la fuite sur les gigolos de Scarlett ?

- Si, dit Cloud d'une voix innocente. Et celle sur les habitudes hygiéniques d'Hojo aussi. C'est fou, on n'a jamais retrouvé le coupable.

Sephiroth le regarda et sourit.

- Merci.

Cloud marqua un temps de pause et lui sourit en retour.

- La prochaine fois, quand on sera au lit, tu ne voudrais pas prendre tes gants ?

Sephiroth souffla.

- Tu es un crétin.

- Je rigole, sourit Cloud.

Sephiroth le regarda intensément, semblant en pleine réflexion. Et alors que Cloud pensait qu'il allait le gratifier d'un commentaire profond, il dit :

- C'est vrai qu'on n'a jamais essayé. Je pense que je les prendrai, un jour.