Alors, je sais pas ce qui se passe, je comprends pas, mais l'histoire apparaît bien dans mes histoires publiées, mais dès que j'essaie de l'ouvrir, ou d'accéder aux reviews, le site me dit qu'il trouve pas l'histoire. J'espère sincèrement que ce n'est qu'un bug !

Du coup, je tente la publication du chapitre 2 pour voir si ça passe, ou non.

Donc désolée pour ceux qui me laissent des reviews, mais apparemment, pour le moment, je ne peux pas vous répondre.


Harry, rentré au dortoir, était assis sur le bord de son lit et se tenait la tête entre ses mains. Il avait cassé la fiole. Et il l'avait renversée. Sur Malfoy ! Il revoyait sans cesse les gouttes vives se glisser entre ses lèvres et couvrir sa langue quand il avait ouvert la bouche pour lui crier dessus. Il était à deux doigts de pleurer son désespoir de ne jamais arrivé à conquérir son âme-sœur quand Ron s'approcha silencieusement pour lui coller une grande tape dans le dos, pile entre les deux omoplates. Harry en fut tellement décontenancé qu'il tomba en avant, face la première contre terre.

- Oh merde, je suis désolé, souffla Ron, la main sur la bouche pour retenir son fou rire.

Il avait une vue plongeante sur son meilleur ami, vautré par terre, les bras écartés de chaque côté de sa tête et le cul en l'air. Quand les vêtements d'Harry glissèrent en avant et que sa robe eut fini sa course sur sa tignasse, Ron ne pût se retenir plus longtemps et laissa exploser son hilarité.

- Je te jure que ça vaut une photo souvenir, se justifia Ron en voyant le regard assassin que son meilleur ami lui lançait.

- C'est pas drôle ! Je me suis fait mal ! Couina Harry en se redressant, s'asseyant sur ses fesses.

Après un nouveau couinement digne d'un chiot, il se mit à se frotter le bout du nez à l'aide de la paume de sa main tout en se plaignant qu'il ne le sentait plus.

- T'es le pire meilleur ami du monde ! Cria-t-il après s'être à nouveau plaint de sa douleur.

- Tu me feras ton éternel discours de l'adolescent martyre plus tard, j'ai faim.

Sur ces mots, Ron prit sa veste, puisqu'il s'était changé, et quitta la chambre pour descendre les escaliers deux à deux. Il s'était même mis à fredonner son horrible chanson : « j'ai les crocs, j'ai les crocs, des patates et du rôti de veau ». Harry ne la supportait plus. Hermione non plus, d'ailleurs. Hermione qui se leva de son fauteuil pour les suivre dans une synchronisation parfaite alors qu'elle n'avait pas levé les yeux de son livre, ponctuant sa lecture de petit « hm » de réflexion et « oh » de surprise.

Ensemble, ils rejoignirent la grande salle mais au moment où il allait franchir les portes, Harry fut violemment tiré en arrière et durement plaqué contre un mur. Il lâcha un gémissement de surprise avant de vivement ouvrir les yeux à la sensation d'un corps chaud venant se presser contre le sien.

- Ça devrait être puni par la loi d'être aussi irrésistiblement sexy, souffla Malfoy au creux de son oreille en se léchant les lèvres et en jouant avec sa cravate.

Harry se raidit tout de suite, un long frisson d'horreur lui parcourant l'échine. Il voulait disparaître, faire que l'incident de la volière ne soit jamais arrivé. Avec l'aide de la stupéfaction générale, Harry pût repousser Draco d'un coup sec et fuir, les jambes à son cou, droit vers sa table.

Alors que Ron le regardait avec des yeux de merlans frits et la bouche ouverte, Harry se tapait la tête contre la table en se répétant « dites-moi que j'ai rêvé, dites-moi que j'ai rêvé ». Il savait aussi qu'il allait devoir se confronter à beaucoup plus dérangeant. Et il ne parlait pas de Malfoy qui le regardait fixement en léchant outrageusement le bout d'une saucisse. Harry eut envie de fuir quand il le vit l'insérer lentement dans sa bouche, toujours plus loin.

Puis, ne supportant plus les allusions salaces que Malfoy lui lançait en se servant de toute nourriture qui lui tombait sous la main, Harry déguerpit de la grande salle aussi vite qu'il le pouvait. Il se réfugia dans la salle sur demande, là où il se sentait le plus à l'aise. Elle lui apparut comme il la souhaitait : une petite chambre douillette avec, sur chaque centimètre carré de mur, une représentation quelconque de la sublime créature qui hantait ses rêves les plus fous, et les plus érotiques.

Des photos et des tableaux moldus, des dessins, des collages. Harry se laissa tomber sur le lit, le sourire jusqu'aux oreilles et les yeux rivés sur la plus grande illustration de la salle, qui se trouvait sur le plafond. Des gloussements ridiculement amoureux s'échappèrent de la gorge d'Harry quand il posa ses yeux sur les siens. Oh bon Dieu, son cœur pouvait exploser à n'importe quel moment de trop l'aimer.

Harry savait qu'il pouvait rester là, à l'observer pendant des heures. C'était son seul et unique amour. Il en mourrait de chagrin si ce n'était pas réciproque et ne regardait jamais personne d'autre. C'était l'amour de sa vie, Harry en était convaincu !