Petite inspiration de fic quand j'ai lu le tome 6 de HP. Je me suis inspirée de la scène où Harry se cache dans le filet à bagages du wagon des Serpentards pour espionner Drago pour la remixer à ma sauce. Désolée, mais l'occasion était trop tentante !

Disclaimer : La partie en italique entre crochets, les personnages ainsi que l'univers sont à J.K Rowling, le reste de la scène sort de mon imagination trop féconde.


Face à face dans le Poudlard Express

[Harry voyait les couloirs se remplirent à nouveau et il espéra qu'Hermione et Ron sortiraient ses bagages sur le quai. Il ne pouvait bouger de sa cachette tant que le compartiment ne serait pas vide. Enfin, dans une dernière secousse, le train s'immobilisa. Goyle ouvrit la porte avec force et joua des muscles pour se frayer un chemin parmi la foule d'élèves de deuxième année qu'il écarta à coups de poing. Crabbe et Zabini le suivirent.

- Pars devant, dit Malefoy à Pansy qui l'attendait la main tendue comme si elle espérait qu'il allait la prendre. Je veux simplement vérifier quelque chose.

Pansy s'en alla. A présent, Harry et Malefoy étaient seuls dans le compartiment. Des élèves passaient dans le couloir, descendant sur le quai plongé dans l'obscurité. Malefoy s'approcha de la porte et tira les stores pour qu'on ne puisse pas le voir de l'extérieur. Puis, il se pencha sur sa valise et l'ouvrit à nouveau.

Harry regarda par-dessus le filet à bagages, le cœur battant un peu plus vite. […]

- Petrificus Totalus !

Sans aucun avertissement, Malefoy pointa sa baguette sur Harry qui fut instantanément paralysé. Comme dans un film au ralenti, il bascula du filet à bagages et tomba…] tout droit dans les bras de Malefoy, qui le rattrapa de justesse. [Sa cape d'invisibilité, coincée sous lui, le révéla au grand jour, les jambes recroquevillées dans une position absurde, semblable à une génuflexion, que lui avait imposé l'étroitesse de sa cachette. Il n'arrivait plus à remuer un muscle et ne pouvait que regarder Malefoy afficher un large sourire.

- C'est bien ce que je pensais, jubila-t-il. J'ai entendu la valise de Goyle te cogner. Et j'ai cru voir passer un éclair blanc après le retour de Zabini.

Ses yeux s'attardèrent un instant sur les baskets d'Harry.

- Je suppose que c'était toi qui bloquais la porte quand Zabini est revenu.

Il observa Harry un moment.]

- Tu ne pouvais vraiment pas attendre d'arriver à Poudlard, hein ? Fit le blond d'une voix plus tendre.

Malefoy le déposa sur la banquette la plus proche et, se relevant, pointa sa baguette sur le brun.

- Finite !

Et Harry put bouger. Il étira ses muscles endoloris avant de lancer un regard noir à son vis-à-vis.

- Et toi, tu ne pouvais pas me demander simplement de descendre, plutôt que de me lancer un sort ? Un simple « Je t'ai vu, descend de là » aurait suffi, tu sais !? Dit Harry en boudant.

- Oh, mais mon chéri ! Tu sais bien que j'adore me donner en spectacle… même en privé ! Répondit Drago en chuchotant la dernière partie.

Il se mit ensuite à quatre pattes au dessus du brun et le couva d'un regard mi-tendre mi-lubrique.

- Oui, eh bien, tu aurais quand même pu faire autrement ! S'entêta Harry en croisant les bras sur sa poitrine et en tournant la tête d'un air enfantin.

- Oh, chéri ! Tu es si mignon quand tu boudes ! S'exclama le blond en l'étreignant et en plongeant son visage dans son cou pour le couvrir de léchouilles.

- Drago… han… tu… tu crois qu'on aura… mmh… le temps ? Demanda Harry en ponctuant sa demande de gémissements.

- Ne t'inquiète pas, mon amour ! Le train ne part pas avant au moins une heure, le temps qu'ils vérifient chaque compartiment ! Maintenant, détends-toi, bébé, et laisse-moi faire ! Fit-il en remontant du cou en traçant un chemin de petits baisers.

Il cueillit délicatement les lèvres rosées de son amant dans un baiser tendre, celui-ci se transformant peu à peu en baiser passionné. Leurs langues se rencontrèrent dans un ballet fascinant qui leur fit voir des étoiles tandis qu'une chaleur bien familière envahissait leurs bas-ventres.

L'une des mains de Drago vint se glisser sous le tee-shirt du brun qui gémit en la sentant passer sur ses abdominaux, remonter sur ses pectoraux et attraper l'un de ses tétons pour le pincer doucement, faisant grandir son désir, tandis que l'autre s'amuser à frotter la bosse qui déformait son pantalon.

- Tu es déjà si excité, mon amour ! Pourtant nous ne faisons que commencer ! Fit-il en remontant le tee-shirt de Harry.

Le blond commença à redessiner de sa langue les abdos bien formés, évitant soigneusement les tétons durcis. Harry laissait échapper de délicieux gémissements à ses oreilles. Ils sonnaient comme une douce mélodie, c'était sa récompense. Mais bientôt, une bosse vint déformer le pantalon du jeune brun, tirant un sourire sarcastique à Malefoy, qui trouvait toujours amusant les réactions de son petit-ami. Il était toujours si facile de l'exciter. A peine quelques frottements et le voila tout émoustillé. Son inexpérience sexuelle l'amusait vraiment. Il n'y avait que les novices en la matière pour bander avec quelques effleurements sur le torse.

Comme il le trouvait mignon, son petit chéri.

Le blond défit le pantalon d'Harry, pour avoir une meilleure accessibilité au caleçon de l'autre jeune homme et commençait à caresser son sexe en érection. Il aimait sentir cette hampe dure et humide contre sa paume. Elle était chaude et laissait déjà échapper quelques gouttes pré-éjaculatoire. Drago se lécha les lèvres. Il avait hâte de goûter à cette délicieuse mixture naturelle du corps de son petit-ami. Harry poussa un grognement de mécontentement quand les choses n'allèrent pas assez vite à son goût.

- Peut-être… devrais-je soulager cette partie de ton corps qui a l'air de tant te faire souffrir ?

Drago se laissa langoureusement couler le long du corps de Harry et quand il fut à la hauteur de son sexe, il commença à suçoter le bout rougi. Harry laissa échapper un gémissement lascif qui fit dresser le propre sexe du blond. Mais pour l'instant, il n'était pas question de lui. Il se gorgea de chaque gémissement qu'il arrivait à soutirer à son petit-ami de ses coups de langue tout comme il se gorgeait de chaque centimètre de peau qu'il rencontrait de ses lèvres. Il ne voyait pas vraiment le visage de Harry, rejeté en arrière, mais il le savait exquis sans avoir à le voir.

Il se retira bientôt pour ne pas que son amant ne jouisse trop vite, arrachant ainsi un gémissement plaintif de la part du brun ainsi qu'un « Continue » désespéré. Il se redressa. Légèrement plus grand que le garçon à lunettes, il pencha la tête pour regarder dans les yeux verts voilés de plaisir sous lui.

- Alors, Potter, on supplie pour avoir du plaisir ? Quelle belle catin tu ferais !

Harry agrippa alors le col de Malefoy et le tira pour que leurs deux visages soient l'un en face de l'autre.

- Et si pour une fois dans ta vie, tu fermais ta grande gueule, Malefoy, et tu utilisais cette langue de vipère à d'autres fonctions !

- Mais c'est que le Saint-Potter se dévergonde, dites-moi !

Drago attrapa soudain les hanches du griffon pour le placer sur la banquette contre laquelle il était accoté. Harry passa alors ses jambes autour des hanches du blond et ses bras autour de son cou. Une séance d'exploration en profondeur de leurs deux cavités buccales commença. Leurs langues se caressaient en un véritable ballet sensuelle, leur soutirant de nombreux gémissement de bien-être. Perdus dans leurs sensation, ils n'entendirent d'abord pas le bruit qui résonna dans le wagon d'à côté. Ce ne fut que lorsque la porte de l'autre côté de celle devant laquelle il se trouvait s'ouvrit dans un grand bruit, que les deux amants se reculèrent pour se regarder, les yeux écarquillés par la panique.

Quelqu'un allait faire irruption dans le wagon où ils se trouvaient dans moins de quelques secondes !

- Vite, où est ma cape d'Invisibilité ! Murmura, paniqué, le brun.

- Mais je sais pas ! S'écria à voix basse, mais tout aussi frénétiquement le blond.

- Mais c'est toi qui l'a balancé quelque part ! Cherche ! Cherche !

Et tous deux se mirent à tâter le sol à la recherche de la cape.

- Là ! Là ! Je l'ai ! S'écria, victorieux, Harry.

Les deux jeunes hommes se recouvrirent alors de la cape et eurent tout juste le temps de prendre la valise de Drago avec eux sous la banquette où ils se cachèrent que la porte du wagon s'ouvrit sur un sorcier, fort occupé à balayer le sol et vérifier que rien n'avait été oublié par les élèves. Quand il regarda sous la banquette où se trouvaient les deux adolescents, il n'y vit bien sûr rien, alors que ces derniers retenaient leur respiration du mieux qu'il pouvait et essayaient tant bien que mal de retenir le fou rire qui menaçait de les secouer.

Il fallut bien au sorcier dix minutes pour vérifier tout le wagon avant qu'il ne se décide enfin à sortir par la porte opposée à celle qu'il avait prise pour entrer. Les deux adolescents ne purent retenir plus longtemps le rire nerveux et soulagé qui s'échappa de leurs lèvres, bien qu'ils firent en sorte de le garder discret. Quand ils reprirent leur souffle, toujours prostrés sous la banquette, collés l'un à l'autre à cause de la place que prenait la valise, le pantalon de Harry lui arrivant toujours aux genoux et les fesses à l'air, ils se regardèrent dans l'obscurité de l'endroit exigu, de grands sourires aux lèvres.

- Je resterai bien là pour te faire plein de choses interdites, mais le train risque de ne pas tarder à redémarrer et nos amis vont se demander où nous avons bien pu disparaître aussi longtemps. Dit Drago en embrassant amoureusement les lèvres du brun.

- Oui, tu as raison… Allons-y.

Ils sortirent de leur cachette improvisée et retirèrent la cape de leur tête. Drago se tourna vers Harry pour l'aider à remettre son pantalon en place tout en le fixant bien en face dans les yeux.

- On ne voudrait pas que quelqu'un d'autre voit ces sublimes petites fesses qui n'appartiennent qu'à moi. Dit-il avec un sourire malicieux.

Harry lui tira la langue en retour. Lorsqu'ils descendirent discrètement du wagon par le côté opposé au chemin qu'avait pris le balayeur, ils s'éloignèrent rapidement du train. Il n'y avait plus personne sur le quai. Leurs amis ne les avaient pas attendus et devaient sans doute déjà être à l'enregistrement des bagages, voire dans les carrioles qui les ramenaient au château. Ils se dirigèrent ensemble vers la sortie de la gare déserte, mais Drago agrippa le bras du brun juste un peu avant qu'ils n'arrivent au portail où Rusard vérifierait leurs bagages à cause des nouvelles mesures de protection, à l'abri de tous regards.

- Attends, Harry ! Je ne sais pas quand sera la prochaine fois que nous pourrons nous retrouver seuls comme ça. J'aimerais… Dit-il d'un air mal assuré, faisant sourire Harry.

- Bien sûr, crétin ! Tu n'as pas besoin de me demander ! Répliqua le petit brun à lunettes. Embrasse-moi.

Drago lui sourit et embrassa langoureusement la bouche délicieuse de son petit-ami, y laissant passer tout l'amour et la tendresse qu'il ressentait pour le Gryffondor. Il ne savait pas quand serait la prochaine fois qu'il embrasserait cette bouche cerise, alors il en profita un maximum. Quand ils se séparèrent, ils étaient tous les deux à bout de souffle, les joues et la bouche rougies. Harry le regarda avec des yeux brillants.

- Bon… je passe devant. J'espère te revoir bientôt, Malefoy. On a encore des affaires à régler, toi et moi. Dit le brun avec un sourire joueur aux lèvres.

- Quant tu veux, Potter. Répondit-il en faisant mine de cracher le prénom de l'autre comme il avait l'habitude de le faire devant les autres Serpentards, le même sourire malicieux sur le visage.

Harry s'avança donc en premier vers Rusard, laissant son petit-ami seul derrière lui, qui le regardait s'en aller avec dans le regard un trop grand désespoir pour une personne de son âge. Il n'était pas sûr de ce que l'avenir leur réservait, mais il était à peu près sûr qu'ils venaient là de vivre leur dernier moment de complicité. À présent, la menace qui pesait sur lui à cause de la mission que le Seigneur des Ténèbres lui avait donné ne lui permettait plus d'approcher l'amour de sa vie – pas s'il voulait que l'autre le haïsse avant qu'il ne fasse ce qu'il avait à faire. Avant la fin de l'année, il le savait, Harry voudra le tuer. Ça le détruisait de penser ça, mais il savait qu'à présent, son destin était scellé…

Il essuya la larme qui avait coulé sur sa joue et avança à son tour vers Rusard, alors que Harry finissait juste d'être inspecté par celui-ci…

Dès qu'il aura fait un pas dans l'école, il devrait cadenassé son amour pour Harry pour le protéger...