Les personnages de cette histoire appartiennent à Dreamworks, Cressida Cowell et Williams Joyce. Merci de ne pas reposter cette histoire ailleurs sans m'en informer. Tout vol ou plagia sera signalé. Merci.
Chapitre 3
Trois jours plus tard, Hiccup, Gueulfor et Alvin étaient dans le bureau de Dagur, en train de l'écouter parler tout seul.
L'atelier avait été acheté au départ par Gueulfor et Alvin. Puis, suite à un désaccord qui avait également concerné Stoïk, Alvin avait cessé de venir à l'atelier. Il restait chez lui et débarquait dès qu'il y avait un écart dans les livres de comptes ou qu'une décision prise ne lui plaisait pas. Selon Hiccup, c'était un personnage antipathique, pas vraiment aimable et un peu effrayant. Son père lui avait dit de toujours se méfier d'Alvin. Il savait qu'à l'époque du lycée, son père et lui avaient été amis, et il ignorait ce qui avait pu les séparer, mais la parole de son père était suffisante pour Hiccup. Il se méfiait d'Alvin comme de la peste et Alvin lui rendait bien.
Dagur, quant à lui, la réputation de milliardaire excentrique qu'il se traînait n'était absolument pas exagérée. Pour faire bonne impression, Hiccup, Gueulfor et Alvin avaient décidé de venir une demi-heure en avance. Et malheureusement pour eux, Dagur les avait fait venir dans son bureau dès leur arrivée. Et pendant une demi-heure, ils l'écoutèrent raconter sa vie. Sa première fois avec une prostituée colombienne, son chien mort qu'il avait fait empailler, la fois où il avait fait de la moto sur le canapé de son ancienne amie... Et il parlait tout seul. Il avait fait asseoir les trois hommes autour de la table immense et, se faisant les questions et les réponses tout seul, il contemplait la ville depuis l'immense vitre qui faisait le long de son bureau. Il était en train de raconter les raisons pour lesquelles il avait acheté sa maison actuelle quand sa secrétaire l'interrompit en le prévenant que les représentants de Santoff Claussen étaient arrivés.
- Très bien, faites les entrer.
Dos à la porte, Hiccup sursauta et sortit de son état légèrement somnolant quand Gueulfor lui donna un petit coup dans les côtes pour le réveiller. Il vit passer les trois représentants de l'industrie qui allèrent successivement serrer la main de Dagur. Le premier était le plus grand des trois. Il devait facilement atteindre les deux mètres quinze et était bâti comme une armoire à glace. Hiccup se fit la réflexion que si jamais son entreprise coulait, il pourrait facilement se reconvertir en vigile. Il avait attaché ses longs cheveux argentés en catogan, contrairement au deuxième qui avait les cheveux nettement plus courts et un peu plus foncés. Ses mèches poivre et sel partaient en pique à l'arrière sa tête et si c'était une coiffure peu formelle, ça se mariait néanmoins correctement avec le costume presque noir qu'il portait. Le troisième était le plus petit des trois. Il avait un costume bleu nuit, et ses cheveux blancs avaient été plaqués en arrière avec du gel. Chacun leurs tours, ils serrèrent la main de Dagur qui les invita à s'asseoir à l'immense table. Et quand ils se retournèrent, le cœur d'Hiccup manqua un battement. Pourquoi, parmi toutes les entreprises de jouets du monde, il avait fallu qu'il tombe sur celle de North, Bunny et Jack ? Puis il réalisa qu'il avait déjà entendu le nom de Santoff Claussen quelque part. C'était le nom du village d'origine de North, en Russie, qui s'était fait détruire par la guerre, et North avait toujours dit que s'il montait une entreprise un jour, elle porterait ce nom.
- J'y crois pas, grogna Bunny. Mais qu'est-ce que tu fous là, Haddock ?
- Probablement la même chose que toi, Bunnymund.
- Oh, vous vous connaissez ? Demanda Dagur.
- On s'est connus au lycée, expliqua North.
Il mit sa main sur l'épaule de son ami pour le calmer. Bunny se détourna d'Hiccup et s'installa en ne cessant de le fusiller du regard. Dagur s'installa au bout de la table et ouvrit son ordinateur.
Il entreprit de leur expliquer son projet de jouet. Il expliqua qu'il avait six neveux qu'il adorait et à qui il voulait offrir le plus beau cadeau de tous les temps. Son entreprise à lui était dans l'alimentaire, il avait fait appel à Santoff Claussen qui, en cinq ans était devenu une multinationale reconnue. Les jouets Santoff Claussen se vendaient partout à travers le monde. Conformément à la demande de Dagur, North avait amené plusieurs croquis de jouets pas encore à paraître pour qu'il fasse son choix parmi les différents modèles.
Puis le milliardaire expliqua qu'il voulait que ce soit Hiccup, malgré tous les ingénieurs de sa compagnie de jouet, qui les assemble.
- Si je puis me permettre, intervint Bunny. Pourquoi lui ? Pourquoi spécialement lui ?
- Si vous aviez vu la guitare de ma nièce qu'il a remontée, répondit Dagur en embrassant le bout de ses doigts joints. Un chef-d'œuvre !
- Et qu'est-ce qui vous dit qu'il n'a pas acheté la même ?
- Il y avait un autographe de Georges Harrison dessus, contra Hiccup.
- Et alors ?
- Étant donné que ça doit faire près de quinze ans qu'il est mort, j'aurais eu du mal à avoir son autographe...
- J'ai toute confiance dans le travail de monsieur Haddock. Pas dans celui de mes ingénieurs, parce que je ne peux pas décemment croire quelqu'un qui travaille pour moi contre de l'argent. Qu'est-ce qui me dit que certains de mes employés ne sont pas là pour m'espionner ? Je veux que ces jouets soient uniques. Je ne veux que personne d'autre que mes neveux ne les voient. C'est pour ça que je veux que ce soit monsieur Haddock qui les monte.
Hiccup toussa.
- Vous avez compris que je travaille aussi pour vous à cause de l'argent, du coup ?
Dagur eut un rire un peu terrifiant et Hiccup regretta d'avoir posé sa question.
- Votre réputation vous précède, vous savez, commenta Dagur. Je sais que vous faites votre travail parce que vous aimez ça, pas à cause de l'argent. Et c'est vraiment une façon de faire remarquable. Et je sais que votre travail est impressionnant en plus d'être exemplaire. J'ai toute confiance en vous.
Hiccup trouvait encore beaucoup d'incohérences dans son raisonnement, mais s'abstint de tout commentaire.
- Vous pouvez, poursuivit Alvin. Haccup a souvent montré ses talents de mécanicien, et si quelqu'un peut vous les monter, c'est bien lui.
Hiccup se pencha légèrement vers Alvin et chuchota.
- Tu sais que je m'appelle Hiccup et pas Haccup ?
- J'm'en fous.
- Visiblement, sourit Bunny, t'es toujours aussi incapable de te faire apprécier. Ça fait plaisir de voir que certaines choses ne changent pas.
- Et si tu t'enfonçais une carotte là où je pense, hum ?
Bunny se leva et Hiccup en fit de même. Dagur fut le premier à réagir. Il appuya sur l'interphone :
- Janine ? Vous pouvez monter du pop corn ? On va avoir droit à une baston en direct.
Alors qu'ils allaient en venir aux poings, North et Gueulfor se levèrent à leur tour et éloignèrent les deux hommes.
- Je crois qu'on va y aller, déclara North.
- Ouais, fit Gueulfor, nous aussi.
Bunny se dégagea de la poigne de son ami, et après un dernier regard noir envers Hiccup, il sortit de la pièce, suivi par North et Jack, qui serrèrent la main de Dagur en disant qu'ils attendaient son appel. Hiccup, Alvin et Gueulfor sortirent à leur suite, et dès qu'ils franchirent la porte, Hiccup vit que Bunny l'attendait. Il dit à son oncle et à Alvin de descendre et qu'il les rejoindrait un peu plus tard. Ils se dirigèrent vers l'ascenseur et Hiccup alla voir Bunny.
- Je peux savoir ce que c'est, ton problème ?
- Mon problème, c'est toi !
Bunny le poussa.
- Si jamais je te revois, je te bute !
- Genre. Arrête, j'ai trop peur.
- Si jamais je te revois trop près de Jack, je te jure que je te fais la peau !
- C'est marrant, je croyais que c'est avec Elsa qu'il allait se marier, pas avec toi...
- Fermes là, Haddock !
- Eh, je te rappelle que c'est lui qui est parti !
- Évidemment, qui ne partirait pas après qu'il prenne son mec sur le fait avec une autre ?
Hiccup soupira. Surtout ne pas le frapper. Il devait faire bonne figure et éviter un scandale.
- Et si tu te mêlais de ce qui te regarde, hein ?
- Ça me regarde puisque c'est mon meilleur ami que tu as blessé !
- Ouais, et c'est mon cœur qu'il a brisé. Et je m'en suis remis. Et visiblement lui aussi, puisqu'il se marie. Alors viens pas me jouer le couplet du pauvre gars qui a arrêté de vivre depuis cinq ans.
Bunny voulut répliquer mais le téléphone d'Hiccup se fit entendre. Le concerné décrocha.
- Allô ?
- "Hiccup ?"
- Oui ?
- "Tu as vu l'heure ?"
- Non ?
- "Sophie t'a attendu pendant un quart d'heure."
Hiccup soupira.
- J'ai pas fait attention. Je suis en réunion, celle dont je t'ai parlé. Tu peux t'en occuper s'il te plaît ?
- "Je la ramène et je la fais goûter ?"
- Oui. Merci, Kozmotis.
- "Pas de quoi. Mais tu me dois une faveur."
- Comme toujours.
Hiccup raccrocha et se tourna vers l'ascenseur, prêt à s'en aller quand Bunny l'attrapa par le bras.
- Dis-moi que j'ai mal entendu. Kozmotis ? Comme dans Kozmotis Pitch connard Black ? T'es pote avec lui ? Après ce qu'il t'a fait ? Mais qu'est-ce qui ne va pas bien chez toi ?
Hiccup fronça les sourcils.
- Occupe-toi de ton cul. Salut.
Sans répondre aux insultes, Hiccup prit l'ascenseur et rejoignit son oncle et Alvin.
