Les personnages de cette histoire appartiennent à Dreamworks, Cressida Cowell et Williams Joyce. Merci de ne pas reposter cette histoire ailleurs sans m'en informer. Tout vol ou plagia sera signalé. Merci.


Chapitre 3

Finalement, quand toute lumière avait disparu dehors, Hiccup se tourna vers Jack qui regardait le plafond. Ils étaient sur le lit froid et humide, uniquement couverts de leurs manteaux, le reste de leurs vêtements éparpillés au sol.

- Tu veux bien m'expliquer, maintenant ?

Jack soupira et se passa une main sur le visage. Toujours sans le regarder, il commença son récit.

- Après que tu sois parti, ma mère m'a demandé qui tu étais. Je ne voulais pas rentrer dans les détails alors je lui ai dit que t'étais juste un copain. Elle m'a ensuite demandé si j'avais quelqu'un. Elle a pas attendu que je réponde pour enchaîner...

- C'est juste un pote, pourquoi ? Demanda Jack.

- Et tu n'as personne dans ta vie ?

Jack ouvrit la bouche pour répondre, mais sa mère le coupa.

- De toute façon, peu importe. Les jeunes, de nos jours, ne restent pas ensemble très longtemps.

Jack fronça les sourcils.

- Où veux-tu en venir ?

- J'ai divorcé, avec ton père.

- Quoi ?! Et vous n'auriez pas pu me prévenir avant ?!

- Ça c'est fait assez rapidement. Et de toute manière, c'est de sa faute. C'est lui qui a commencé à fréquenter d'autres femmes...

Il se passa la main dans les cheveux.

- C'est une blague ? Une grosse blague absolument pas drôle ?

- Ça n'a rien d'une blague, Jackson. Ça a été prononcé hier, dans l'après-midi.

- Sans blague, vous n'auriez pas pu me prévenir avant ? Un divorce, ça ne se fait pas dans la seconde, ça vous aurait tué de me téléphoner ?

- Bref, coupa sa mère. C'est fait, maintenant. Inutile de revenir là-dessus.

- Mais c'est quoi le rapport avec le fait que j'ai quelqu'un ou pas ?

Sa mère grimaça, et Jack sut immédiatement qu'il allait regretter la réponse.

- Ton père a décidé d'être un salopard jusqu'au bout, et a gardé tous les fonds de sa société pour lui. Il a gelé mes comptes, et je ne me retrouve sans rien.

- Et moi, dans tout ça ?

- Toi, tu viens avec moi.

- Et j'ai pas le droit de donner mon avis ?

- Tu n'avais qu'à être là.

- Vous n'aviez qu'à pas déménager à l'autre bout du pays.

- Jackson, arrête ça immédiatement. C'est toi qui as voulu rester là !

- Évidemment, j'y ai tous mes copains !

- Alors ne te plains pas ! Je disais donc, ton père m'a tout pris, et en plus de ça, je me retrouve avec toi sur les bras.

- Dis-le tout de suite si je t'emmerde.

- Jackson, arrête.

- Alors arrête de m'appeler comme ça !

- C'est ton prénom. Ce n'est pas parce que tu ne l'aime pas que...

- Bon, on peut parler d'autre chose ? Comme ce que j'ai à voir là-dedans, par exemple. Parce que, personnellement, je suis bien ici. Et j'ai pas l'intention que ça change.

- Oui, mais une fois encore, on ne te demande pas ton avis. Ton père ne me paye pas de pension puisque tu es majeur, et je ne peux pas continuer de t'entretenir comme ça.

Jack soupira.

- Je peux travailler après les cours, si ça aide.

Sa mère fit un signe négatif.

- Tu n'as pas compris. Je ne peux pas t'entretenir ici. Mais tu vas revenir à la maison, et...

- Je suis déjà à la maison ! Et je n'irai nulle part !

- De toute manière, c'est trop tard. Je t'ai fait changer ton nom. C'est officiel, tu es Jackson Overland, maintenant, comme moi. Et le camion de déménagement vient dans une demi-heure.

- Holà, quel camion ?

- Celui de Marc.

- Et c'est qui, Marc ?

- Mon nouveau petit ami.

Elle soupira.

- Je t'explique. On va aller vivre avec lui, que tu le veuilles ou non. Il a une charmante nièce, qui est très jolie, et que tu...

- NON ! Je ne sais pas ce que tu as en tête, mais il en est hors de question !

- Jackson, c'est décidé. Son frère a une société très fructueuse, si ce n'est plus que celle de ton père, et il veut bien m'en faire profiter à condition que tu...

- HORS DE QUESTION ! Je ne sortirais pas avec cette fille !

- Il n'est pas question de sortir avec elle, voyons !

- Et il est question de quoi, alors ?

- De mariage.

- QUOI ? Hurla Hiccup. Tu t'es marié avec elle ?

- Heureusement, non, elle n'était pas majeure. Mais ma mère s'en foutait. Elle m'a dit qu'elle ne me verserait plus d'argent, et mon père non plus, puisqu'elle avait coupé tous les ponts entre lui et moi. Je me retrouvais donc sans argent, sans rien que la maison. Après un moment, j'ai fini par accepter.

Hiccup se redressa.

- Tu as fait QUOI ?

Jack soupira.

- C'est pas ce que tu crois. Katherine était censée être majeure dans deux mois. Alors je pensais que ça me laisserait le temps de trouver un boulot, et de mettre un peu d'argent de côté pour partir. Mais j'ai pas réussi, ma mère m'a inscrit dans une école ultra cotée, avec uniforme, etc. Là-bas, tous les gamins ont un compte en banque qui dépasse celui de tous les habitants de Kingston réunis. C'est plein de fils à papa et de gosses de riches. J'étais surveillé tout le temps, j'ai jamais pu sortir sans me faire attraper, et c'est pas faute d'avoir essayé. Finalement, le week-end dernier, j'ai fini par trouver un moyen. J'ai trouvé le numéro de Bunny sur internet et je l'ai appelé. Je lui ai expliqué ce qui m'était arrivé et il m'a attendu à la sortie des cours. Dès que j'ai passé le portail, j'ai foncé vers sa voiture et il m'a ramené ici.

- Pourquoi tu ne m'as pas prévenu ? Pourquoi c'est lui que tu as appelé et pas moi ? Pourquoi tu ne m'as même jamais appelé ?

Jack soupira et se leva.

- Ma mère a fait suspendre ma ligne dès qu'on est arrivé là-bas. Elle voulait que je me fasse de ''nouveaux camarades'' dans son école de merde. Et mon téléphone, eh bien...

Il se rhabilla et Hiccup, qui ne comprenait pas grand-chose, fit de même. Il le suivit au salon où Jack s'assit au bord du tas de cendres de la cheminée. Il y plongea la main et y farfouilla quelques secondes. Il en sortit une chose noircie, informe, qu'il tendit à Hiccup.

- Le voilà.

Hiccup l'attrapa.

- C'est... C'est ton téléphone ?

- Ma mère me l'a demandé, et je n'ai pas réfléchi, je lui ai donné. Elle l'a balancée dans les flammes. J'ai pas pu récupérer ton numéro, et je ne le connaissais pas. Et quand j'ai pu téléphoner chez toi, eh bien...

Il soupira et détourna le regard.

- J'ai pas osé, finit-il. J'ai pensé que tu me détesterais, alors j'ai pas osé, et j'ai appelé Bunny.

- Qui t'a ramené ici, et qui m'a piégé pour que je te voie.

Jack soupira.

- Je sais que tu dois me détester, mais je te jure que j'ai jamais voulu ça. Elle n'a rien voulu entendre. Et même quand je lui ai dit pour nous, elle a répondu que ça me passerait.

Il se passa une main sur le visage et Hiccup s'assit à côté de lui.

Il connaissait bien son amant, et savait ce qui le tracassait à ce moment-là. Et il savait exactement quoi dire pour lui remonter le moral.

- Tu sais quel jour on est ?

Jack releva les yeux vers lui.

- C'est pas ton anniversaire, si ? Pitié dis-moi que c'est pas ton anniversaire. J'ai déjà oublié celui de Bunny, l'autre fois, alors...

Hiccup sourit.

- Non, ce n'est pas mon anniversaire. Et je suis ravi de savoir que tu ne le connais pas. Bref, ajouta-t-il en voyant Jack ouvrir la bouche. Aujourd'hui, on est la Saint-Valentin. Et tu crois vraiment que je la passerais dans cette maison tellement poussiéreuse qu'elle tuerait un asthmatique, avec toi, si je ne t'aimais plus ?

Jack entrouvrit la bouche, légèrement stupéfait.

- Tu veux dire...

- Je t'aime, espèce de crétin, dit Hiccup avant de l'embrasser. Et ce n'est pas parce que tu disparais pendant un mois que ça va changer, okay ?

Trop heureux, Jack l'embrassa en le serrant contre lui et Hiccup sourit sous le baiser.


- Tu vas repartir ? Demanda Hiccup, alors qu'ils étaient de retour dans la chambre de Jack, de nouveau nu sous la couverture de leurs manteaux.

Jack le regarda intensément avant de répondre.

- Je vais rester chez Bunny pendant quelque temps. Jusqu'à la fin de l'année. Quand j'aurais mon bac, je trouverais un taf, et je commencerais à les rembourser. Mais jamais plus je remettrais les pieds chez ma mère.

Hiccup reposa sa tête sur son torse.

- Tu penses que tu pourras me rendre visite, même si tu es chez Bunny ?

Jack sourit et glissa sa main dans les cheveux bruns.

- Ses parents sont d'accord pour que je passe le week-end chez toi, si ton père est d'accord.

Hiccup sourit, heureux. Maintenant, il n'y avait plus qu'à convaincre son père que son petit ami ne l'avait jamais abandonné. Et ça, c'était plus facile à dire qu'à faire.