Les personnages de cette histoire appartiennent à Dreamworks, Cressida Cowell et Williams Joyce. Merci de ne pas reposter cette histoire ailleurs sans m'en informer. Tout vol ou plagia sera signalé. Merci.
Chapitre 4
Quand Hiccup rentra le lendemain matin, il était loin d'imaginer que son père soit déjà debout. Il ouvrit la porte et sans bruit, lui et Jack se faufilèrent dans la maison. Il n'alluma pas la lumière et se dirigea vers l'escalier sans bruit quand :
- Je croyais que tu avais un téléphone. Ça t'aurait tué d'appeler ?
Hiccup se figea en entendant la voix de son père. La lumière s'alluma et Stoïk se tenait dans la cuisine, l'air furieux. Et ça ne s'améliora pas quand il vit Jack.
Hiccup réalisa que c'était la première fois de toute sa vie qu'il avait fait le mur. Et que son père avait toutes les raisons du monde d'être en colère.
- Je vois ce qui t'a retenu. Encore une fois, tu as un téléphone. Il n'est pas interdit de s'en servir, quand tu comptes ne pas rentrer à la maison de la nuit.
- Papa... Je...
- Va dans ta chambre. J'ai un mot à dire à Jack.
Hiccup savait qu'il n'avait pas intérêt à répondre alors il s'exécuta. Il lança un dernier regard à Jack et monta dans sa chambre.
Jack, quant à lui, se retenait de s'enfuir en courant. Quand il osa regarder Stoïk dans les yeux, il fut surpris, en le voyant le regarder aussi méchamment, de ne pas être encore enterré au fond du jardin. Il le somma de le suivre à la cuisine et le fit asseoir en face de lui.
Alors qu'il pensait se faire insulter, Stoïk dit quelque chose à laquelle il ne s'attendait absolument pas.
- Tu connais le Test Du Mot ?
- Euh... Non.
- C'est une croyance populaire en cours à l'âge victorien qui disait que la vérité tenait en un mot alors que le mensonge en utilisait plusieurs.*
- D'accord...
- Tu vas m'expliquer pourquoi tu as largué mon fils sans la moindre explication, lui brisant ainsi le cœur, le rendant à l'état de larve comateuse pendant un mois, et que tu t'es barré sans prévenir personne. Pourquoi tu réapparais ici soudainement, comme une fleur et si tu comptes repartir.
Quand il vit Jack ouvrir la bouche pour répliquer, il ajouta :
- Et tout ça, en un seul mot. Et permets-moi d'ajouter que si tu te trompes, je te briserai les os en autant de morceaux que tu lui as brisé le cœur, c'est clair ?
Jack prit le temps de réfléchir. Que pouvait-il répondre à ça ? C'était juste...
- Impossible.
- Pardon.
- Le mot que vous voulez que je vous dise. Impossible.
- Comment ça, impossible ?
- C'est impossible de vous expliquer ça en un seul mot. Il est impossible de résumer en un seul mot que je n'ai jamais voulu laisser Hiccup. On m'a forcé à partir, et j'aurais infiniment préféré rester là, mais j'ai pas eu le choix. Ma mère a divorcé et s'est remise avec un gars qui voulait que j'épouse sa nièce. Elle m'a détruit mon téléphone, et je ne connaissais pas le numéro d'Hiccup. Elle m'a envoyé dans une école de gosses pourris gâtés ou j'étais suivi comme Big Brother. J'ai mis un mois pour trouver une échappatoire. J'ai trouvé le numéro de Bunny, et je suis revenu.
- Et pourquoi pas celui d'Hiccup ?
- J'ai... J'ai eu peur qu'il me déteste. Alors, j'ai appelé Bunny.
- Et tu comptes rester ?
- Ses parents veulent bien que je reste chez eux, le temps que je finisse mon année et que je trouve un boulot pour me prendre un appartement.
- Et ensuite ? Tu comptes faire quoi ?
- Je n'ai pas suffisamment d'argent pour aller à la fac, alors je vais prendre un boulot.
- Et Hiccup, dans tout ça ?
- Eh bien... S'il veut encore de moi, je... Je ferais tout pour me faire pardonner ça. Même si je dois y passer ma vie.
Stoïk soupira et se frotta les yeux avec sa main.
- Tu l'as fait énormément souffrir.
- Je sais. Et croyez-moi, il n'y a rien que je regrette plus que...
- Je veux que tu t'en ailles.
- Quoi ?
- Je ne veux pas qu'Hiccup souffre de nouveau si tu dois t'en aller.
- Mais je ne compte pas partir !
- Ah oui ?
La voix de Stoïk prit une sonorité qui inquiéta Jack sérieusement.
- Peux-tu me garantir que plus jamais tu repartiras loin d'Hiccup et que tu resteras avec lui jusqu'à la fin ?
Jack blanchit. Il ne pouvait pas promettre ça. Personne ne le pouvait. Même s'il voulait rester avec jusqu'à la fin de sa vie, il ne pouvait pas promettre qu'ils ne seraient jamais séparés. Sa mère pouvait très bien revenir et le kidnapper de nouveau. Ou même plus tard, qui sait s'ils ne seraient pas séparés de nouveau, à cause des études ou d'un travail ? Il y avait mille et une raisons que ça arrive. Même si Jack souhaitait le contraire, rien ne pouvait garantir que ce serait le cas.
- Je ne veux plus que tu continues de voir Hiccup, c'est clair ?
- Je...
- Je veux que tu sortes de cette maison.
Jack n'osa pas bouger. Il ne savait pas quoi faire. Devait-il rester et forcer Stoïk à l'accepter ? Ou partir et revenir quand les choses seraient plus calmes ?
Quand Stoïk se leva, avec un air plaqué sur le visage tellement froid que Jack regretta presque d'être revenu, il opta pour la deuxième solution. Il se leva et déclara :
- Je pars. Mais je ne le quitte pas.
Et avant de vérifier si Stoïk allait vraiment le tuer, il sortit de la maison.
Dehors, il appela Bunny.
- ''Jack ?''
- C'est moi...
- ''Tu sais quelle heure il est ?!''
Tu pourrais venir me chercher ?
- ''T'es où ?''
- Chez Hiccup.
- ''Vous vous êtes engueulé ?''
- Son père va m'arracher la tête s'il me revoit encore une fois près de lui.
- ''Tu crois pas que t'exagères un peu ?''
- Oh que non...
Au bout d'une demi-heure, Bunny vint chercher Jack qui avait pris soin de s'éloigner de la maison. Il prit une douche chez Bunny et se changea, prit son petit-déjeuner et fila en cours avec son ami. Il salua Merida et Raiponce qui furent heureuses de le revoir, sa bande qui lui fit jurer de raconter son histoire autour d'un verre le soir même. Il fut tellement heureux de revenir chez lui, auprès de ses amis, qu'il alla saluer Rustik, les jumeaux et Pitch eut même droit à un signe de tête.
- Je rêve ou tu viens de me dire bonjour ?
- Je reviens d'un bahut rempli de gosses insupportables. Toi et ta tête de psychopathe, à côté, vous êtes bien mignons.
- Merci...
Jack lui fit un grand sourire, ce qui effraya l'autre.
- Mais de rien, lui répondit l'argenté.
Hiccup arriva un quart d'heure après la sonnerie des cours avec un billet de retard et s'installa à côté de Jack. Son état d'énervement avancé surprit tout le monde.
- Ça va ? Glissa Jack à voix basse.
- Je viens de m'engueuler avec mon père pendant près de deux heures, grogna Hiccup.
- Pourquoi ?
Le brun souffla.
- Il ne veut plus que je te voie.
Jack soupira.
- Je le comprends... Écoutes, ce qu'on n'a qu'à faire, si tu es d'accord...
- J'ai trouvé ce que j'allais faire, coupa Hiccup. Je lui ai dit d'aller se faire voir. Maintenant que tu es revenu, hors de question que je te laisse partir, c'est clair ?
Jack sourit faiblement, mais il fut attristé par la nouvelle. De ce qu'il savait, jamais Hiccup et Stoïk ne s'étaient disputés. Et il ne voulait pas que ça arrive à cause de lui.
- Essaye de le comprendre, pour lui...
- Je m'en fous, coupa une nouvelle fois Hiccup. Je ne veux plus être séparé de toi. Et je ne veux plus jamais lui parler.
Jack sourit tristement et attendit que le professeur tourne la tête vers le tableau pour l'embrasser sur la joue.
- T'es mignon quand t'es en colère.
Il n'en fallut pas plus pour qu'Hiccup rougisse. Jack ricana discrètement.
Durant leur dernier cours de la journée, qui s'avérait être un cours d'Histoire, Jack n'avait toujours pas trouvé de solution pour qu'Hiccup arrête d'être en colère contre Stoïk. Il avait demandé discrètement conseil à Bunny et North, en vain. Il souhaitait vraiment trouver une solution pour qu'Hiccup cesse de faire la tête à son père. Et si en prime, Stoïk pouvait perdre son envie de le tuer, ça serait encore mieux.
Malheureusement, il ne le savait pas encore, mais ce problème n'en était plus un.
Environ vingt minutes avant la fin du cours, on frappa à la porte. Le professeur permit d'entrer et la Principale entra, le visage grave. Jack et Hiccup foncèrent les sourcils, inquiets. Hiccup sentit son estomac se nouer en voyant Gueulfor, son oncle, derrière la Principale. Il avait les yeux rouges et un air fatigué. Et Hiccup réalisa que la dernière fois qu'il l'avait vu comme ça, c'était quand sa mère...
Il se leva, renversant sa chaise, surprenant tout le monde.
- Non...
- Hiccup, je suis désolé...
*Le test du mot : je ne sais pas si ça existe ou pas, j'ai vu ça dans Doctor Who et j'ai trouvé ça cool. Vous avez le droit de me juger, maintenant :)
