Les personnages de cette histoire appartiennent à Dreamworks, Cressida Cowell et Williams Joyce. Merci de ne pas reposter cette histoire ailleurs sans m'en informer. Tout vol ou plagia sera signalé. Merci.
Chapitre 11
Le lendemain matin, ce fut Hiccup qui se réveilla en premier. Et contrairement à la dernière fois, il ne s'en alla pas. Il se contenta de regarder son amant dormir profondément pendant près d'une demi-heure. Et quand enfin, il donna des signes de réveil, Hiccup se mit à lui caresser les cheveux. Jack ouvrit les yeux et le regarda. Puis un immense sourire étira ses lèvres.
- Tu es là...
- Tu pensais que j'allais partir ?
- J'avais un peu peur.
Hiccup posa un baiser sur son front. Jack l'enlaça et chercha sa bouche de la sienne. Tout en prenant son temps pour l'embrasser, Hiccup se mit au-dessus de lui. Il sentit les mains de son amant se caler dans ses cheveux et il sourit. Comme au bon vieux temps.
''Maybe I see you tonight... Maybe I see you tonight...''
Hiccup se détacha de son amant et attrapa son téléphone. Ça aussi, le téléphone qui sonnait, c'était comme au bon vieux temps.
Son téléphone affichait 12 appels manqués. Aie. Et sa mère essayait de le joindre. Précautionneusement, il décrocha et la soufflante ne se fit pas attendre :
- Allô ?
- "HICCUP HORRENDOUS HADDOCK TROISIÈME DU NOM ! EST-CE QUE TU PEUX ME DIRE OÙ TU ES ? JE T'ATTENDS DEPUIS HIER SOIR ! ET TU NE DÉCROCHAIS PAS ! J'ESPÈRE QUE TU AS UNE BONNE EXCUSE !"
- Pas... Pas vraiment...
- "OÙ ES-TU ?"
- J'ai... J'ai passé la nuit dehors.
- "ET TU N'AS PAS PENSÉ À ME PRÉVENIR ? AS-TU LA MOINDRE IDÉE DE L'ÉTAT DE SOPHIE ?"
- Qu'est-ce qui se passe ?
- "Oh, ce qui se passe ?"
Sa mère se tut un instant, et il entendit des pleurs.
- C'est Sophie ?
- "Elle pleure depuis hier soir, depuis que tu t'es mis à hurler comme un possédé et que tu n'es pas revenu."
- Passe-la-moi.
- "Hiccup..."
- Passe-la-moi.
Sa mère soupira et il l'entendit donner le combiné. Ce fut la voix entrecoupée de sanglots de sa fille qui demanda :
- "Papa ? C'est toi ?"
- Oui, mon cœur. Je suis désolé de ne pas être rentré, hier...
- "Est-ce que... Est-ce que tu vas bien ?"
- Oui, ma puce, je suis désolé d'être parti comme ça. Je... Écoute, j'arrive, okay ? Je me change et j'arrive.
Sa mère reprit le téléphone.
- "Quand est-ce que tu rentres ?"
- Là. Je m'habille et j'arrive.
- "Jack est avec toi ?"
- Oui, pourquoi ?
- "Alors dis-lui de venir, je veux avoir une conversation avec lui."
- Maman...
- "J'ai le droit de connaître ce garçon qui t'obnubile tellement qu'il te fait oublier ta propre fille. D'autant plus que son mariage est toujours d'actualité, je présume ?"
- Maman...
- "Amène-le-moi, Hiccup. Ou c'est moi qui viens."
Elle raccrocha et Hiccup soupira. Il sentit Jack se redresser dans le lit.
- Il y a un problème ?
- Sophie... Vu que j'ai hurlé avant de partir en trombe, elles se sont inquiétées. Encore plus quand je ne suis pas revenu.
Jack posa son menton sur son épaule.
- Ça va aller ?
- Je pense. Je sais pas. Faut que je voie Sophie, je ne peux pas la laisser dans cet état-là. Je vais rentrer. Et tu viens avec moi. Ma mère veut te rencontrer.
Jack haussa les épaules.
- J'imagine que ça ne pourra pas être pire que la discussion que j'ai eue avec ton père quand il m'a dit qu'il allait me traquer au bout du monde si je te faisais mal.
- Oh, comptes pas là-dessus. Elle n'en a pas l'air, mais elle est pire.
Jack déglutit, craignant le pire.
- Ça va ? Demanda Hiccup en voyant bien que Jack n'était pas au top.
- Ouais...
- Tu es sûr que tu veux venir ?
- Faudra bien que je la rencontre à un moment.
- Tu l'as déjà vu.
- Oui, mais c'était avant que je couche avec son fils de manière régulière.
Jack se leva et Hiccup haussa un sourcil.
- De manière régulière ? Ça ne fait que deux fois.
- C'est vrai.
Jack lui vola un baiser.
- Mais maintenant que j'ai la certitude que tu n'aimes pas Astrid, je compte bien refaire ça de manière régulière.
Hiccup sourit en le voyant s'habiller et se rappela à l'ordre ; lui aussi devait s'habiller. Et se préparer à la colère de sa mère.
Vingt minutes plus tard, Hiccup passait la porte de sa maison, plus inquiet qu'il ne l'avait jamais été. Sa mère avait eu l'air particulièrement remontée au téléphone.
- Maman ?
Sa mère arriva de la cuisine, l'air furieuse. C'était la première fois qu'il voyait sa mère dans cet état-là, et il espérait sincèrement que c'était la dernière.
- La prochaine fois que tu veux découcher, aies l'amabilité de me prévenir !
- Désolé...
- Mais j'espère bien que tu es désolé ! Sophie n'a pas arrêté de pleurer depuis hier soir !
Hiccup soupira et un bruit sourd retentit dans les escaliers. Sophie descendait les marches à toute vitesse en appelant son père et se jeta dans ses bras. Hiccup la réceptionna et la serra contre lui.
- Mon lapin, je suis tellement désolé de ne pas être rentré...
- J'ai cru que tu voulais plus rentrer...
- Jamais.
- Pourquoi tu n'es pas rentré, si tu allais bien ?
- J'ai... J'ai dû parler avec un ami. Tu te souviens de Jack ? Demanda-t-il en désignant l'argenté. On a dû parler, lui et moi, pendant un moment...
- Et vous êtes redevenu copain ?
Hiccup sourit.
- En quelque sorte.
Il la souleva et elle s'accrocha davantage à lui.
- Je te promets que je ne partirais plus jamais, plus sans prévenir, d'accord ?
Sophie hocha la tête et se blottit contre lui.
- On doit parler, Hiccup, déclara sa mère. Ça ne peut plus durer.
- Je vais la préparer pour l'école et je l'y emmènerais. On aura tout le temps de parler à mon retour.
Il fit demi-tour, Sophie dans ses bras et monta dans la chambre de sa fille.
- Écoutez, commença Jack.
- Dans la cuisine. Tout de suite.
Sans un mot, Jack suivit Valhallarama et s'installa sur la chaise qu'elle désignait.
- Tu vas toujours te marier, j'imagine.
- Oui.
- Et ta fiancée ? Elle est au courant de ce que tu fais avec mon fils ?
- Oui.
- Pardon ?
Jack soupira.
- Oui, elle le sait. Depuis le début. Écoutez, je n'aime pas Elsa. Pas comme ça. On se marie à cause de ma mère et de sa tante, parce que sinon, elles ne nous lâcheront jamais.
- Et vous ne pouvez pas juste lui dire non ?
- On ne discute pas avec Ingrid. Elle parle, et on écoute. C'est comme ça et ça l'a toujours été. Mais j'aime votre fils.
Valhallarama soupira.
- Quoi que tu puisses dire, prétendre éprouver, et tout ce qui s'ensuit, il reste qu'Hiccup est un père célibataire qui partage sa vie entre son travail et sa fille.
- Je sais, je m'en rends bien compte.
Il repensa à la scène qui venait juste d'avoir lieu. Sophie qui s'accrochait désespérément au bras de son père qui ne voulait la lâcher pour rien au monde. Ça lui avait brisé le cœur de la voir aussi affolée et désespérée parce qu'elle avait cru qu'il était arrivé quelque chose à son père. Et de savoir que c'était à cause de lui, ça ne faisait qu'amplifier son sentiment de culpabilité.
- Je sais que Sophie sera toujours là, qu'elle sera toujours sa priorité. Qu'elle passera avant tout le reste, j'aurais juste aimé...
- Quoi ?
Il soupira, et soudain, ça lui apparut comme si c'était la chose la plus naturelle du monde.
- J'aurais juste voulu ne pas boire ce soir-là. Ne pas croire qu'il avait pu coucher avec Astrid dans mon dos.
- C'est pourtant ce qu'il a fait.
- Il l'a juste fait parce qu'il était saoul. Parce qu'il avait perdu son père, et je sais à quel point il aimait Stoïk. Je lui en aurais jamais voulu, si j'avais su, mais j'ai cru... Pendant cinq ans j'ai été persuadé d'avoir fait un truc de tellement mal, d'être tellement nul qu'il préférait la compagnie d'Astrid à la mienne... Ce soir-là, quand Astrid lui a parlé, j'ai... J'ai pas tout entendu et j'étais un peu bourré... Mais j'ai cru... Si j'avais su... Que ça avait été juste une fois et parce qu'il était saoul... Jamais... Jamais je serais parti. Jamais je l'aurais laissé.
- Tu l'aimes vraiment ?
- Plus que tout. J'ai jamais réussi à me le sortir de la tête. Depuis le jour où j'ai compris que je l'aimais, je n'ai jamais vu personne d'autre que lui. Je l'aime... Tellement, si vous saviez...
Valhallarama soupira. Elle voyait bien que Jack était sincère. Que la situation dans laquelle il était, dans laquelle ils étaient tous les deux était loin d'être simple. Puis elle eut une idée.
- Alors je vais te poser une question, parce que si tu l'aimes autant que tu le dis, j'ai peut-être une idée. Une idée qui simplifiera votre vie à Elsa et à toi. Mais pour ça, tu dois être sûr. Sûr de toi. Sûr de ce que tu ressens. Parce que si ce n'est pas le cas, je ne veux plus jamais que tu revoies mon fils. Si tu n'es pas sûr de toi, je ne veux pas que tu infliges ça à Hiccup.
- Je vous écoute.
Valhallarama sourit et posa sa question.
À l'étage, dans la chambre de Sophie, Hiccup était en train de lui enfiler son manteau pour l'école.
- Papa, est-ce que tu vas redormir chez Jack, ce soir ?
- Non, pas ce soir.
- C'est quand que tu vas redormir chez lui ?
- Je ne sais pas encore, ma puce. On verra ça un peu plus tard.
Sophie s'arrêta de s'habiller et regarda son père droit dans les yeux.
- Tu promets que tu ne partiras plus comme ça ?
- Plus jamais. Je te le jure. Je suis tellement désolé, de ne pas être rentré hier soir, de ne pas avoir donné de nouvelles. Mais j'avais vraiment besoin de parler avec Jack, tu comprends ?
- Parce que c'est ton ami ?
- Oui.
Elle mit ses chaussures et Hiccup prépara son sac. Puis il s'assit en face d'elle.
- Mon cœur, tu sais que je ne t'abandonnerais jamais, tu le sais, ça ?
Sophie se tut un instant, et regarda le sol, et l'espace d'une seconde, Hiccup craignit le pire.
- Papa, j'aime beaucoup mamie, mais je préfère quand c'est toi qui viens me chercher à l'école. Et puis, je ne te vois plus jamais...
- Je sais mon cœur. J'ai... En ce moment, je travaille pour un homme, et ça me prend beaucoup de temps. Mais je veux bien t'amener à l'école et te chercher plus souvent. Mais des fois, il faudra quand même que tu restes avec Mamie, d'accord ?
Sophie hocha la tête.
- Tu me promets que je te verrais plus souvent ?
- Juré, sourit-il. Viens, on va être en retard à l'école.
Sophie sourit et il la prit dans ses bras.
