« - Qu'est-ce qu'on s'ennuie, soupira Alya assise à côté de Marinette en ce jour de classe du mois d'octobre.
- Je sais que les cours de madame Mendeleïev ne sont pas forcément les plus intéressant mais… elle s'interrompit quand le beau blond, Adrien, se leva pour aller au tableau. Aaahhh mon bel Adrien, ajouta Marinette.
- Désespérant, s'amusa Alya la tête dans ses mains en regardant la scène d'un air un peu moins ennuyée.
- Vous avez intérêt à être attentif jusqu'au bout ! Sinon vous ne pourrez pas participer à l'activité prévue par Madame Bustier ! s'énerva la professeure en voyant l'inactivité de sa classe.
- Oh non madame ! élancèrent ensemble plusieurs élèves afin de protester contre cette injustice.
- C'est vrai ! professeure Bustier a fait venir l'humoriste Gilles Hareng ! ajouta Rose. On ne veut pas rater ça ! termina-t-elle sous des exclamations et un soutien général.
- Alors restez concentrés. Affirma en retour la sévère madame Mendeleïev pour mettre un terme à la discussion. ».
Cette tentative de discipline eut un effet mitigé, car même si la classe se concentra un peu plus, il persistait tout de même des chuchotements entre les élèves impatients de voir leur humoriste adoré. La cloche mis fin à leurs souffrances et les élèves se hâtèrent dans la cour en attendant la fin de la pause.
« - On a de la chance d'avoir ce spectacle privé quand même ! glissa Nino, le jeune garçon à casquette et petit ami d'Alya.
- Effectivement, rétorqua la concernée, je sens qu'on va drôlement s'amuser, n'est-ce pas vous deux ? interrogea-t-elle les deux fantômes de discrétion à leurs côtés, Marinette et Adrien.
- Euh... oui… on a drochement de la chale… euh drôlement de la chance, bafouilla la première, qui était en train d'admirer Adrien.
- Oui ! Je me demande si mon père aimerait écouter cet artiste, répondit le second qui, lui, était plongé dans ses pensées.
- Tsss… ridicule, totalement ridicule ! interrompit une voix aiguë.
- Oh non… pas elle… soupira instantanément Alya en voyant Chloé, la peste de la classe, s'agripper au bras d'Adrien.
- Mon Adrichou, tu ne crois quand même pas que des gens de notre rang s'intéressent à des artistes de bas étages aussi ridicules ! enfonça la nouvelle arrivée en tenant fermement le bras de son bien aimé.
- À vrai dire, je ne sais pas… je n'ai jamais eu l'occasion de voir cet artiste se produire… donc peut-être que cela me plaira ! répliqua Adrien d'un air spontané. »
Cet échange fit passer Marinette par toutes les émotions, d'abord elle fut rouge de colère face à cette peste qui se frottait à son futur mari et père de ses futurs hamsters, puis elle fut rouge de honte, elle qui rigolait tant aux sketchs de Gilles Hareng avec son père, enfin, elle fut rouge de plaisir en voyant Adrien laisser une chance à cet humoriste qu'elle appréciait. Leur discussion fut interrompue par la deuxième sonnerie qui annonçait la reprise des cours. Comme convenu, tous les élèves se rendirent dans la cour, où étaient installés des chaises et une espèce de scène, le tout prêt à accueillir le fameux Gilles Hareng.
De son côté, le comique se préparait dans une salle, accompagné de son assistant. Il se préparait calmement en discutant avec ce dernier qui avait un air grave.
« - Gilles… tu vois bien que les spectacles font de moins en moins d'audience ! Et l'âge moyen de tes spectateurs est de 11 ans, énonça l'assistant. Tu n'es pas un clown ! Pourquoi alors donner des spectacles gratuits pour des mômes ! Ça ne va pas améliorer ta réputation ! assailli-t-il sans s'arrêter.
- Robert. Tant que des gens riront devant mes spectacles je me produirais. Que ce soit devant 10 000 ou 1 personnes, cela ne change rien, répondit l'artiste avec un sourire gracieux. Et qui suis-je pour priver de jeunes collégiens de rires dans leur vie, enchaîna Gilles. Comme j'aime le dire, les rires développent des sentiments encore plus importants et permettent aux gens de se rapprocher, finit-il avec un large sourire.
- On verra quand tu feras le clown dans la rue, lâcha sèchement son partenaire de discussion. Les gens ne rient plus, les commentaires négatifs fusent sur les réseaux, tu vas être dépassé si tu continues ! attaqua-t-il avec plus de méchanceté que de tact.
- Quoi... ? Je… Je serai devenu… has been ? se lamenta l'humoriste visiblement touché par les mots de son assistant.
Au même moment, un homme agissait dans l'ombre, depuis son antre de méchanceté, le Papillon porteur du miraculous éponyme, préparait un nouveau coup.
« - Je ressens des émotions négatives, découvrit ce vil personnage avec délectation. La tristesse, une déception de soi, une sensation de ne plus comprendre le monde, surtout de ne plus pouvoir remplir son rêve, lista-t-il avec un sourire à faire froid dans le dos. Toute une recette concoctant de quoi régaler mon petit akuma, ajouta-t-a le méchant en créant son sombre insecte violet. Vole petit akuma, et noircis son cœur ! finit le maléfique porteur. »
L'insecte volait alors jusqu'au collège Françoise Dupont, droit sur le malheureux humoriste qui ne savait pas ce qui allait lui tomber dessus. En effet, il se morfondait toujours sur son talent à faire rire. La situation était critique, l'akuma s'approchait dangereusement de lui, mais au moment où l'insecte allait s'emparer de son cœur, un régisseur son débarqua dans la pièce pour prévenir Gilles que toute la classe était prête et qu'il pouvait commencer son spectacle.
« - Mais oui ! Des gens m'attendent ! Des enfants n'attendent que de me voir pour rire ! Pourquoi suis-je en train de déprimer au juste ! Ce n'est pas ce que mon idole ferait ! se motiva le comique en regardant sa photo de Ladybug. Il est temps d'y aller pour amuser mes petits poissons ! ajouta-t-il en riant de bon cœur, faisant fuir pour de bon l'akuma.
- Zut ! Que se passe-t-il ?! Je sens toute l'énergie négative disparaître s'inquiéta le Papillon en sentant son sinistre akuma repartir. Hum… reste dans le coin maléfique insecte. Je sens que l'on peut encore espérer avoir besoin de toi, reprit-il après avoir réfléchit à la situation. Voyons ce qu'il va se passer, termina l'ennemi juré de Ladybug et de Chat noir. »
« - Bonjour les enfants ! commença madame Bustier la professeure de la classe de nos héros, et l'organisatrice de ce moment culturel. Comme prévu, nous allons recevoir le fameux humoriste Gilles Hareng, qui a fait l'honneur de se déplacer pour vous donner spectacle, enchaîna la jeune femme sous l'excitation de l'ensemble de la classe… sauf de Chloé.
- Absolument ridicule, totalement ridicule, ridiculement ridicule ! protesta la collégienne. Je vais le dire à papa ! ajouta la blonde en gonflant les joues. Et toi arrête d'être contente Sabrina !
- Désolé Chloé… s'excusa immédiatement la malheureuse larbine en baissant les yeux.
- Accueillez donc, en applaudissements, monsieur…. Gilles Hareng ! fit madame Bustier, ne s'étant pas interrompue des bavardages de Chloé, en guise de transition. »
C'est ainsi qu'arriva d'un air enjoué, et en courant, l'homme du jour, du haut de ses 40 ans, de ses quelques cheveux gris, mais de son visage ouvert et souriant, Gilles Hareng ! Il était vêtu d'une chemise colorée, d'un pantalon trop grand pour lui mais surtout de…
« - Son fameux nœud papillon rose ! Il a son fameux nœud rose ! s'exclama Marinette du fond de sa rangée avant de virer au rouge et de se cacher la tête.
- Effectivement mademoiselle ! Vous avez l'œil ! Et savez-vous pourquoi (vous avez l'œil) ? demanda-t-il, le sourire aux lèvres, en jouant avec son nœud. Parce qu'il est rose ! Difficile de le rater ahah ahah HILARANT ! conclut-il sa première blague sous les rires des différents élèves, et le regard désespéré de Chloé. Alors mademoiselle la fan ? continua-t-il en regardant Marinette, savez-vous quel métier j'aurais dû faire si je n'étais pas devenu humoriste ? demande Gilles Hareng en préparant sa blague.
- Hum… aucune idée… boulanger ? proposa-t-elle timidement.
- Eh non ! J'aurai été poissonnier ! Mais aucune vente de harengs je ne vendrai ma famille pour rien au monde ahah ahah HILARANT ! s'exclama-t-il en riant de bon cœur et avec les esclaffements des élèves. Enfin, enchaîna-t-il d'un air plus sérieux. Vous m'avez parler de boulangerie… reprit l'humoriste pour réfléchir. J'ai ! Le fils d'un boulanger demande à son père s'il aime le pain grillé. Ce dernier répond que oui, mais demande à son fils pourquoi. Le gamin lui répond que la boulangerie brûle ! Ahah ahah HILARANT ! poursuit-il en faisant une nouvelle fois rire et applaudir l'audience.
- Qu'est-ce que je donnerai pour une blague sur le fromage ! chuchota Plagg, le kwami d'Adrien, caché dans son sac.
- Chut ! On ne doit pas te trouver Plagg ! réprimanda son porteur en chuchotant.
- C'est que j'ai faim moi… se lamenta l'esprit avec un ventre plus que gargouillant.
- Hum, qu'ai-je entendu par-là ? demanda Gilles en se tournant vers Adrien ? Vous avez un thème à me proposer jeune homme ? le questionna-t-il.
- Sur le fromage peut-être ? répondit Adrien après un sursaut, et avec un air très gêné, sous le regard de Marinette qui penchait sa tête.
- Il est fan de fromage… ? Je devrai peut-être devenir fromagère ? pensa-t-elle en regardant le garçon.
- Alors le fromage ! Qu'est-ce que dit le fromage à un bagel ? Rien de stupide, les fromages ne parlent pas ahah ahah HILARANT dit-il avec fierté sous une nouvelle fois les rires des élèves en particulier Marinette et Adrien.
- Je suis bien d'accord. Les fromages ne parlent pas ! Surtout quand je les mange, dit fièrement Plagg à Adrien qui riait.
- RI-DI-CU-LE ! hurla Chloé qui n'en pouvait plus. Comment pouvez-vous rigoler à de telles atrocités ?! Encore Dupain-Cheng je comprends mais toi Adrien ?! l'accusa-t-elle. Et vous l'humoriste raté à deux balles ! Je vais demander à papounet de vous interdire de spectacle ! menaça la petite peste à Gilles Hareng.
- Quoi ? Mais… Mais… je ne suis que là pour faire rire les gens… essaya Gilles de dire à Chloé avec un peu d'appréhension. Je veux juste voir les autres sourire… Aurai-je rater ma mission ? finit-il le regard assombri.
- Merci Chloé Bourgeois, sans toi il y aurait beaucoup moins d'akumatisés à Paris, se complut le Papillon qui ne pouvait rater cette scène et les émotions négatives qui s'en dégageaient. Vole sinistre akuma ! Et cette fois, noircis son cœur ! »
Dans les éclats de voix généraux qui fulminaient de partout, des professeurs, de l'assistant, de l'humoriste et même des élèves, personne ne vit le papillon violet se diriger vers Gilles Hareng.
« - Bravo Chloé ! Encore une de tes grandes œuvres ! reprocha Alya à la jeune collégienne qui avait gâché la représentation.
- Hum.. Eh bien, merci ! répondit Chloé dans toute sa stupidité.
- Ce n'est pas sérieux Chloé ! On ne peut pas parler comme ça aux gens, surtout à des artistes ! lui reprocha Adrien. Moi je m'amusais bien !
- Ooooh Adrien… quel homme parfait… pensait Marinette en admirant Adrien prendre la défense du comique. Hein ?! Un akuma ?! Non ?! Je dois filer ! poursuivit l'adolescente. Alya… euh petite envie pressante hihi glissa-t-elle avec un sourire maladroit avant de partir en courant sous le regard habituellement amusé de son amie. »
Tandis que Marinette disparaissait, l'akuma lui, remplissait sa mission en pénétrant dans l'accessoire rose de Gilles et noircissant son cœur. Une épaisse fumée violette enveloppa l'homme puis se dissipa peu à peu.
À la place de la fumée était apparu un nouveau méchant, un akumatisé comme les informations aiment bien les appeler. Celui-ci était bien coloré, habillé tout en jaune, dans une tenue assez moulante, son nœud était devenu immense mais restait rose. Ses cheveux étaient dressés sur sa tête, et son visage avait pris un air souriant, mais… d'un sourire absolument terrifiant.
« - Alors comme ça la petite ne veut pas rire à mes blagounettes ?! annonça la nouvelle marionnette du Papillon, en se tournant vers Chloé.
- Je dois filer ou Ladybug va m'étriper si elle doit se battre toute seule, pensa Adrien en ravalant sa salive avant de disparaître dans une salle de classe vide.
- Alerte akuma ! À tous les élèves réfugiez-vous dans votre salle de classe en attendant les renforts ! scandaient les sonneries pendant que madame Bustier essayait de faire partir les élèves sans mouvement de foule.
- Mais ne partez pas voyons ! Je suis Vilainrant et je suis là pour absolument tous vous faire rire, se présenta-t-il en menaçant cette fois-ci toute la classe. Allez une petite boutade pour vous ! Qu'est-ce qui est jaune et drôle ?! Moi si je m'appelais Jaunarant, s'esclaffa-t-il. HILARANT ! »
À la prononciation de ce mot, l'accessoire rose du comique se mit à briller et, tout ceux ayant entendu la blague se virent être pris d'un fou rire incontrôlable. C'est ainsi que la moitié de la classe, dont madame Bustier commencèrent à se rouler par terre en se bidonnant de toute leur force. Rien ne les arrêta dans cet éclat, si bien que Vilainrant pu partir à la poursuite de Chloé qui avait pris la direction, opposée de ses camardes, pour chercher à sortir de l'école.
« - Que se passe-t-il ici ?! constata Ladybug en arrivant sur le toit de l'école. Là-bas ! Il poursuit Chloé ! J'espère que Chat Noir va vite arriver, ajouta-t-elle.
- Tsss. Ridicule. Même en vilain il est ridicule totalement ridicule ! frimait Chloé qui se pensait en sécurité.
- On va voir si tu me trouves toujours aussi ridicule ! hurla le nouveau Gilles en sautant devant la fuyarde. Il s'apprêtait à parler en jouant avec son nœud quand il fut interrompu.
- Arrête toi là Gilles ! Je croyais que ton rôle était de faire rire les gens ! De les aider à aller mieux ! pria l'héroïne en l'implorant du regard. Résiste à l'akuma ! ajouta-t-elle.
- Mais ne vois-tu pas ? Tout le monde rigole ! Et il est temps que tu te détendes aussi Ladybug ! Quelle est la voiture préférée de Ladybug ? demande-t-il pour amorcer sa blague. La Volkswagen coccinelle ahah ahah ! HILARANT.
Une nouvelle fois, juste à la diction de ce mot, le nœud papillon brilla de plus belle, mais cette fois, ce fut Chloé et Ladybug qui commencèrent à mourir de rire sur le sol sans pouvoir s'arrêter.
- Et voilà ! Tu étais bien trop sérieuse sale héroïne ! fit finalement Vilainrant d'un air triomphant.
- Récupère son Miraculous ! Ses boucles d'oreille vite ! résonna la voix de son maître dans sa tête.
- Je ne suis pas sourd ne vous en faites pas ahah ahah. HILARANT. »
Ce méchant en pleine réussite marchait alors d'un pas menaçant vers la protectrice de Paris et la gardienne des Miraculous. Malgré cette menace imminente, impossible pour cette dernière d'émettre le moindre signe d'inquiétude sur son visage tant elle riait et se tordait au sol. Dans toute la zone, seuls ces éclats pouvaient parvenir au son des caméras et des policiers qui encerclaient la zone. Nadia Chamack annonçait en directe : La fin de Ladybug ? Alors que Vilainrant sous le regard de Paris, même de la France entière, et surtout du sombre Papillon, se baissait, le bras tendu vers le visage de Ladybug, il se prit un coup de bâton si puissant qu'il fut propulsé à quelques mètres de la coccinelle.
« - Alors on ne m'invite même pas au spectacle ma Lady ? Pourtant j'aime bien rire moi ! dit en souriant le nouvel arrivant et en sauvant de la situation, alors appuyé sur son bâton a admiré la fille, qui de son côté, était encore éprise du pouvoir de son adversaire.
- Non ! Vilainrant prends leur Miraculous ! s'énerva directement Papillon.
- Ne gâche pas mon spectacle Chat noir ! Comme quoi, quand le chat n'est pas là, les souris dansent ! HILARANT ! rétorqua-t-il en se relevant et en faisant briller son arme.
- Bouche toi… les... oreilles… fit difficilement et faiblement l'homologue du chat pour l'aider à son tour.
Et le héros ne se fut pas prier pour se boucher les oreilles et ainsi échapper à la malédiction des boutades de Vilainrant.
- Merci Milady, un petit coup de patte ? demanda-t-il en la frappant d'un léger coup pour la sortir de ses esclaffements incessants.
- Merci mon chaton… répondit Ladybug en reprenant directement son souffle avant de prendre un air grave. On doit aller sauver les autres… à force d'être pris dans le fou rire, cela va les mener à l'étouffement Chat noir !
- C'est noté Ladybug ! On s'en occupe en premier alors ! fit-il en sautant dans la cour pour aller réveiller les premiers touchés qui, rencontraient effectivement des difficultés à respirer.
- Dépêchons-nous ! Vilainrant a choisi la retraite ! Suivons-le ! poursuivit l'héroïne en prenant son yoyo pour voltiger de bâtiments en bâtiments.
- Comme quoi je te suis très important ! acquiesça son compagnon en la suivant à l'aide de son bâton. »
Sur le chemin, notre duo de super-héros croisa et s'attarda sur de nombreux civils qui avaient été touchés par le pouvoir du super-méchant. Des heures étaient passées, et ils avaient perdu la trace de leur adversaire en plus de s'être épuisés.
« - On perd trop de temps à sauver tout le monde ma petite coccinelle… il faudrait défaire Vilainrant de son akuma pour que tu puisses tout rétablir avec ton lucky charm ! proposa le partenaire de Ladybug.
- Je sais mon chat je sais. Mais on l'a perdu et ça complique directement la tâche… et si j'utilise mon lucky charm pour le retrouver je ne l'aurai plus pour le combattre. Répondait-elle d'un air dépité.
- Essayons quand même ! rétorqua le chat d'un air optimiste ! À nous deux on peut y arriver ! On est plus fort ensemble ! clama-t-il en tendant son poing vers son amie.
- Tu as raison ! Elle répondit à son geste en venant elle aussi rapprocher son poing, puis elle prit son yoyo. Lucky charm !
Ladybug lança son arme dans les airs qui libéra une nuée de coccinelles créant alors un objet magique, des boucles d'oreille.
- Qu'est-ce qu'on va faire de ça ? se demandait la porteuse en regardant l'objet.
- Hum… j'ai peut-être une idée… proposa son compagnon après quelques instants de réflexion.
- Dis-moi tout, allez ! On n'a pas de temps à perdre chaton ! s'impatienta-t-elle. »
Après que Chat noir eut pris le temps d'expliquer son plan à sa partenaire, les deux héros prirent alors la direction du combat en suivant la chaîne d'information de Chamack qui suivait le vilain depuis son hélicoptère. À chaque fois qu'ils croisaient des civils, le duo les réveiller et les somma de rentrer se réfugier chez eux. Le maire, André Bourgeois avait effectivement décrété un confinement général pour que les gens ne soient pas touchés par les pouvoirs de Vilainrant. Ainsi, les victimes étaient de moins en moins nombreuses facilitant le temps de la coccinelle et du chat. Ils arrivèrent alors rapidement sur le lieu où se cachait le vilain, bien que cacher soit un grand mot car il était au milieu de la place de la Concorde à chercher des victimes.
« - Où êtes-vous ?! Je ne veux que vous faire rire ! Sortez ! Montrez-vous ! Hurlait-il à pleine voix d'un ton menaçant, mais croyant réellement à ce qu'il disait.
- C'est fini Vilainrant ! On est là pour arrêter le spectacle ! annonçait Ladybug en atterrissant devant son adversaire.
- Bien dit « chat », ma lady, dit-il avec un sourire complice et en se posant à ses côtés en douceur en rétrécissant son bâton.
- Il faut qu'on se dépêche Chat noir… je vais bientôt me détransformer… pensait très fort la jeune héroïne.
Chat noir sauta directement sur le comique comme s'il eut entendu sa partenaire, et commença à le frapper avec son bâton en faisant mine de préparer son cataclysme. Après quelques échanges de coups, il sauta en arrière en se bouchant les oreilles puis regarda son ennemi avec un air sérieux.
- Il est trop fort pour nous Milady. Donnons-lui ce qu'il veut. Dit le chat d'un air grave.
- Tu es fou Chat noir ! On ne peut pas abandonner les Parisiens… Ce serait signe d'une grande catastrophe ! implora la concernée d'un air catastrophé.
- Tu ne me laisses pas le choix. Rétorqua-t-il en prenant son bâton. Papillon, Vilainrant, si je récupère le miraculous de la coccinelle promettez moi d'épargnez tous les habitants de la ville ! proposa-t-il alors sous le regard horrifié de Ladybug.
- OUI ! ACCEPTE VILAINRANT ! s'exclama directement le maître des Akuma.
- On est d'accord. Rapporte-nous les deux miraculous et tout le monde sera épargner ! Mais pas épargner de mon humour ahah ahah HILARANT
Les deux héros se bouchèrent les oreilles par reflexe et au même moment, Chat noir sauta sur Ladybug pour l'attaquer avec son bâton, des échanges de coups puissants se succédèrent sans qu'aucun ne puisse prendre l'avantage sur l'autre.
- Chat noir ! Tu ne peux pas me faire ça… s'il te plaît arrête… implorait pleine de tristesse la porteuse.
- Notre mission est de protéger Paris ! Et c'est ce que je fais Ladybug ! répliqua son ami en la frappant fortement et la propulsant dans une ruelle. Tu sais très bien que je suis meilleur en combat rapproché alors abandonne ! asséna-t-il aussi violemment que ses coups.
Ladybug était couchée contre un mur dans un angle mort de Vilainrant qui ne pouvait donc voir la fin du combat, à peines quelques minutes plus tard, il vit une lueur de détransformation émaner de la ruelle et Chat noir en sortir avec les boucles d'oreille à la main.
- Je suis désolé ma Lady… j'espère que tu sauras me pardonner… se disait-il à voix basse en se rapprochant de son ennemi. Et voilà. J'ai ce que tu voulais. Annonça le garçon à voix haute.
- Parfait. Tu as fait le bon choix héro ahah répondit le vilain en tendant sa main pour prendre les boucles.
L'ambiance était tendue, surtout pour les Parisiens qui observaient toute la scène depuis leur télévision. Le visage de Vilainrant était empli de joie, celui de Chat noir était crispé par le stress. Les décombres des bâtiments laissés par le combat entre les deux héros couvraient le sol, avec des rires de civils aux alentours, la scène faisait froid dans le dos. Rien qu'imaginer que Ladybug était affaiblie, sans pouvoir dans cette ruelle terrifiait l'ensemble des spectateurs, sauf un, Papillon, qui se délectait de la scène. Il était sûr d'avoir gagné, il avait vu la détransformation, Ladybug avait enlevé son miraculous, Chat noir l'avait récupéré, c'était sa plus grande victoire, Vilainrant était sa plus grande création. Il n'avait plus qu'à venir chercher le miraculous auprès de sa créature et c'était bon. Mais, le tournant eut lieu au moment où Chat noir déposait les boucles dans la main de l'ennemi.
- Ce sont des copies ahah hilarant non ? annonça le chat en éclatant de rire.
- HEIN ?! eut à peine le temps de dire cette exclamation que son nœud rose s'activa et qu'il fut lui-même pris d'un fou rire.
- Je le « chatvais », la personne touchée est la personne visée par la blague ahah. Et 1-0 pour Chat noir clama-t-il fièrement.
- Bravo Chaton ! Cataclysme moi son nœud qu'on en termine ! le rejoignait-elle en souriant.
- C'est impossible… elle était détransformée ! hurlait Papillon dans son antre.
- Avec plaisir Milady, répondit son partenaire en se penchant vers elle, avant de regarder Vilainrant. C'en est finit on ferme la salle ! dit-il en chargeant son adversaire. Cataclysme ! hurla-t-il en frappant le nœud papillon qui se détruisit et laissa libérer le maléfique Akuma.
Ladybug en profita pour attraper son yoyo et capturer le papillon violet avec.
- Tu as assez fait de mal comme ça petit akuma ! Je te libère du mal ! clama-t-elle en faisant ses mouvements de purification avec son arme. Bye bye petit papillon, finit Ladybug en souriant. Allez ! Plus qu'à réparer tout ça ! ajouta-t-elle en souriant et en lançant les fausses boucles en l'air. Miraculous ladybug ! »
L'objet, une fois en l'air, laissa apparaitre une nuée de coccinelles qui traversèrent tout Paris pour réparer les dégâts et soigner les gens qui riaient toujours aux éclats.
Revenons avant tout à quelques minutes auparavant. Effectivement, la lueur de détransformation avait été aperçue par Vilainrant et à travers lui par Papillon. Et cela faisait partie du plan de Chat noir ! Les deux héros avaient simulé une bagarre, et tout s'était joué dans la ruelle. En profitant de l'angle mort de leur ennemi, le chat avait récupéré les fausses boucles crées par le Lucky charm, avant de fermer les yeux pour que Ladybug se détransforme dans l'instant. Grâce à ses sens il a pu se retourner rapidement et sauter en avant les yeux fermés pour ne pas découvrir l'identité de sa partenaire. Il avait résisté à sa forte envie de savoir qui était celle dont il est amoureux. De son côté, Ladybug avait eu du mal a accepté ce plan car elle devait faire confiance à Chat noir pour fermer les yeux, et elle connaissait ses sentiments pour lui. Mais elle avait fini par accepter vu la criticité de la situation. Après le départ de Chat noir, elle s'était enfoncée dans la ruelle en vitesse pour se retransformer puis avait sauté sur un toit, prête à reprendre le combat, mais le tout à l'abri des caméras. Elle se félicitait elle-même de la réussite du plan, et ainsi faisait encore plus confiance à Chat noir qu'auparavant. D'autant plus que le plan reposait sur le fait que Vilainrant devait se faire battre par son propre pouvoir, encore une idée de Chat noir. Et c'est comme ça qu'ils purent tromper la vigilance de leurs ennemis.
Encore une fois, le duo avait sauvé Paris avec une ingénieuse fausse dispute mise en scène pour piéger Vilainrant. Pendant ce temps, Gilles Hareng émergeait en se tenant la tête, d'un air complétement perdu. La police prenait en charge les gens qui se réveillaient, et venait s'occuper de l'akumatisé pour l'aider à se remettre de l'évènement. Ladybug alla la première à la rencontre de Gilles pour l'aider à se relever.
« - Merci Ladybug… Je ne sais pas ce que j'aurai fait sans ton intervention. Ce n'est pas comme ça que j'imagine mes spectacles. Je ne veux pas faire peur aux gens je veux les faire rire… se lamentait-il en se parlant plus à lui-même qu'à la super-héroïne.
- Je te crois Gilles ! Je suis sûre que tu arriveras à faire rire beaucoup de gens dans tes show alors ne te laisse plus submerger par les émotions négatives. Le consolait-elle. Tu es un peu comme une partie de moi mais avec tes propres pouvoirs ! Je t'ai sauvé et maintenant tu sauveras les gens en les faisant rires ! ajouta la coccinelle d'un sourire d'ange.
- Merci Ladybug cria-t-il presque en pleurant… voudrai tu bien signer ma photo de toi ? osa demander le comique d'un air triste et culpabilisant de la journée.
- Avec plaisir ! répondit-elle immédiatement en souriant.
- Merci… accepte ce cadeau... j'espère que tu viendras me voir à mon spectacle je t'offre deux places ! termina-t-il en tendant deux billets.
- Merci beaucoup ! je n'y manquerai pas s'empressa Ladybug de le remercier en prenant les billets. Je dois partir ! À bientôt monsieur le comique le salua-t-elle d'un clin d'œil.
Presque détransformés, les deux super héros étaient partis sur un toit.
« - Bien joué chaton ! On a encore assuré ! annonça-t-elle en checkant son camarade.
- Évidemment ma Lady, je suis le meilleur des compagnons après tout ! rétorqua celui-ci, la tête dans les mains penchées sur son bâton à regarder l'héroïne amoureusement.
- Effectivement tu es pas mal, répondit la coccinelle d'un air malicieux. Alors comme ça tu es plus fort que moi à la bagarre ? ajouta-t-elle en levant un sourcil et en regardant Chat noir avec complicité.
- Hein ?! Je disais ça pour distraire l'ennemi évidemment ! Je ne le pensais absolument pas ! se défendit-il en détournant le regard.
- Et si nous vérifions ça ! enchaîna-t-elle en se levant d'un bond, prête à en découdre avec le chat. Allez viens là minou.
- Comme vous voudrez Milady, lança le chat en se levant et se penchant de façon galante. »
Un combat s'en suivit entre les deux héros qui chahutaient plus qu'ils ne se battaient vraiment. Quand tout un coup, Chat noir tomba sur Ladybug, leurs deux visages presque collés l'un à l'autre.
Chat noir avait le souffle bien ralenti tandis qu'il regardait sa dulcinée dans les yeux. Son regard brillait, il avait des étoiles dedans, il était comme ensorcelé et cet instant lui parut des années. Il passa sa main dans les cheveux de sa partenaire d'une lenteur troublant encore plus leurs esprits. Il n'arrivait à se concentrer sur autre chose que sa partenaire, sur ses yeux en amande, ses lèvres qui avaient l'air si douces, ses joues rougies, cet air timide, la chaleur qu'elle dégageait. Il était sur un nuage et se languissait d'embrasser ses lèvres.
Ladybug prit quelques secondes à comprendre dans qu'elle situation elle était. Elle regarda d'abord son corps qui était sous celui-lui du chat, mais cela ne lui déplaisait pas, cette chaleur qui la recouvrait, elle en avait besoin. Elle regarde ensuite son visage, il semblait effectivement beau garçon sous son masque. Elle croisa alors son regard mais détourna les yeux immédiatement d'un air timide, elle était parfaitement troublée de ce qu'il se passer. Quand le chat passa sa main dans ses cheveux elle frissonna jusqu'au fond de son cœur. Elle scruta de nouveau son visage le souffle qui coupé, son cœur battant la chamade. Elle se demandait ce qu'il y avait de mal à se faire plaisir pour une fois, elle qui pensait tout le temps aux autres. Elle regarda alors ses lèvres, puis ferma les yeux comme pour indiquer à son partenaire qu'il avait le champ libre.
Chat noir était encore plus en train de craquer en voyant les expressions de sa Lady. Sa timidité qui remplacé son habituelle confiance, ses frissonnements, et surtout, contre elle, il sentait son cœur battre si fort qu'il aurait pu l'attraper. Quand il la vit fermer les yeux une immense chaleur l'enveloppa, il ferma à son tour ses yeux en s'approchant dangereusement d'elle.
À mesure que leurs lèvres se rapprochaient, deux sonneries retentirent dans un son fortement dérangeant pour les deux. C'étaient les miraculous qui sonnaient, la bague et les boucles d'oreilles rappelaient à leur porteur que c'était leur dernier rappel avant la détransformation. Ladybug rejeta alors Chat noir d'un coup pour bondir et s'enfuir.
« - Désolé… s'excusa-t-elle, on ne doit absolument pas se dévoiler nos identités… cela pourrait nuire à notre mission ! s'inquiéta-t-elle en fuyant avec son yoyo.
- Je comprends ma Lady… murmura-t-il en guise de réponse en la voyant partir. Qui es-tu sous ce masque Ladybug ? ajoutait le garçon tandis que son costume disparaissait laissant apparaître Adrien.
- Ça je n'en sais rien ! Mais si elle n'est pas fromagère tu peux compter sur moi pour ne pas te donner mes vœux de bonheur commentait Plagg qui venait de réapparaître avec un ventre gargouillant.
- Tiens Plagg ! j'avais prévu le coup répondit-il en rigolant et en donnant un morceau de camembert à son kwami. »
Ladybug traversa la ville rapidement pour retourner à François Dupont, son collège. Elle constata que tous les élèves avaient été renvoyés chez eux pendant l'alerte et donc se précipita chez elle. En rentrant dans la boulangerie, un homme lui sauta dessus pour la prendre dans ses bras.
« - Ma petite Marinette d'amour… on était si inquiets se lamentait le boulanger en serrant sa fille dans ses bras.
- Je suis rentré papa tout va bien ! Comme j'ai dû passer dans la zone de combat, la police nous a gardé pour nous protéger eh eh, s'expliqua-t-elle d'un air gêné.
- Tu aurai dû nous envoyer un message Marinette ! lui dit alors sa mère en arrivant derrière.
- Désolé maman j'avais plus de batterie, ajouta la fille d'un air encore plus mortifiée s'enfonçant de jours en jours dans des mensonges pour cacher son identité secrète. »
Les trois membres de cette chaleureuse famille se serrèrent fort dans leur bras avant d'aller regarder la télé ensemble puis aller dormir.
De son côté Adrien avait fait face aux foudres de Nathalie, son père trop occupé pour remarquer la non-présence de son fils. Heureusement Adrien a pu prétendre s'être caché dans les vestiaires en oubliant son téléphone en classe et qu'il ait attendu des heures avant de sortir, ce qui lui valut simplement des réprimandes sans qu'elle en parle à Gabriel, ce qui aurait été, sans l'ombre d'un doute, bien plus punitif pour lui. Il passa alors la journée dans sa chambre à repenser à ce moment avec Ladybug avec un niais marqué sur le visage. Ce que ne manquait pas de souligner son kwami.
Le lendemain, les cours reprirent. Les élèves habitués aux alertes akuma presque quotidiennes ne bénéficiaient plus des jours de repos. Madame Bustier fut le discours habituel pour essayer de rassurer les élèves, leur proposer du soutien psychologique et faire les louanges des deux héros de Paris. Mais les cours reprirent normalement assez rapidement.
« - Tu étais passé où j'étais hyper inquiète hier ! hurla, presque car elle chuchotait en réalité, Alya à son amie.
- Désolé eh eh… j'étais caché avec des policiers donc je ne pouvais par partir… et je n'avais plus de batterie, se justifiait la fille en se grattant la tête avec un sourire maladroit.
- Ah la la… un grand coup de Marinette ça… se dit la fille aux lunettes. En même temps sans cela tu ne serai plus Marinette. dit-elle pour clôturer la discussion, sous les acquiescements de l'intéressée, et ne plus la questionner même si elle n'était pas convaincue par ses excuses.
De leur côté, Adrien et son ami avait eu à peu près la même discussion que les deux filles avec juste un changement d'excuses.
Mais étrangement nos deux camarades avaient l'air particulièrement heureux.
Tandis qu'Adrien attendait avec impatience la prochaine alerte akuma pour revoir sa Lady et lui déclarer à nouveau sa flamme, il avait prévu des roses, Marinette tenant fermement dans sa main deux billets pour aller voir Gilles Harengs en spectacle. Et elle comptait bien y inviter Adrien pour passer un premier rendez-vous avec lui.
