Les personnages de cette histoire appartiennent à Dreamworks, Cressida Cowell et Williams Joyce. Merci de ne pas reposter cette histoire ailleurs sans m'en informer. Tout vol ou plagia sera signalé. Merci.
Chapitre 5
Le week-end suivant, ils avaient rendez-vous chez Merida.
- Tes parents sont pas là ?
- Non, dit la rouquine en souriant. Je les ai mis dehors pour la journée. Ma mère va traîner mon père à une exposition de chais pas quoi...
Ils s'installèrent autour de la table et déballèrent leurs affaires. Sur la cheminée accolée au mur, Raiponce remarqua une photo.
- C'est ta famille ? Demanda-t-elle en prenant le cadre dans ses mains.
- Ouais. Mes parents et mes...
- Frangins. À qui tu avais promis de la nourriture qu'ils attendent toujours.
Les quatre se retournèrent et découvrirent trois petits garçons aussi roux que leur aînée fusillant Merida du regard, semblant profondément contrariés.
- T'avais promis ! Dit l'un.
Merida soupira et jura.
- J'ai oublié okay ?
- C'est quoi l'embrouille, au juste ? Demanda Jack, intrigué.
Merida soupira.
- Je devais leur acheter des gâteaux pour qu'ils se tiennent tranquilles pendant qu'on bosse, mais... J'ai oublié.
Ses trois petits frères regardèrent Merida comme s'ils se demandaient à quelle sauce ils allaient la manger. Merida connaissait ses frères par cœur. Quand il s'agissait d'obtenir ce qu'ils voulaient, ils étaient particulièrement doués. Elle les avait déjà vu faire preuve d'ingéniosité incroyable pour détourner les gâteaux et pâtisseries que leur mère cachait à la cave. Et quand ils n'avaient pas ce qu'ils voulaient, ils savaient se venger. Merida devrait donc vérifier à chaque seconde ses arrières jusqu'à ce qu'elle trouve les moyens de les rembourser... Une aide inattendue vint de Raiponce.
- On peut en faire, dit-elle.
Six paires d'yeux se tournèrent vers elle.
- Tu sais cuisiner ?
Raiponce eut un petit sourire.
- Oui. Montre-moi les ustensiles. Je te donnerai mes recherches quand j'aurai fini, d'accord ?
Merida hocha la tête, sidérée et Raiponce, accompagnée des triplets, prépara une montagne de pâtisseries et gâteaux en tous genres, qui, ravis, en oublièrent leur revanche sur leur sœur.
Alors que Raiponce finissait une fournée de cookies, Jack, depuis le salon, l'observait faire et dit narquoisement à la rousse.
- Elle t'a sauvé la mise sur ce coup-là.
Merida le foudroya du regard et se tourna vers Hiccup, le même sourire narquois que l'argenté.
- Et ton nez ?
Jack perdit immédiatement son petit sourire.
- Ça va, dit Hiccup d'un ton glacial.
Jack soupira.
- Écoute, je suis...
- Tu peux te les garder, tes excuses, coupa le brun.
Il n'avait toujours pas digéré le fait que Jack ait voulu frapper Pitch. Okay, ils ne pouvaient pas se voir, mais il y avait d'autres moyens de régler les conflits, non ?
Merida changea de sujet.
- Alors, vos documents ?
Ils lui donnèrent le résultat de leurs recherches et quand les triplets remontèrent dans leur chambre, suffisamment nourris, Raiponce les rejoint.
- Ils sont adorables, tes petits frères, constata-t-elle.
- Adorables ? S'écria Merida en prenant un air outré. Ils sont aussi mignons que des oursons. Ils te font un air de chien battu et la seconde d'après ils te dévorent vivante. Et je te raconte pas le nombre de bêtises qu'ils font. Mes parents sont convoqués chez leur directeur une fois par semaine...
- J'aurais bien aimé en avoir, moi, dit rêveusement la blonde.
- Tu es fille unique ? Demanda Jack.
Elle hocha la tête.
- Ma mère est tombée malade pendant sa grossesse et a failli y laisser la vie. Alors quand je suis née, mes parents ont décidé de ne plus avoir d'autres enfants. Et toi ?
Jack perdit immédiatement son air jovial.
- J'ai eu une sœur pendant un temps.
Il baissa la tête, l'air déprimé et les trois autres comprirent qu'il ne fallait pas insister.
- Et toi Hiccup ?
- Fils unique.
- Ah oui ?
Il haussa les épaules.
- Mes parents ont dû penser qu'un boulet par famille, ça suffisait.
Les autres se regardèrent, l'air gênés. Il était clair qu'Hiccup ne semblait pas avoir une haute opinion de lui-même. Alors Jack décida de lui prouver qu'il avait tort.
- T'es pas un boulet, dit-il d'un ton convaincu. T'es un mec bien. Et je suis content qu'on soit pote.
- Ah parce qu'on est potes maintenant ?
Cette déclaration, sortie sans réfléchir, perça le cœur de Jack. Mais après tout, à quoi pouvait-il s'attendre d'autre ? Il l'avait frappé dans le nez, accidentellement pas plus tard que mercredi, et si on comptabilisait sa passivité à chaque fois que Bunny l'emmerdait, il méritait largement ça. Qu'avait-il bien pu croire ? Qu'en souriant gentiment, Hiccup lui pardonnerait son comportement ?
Il se leva.
- Nan t'as raison. Je sais pas pourquoi j'ai dit ça.
Il s'excusa auprès de Merida et ramassa ses affaires.
- Ouaip, lâcha Merida, t'es un vrai boulet.
Hiccup, avait regretté ses mots dès qu'ils avaient franchi ses lèvres. Il avait bien remarqué que Jack faisait des efforts pour faire en sorte que le travaille qu'ils devaient accomplir ensemble se passe bien, mais il n'avait pas pu s'en empêcher. Il se leva et courut après Jack.
- Eh ! Écoute, je suis désolé, okay ? Dit le brun. J'ai sorti ça sans réfléchir et...
- Laisse, coupa Jack, dont le cœur cognait douloureusement contre sa poitrine. T'as raison. Je sais pas pourquoi, j'ai cru que...
Il soupira, en refoulant l'envie de pleurer qui le prit subitement. La déclaration d'Hiccup l'avait blessé bien plus qu'il ne voudrait jamais l'admettre.
- T'as raison, on n'est pas pote, on est juste obligé de se supporter le temps de ce devoir, et après on reprend nos vies. Alors pas la peine de devenir pote pour ça, hein ?
Avant de craquer et de laisser les larmes couler, il partit et Hiccup ne put s'empêcher de penser que Merida avait raison. Il était vraiment un boulet.
