Les personnages de cette histoire appartiennent à Dreamworks, Cressida Cowell et Williams Joyce. Merci de ne pas reposter cette histoire ailleurs sans m'en informer. Tout vol ou plagia sera signalé. Merci.


Chapitre 7

Hiccup décida de ne pas sécher le cours de gym, cette fois. Il s'installa dans les gradins et passa les deux heures suivantes à regarder sa classe jouer, tout en faisant des commentaires mentaux. Merida se défendait bien. Rustik et North, la chargeaient, mais elle esquivait les assauts avec grâce. Raiponce, qui avait tressé ses longs cheveux, était rapide malgré son apparence frêle. Quand il la vit passer sous les frères Stabbington, il se dit qu'elle cachait bien son jeu. Jack, quant à lui, filait aussi vite que le vent. Il courait d'un bout à l'autre du terrain, visiblement sans effort. Il ne montrait aucun signe de fatigue, malgré la sueur qui couvrait son corps. Elle collait son T-Shirt et son short de façon à ce qu'on distinguait parfaitement la courbe de ses...

Hiccup rougit immédiatement. Est-ce qu'il venait VRAIMENT de penser ça ? Depuis quand il matait ses amis ?

- Oh, l'angoisse... dit il en se prenant la tête dans les mains.

- Un problème ?

Pitch venait d'apparaître à ses côtés, toujours aussi discrètement. Il semblait le sonder du regard.

- Hein ? Oh, non, rien, laisse tomber...

Depuis l'entretien mouvementé qu'il y avait eu entre lui et Jack, Hiccup se posait beaucoup de questions sur Pitch. Qu'avait-il pu bien faire à Jack pour nourrir la si grande animosité entre eux ?

Hiccup se tourna vers lui.

- Pourquoi vous vous détestez avec Jack ?

Pitch émit un drôle de son, à mi-chemin entre le grognement et le ricanement.

- Il y a eu un incident. Sa sœur est morte et il me reproche de ne pas avoir voulu la sauver.

Hiccup fronça les sourcils mais Pitch continua.

- J'y suis pour rien, ça n'était qu'un accident. Mais il lui faut un coupable, alors...

Hiccup retourna son regard sur la partie, pensif. Il ne savait pas bien quoi penser de ça...


Le week-end suivant, ils retrouvèrent chez Raiponce et découvrir que Gothel, sa mère, était légèrement... Possessive et maniaque. Raiponce alla les accueillir dehors et quand ils entrèrent, sa mère se précipita vers elle et l'examina sous toutes les coutures.

- Mon Dieu, ma chérie, tu vas bien ? Tu n'as rien ? Qu'est-ce que c'est que ça ? Rouge ? Tu as attrapé une allergie ? Oh mon Dieu, tu as une allergie ? Tu vas mourir !

Gothel se précipita vers le couloir et Raiponce soupira.

- Je suis désolé, ma mère est... Multi-phobique.

- Hein ?

- Elle a peur d'aller dehors, elle a peur des moustiques, les germes, les gens, le supermarché... Le vent...

Quand sa mère revint, armée d'un tube de crème, Raiponce leur demanda d'aller s'installer au salon.

Elle les rejoint dix minutes plus tard, le visage barbouillé de crème.

- On dirait un bonhomme de neige, lâcha Jack.

Merida lui donna un coup de coude. Raiponce rougit.

- Désolée, ma mère est... Protectrice...

- T'inquiète, fit Merida avec nonchalance, pour la mettre à l'aise. Les parents chiants, on sait ce que c'est.

La blonde lui sourit, la remerciant silencieusement pour son soutien.


La journée fut consacrée à la répartition des étoiles dans l'espace, leur nature, etc ... Ils furent régulièrement interrompus par Gothel, qui venait voir si sa fille n'était pas malade, si la rougeur, qui c'était avéré être un bouton avait bien disparu.

Dans la soirée, quand Gothel se mit à piquer une crise et tout renverser dans la cuisine en criant et en pleurant, les garçons s'éclipsèrent, laissant les deux filles seules.

- Comment je peux t'aider ? Demanda Merida.

La blonde soupira tristement.

- Y'a rien à faire. Il faut juste attendre qu'elle se calme.

Toutes les deux contemplèrent Gothel hurler à la mort pendant près d'une heure.

- Elle est comme ça depuis que je suis toute petite, expliqua Raiponce. Vu qu'elle est tombée malade pendant sa grossesse, elle a toujours pensé que j'étais fragile. Au début, elle ne faisait que me surprotéger, mais quand j'ai commencé à aller à l'école primaire, son état a empiré, on l'a amené voir des médecins avec papa, mais rien à faire, elle devenait de plus en plus craintive au fil des jours. Aujourd'hui, elle ne sort plus et reste cloîtrée à la maison.

- Et Rider est au courant, conclut Merida.

Raiponce hocha la tête.

- Il est venu me rendre visite, un jour, et il a vu ma mère. Depuis, il a tendance à s'imaginer qu'il est mon prince charmant, ou je ne sais pas trop quoi...

Merida eut un rictus méprisant.

- Un prince, lui ? Monsieur-j'ai-peur-qu'on-abîme-mon-précieux-nez ?

Raiponce sourit faiblement.

- Il est gentil, malgré... Malgré ce qu'il semble être.

- Et ton père ?

- Papa est parti travailler, vu que maman est malade et qu'elle a besoin de soin, il doit partir travailler dans la ville d'à côté pour ramener de l'argent. Il n'est pas souvent là...

Malgré elle, les larmes se mirent à couler et Merida la prit contre elle, instinctivement. Elle la serra et caressa tendrement ses cheveux avec douceur, se surprenant elle-même.

Le plus surprenant fut que Raiponce s'agrippa à la plus grande et enfouit son visage dans la chevelure rousse. Merida essaya de la réconforter jusqu'à ce que Gothel se calme.


Quand sa mère se calma, Raiponce la remonta dans sa chambre et la coucha. Merida, que sa mère avait appelé une bonne dizaine de fois à la vue de l'heure tardive, décida de rentrer. Sur le pas de la porte, Merida prit les mains de Raiponce.

- Ça va aller ?

Raiponce hocha doucement la tête.

- Merci de ton aide, et...

Elle se mordit la lèvre, fuyant son regard.

- Tu veux pas dormir là ?

Merida eut l'air tout d'un coup désemparée.

- Oh, euh... C'est pas que je ne veux pas, mais j'ai pas prévenu mes parents, et ma mère va m'en faire un flan.

Raiponce baissa la tête.

- Je comprends.

Merida lui releva doucement la tête et lui sourit tendrement.

- Je te promets que je reste la prochaine fois, okay ?

Raiponce hocha tristement la tête et Merida la serra contre elle.

- Tout va bien se passer.

Elle déposa un baiser sur les cheveux blonds.

- Je te le promets.

Raiponce enfouit sa tête dans la nuque rousse. Merida la relâcha après un câlin et déposa un baiser sur son front. Raiponce la salua une dernière fois et ferma la porte. En rentrant chez elle, Merida se demandait vraiment ce qui lui arrivait.