Les personnages de cette histoire appartiennent à Dreamworks, Cressida Cowell et Williams Joyce. Merci de ne pas reposter cette histoire ailleurs sans m'en informer. Tout vol ou plagia sera signalé. Merci.
Chapitre 15
Le week-end suivant, chez Merida, l'ambiance n'était pas exactement au beau fixe. Ses parents avaient décidé de rester et les trois autres avaient appris que Merida avait une relation plutôt conflictuelle avec sa mère.
Ils étaient arrivés chez la rousse qui leur ouvrit, un air de profond ennui incrusté sur le visage.
- Ça va ? Demanda Hiccup.
- Y'a mes parents, grinça la rousse.
- Merida ! Habille-toi !
Elinor, la mère de Merida, n'avait pour ainsi dire aucun trait en commun avec sa fille.
- Regarde toi ! Tu vas attraper la mort, aussi peu couverte.
Ignorant sa mère, elle les fit monter dans sa chambre. Elle s'adossa à la porte en soupirant.
- Désolé pour ma mère, elle... Enfin...
- La vache, elle est raide, commenta Jack.
- Je sais, elle passe son temps à me reprocher des tas de trucs, mes vêtements, mes cheveux...
- En même temps, vu la pagaille que c'est... Commenta Jack.
- Va chier, Frost, dit la rousse avec sourire.
- Qu'est-ce qu'ils ont, tes vêtements ? Demanda Hiccup.
- Pas assez féminins, selon elle.
- Ils sont très bien, dit Raiponce.
- Qu'est-ce qu'elle appelle féminin, au juste ?
Soupirant, Merida attrapa une photo sur son bureau. Dessus, elle devait avoir seulement cinq ou six ans.. Ses cheveux étaient tressés, même si on devinait l'entremêlement des mèches rousses et elle portait l'uniforme d'une école privée, jupe plissée et chemise de soie.
- Attends... Ta mère voudrait que tu t'habilles comme ça tous les jours ?
Merida soupira.
- Elle est de la vieille école... On s'engueule depuis des années là-dessus, sur ça et sur le reste... Quand j'aurais mon diplôme, elle voudrait me voir mariée et mère.
Jack se gratta la nuque.
- Mais elle sait que... T'es pas branchée mec ?
- Bon Dieu, non, soupira la rousse. Si c'était le cas, elle m'enverrait dans un couvent.
Raiponce alla vers la rousse et la prit dans ses bras Elle posa un baiser sur sa joue et Merida sourit. Elle passa son bras autour de la nuque blonde.
- On se met au boulot ?
Ils passèrent la journée à travailler sur le sujet de la rousse et vers le début de soirée, quand la partie sur l'astrologie fut finalement achevée, ce fut un soupir de soulagement général qui se fit entendre.
- Fini !
- Enfin !
- Faut fêter ça !
Trois paires d'yeux se tournèrent vers Jack.
- Quoi ? On l'a bien mérité, non ?
- Tu veux fêter chaque fin de sujet ?
- Pourquoi pas ? Demanda l'argenté.
- Allez, et ça nous fera une raison de plus pour picoler, concéda la rousse avec un soupire blasé.
Elle se leva et entrouvrit la porte de sa chambre.
- Hamish ! Hubert ! Harris !
Presque instantanément, ses petits frères apparurent. Elle leur tendit un billet.
- 10 balles pour quatre bières.
Ses frères se regardèrent, absolument pas coopératifs. Elle soupira.
- Et je vous ramène des gâteaux lundi.
Ils la regardèrent, l'air de dire 'tu-te-fous-de-nous'.
- Et le reste de la semaine.
Mais ils ne fléchirent pas. Raiponce se leva et leur proposa.
- Je viendrais mercredi et je vous en referais comme la dernière fois, d'accord ?
Les triplets se regardèrent et hochèrent de la tête.
- Ça marche.
Ils descendirent à la cuisine et Jack lança, incrédule :
- Tu payes tes frères pour qu'ils te ramènent à boire ? T'es si feignasse que ça ?
Elle lui tira la langue et expliqua :
- Si j'y vais, elle va encore me prendre la tête et me péter un scandale.
Elle prit une voix aiguë qui ressemblait plus ou moins à celle d'Elinor.
- Merida ! Comment peux-tu ne serait-ce que songer à boire ? Quand j'avais ton âge, jamais je n'aurai fait une telle chose ! Une fille ne doit pas boire et...
- Jolie imitation de ta mère.
Merida s'arrêta immédiatement et les trois autres pâlirent. Fergus, le père de Merida était devant la porte restée ouverte et regardait sa fille d'un air impassible. Malgré tout, Merida croisa les bras.
- Ose me dire qu'elle ne parle pas comme ça.
Au grand étonnement général, Fergus rigola et posa les quatre bouteilles sur le bureau.
- Tes frères se sont encore fait attraper. La prochaine fois, vas-y toi-même, ça te coûtera moins cher.
- Pour qu'elle me prenne encore la tête comme quoi, je ne serais majeur qu'à 35 ans ? Non merci.
- Ta mère a été jeune, tu sais ?
- Ouais. Quand on chassait encore les dinosaures et qu'on s'éclairait à la bougie.
Fergus rigola et sortit de la chambre en refermant la porte.
- Il est... Débuta Hiccup. Comment dire...
- Cool ! S'enthousiasma Jack. Il est trop bien ton père !
- Ouais, il est carrément plus souple, commenta la rousse en attrapant les bouteilles.
Elle en donna une à chacun et s'assit sur le lit. Raiponce la rejoignit et Hiccup et Jack s'essayèrent sur le sol.
- Mine de rien, ça fait presque deux mois qu'on bosse ensemble.
- Ça passe, commenta la blonde.
Un court silence se fit et Jack le brisa.
- Sérieux, vous auriez pensé qu'on se serait si bien entendu ?
- Certainement pas, fit la rousse.
- Je pensais que ça aurait été vannes et insultes, plutôt, fit Hiccup. Vu qu'on ne s'aimait pas trop.
- C'est clair.
- Pourquoi ? Demanda Raiponce. Finalement, qu'est-ce qui fait qu'on se détestait ?
La question prit tout le monde de court.
- Je ne sais pas, on ne se connaissait pas trop, en fait, fit Jack.
Il regarda Merida.
- Je pensais que tu aurais été plus chiante, toi.
Merida haussa un sourcil.
- Je te remercie, dit-elle avec ironie. Je pensais que tu aurais été plus insupportable.
Jack ricana. Beaucoup moins quand Hiccup approuva.
- Ne me regarde pas comme ça, dit le brun. C'est vrai que quand on ne te connaît pas, tu apparais comme quelqu'un qui ne prend rien au sérieux, qui ne pense qu'à rigoler. Mais quand on apprend à te connaître...
- Tu fais plus sérieux, ajouta Raiponce.
- C'est marrant, dit Jack après avoir réfléchi, Aster m'a dit la même chose.
- C'est qui Aster ? Demanda Merida.
Jack pâlit et jura.
- Bon, vous me promettez de ne rien dire ?
- Ouais ouais, lança Merida... Allez, balance. C'est qui Aster ?
Jack soupira.
- E. Aster Bunnymund.
- Bun...
Les trois autres se figèrent.
- Non !
- Tu veux dire...
- C'est pas possible.
- Il aimait pas Aster quand on était gamins, alors on l'appelait Bunny, et c'est resté.
- Pourquoi E ? Demanda Hiccup.
- J'en sais rien. Je crois que lui non plus. Ce sont ses parents qui l'ont appelé comme ça... Et évidemment, je ne vous ai rien dit, ajouta Jack.
- On souffre tous malheureusement de pertes de mémoire sélectives, soupira dramatiquement Merida. C'est con, hein ?
Jack sourit.
- En effet.
- Merida, je t'ai dit cent fois de...
Elinor rentra dans la chambre sans frapper et se figea devant le spectacle qui s'offrait à elle. Raiponce était confortablement calée contre sa fille qui la serrait amoureusement. Elinor passa par plusieurs stades de couleurs; dont un blanc crème particulièrement pâle et un rouge écrevisse soutenu.
- Cuisine. Tout de suite.
Hiccup et Jack s'éclipsèrent immédiatement, du moins Hiccup força l'argenté à partir alors qu'il voulait selon ses propres termes ''rester assister au massacre''. Et Raiponce, malgré la demande de Merida resta à ses côtés.
- Je n'arrive pas à croire ce que j'ai vu ! Comment as-tu pu oser ! Sous notre toit ! Mais... Oh, Fergus, parle lui !
- Ma petite fille chérie, commença-t-il. On veut juste te faire comprendre que...
Il soupira.
- Nan, je ne trouve pas.
Elinor sembla outrée.
- Mais ça ne te fait rien ?
- De quoi ? Lui demanda son mari. Que quelqu'un réussisse à supporter son sale caractère ? Si, je suis très content. Ça nous fait toujours un problème en moins. Félicitations, jeune demoiselle, ajouta-t-il à l'adresse de Raiponce, pour avoir réussi à dompter ma rebelle de fille.
Il lui glissa absolument pas discrètement.
- J'espère que tu es bien accrochée, parce qu'elle a vraiment un très mauvais caractère*
Raiponce rougit légèrement et Merida soupira, se gardant de faire un commentaire. Elle se tourna vers sa mère et se dit que pour une fois, elle pouvait essayer de faire le premier pas. Elle avait bien conscience que ce n'était pas une dispute anodine, comme elles en avaient presque tous les jours, mais qu'elle était de celles que, si elles n'étaient pas réglées sur le moment, ne le serait jamais. Et même si elle avait de nombreux différents avec sa mère, elle ne voulait pas cesser de lui parler, surtout pour une raison aussi idiote.
- Maman, soupira Merida.
Elle ne prit pas garde au fait que Fergus emmenait Raiponce dans la pièce d'à côté pour les laisser discuter seules. Elinor refusait de regarder Merida et la rousse soupira en reconnaissant l'entêtement dont elle avait hérité.
- Je peux comprendre que tu n'approuves pas...
- Je voulais que tu aies une belle vie, dit-elle. Avec un mari, des enfants...
- Pour moi, c'est ça, une belle vie. Je suis heureuse avec elle. C'est avec elle que je veux faire ma vie. Des enfants, on peut en adopter...
Elinor soupira.
- Je... Je ne comprends pas. Qu'est-ce qu'elle a de plus qu'un garçon ?
- Qu'est-ce que Papa a de plus que les autres ? C'est la même chose. Avant de la connaître, elle ne m'intéressait pas. Personne ne m'intéressait. Mais elle... Je ne sais pas comment j'en suis venu à l'aimer, mais c'est le cas. Je ne peux être avec personne d'autre qu'avec elle.
Elinor ne dit rien, méditant sur sa propre vie. L'histoire se répétait. Elle, qui venait d'une bonne famille, était tombée amoureuse d'un garçon, qui au premier abord n'avait rien d'exceptionnel jusqu'au jour où elle s'était rendu compte de ce que Fergus DunBroch** avait de plus que les autres et elle avait su qu'il n'y aurait que lui. Même s'il n'était pas la personne que ses parents avaient choisie.
Elle regarda sa fille et lui caressa la joue affectueusement.
- Je peux comprendre. Tout ce que je veux, c'est que tu sois heureuse.
Merida sourit.
- Je le suis.
*''J'espère que tu es bien accrochée, parce qu'elle a vraiment un très mauvais caractère'' du vécu. C'est ce que mon grand-père a dit à mon oncle quand il est venu lui demander la main de ma tante. Édit : mon oncle m'en a parlé trente ans après son mariage et il m'a dit que son sale caractère, c'est quelque chose qui se vérifiait tous les jours.
**Pour celles et ceux qui l'ignorent, c'est le nom du clan de la famille de Merida (et on dit merci Wikipédia).
