Les personnages de cette histoire appartiennent à Dreamworks, Cressida Cowell et Williams Joyce. Merci de ne pas reposter cette histoire ailleurs sans m'en informer. Tout vol ou plagia sera signalé. Merci.
Chapitre 16
- Alors ? Demanda Jack, le lundi suivant.
- Nickel, répondit la rousse en souriant. On a un peu discuté mais finalement...
Elle attrapa la main de la blonde en souriant.
- Il n'y a aucun problème.
Raiponce sourit à son tour. Malheureusement, leur bonheur se stoppa rapidement avec l'arrivée de Flynn.
- Eh ! Ma jolie !
Merida grinça des dents.
- Casse-toi, Fitzerbert ! Dirent trois voix à l'unisson.
Flynn prit un air outré.
- C'est Rider, bon sang, Rider ! Et c'est pas vous que je viens voir ! Et Frost, depuis quand es-tu pote avec ce tocard et cette bouffonne ?
- Eh ! Protesta Jack, ne les insultes pas, pigé ?
- Tu sais ce qu'elle te dit la bouffonne ? Demanda Merida en lâchant la main de Raiponce, prête à se battre.
- Eugène, demanda Raiponce, tu peux nous laisser, s'il te plaît ? On se verra plus tard, d'accord ?
- Mais... Blondie !
- Eh ! Coupa Merida, tu lui fous la paix, compris ? Tu veux pas aller casser les noix de quelqu'un d'autre par hasard ?
- Mais t'es qui toi, pour me parler comme ça ? Demanda Flynn, soudain moins sympathique.
Depuis que Merida le connaissait, elle l'avait toujours vu faire le pitre pour plaire à Raiponce. Il se cassait la figure, racontait ses exploits -auxquels elle n'accordait aucune véracité-, il faisait tout pour se faire remarquer. Elle ne l'avait jamais vu si... Sérieux. Comme s'il pensait vraiment tout ce qu'il avait dit, comme s'il souhaitait vraiment protéger Raiponce du reste du monde.
Merida fronça les sourcils. Elle ne connaissait visiblement pas son ennemi, mais elle se battrait jusqu'au bout. Flynn reprit :
- Raiponce, c'est mon amie, pratiquement ma meuf, alors j'ai encore le droit de la voir.
- Ah ouais ? Et si je te...
Elle ne finit pas sa phrase car Raiponce, agacée par ces querelles puériles, lui attrapa le visage et se mit sur la pointe des pieds pour l'embrasser. Sous une vingtaine de paires d'yeux ébahis, Merida répondit immédiatement, glissant ses bras autour de la taille de la blonde. Quand enfin le baiser cessa, elles posèrent leur front sur celui de l'autre et se sourirent. Raiponce se tourna vers Flynn, qui avait l'air royalement blasé.
- Ça, commenta-t-il, c'est ce qui s'appelle un vent. Ça fait six ans que je te drague, sans résultat et elle, elle te parle cinq minutes et tu fonds.
Raiponce soupira.
- C'est ce que j'essaye de te faire comprendre. Je t'aime beaucoup mais je ne t'aime pas.
Il soupira.
- Je vois ça.
- Mais on est toujours amis, ajouta-t-elle.
Il finit par sourire.
- Alors je m'en contenterais. Roussette, ajouta-t-il à l'adresse de Merida. Prends soin d'elle ou tu le regrettas.
- Compte sur moi, dit Merida solennellement.
Au final, leur couple ne posa pas plus de problème que ça. Si quelqu'un désapprouvait, visiblement, la rousse volcanique semblait faire suffisamment peur pour calmer les insultes.
Vu qu'elles passaient une majeure partie de leur temps ensemble, leurs deux groupes respectifs avaient fini par se rapprocher. Au grand étonnement général, Macintosh s'entendait à merveille avec Flynn et ils planifiaient des séances d'apprentissage de tir à l'arc pour l'ex- prétendant de Raiponce. Maximus avait entrepris la difficile mission de ''réveiller'' Dingwall, mais même avec l'aide de Pascal, qui trouvait cela très amusant, Dingwall ne sortait que très peu de son état de plancton perpétuel*.
Quelques jours plus tard, Hiccup décida de cesser définitivement de sécher les cours de sport. Il observa ses amis faire une partie de basket quand Rustik tomba accidentellement sur Raiponce, qui s'étala au sol, la cheville douloureuse. Le professeur lui donna un sac de glaçon à mettre sur sa cheville pour calmer la douleur et lui permit de sortir de la partie. Elle rejoignit Hiccup sur les gradins.
- Ça va ? Demanda-t-il.
La blonde sourit.
- Je survivrais, ne t'inquiète pas. Je m'inquiète plutôt pour Rustik.
Hiccup ricana.
- Connaissant Merida, elle risque de lui faire regretter de ne pas être tombé sur quelqu'un d'autre.
Raiponce rigola et s'assit à côté de lui. Ils regardèrent la partie quelques minutes avant qu'elle ne dise :
- Au fait... Je sais que ce ne sont pas trop mes affaires, mais... C'en est où avec Jack ?
Les joues du brun se rosèrent doucement.
- On avance doucement, mais sûrement.
Il lui expliqua, non sans mal que généralement, au moment où ça devenait intéressant, il y avait toujours quelqu'un pour les déranger. Raiponce, bien que ça la démangeât, eut la courtoisie de ne pas rire.
- La dernière fois, c'était à Halloween, débitait-il. On était dans son lit, tranquille. Ça venait doucement, on allait s'embrasser quand Mund a appelé et ça a tout stoppé.
Tout en parlant, il réfléchit aux événements. Chaque fois qu'il était un peu seul avec Jack -et ce n'était vraiment pas souvent à son goût- ils étaient systématiquement interrompus par son père ou par Bunny. Comme s'ils s'étaient mis d'accord pour que rien ne se passe entre eux. Hiccup savait que c'était de la paranoïa pure et simple, mais, quelque part, il avait l'impression qu'il n'avancerait jamais, comme si une force supérieure se mettait en travers de leur chemin.
Raiponce, qui avait remarqué le changement d'attitude soudain du brun, lui caressa doucement la main.
- Vous y arriverez, courage.
Hiccup sourit tristement.
- Si ça pouvait arriver avant la Saint Glinglin, ça m'arrangerait...
Ils observèrent Merida faire tomber Rustik pour la troisième fois.
- À un moment, poursuivit la blonde, tu te dis ''qu'est-ce que je veux ? Est-ce que je veux perdre encore du temps ?''. Tout ce qui s'est embrouillé dans ta tête devient clair et tu te sens juste... Bien.
Hiccup regardait Jack au loin, taper dans la main de North après avoir marqué un but.
- Je ne veux plus perdre de temps, répondit Hiccup. J'en ai marre de devoir... Attendre le bon moment. J'en ai marre que ça se fasse pas.
À sa grande surprise, Raiponce rigola.
- Avec une telle détermination, tu peux être sûr que ça se fera.
Hiccup ne dit rien, songeur. Il ne savait pas comment interpréter les paroles de la blonde. Se moquait-elle de lui gentiment ou pensait-elle vraiment qu'il pourrait enfin avoir ce qu'il voulait ? Ça lui paraissait tellement loin...
Raiponce de son côté observa son ami silencieusement. Hiccup était vraiment aveugle, selon elle. Il n'avait pas l'air de remarquer que Jack était complément fou de lui, ni de la force de caractère qu'il possédait.
Après la quinzième chute de Rustik ''accidentelle'' le professeur exclut Merida de cours. Elle rejoignit Hiccup et Raiponce.
- Alors ?
- Virée. Tout ça parce que cette chochotte de Rustik n'est pas foutue de faire trois pas sans se casser la gueule.
- Et bien sûr, continua la blonde, tu n'y es absolument pour rien.
Elle haussa les épaules.
- Personne ne touche à ma princesse.
Elle se pencha pour embrasser Raiponce qui s'écarta en fronçant le nez.
- La princesse aimerait beaucoup que tu ailles prendre une douche avant.
Hiccup ne put s'empêcher d'éclater de rire.
*plancton : au départ, j'avais mis ''état de badage perpétuel'' mais j'ai regardé Kaamelott le livre VI, hier, et à un moment Arthur recrute les chevaliers, jusqu'au moment où il tombe sur Hervé de Rinel, qu'est toujours à la ramasse ''Si vous deviez trouver un adjectif qui vous correspond ?'' […] ''L'adjectif qui me définit vraiment le mieux c'est : le plancton.''
J'ai un peu ce sentiment quand je vois Dingwall...
