Usual disclaimer: Cette nouvelle est le résultat d'une interprétation extrêmement déviante d'une scène originale du film de Ridley Scott. Les fans noteront également que plusieurs des répliques échangées sont directement empruntées à la VF du film, pour rester dans l'ambiance.

-–- An English version may be published soon. -–-

.


.

Coûte que coûte, Rachel était déterminée à obtenir des réponses.

La veille, le Docteur Eldon Tyrell, son employeur pour lequel elle éprouvait le plus immense respect, avait reçu dans ses appartements privés un Blade Runner du nom de Deckard. Rachel n'aimait guère les Blade Runners, ni surtout leur sinistre réputation de traqueurs de fugitifs. Mais après tout, qui les aimait vraiment, que ce soit chez les humains ou chez les Réplicants? On ne peut d'ailleurs pas dire que le courant soit bien passé entre elle et ce Deckard. Au physique, ce type était nonchalant et négligé; et au moral, il se montrait cynique et désabusé, et semblait considérer sa besogne d'assassin légal comme un boulot comme un autre.

À la demande de Tyrell, Rachel avait dû subir un long interrogatoire de la part du Blade Runner, qui avait placé devant lui une étrange machine portative. Un Test de Voight-Kampff, c'est ainsi qu'il appelait cela. Deckard lui avait posé plus d'une centaine de questions, toutes plus bizarres, incongrues, et déstabilisantes les unes que les autres. Pourtant, c'est bien lui que les réponses avaient semblé déstabiliser. Pour un enquêteur chevronné, il masquait plutôt mal ses émotions. Rachel avait successivement vu passer sur son visage, et aussi perçu dans sa voix le doute, la confusion, puis la surprise. Et venant d'un chasseur de Réplicants, ce genre de réactions ne pouvait avoir que des implications profondément déplaisantes.

Il y avait quelque temps déjà que Rachel avait développé l'impression que le Docteur Tyrell la considérait davantage comme un sujet d'étude que comme une véritable collaboratrice de confiance. L'épisode de l'interrogatoire du Blade Runner avait achevé d'ébranler la certitude implicite qu'elle avait toujours eue quant à sa propre nature authentiquement humaine. Il fallait qu'elle revoie cet homme. Il possédait toutes les grilles d'interprétation des résultats du test; et après celui-ci, il avait également eu une longue conversation en aparté avec le Docteur Tyrell, dont ce dernier n'avait rien voulu dire par la suite. Oui, il fallait absolument qu'elle parle à ce Monsieur Deckard.

Travailler aux plus hauts niveaux d'accréditation du secrétariat de la Tyrell Corporation n'était pas sans apporter quelques avantages. Les bases de données de Tyrell regorgeaient en effet de renseignements actualisés en tous genres sur la vie de la grande cité de Los Angeles, aussi bien en ce qui concernait les agendas des instances officielles, que les agissements des gens qui comptaient dans le monde souterrain. Rachel avait donc facilement pu découvrir où logeait l'inspecteur Rick Deckard: au 97ème étage d'un immeuble résidentiel de moyen standing, dans le Secteur 5. Elle avait également pu trouver vers quelle heure Deckard finissait son service de nuit. Elle avait donc décidé de quitter le Complexe Tyrell pour aller l'attendre chez lui. Se faufiler dans le parking de l'immeuble résidentiel n'avait guère posé de problèmes, mais accéder aux étages supérieurs serait un peu plus compliqué. Elle attendrait donc le retour de Deckard, dissimulée dans un recoin abrité donnant sur le parking.

Rachel aurait eu du mal à dire combien de temps elle attendit ainsi, à regarder la pluie tomber dans le ciel nocturne. Elle finit tout de même par voir arriver la voiture anguleuse de Deckard, et reconnut au volant l'homme qui était venu l'interroger longuement chez Tyrell. Elle se glissa alors dans la cabine d'ascenseur attenante au parking, et alla s'accroupir dans le coin le plus sombre, en enfouissant son visage pale au plus profond du large col enveloppant de son manteau de fourrure. La couleur de celui-ci, aussi noire que celle de sa chevelure, l'aiderait sans nul doute à passer inaperçue dans ce recoin d'ombre.

Le détective en trench-coat ne tarda pas à rejoindre à son tour la cabine. Le programme de sécurité de l'ascenseur l'accueillit de sa voix synthétique et impersonnelle:

-–- Identification de l'empreinte vocale. Votre numéro d'étage, s'il vous plait.

-–- Deckard, 97, annonça l'inspecteur d'une voix atone.

-–- 97, merci, confirma la voix enregistrée.

L'ascenseur commença à monter, en ne cessant dès lors d'accélérer sa course. Les chiffres digitaux verts défilaient à une vitesse folle sur le moniteur de la cabine, tandis que celle-ci se propulsait vers le 97ème étage. Rachel continuait à observer Deckard en silence. De toute évidence, il n'était pas du tout conscient de sa présence à moins d'un mètre de lui. Le pauvre bougre baillait à s'en décrocher la mâchoire. La nuit avait encore dû être longue pour lui, après sa visite chez Tyrell... Puis tout à coup, sans aucun signe avant-coureur, il se pencha légèrement et plaqua ses mains sur la cloison, juste avant qu'une cacophonie de bruits organiques parfaitement incongrus ne résonne en fanfare dans la petite cabine d'ascenseur:

« PPRAHARWOUAT ! – Prroohoow – PRRATTT ! – Pffeeewww – Prrrrt! – Pfl-pfl-pflllh... »

Le son en lui-même était proprement répugnant; toutefois, il n'était rien en regard de l'odeur infecte qui envahit tout le volume de ce réduit exigu en l'espace d'à peine deux secondes! On aurait pu croire qu'une centaine de sans-abris malades venaient d'utiliser cette cabine comme toilettes au cours des vingt dernières minutes! Un gémissement de surprise et de dégoût échappa à Rachel:

-–- Aaaagh?!

Pris par surprise en pleine phase d'expansion gazeuse, Deckard réagit en fonction de ses vieux instincts de Blade Runner: un mouvement de rotation instantané pour faire face à la présence inconnue détectée, tandis que d'un même geste il dégainait, armait, et braquait son pistolet lourd Pfläger-Katsumata en direction de la menace potentielle. Ce réflexe défensif fut si brusque qu'il en laissa échapper un « Pfrrrt ! » supplémentaire.

En à peine une fraction de seconde, Rachel revit toute sa vie défiler dans son esprit. Peut-être ces souvenirs étaient-ils bien les siens, ou bien peut-être pas, elle s'en fichait pas mal à présent... Tout ce qui lui importait maintenant, c'était d'être encore en vie dans la minute qui suivrait!

Heureusement, le bruit familier de la porte d'ascenseur qui se rétracta automatiquement au 97ème étage sembla rendre à Deckard le sens des réalités. Il connaissait le visage de cette femme au long manteau de fourrure noire; elle n'était ni armée ni menaçante; bref, elle ne représentait de toute évidence aucun danger. Deckard releva vivement le canon de son arme, puis sécurisa et rengaina celle-ci tout aussi vite. C'est sans avoir adressé un mot à Rachel qu'il sortit en coup de vent de la cabine désormais insalubre. Tout naturellement, la jeune femme en fourrure noire décida de ne pas non plus s'y attarder plus longtemps, et s'élança sur ses talons.

Deckard devait se sentir honteux d'avoir été ainsi surpris, lui un traqueur si expérimenté... Surtout dans une situation intestinale aussi nauséabonde qu'humiliante!

-–- Je voulais vous voir, lança Rachel en direction du dos de l'homme qui s'éloignait. Alors je vous ai attendu. Mais à présent, ajouta-t-elle en se pinçant le nez, je me demande si c'était vraiment une bonne idée...

-–- Oh, mais vous pouvez toujours redescendre, si vous préférez, proposa ironiquement Deckard, en désignant l'ascenseur d'un coup de menton.

Rachel tourna un regard désabusé vers la porte automatique qui s'était déjà refermée dans un murmure pneumatique, en emprisonnant dans la cabine les relents fétides qui s'y étaient accumulés. La perspective de devoir redescendre 97 étages enfermée dans cette chambre à gaz de six mètres cubes n'avait rien de particulièrement réjouissant!

Deckard se mit en quête du passe magnétique de son appartement, dans la poche intérieure de son trench-coat. Mais encore secoué par sa rencontre inattendue dans l'ascenseur, il laissa cependant l'objet échapper à ses mains fébriles, et tomber au sol. Rachel se rapprocha vivement, dans un claquement de talons hauts, en proposant dans un élan d'empathie:

-–- Laissez-moi vous aider...

-–- Je n'ai pas besoin qu'on m'aide, rétorqua avec rudesse le flicard bourru.

Deckard se courba en même temps que la jeune femme. Mais dans son cas, ce mouvement mal venu lui arracha des tripes un « PWAARPPP ! » tonitruant, qui résonna longuement dans tout le volume du couloir de l'immeuble! Rachel se recula prestement, échaudée qu'elle était par la puanteur innommable qu'elle avait déjà dû endurer dans la cabine d'ascenseur. Malheureusement pour elle, elle ne s'écarta pas assez loin, et dut rabattre un pan du col de son manteau de fourrure sur le bas de son visage pour ne pas défaillir.

-–- D'accord, admit-elle d'une voix étouffée. Vous n'avez pas besoin qu'on vous aide. Ça tombe bien, ça m'arrange aussi...

Deckard semblait décidément plutôt mal en point. Il se dirigea en titubant vers la porte de son appartement – le 9732 –, et inséra dans la fente de la serrure le passe magnétique qu'il venait de récupérer. Rachel le rejoignit précipitamment avant qu'il n'entre chez lui. Elle voulait toujours absolument en savoir plus sur la conversation privée qu'il avait eue avec Tyrell après ce fichu Test de Voight-Kampff.

-–- Je ne sais pas pourquoi il vous a raconté tout ça sur moi, affirma-t-elle d'une voix inquiète.

-–- Demandez-lui, répondit abruptement Deckard

Le Blade Runner misanthrope était visiblement pressé de se débarrasser au plus vite de cette nuisance qui venait le harceler jusque chez lui, sans le moindre égard pour sa détresse intestinale. Tout juste Rachel eut-elle le temps de clamer, au moment où le goujat lui claquait sa porte au nez:

-–- Il a refusé de me répondre!

À contrecœur, Deckard finit cependant assez vite par rouvrir sa porte. Son visage toujours maladif n'augurait rien de bon. Il invita d'un simple signe de tête la jeune femme à entrer. L'inspecteur ne recevait pas souvent de visites féminines, et l'état de désordre de son appartement en disait assez long à ce sujet. L'homme se dirigea tout d'abord droit vers la table basse du salon, au milieu de laquelle trônait une bouteille d'alcool ambré à moitié vide. Il attrapa alors celle-ci au goulot, et en lampa tout le reste du contenu sans reprendre sa respiration. C'est à ce moment seulement qu'il sembla se souvenir de la présence de Rachel... Il ne put cependant que bredouiller en brandissant stupidement sa bouteille vide:

-–- Oh, euh, vous vouliez un verre, peut-être? Hum, désolé, je crois bien que j'ai tout... Ouais, bon... Enfin, n'en a plus!

Se sentant vaguement ridicule, Deckard finit par reposer la bouteille. Puis il entreprit de se justifier, une main toujours plaqué sur son ventre douloureux:

-–- Je ne tiens pas la grande forme, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué. Ça doit venir de mon dernier bol de nouilles chinoises, à l'enseigne du Dragon Blanc dans Chinatown. À manger, c'était plutôt bon, bien relevé comme j'aime; mais maintenant... Arrh, je parierais qu'il devait y avoir des boyaux de rat dans leurs boulettes de porc!

Rachel préféra recentrer la conversation sur le sujet qui la préoccupait, elle: les soupçons que lui inspiraient le comportement de plus en plus étrange et secret du Docteur Tyrell à son égard; et sa crainte refoulée, qu'elle refusait encore d'assumer pleinement, de n'être rien de plus qu'un produit manufacturé par la Tyrell Corporation.

-–- Vous croyez que je suis un Réplicant? attaqua-t-elle de but en blanc.

-–- Je ne sais pas, vous croyez que je suis un dégoutant? rétorqua Deckard du tac-au-tac, avec un sourire douloureux.

La tentative d'autodérision du flic malade n'arracha pas un millimètre de sourire à la jeune femme en fourrure noire. Deckard s'efforça toutefois encore de détendre une atmosphère qui semblait pourtant au bord de l'explosion – au sens "propre", en ce qui le concernait!

-–- Vous savez, la nature humaine, c'est très surfait. Au final, on n'est jamais vraiment très éloigné de l'animal; et là maintenant, croyez-moi, j'en sais quelque chose!

Tandis qu'il parlait, le pauvre bougre grimaçait et donnait l'impression de se retenir péniblement de danser d'un pas sur l'autre. Rachel ne tarda pas à entrevoir le pourquoi de cet étrange manège:

-–- Laissez-moi deviner... Votre impressionnant feu d'artifice de tout à l'heure ne vous a pas encore tout à fait soulagé le ventre?

-–- Mggnn... On ne peut rien vous cacher, à vous, confessa Deckard d'une voix aussi gênée socialement que physiquement. Vous auriez dû faire flic, vous aussi... Ah, si seulement vous n'étiez pas là, j'aurais déjà...

-–- Bon, eh bien allez-y, Monsieur Deckard, soupira Rachel en désespoir de cause. On ne va pas y passer la nuit. Faites juste comme si je n'étais pas là.

-–- Vous... Vous croyez que je peux vraiment...? demanda Deckard assez surpris.

-–- Puisque je vous le dis, confirma la jeune femme en se détournant, les yeux au ciel.

Deckard n'eut pas besoin de se faire confirmer l'autorisation une seconde fois. Le bruit qu'il émit presque immédiatement évoqua l'explosion du bouchon du siphon d'une fosse septique sous pression. Les émanations putrides qui envahirent le petit salon encombré évoquaient d'ailleurs la même idée:

« Grwgrrl – PPRRRRRRLOFFFFT ! »

Rachel se retourna aussitôt tout d'une pièce, totalement abasourdie. Son visage était aussi empourpré d'écœurement et d'indignation, que l'était le visage de Deckard sous le coup de l'effort qu'il venait de fournir:

-–- Mais...! Mais c'est immonde! Je n'arrive pas à croire que vous l'ayez réellement fait! Et en plus, c'est... C'est une véritable infection!

-–- Mais enfin! tenta de se justifier un Deckard penaud et honteux. C'est vous-même qui m'avez dit que je pouvais...

-–- Vous ne comprenez décidément rien aux femmes, Monsieur Deckard, expliqua Rachel d'un ton pincé. Quand elles vous autorisent à faire une chose dégoutante, c'est juste pour voir si vous allez réellement oser la faire en leur présence. C'est ce qui leur permet de distinguer les mufles des gentlemen!

-–- Je ne suis ni un gentleman ni un mufle, se défendit platement Deckard. Juste un pauvre type qui a du mal à digérer ses nouilles chinoises...

-–- Alors arrêtez de vous empiffrer de ces cochonneries! s'indigna Rachel. Enfin, vous êtes quand même assez malin pour comprendre ce qui est mauvais pour vous et pour les autres, rassurez-moi?

Le regard de Deckard se fit fuyant, lorsqu'il confessa sur un ton pathétique:

-–- En fait, à la base, je suis plutôt pizzas, moi. Malheureusement, j'ai, hum, j'ai mis hors service mon pizzaïolo préféré, dernièrement! Bien obligé, il avait échoué au Test de Voight-Kampff... Pas de bol, il s'est avéré après coup que c'était pas un Réplicant, juste un sale con!

-–- Alors quand je vous ai demandé si vous aviez déjà mis hors service un humain par erreur...?

-–- Une demi-vérité, admit Deckard en dodelinant de la tête. C'était pas vraiment une erreur, puisque je n'ai fait que me fier aux résultats du Test de Voight-Kampff. Malheureusement, à la base, le V-K est un test d'empathie humaine. Et vous avez même pas idée du nombre de sales cons qui foirent ce test!

-–- Monsieur Deckard, demanda Rachel avec inquiétude, combien d'autres sales cons... enfin, combien d'autres humains avez-vous déjà mis hors service, suite à une mauvaise interprétation des résultats de vos tests?

-–- Hum, eh bien... Disons que j'ai dû négocier un rabais sur l'achat de munitions en gros!

Rachel commençait à se dire qu'elle avait eu décidément beaucoup de chance d'avoir survécu, lorsque ce flic à la gâchette trop facile avait pointé son arme sur elle dans l'ascenseur, juste un peu plus tôt...

-–- Votre Test de Voight-Kampff, suggéra-t-elle. Peut-être que vous devriez en recalibrer les questions, à l'avenir?

-–- Hggn... Peut-être que je devrais d'abord passer aux toilettes! Là, maintenant...

Telle fut la contre-proposition odieusement terre-à-terre de Deckard, que son ventre s'obstinait à torturer. Rachel fronça les sourcils, mais presque aussitôt fronça également les narines:

-–- Je ne peux pas y croire! Même là, pendant que nous étions en train de parler, vous avez encore osé...!

-–- Hmmm, désolé, s'excusa Deckard penaud. Je pensais pourtant avoir été discret...

-–- On dit qu'une image vaut mille mots, Monsieur Deckard. Mais dans votre cas, il y a des odeurs qui sont au-delà de n'importe quels mots! Je... Aaah, mince, c'est atroce!

-–- Attendez, je vais aller ouvrir une fenêtre, proposa le pauvre Deckard tout en prenant péniblement la direction du balcon.

L'homme entendit trop tard derrière lui le claquement de la porte de son appartement qui s'ouvrait puis se refermait. Rachel venait de partir sans plus d'explications. Son invitée surprise avait finalement dû trouver les relents nauséabonds de la cabine d'ascenseur moins toxiques que la compagnie d'un tueur en série muni d'une plaque de Blade Runner, et qu'un simple bol de nouilles chinoises suffisait à transformer en arme de destruction biomassive!

Deckard ne put s'empêcher de ressentir une vague amertume. Comme il a déjà été dit, il ne recevait pas souvent de visites féminines, aucune en tout cas qui ait eu la classe de Rachel. Il commençait même à la trouver réellement attirante, en dépit de son ton pincé et de son attitude hautaine – ou peut-être au contraire, justement à cause de cela. Le pauvre Deckard mit à profit sa solitude involontairement regagnée pour ventiler bruyamment une bonne partie de ce qu'il lui restait sur le ventre. Puis il s'autorisa à ruminer sa déception à voix haute, tandis qu'il traînait sa carcasse diminuée vers les toilettes:

-–- Rachel... Eh ben si quelqu'un avait envisagé de tourner un film consacré à notre progéniture commune, je crois que c'est un peu râpé!

.

_FIN_