CH9 : End of vacation

_Lily_

Lily est triste. Elle regarde par la fenêtre le paysage défiler sans vraiment y prêter attention. Elle lance quelque fois des regard à côté d'elle, là ou sa sœur est également assise. La famille Evans est en route pour emmener sa dernière fille prendre le train qui la mènerait dans son école magique, ce qui rend l'atmosphère de famille assez morose.

De tout ce que Lily avait imaginé des retrouvailles avec ses parents, c'est le pire qui est arrivé. Sa sœur a refusé de lui dire un seul mot de toute les deux semaines de vacances. Elle est restée muette même lorsque Lily lui a offert son cadeau. Les parents des deux filles sont triste de voir que la relation des deux sœurs se soient autant détériorés, mais n'ont pas eu le temps d'y prêter attention. Les vacances sont passées tellement rapidement qu'il leur semble que leur enfant n'est revenue que la veille.

En soit, les vacances de Lily se sont bien passées. Elle a pu passer du temps en famille, retrouver certaines amies de son ancienne école, et même pu passer du temps avec son ami Severus. Le garçon a passé la soirée de noël à l'extérieur de chez lui, si bien que les parents de la rousse l'ont invité en le voyant frissonner dans le vent de l'hiver. La présence de son ami lui a permis de passer un bon noël, car il l'avait passé à lui faire des blagues et tenter de la faire rire pour oublier sa sœur.

- Comment est-ce que Severus fait pour prendre le train, demande une énième fois la mère de Lily en regardant distraitement sa fille ainée qui rumine dans ses pensées.

- Il a demandé à son oncle de l'emmener pour ne pas avoir à déranger son père, répond Lily pour la dixième fois il lui semble.

Severus lui a offert des bonbons sorciers qu'il a pu se procurer par on ne sait quel moyen. Lily était tellement heureuse qu'elle a mangé tout le paquet avec son ami en une soirée, rigolant des drôles de gouts et réactions que cela a provoqué sur son corp. Lily soupire en repensant à cette soirée. Vers la fin, Pétunia était entrée dans sa chambre ou Sev et elle s'étaient réfugiés et avait vu la magie que provoquent les bonbons. Elle avait rougit d'un coup et émit un cri de rage avant de claquer la porte en partant.

- Elle est jalouse, lui avait assuré Severus en lui souriant doucement.

- Mais je ne comprends pas, de base elle était contente pour moi, et je ne sais pas ce qui l'a faite changer d'avis... Je croyais que c'était elle et moi contre le reste du monde.

- Demande à tes parents, ils savent probablement quelque chose.

S'en était suivit d'une longue discutions avec ses parents. Ceux-ci lui ont expliqué que sa grande sœur avait écrit une lettre au directeur Dumbledore plus tôt dans l'année et profité du hibou qu'elle leur avait envoyé pour la lui envoyé. Et depuis qu'elle a reçu le retour de cette lettre, la brune s'est rembrunit et ne semble plus vouloir interagir avec quoi que se soit qui soit en lien avec la magie. Lily ne comprenait pas la réaction de sa sœur, et brûlait de connaitre le contenu de cette lettre. Elle était monté dans la chambre de son aînée et avait fouillé dans ses affaires pour satisfaire sa curiosité mais cela s'est révélé être une terrible idée.

- Qu'est-ce que tu fais dans ma chambre, avait soudain grondé la voix de sa sœur alors qu'elle fouillait dans les tiroirs de son bureau.

- Ho, hé, rien, avait simplement répondu Lily en tentant de ne pas montrer sa gêne. Mais la rougeur de son nez et de ses pommettes la trahirent.

- Ne me ment pas, avait sifflé Pétunia en la fusillant du regard. Lily avait senti un frisson dans son dos, mais s'était empêchée de partir en courant, sa curiosité étant trop pressante pour ne pas faire face à sa sœur.

- D'accord, d'accord, ... Maman et papa m'ont dit que tu avais écrit une lettre à Dumbledore, c'est vrai ? Et depuis que tu as reçu une réponse tu n'es plus toi-même...

- Dégage de ma chambre, avait crié Pétunia d'une voix aigüe, trahissant les larmes qui s'accumulaient alors dans ses yeux.

- Aller Pétunia, tu peux me le dire, l'avait-elle pressé. Mauvaise idée. Une larme avait roulé sur la joue de sa sœur avant que celle-ci ne la prenne par le bras pour la faire sortir de force. Une fois devant la porte de la chambre fermée dans un claquement sonore, la rousse était encore plus déroutée qu'avant d'avoir eu des explications.

Désormais, Pétunia refuse même de regarder sa petite sœur. Et lorsqu'elle le fait, un air de dégout et de tristesse apparaît sur son visage. C'est pourquoi la première fille Evans regarde elle aussi par la fenêtre de la voiture, mais sans détacher le paysage de sa vue. Son objectif est très claire. Ignorer sa sœur pour le reste de sa vie.

Une fois à la gare, les parents de Lily prennent ses affaires et les déposent sur l'un des chariots prévu à cet effet. Pendant de longues secondes, ils serrent leur fille dans leurs bras avant de la laisser franchir la barrière magique qui la sépare de son nouveau monde. Pétunia l'observe silencieusement, et Lily est particulièrement touchée par ce qu'il se passe. Quoi que sa sœur ait fait, elle n'est pas la fautive, et à aucun moment les élans de colère de Pétunia ne devraient lui tomber dessus.

- Pétunia, dit-elle en se tournant dans sa direction, Je ne sais pas ce qu'il s'est passé ni ce que t'as répondu le directeur, mais ce n'est absolument pas ma faute. Parle moi ! Je pourrais peut-être t'aider !

La détermination dans le regard de la grande brune vacille légèrement et s'ébranle face à l'honnêteté de la plus jeune, mais elle ne décroche pas un mot. Alors que Lily s'avance de quelques pas vers elle afin de l'enlacer, celle-ci se recule pour lui démontrer son refus d'accepter aucune démonstration d'affection. Une boule de douleur se dresse alors dans la gorge de Lily et elle se détourne rapidement de Pétunia afin de serrer une dernière fois ses parents dans ses bras.

- Tu nous écris le plus vite possible, chérie, lui demande sa mère en lui faisant un bisous sur le front.

- Promis !

Lily s'avance vers le mur entre les voies 9 et 10, avant de s'y avancer tranquillement, nullement effrayée par le monde magique. Désormais, il est également le sien. En entrant sur le quai, elle se retrouve projetée dans la foule, et elle se cogne plusieurs fois à différentes personnes en tentant de se frayer un chemin jusque vers le train. Elle s'excuse à plusieurs reprises avant d'enfin se retrouver devant l'une des entrée du Poudlard Express. Le train est autant rouge que la dernière fois, et la vapeur qui s'en échappe résonne dans la gare magique, annonçant son départ.

- Lily ! En entendant son prénom, la rousse se retourne. Derrière elle se trouvent Marlène et Mary. Les deux filles portent des bonnets et des gants à l'effigie de leur maison, dans grands sourires inondant presque leurs visage.

- Par la barbe de Merlin, Lily ! Il faut absolument que je te raconte ! Crie Marlène en poussant un cri de joie. Elle attrape sa meilleure amie par le bras et sautille doucement tout en poussant un cri aigu .

- Salut les filles, annonce simplement en regardant avec étonnement tant de joie déborder de chez son amie. En voyant également se diriger vers elles Dorcas, Lily propose alors d'entrer dans le trains pour chercher des places. Pour commencer, les quatre amies s'empressent de monter toutes leurs affaires dans le train avant de se précipiter dans les wagon pour trouver un compartiment vide. Elles n'ont pas à chercher très longtemps, et prennent places avant la majorités des étudiants. Sans grande surprise, les amies voient par la fenêtre se rencontrer James Potter et sa bande. Mais contrairement à d'habitude, James et Sirius semblent ne pas avoir envie de communiquer et passent l'un devant l'autre sans même se saluer par leur prise de main habituelle.

- Tu crois qu'ils ne sont plus amis ? Demande Marlène en se penchant vers Dorcas.

- ça nous ferait des vacances, grommelle Lily en repensant au premier semestre

- Oui c'est vrai, mais avouez que leur bande de naze est assez marrante, et puis ils mettent de l'ambiance en cours... Vous vous rappelez de leurs explosions ? Et de leurs blagues en botanique ?
Lily lève les yeux aux ciel, laissant tout de même un léger sourire prendre possession de ses lèvres. C'est vrai que leurs blagues manquent de profondeur, en revanche elle détendent l'atmosphère et amusent la galerie.

- Marlène, tu disais que quelque chose s'était passé que tu devais à tout prix nous raconter, la presse Mary en se reculant sur son banc pour mieux se positionner.

- Ouiiii ! Ecoutez ça ...

Durant le reste du trajet, les filles se racontent leurs vacances et annoncent quels cadeaux elles ont eu. Lily remarque rapidement que pour les sorciers, ce n'est pas noël qui est fêté, mais autre chose apparemment. Elle garde sa question pour elle pendant un moment avant de ne plus tenir de curiosité.

- Vous avez fêté quoi exactement ? A aucun moment vous avez énoncé Noël, donc... C'est quoi votre fête ?

Mary et Dorcas se regardent avec surprise avant de sourire à leur amie rousse. Dorcas commence alors à parler:

- Figure toi que le 24 décembre au soir est le soir ou Merlin a reçu ses pouvoirs ! Pour nous c'est important de le fêter, par ce que sans Merlin, le monde de la magie ne serait pas ce qu'il est aujourd'hui.

- Exactement, enchaine Mary en restant sur le même ton que son amie. Merlin n'est pas que l'un des plus grands sorciers, il est également très sage, et a donné des conseils aux bonnes personne pour que aujourd'hui encore le monde de la magie soit protégé des moldus.

- Il me semble que les années 1910 à 1950 ont été très dur par ce que les moldus faisaient ce truc-là, la guerre, et en plus il y avait Grindelwald chez nous. Mais heureusement, grâce aux arrières - arrières - arrières petits enfant de Merlin, tout cela a pu être évité. Tu sais, il me semble que Dumbledore est un de ses descendant.

- Sérieux, s'étonne Marlène, buvant les paroles de ses amies, tout comme Lily.

- Mais non c'est un Dumbledore ! rétorque Lily, ne comprenant pas le chemin mental de son amie.

- Si si, c'est un de ses descendant, confirme Mary en hochant la tête, c'est écrit dans un des livres qu'il y a dans la bibliothèque.

-ça explique la barbe, dit simplement Dorcas en haussant les épaules.

Les quatre filles se regardent pendant quelques secondes avant d'éclater de rire. Le reste du trajet se révèle bien plus court que le premier au début de l'année scolaire. Grace à ses amies, Lily ne voit pas le temps passé, et sitôt les discussions passées, Poudlard se trouve déjà dans leur champs de vision. Le château est éclairé des partout et semble illuminer la nuit. Le spectacle coupe une fois le souffle de Lily, qui n'arrive toujours pas à croire que elle, une simple fille de moldu, soit acceptée dans une école ô si prodigieuse. C'est le sourire au lèvre qu'elle descend du train à la gare du village de Pré au lard, et prend pour la première fois les calèche pour se rendre à l'école.

- C'est quoi ces chevaux, demande Mary, semblant terrifiée.

- De quels chevaux tu parles Mary ? Les calèches fonctionnent toutes seules tu le sais bien !

- Non... c'est ce que je pensais aussi mais on se trompait...

Sans un mot, Mary monte également dans la calèche avec ses amies, le teint soudainement blanc. Lily passe une mains dans son dos en lui souriant doucement. Qu'est ce qui peut bien lui arriver ?

_James_

Les vacances de James ont plutôt bien finit compte tenu de comment elles se sont déroulée. Plusieurs jours, il a passé à écrire à ses amis, leur expliquer combien il aimerait les voir avec lui et leur demander de savoir si leur parents leurs permettraient potentiellement de venir passer quelques jours au manoir Potter. Peter a répondu rapidement que sa mère n'y voit absolument aucun inconvénient. Apparemment cela l'arrange, car elle travail durant l'été, et elle ne sait pas toujours que faire de son fils. De façon général elle le laisse chez sa mère, mais celle-ci est morte quelques mois avant la scolarité de Peter.

Remus ne lui a pas donné de réponse. James soupçonne le père de celui-ci de lui empêcher d'écrire à ses amis, quels qu'ils soient, pour la stupide raison qu'il n'est pas sensé fricoter avec l'ennemi.

Sirius lui s'est montré assez pessimistes. Il pense ne pas avoir a demander pour connaitre la réponse. James a eu de longues lettres de la part de son ami qui lui explique combien la famille black est... noir. D'après les dires de Sirius, sa famille est une sang-pur depuis toujours. Elle pense donc que les sorciers sont supérieurs aux moldus, que les sang-pur sont supérieurs aux né-moldus et aux sang-mêlé. Elle pense également que à Poudlard il ne devrait pas y avoir d'enfant de ces deux catégories. Ses parents prônent la suprématie du sang. Cela de différent avec la famille Potter, il y en a une pourtant encore plus importante. Tous les Black sont à Serpentards de génération en génération. Le fait que l'aîné de Orion est Walburga Black soit à Serpentard fait déjà de lui une personne susceptible d'être renié de sa famille, alors en plus s'il va même en vacance avec l'ennemi !

James avait voulu continuer la conversation, mais Sirius a commencé à changer de sujet. Il a parlé de son frère et de ses cousines, combien elles l'énervait pour la plupart. Heureusement, Andromeda lui a envoyé une lettre et un cadeau, ce qui a rendu son séjour moins catastrophique.

Si James a bien compris, Andromeda est la cousine préférée de son ami. Elle est actuellement en couple avec un né-moldu, ce qui provoque la discorde dans sa famille. Elle risque de se faire renier, ce qui fait particulièrement peur à Sirius, car il se retrouverait complètement seul face à sa famille, qu'il qualifie de "folle à lier". Pourtant James est certain que son ami apprécie également Narcissa, la dernière, celle qui est encore à Poudlard.

Malheureusement pour lui, l'un des derniers jours de vacances, son père intercepte l'une des lettre de son ami Sirius. Immédiatement après, il l'a fait appeler par un elfe de maison afin de lui parler en privé. En entrant dans le bureau de son père, il se rend compte que celui-ci a changé la décoration. Désormais la bibliothèque est bien plus grande La baie vitrée sur la forêt lui permet une vue incroyable et elle permet un jet de lumière dans la salle qui semble au premier abord assez lugubre. Fleamont est assis derrière son bureau, ses lunettes sur le nez et une pile de papiers posés devant lui. Impressionné par la paperasse, James s'avance jusqu'à quelques pas du bureau avant d'attendre que son père commence.

- James. J'aimerais savoir si cela fait longtemps que tu correspond avec le jeune Black.

James rougit. Il n'y va pas de main morte et sait exactement de qui il veut parler, c'est pas bon signe.

- Black ? Ce crétin ? Noooonn, jamais je lui écrirais à celui-là !

Le regard de son père devient noir alors qu'il pose ses yeux sur son fils. James avale lentement sa salive, docile, en tentant de ne pas trop mettre les épaules en avant. Apparemment son père a déjà ouvert son courrier.

- Ne me ment pas, fils. Il est noté qu'il te voit comme un ami, et apparemment il te confie également des secrets de famille ! C'est indigne de la part de l'ainé de la famille Black, tonne la voix rauque et lourde de son père.

Son ton est dur, cassant, si bien que James baisse les yeux et met les mains dans ses poches, comme s'il avait fait une bêtise.

- Mais tu sais ce qui est encore plus indigne ? Reprend son père après avoir pris une respiration.

- Non, père.

- C'est de mentir une fois de plus, en me regardant dans les yeux en plus.

James serre les dents et grimace devant la mine furieuse de son paternel. Il déteste se faire reprendre par son père.

- Mais ce garçon semble avoir besoins d'aide.

James relève des yeux brillant de surprise. Comment ça ? Le garçon essais de chercher dans sa mémoire des éléments qui pourraient confirmer ce qui vient de lui dire le père de famille, mais ne trouve rien. La panique le fait bégailler, quand soudain, il se souvient que son ami a besoins de lui.

- Il déteste sa famille, s'écrie James en avançant vers le bureau de son père, et puis il n'est pas d'accord avec leurs idées ! Je refuse de le laisser seul alors que la seule chose dont il a besoins, c'est un ami ! Et je suis son ami, tout comme Peter et Remus !

Fleamont Potter laisse un sourire prendre place sur son visage. Là il reconnait son fils.

Le jour du retour à Poudlard, James est rayonnant. Sur le quai de la gare, il présente ses amis à ses parents. Peter s'entend immédiatement bien avec la matriarche, qui lui propose de passer quelques jours pendant l'été pour lui montrer ses serres. Remus s'excuse platement devant les parents de son ami, honteux de la conduite de son père quelques jours plus tôt. Il jure sur Merlin que la mauvaise humeur de son père n'est pas de leur faute, mais bien à cause de raisons personnelles qu'il ne peut donner. Sirius est très calme lorsque James annonce le nom de famille Black en le désignant. Le noiraud se prépare à être rejeté, mais Fleamont lui tend un main en souriant et il reçoit un câlin de la part de Euphémia. Le groupe d'ami monte dans le train alors que la mère de Peter rencontre les parents de James

Lorsque James entre enfin dans sa salle commune après le souper, il s'allonge immédiatement dans son lit sans prendre le temps de se déshabiller. Complètement éreinter par cette journée de voyage, son dos lui fait mal, et il se même une migraine pointer le bout de son nez. Le garçon entend ses amis entrer dans la chambre, mais après réflexion, il décide de tout de même rester dans cette position. Soudain, un poids vient se coucher sur lui, provoquant chez lui un hoquet de surprise.

- Alors comme ça tu nous attend pas, ricane la voix de Sirius près de son oreille. Immédiatement, James sent un sourire revenir prendre possession de ses lèvres.

- Je vois pas de quoi tu parles, dit-il d'une voix étouffée.

- Nous, si, Réplique Peter qui entre dans le dortoir, rapidement suivit de Remus.

Les garçons se sourient avant de se faire des accolades dans la bonne humeur.

- Merci pour ta lettre James, il faut vraiment pas que mes parents saches que on est amis sinon on est mort tous les deux ! Avoue Sirius après avoir salué convenablement son ami.

- C'est claire mon pote, j'ai pas envie que ça se passe comme avec Remus.

Ce dernier baisse la tête et renifle. Remus est clairement honteux du comportement de son père, et de plus il n'a absolument rien pu faire pour l'en empêcher, ce qui le frustre encore d'avantage. Comprenant son sentiment, James s'approche de lui et lui tape dans le dos tout en lui souriant. Il lui assure d'un regard que tout va bien, et immédiatement, le plus calme du quatuor retrouve sa jovialité habituelle. Les garçons s'assoient tous un par un sur le lit de James, qui se fait finalement libéré de l'étreinte de Sirius. Celui-ci ricane quelques secondes avant de s'asseoir près de Remus.

- Pires vacances de ma vie, souffle-t-il en s'affalant.

Remus et Peter lui jette des regard interrogatif tandis que James lui souris d'un air compréhensif.

- Il s'est passé quoi ? Demande Peter, curieux de savoir ce qui peut rendre son ami triste.

- Rien de bien intéressant, répond Sirius en haussant les épaules. Il se met du côté des coussins et croise ses bras derrière sa tête avant de se positionner contre la tête de lit. Après s'être installé de manière plus convenable, il soupire et ferme les yeux dans un geste dérisoire.

- Mes parents m'ont fait comprendre que je suis la honte de la famille, mes cousines sont déterminées à faire de ma vie un enfer, et mon frère n'est plus lui-même. Je vous dis pas combien ils ont été heureux de me voir pour la St Merlin !

- Tu as un frère, énonce simplement Peter, pensant que parler de lui pourrait remonter le moral de Sirius. Un sourire timide s'installe sur le visage du noiraud, qui ouvre les yeux en remontant un sourcil.

- Je suis le plus beau et le plus intelligent, évidemment, que faudrait-il de mieux pour quelqu'un de parfait ? Demande-t-il en faisant un clin d'oeil à ses amis pour leur signifier qu'il va bien, et qu'il n'a pas envie de parler de son frère.

- Des cellules pour ton cerveau inhabité, le tacle Remus en rigolant devant les pitreries de son amies. Néanmoins, les autres garçons remarques sans efforts que la situation familial de Sirius a de loin l'air joyeuse.

- Moi c'était assez sympa, ma mère a enfin accepté de me montrer quelques tours de magies, et elle m'a aidé à réviser les trucs que j'ai pas compris. Par contre elle est autant perdu que moi en histoire de la magie, rigole Peter.

- Nous ça a été... Commence James avant de regarder Remus.

- ...Spécial on va dire, termine-t-il en lui accordant un petit sourire.

- Racontez-nous !

Pendant plusieurs minutes les deux garçons racontent du mieux qu'ils peuvent comment s'est déroulé leur réveillon. Remus ne cache pas qu'il est déçu du comportement de son père, mais qu'il comprend ses craintes car il est vrai que les sangs purs sont connus pour être souvent du côté des méchants.

- Mon père n'a pas su voir ce que moi j'ai vu chez toi, tu es drôle, intelligent, et même si tu paraît souvent foncer dans le tas, je sais pourquoi tu le fais. James sourit après cette déclaration. Il tape une fois de plus le dos de Remus en le remerciant, avant de prendre à son tour la parole.

- Par la barbe de Merlin si vous aviez entendu ça, commence-t-il avec un air dramatique, Je n'ai jamais entendu mon père avec une voix aussi grave, et l'air aussi effrayant ! De base il avait pas l'air content content qu'on soit pote tous les quatre !

- Mon père a envoyé une lettre au directeur, annonce Remus après quelques secondes, Il m'a dit qu'il avait finalement refusé de me faire changer de maison, même quand il l'a menacé de faire cours à la maison. Heureusement il m'a laissé revenir par ce qu'il voulait pas avoir dépensé de l'argent pour rien.

Ce n'est que bien plus tard dans la soirée que le reste de l'équipe finit par aller dormir dans leurs lits respectifs. Le couvre-feu est déjà bien dépassé, mais apparemment cela ne les dérange pas de s'endormir tard, du moment que le réveille sonne le lendemain matin.

Quelques jours plus tard, le troisième match de Quidditch est annoncé. Alors que tout le monde se prépare pour aller l'observer, les garçons du dortoir de première année de Gryffondor se questionnent sur des questions bien plus importantes : Combien de temps est-ce que le Sortilège de lévitation peut-il faire effet ? En combien de temps est-il possible de ramener un objet vers soit en le faisant traverser tout le chateau ? Et la plus importante, quelle serait la prochaine blague qu'ils pourraient faire en utilisant ce genre d'informations ?

Tandis qu'il réfléchissent à ces questions, Serdaigle gagne de justesse contre Serpentard, laissant un peu d'avance à Gryffondor pour tenter de ramener la coupe vers lui.