CH14 : La mauvaise blague
_Sirius_
Lors Sirius entre chez lui, son frère l'attend devant la porte. Il lui sourit aimablement avant de lui faire un clin d'œil. Cela met du baume au cœur à Sirius. Le garçon a encore grandit. A la place d'avoir le visage de leur mère, il possède encore des rondeurs de l'enfance sur les joues, ce qui plait au Gryffondor. N'étant pas rentré à Noël pour éviter les grands repas de famille ou il n'est pas traité avec beaucoup de respect, Sirius s'est senti obligé de rentrer à Pâques pour pouvoir au moins passer du temps avec son frère. Sa mère ne l'attend pas pour le recevoir. Elle est certainement bien trop occupée avec un nouveau bal mondain à préparer pour pouvoir célébrer le retour de son premier nait. Le père, bien qu'il soit venu le chercher, a disparu dès l'entrée dans le domaine de la famille Black.
Heureusement que Regulus est là. D'après Sirius, il est le salut de cette famille. Son rayon de soleil à lui, et la fierté de ses parents. Il contente tout le monde, et permet d'apaiser les tensions qui paraissent de plus en plus fort entre le plus vieux et ses parents.
Sans aucun signe, les deux frères savent déjà ce qu'il vont faire. Traverser les long couloirs sombre de leur demeure, pour pouvoir ensuite monter les escaliers et entrer dans la chambre de Sirius. Dans un calme étonnant, ils réussissent à monter sans éveiller aucune toile, et sans faire crier leur mère. Les couloirs sont encore plus long et plus sombre que dans le souvenir de Sirius. Comment a-t-il pu laisser son frère ici ? Bien que le fait d'aller à Poudlard l'ai énormément aidé et lui a permis de changer de paysage, son frère n'aurait pas cette possibilité tout de suite. Regulus marche devant lui sur la pointe des pieds. Ses cheveux sont plus long que la dernière fois, et son visage un peu plus pâle.
Une fois la porte fermée, et les affaires de Sirius posées à terre, leurs langues se délient.
- Alors, raconte, demande Regulus en regardant son frère avec des étoiles dans les yeux.
Sirius n'omet aucun détail. Son amitié avec James, Remus et Peter, les passages secrets, les différentes classes, les professeurs, le jardin de Poudlard, le château, le directeur... Sirius lui narre également toutes les farces qu'il a faites avec leurs amis et leurs nombreuses blagues qui se sont retournés contre eux.
- Wouaw, maman va te tuer !
- Pourquoi ? Rigole Sirius en s'appuyant contre sa tête de lit, par ce que je suis à Gryffondor ? Par ce que je suis ami avec un Potter ? Par ce que j'ai des amis nés moldus ? Par ce que je fais honte à la famille ? Par ce que...
- C'est bon, j'ai compris, l'arrête Regulus en roulant des yeux.
Les deux frères se sourient, sachant que le reste de la fin de journée serait compliqué pour le plus âgé. Leur mère est impossible à vivre. Walburga Black est l'une de ces mère de famille qui tente de faire croire au monde que sa famille est parfaite. Elle fait un enfant mâle afin d'assurer la famille, elle se marie à son cousin afin d'assurer la pureté de son sang, elle démontre en société sa soumission envers son mari, ainsi que les petits garçons parfaits qu'elle a engendrés. Ses longs cheveux noirs font honneur à son nom de famille, et ses robes toujours parfaitement repassée et finies à la mains sont d'une distinction qui se jalouses chez les autres femmes de son âge. Elle aime provoquer la jalousie grâce à sa famille parfaite, mais ce qu'elle préfère, c'est son deuxième fils.
Regulus Arctus Black. La naissance du benjamin a apporté bonheur et honneur à la famille. Bien que son aîné fasse tous les sacrifices et efforts nécessaire pour être un bon Black, sa mère ne trouve jamais que cela est assez. Regulus est nait dans l'amour, mais grandis dans la peur de décevoir ses parents comme son grand frère l'a fait.
Walburga Black aime ses fils, plus que tout au monde. Pourtant, à la rentrée de septembre, ce sentiment à changer. La lecture de la lettre de son fils lui a donné de la rage et de la haine a avalé. Elle s'est forcée à lire jusqu'au bout, puis a donné brusquement la missive à son mari. Elle avait alors détesté son premier nait.
Sirius a peur. Il ne l'a pas dit à ses amis, il ne l'a pas dit non plus à James, et encore moins à Regulus ! Mais il a peur. Peur de la réaction de ses parents, peur de la réaction de son oncle Alphard, peur de la réaction de ses cousines, peur de tout ce que le fait qu'il soit à Gryffondor va engendrer. Mais ce dont il y a le plus peur, c'est de mourir sous les coups de sa mère. La mort est ce qui fait le plus peur au jeune garçon dès son plus jeune âge. Sirius n'a aucun bon souvenir de lui et sa mère. Il n'en a pas non plus de son père, mais ne peut s'empêcher de penser que celui-ci est tellement effacé qu'il est presque possible qu'il se perde parmi les fantômes. En racontant ce qu'il se passe à l'école à son petit frère, le noiraud rumine, et ne cesse de se demander quelles seront les conséquences de sa répartition à Gryffondor. Un frisson vient lui caresser l'échine tandis qu'il imagine le visage de sa mère tourner du rose pâle au rouge vif. Lorsqu'elle déciderait de se montrer à lui, ce ne serait en tout cas pas pour le prendre dans ses bras.
Etant donné que le dîner s'est passé durant le voyage en train de Sirius, celui-ci est également déjà passé pour la famille Black. Cela permet aux deux frère de rester plus longtemps ensemble. Sirius n'arrête pas de parler, racontant encore et encore ses rencontres et ses aventures pour les beaux yeux de Regulus. Malheureusement, cela ne peut pas durer pour toujours. Le temps passe beaucoup trop rapidement pour les deux enfants, qui se rendent rapidement compte que l'heure du repas du soir arrive à tout allure.
- Tu vas aller bien ? Demande Regulus en se levant du lit de son frère.
- Bien obligé, ronchonne Sirius en l'imitant.
Doucement, ils descendent les nombreux escaliers pour arriver au rez-de-chaussée. Des bruits de couverts se font entendre. Les Elfes de maison sont très certainement en train de s'affairer pour préparer le repas. Les deux garçons se regardent une seconde avant de déterminer silencieusement ce qu'ils doivent faire. Sans bruits, ils descendent les dernières marches pour tournent sur la gauche. La salle à manger se trouve là, mais maintenant, plus aucun bruit ne semble en provenir.
- Laisse-moi entrer en premier.
Regulus essai de passer devant son grand-frère, mais celui-ci l'arrête d'un bras. Il l'empêche de passer par ce qu'il vient de se rendre compte que sa mère est déjà à l'intérieure. Une voix féminine faible se fait entendre. Elle parle avec leur elfe de maison favoris, Kreattur. Sirius est tremblant, mais est bien décidé à bien reprendre son rôle d'ainé de la famille. Protéger son frère est sa mission numéro une.
Depuis tout petit, il a pris le réflexe de toujours se mettre entre Regulus et Walburga. Là ou Sirius a pris cher, il a fait en sorte que son frère puisse s'en sortir indemne. Bien que le châtiment corporel soit rare, plusieurs fois les deux frères ont dû faire face à la magie de leur mère. S'il n'étaient pas parfait, il n'était pas possible d'échapper à une sanction.
- Tu es prêt ? demande Sirius dans un souffle.
Pour toute réponse, Regulus hoche lentement la tête, admirant son grand frère. Regulus est très heureux que son frère se soit fait des amis, et il est sincèrement heureux également qu'il se plaise à Poudlard. Le noiraud donnerait beaucoup pour pouvoir accompagner son aîné. Pourtant cela lui est impossible pour le moment. Les seules choses qui lui sont permises actuellement sont s'instruire, le plus possible, et être parfait dans les galas auxquels sa mère le prend pour le montrer au monde.
Sirius souffle doucement et ferme les yeux, calme pour le dernière fois avant une bonne semaine. Puis, une fois préparé mentalement, il ouvre les yeux et laisse un sourire moqueur prendre place sur son visage. Il est hors de question que sa famille lui enlève sa joie de vivre.
- Bonjour mère, dit-il joyeusement en ouvrant brusquement la porte de la salle à manger. Regulus est surpris par la brusquerie de son frère avant de se rappeler qu'il a toujours été ainsi. Un sourire se dessine également sur son visage, mais disparaît rapidement en voyant le regard de sa mère.
- Bonjour Regulus. Sirius.
La voix de Walburga est glacial, et les deux garçons ne savent pas dire si elle est fâchée ou non. Elle est assise à table, un plat de viande fumant devant elle. Kreattur, leur elfe de maison, apporte des serviettes et les poses délicatement à côté de la maitresse de maison. Les cheveux de la femme sont remontés en chignons serrés. Ses lèvres son pincées, et son front tiré en arrière par sa coiffure sophistiquée. Ses yeux glacent le sang de Sirius, qui se contente de marcher nonchalamment vers sa place. Il sent le regard de sa mère le suivre et le fusiller du regard. Si elle avait pu, elle l'aurait probablement tué sur le champs.
- Sirius. Es-tu satisfait de ta scolarité ?
Le père Black est également présent dans la pièce, et c'est celui-ci qui décide de poser cette question de la manière la plus civilisée possible.
- Oui, père.
- Dis m'en plus.
Sirius sent son menton trembler et les larmes menacer de monter. Le stress monte, il sent la catastrophe arriver, et il ne sait pas du tout quand et comment sa mère frapperait. Il se focalise sur la question de son père et s'applique à lui offrir les phrases toutes belles qu'il a décidé de leur donner.
- Les cours sont intéressants, bien qu'aucun des professeur n'ai le niveau des particuliers que vous m'avez offerts. Le château est magnifique, et je profite souvent des berges du lacs afin d'étudier. Un ami à moi...
- Un ami de Gryffondor ? coupe brusquement sa mère.
Kreattur pose les assiettes remplient de nourriture chaude devant les deux plus jeunes avant de disparaître. Un silence se fait que Sirius ne sait pas comment combler. Pendant quelques secondes qui lui semble durer une éternité, il cherche une parade. Lorsqu'il trouve enfin, il sait que c'est trop tard. Sa mère a comprit que ce qui sortirait de sa bouche est un mensonge. C'est pourquoi il décide de dévier sa trajectoire.
- Oui, en effet.
- Je t'avais bien dit, mon cher et tendre, annonce la femme en portant un bout de viande à sa bouche, ton fils est bel et bien un traître.
- Il n'est pas un traître, ma douce, ne nous avançon pas. Je ferais mon possible afin de savoir si Dumbledore ferait une exception pour le changer de maison. Ainsi, il ne sera pas trop corrompu. Après tout, il n'y a passé que quelques mois.
- Je ne suis pas certaine de ta démarche mon cher, je ne veux en aucun cas que notre nom de famille soit famille. Encore moins par cet... enfant.
Des postillons vols tandis qu'elle dit son dernier mot, que déjà Sirius est à bout. Il font comme d'habitude, ils parlent comme s'il n'était pas là. Le garçon sait parfaitement ce qui l'attend s'il sort des normes et qu'il tente de changer de comportement. Il connait assez les gestes de sa mère et les yeux de son père. La boule de stress dans son ventre grossi et prend plus de place. Elle grossi légèrement et remonte légèrement dans son estomac. Un gout de vomi emplit la bouche du garçon mais il ravale la substance. Ce n'est pas le moment de montrer sa peur et son angoisse. Cela serait considéré comme de la faiblesse.
Sirius sourit et soupire de façon dramatique.
- Voyons, vous êtes bien amis avec des loups-garous et des vampires, pourquoi je pourrais-je pas non plus avoir un ami surnaturel ?
Son père ne fait aucun geste et ne semble pas avoir entendu. Il continuer à manger ses légumes, tout comme Regulus, qui n'ose pas bouger d'un centimètre sur sa chaise. Le garçon a terriblement besoins d'aller aux toilettes, mais au vue de la guerre qu'il se prépare, il préfère encore se retenir pour prêter mains forte à son frère. Sa mère en revanche a la réaction espérée. Ses joues deviennent rouge et ses yeux semblent lancer des éclairs. Pourtant elle ne pipe mot.
- De plus, je me plaît bien avec ce garçon. Quel est son nom déjà ? Ah oui ! James. James Potter.
Le visage de son père ne bouge pas mes ses yeux se relèvent immédiatement. Sirius sait qu'il est allé trop loin.
_James_
James s'ennui déjà. Assis dans le train, il regard le paysage défiler. Son coude est posé sur le rebord de la fenêtre, et sa main retient sa tête. La porte n'a pas fait encore de bruit, et James ne s'en sent que plus seul. Aucun de ses amis n'a voulut rester avec lui. Il a bien croisé Sirius, mais le garçon l'avait regardé moins d'une seconde avant de refermer violemment la porte coulissante. James se rend maintenant compte qu'il a mal agit avec ses amis. Il a peur qu'un trio se forme et qu'il soit laissé de côté.
James ouvre son sac et en sort un cahier de sudokus. Le brun à toujours aimé les maths et devoir réfléchir ainsi lui permet de se vider l'esprit. Pourtant, après à peine quelques minutes le garçon balance d'un geste rageur le petit cahier sur la banquette en face de lui. Le regard déçu de Sirius lui revient en tête, puis celui plus triste de Remus. Il fait à tout prix qu'il trouve un moyen de leur montrer qu'il est désolé.
Arrivé à Poudlard, ce dont il avait peur se produit sous ses yeux. Sirius Peter et Remus forment un trio et chuchotent entre eux. Le sourire de Remus fait chaud au cœur à James, tout comme l'aire détendu de Sirius et l'énergie de Peter. Mais ce n'est pas encore le moment de faire le premier pas.
Les trois amis de James ne lui adresse pas un seul mot de tout le repas. Bien que trouvant cela particulièrement frustrant, il ne relève pas et refuse également de communiquer avec eux. Il se ressert plusieurs fois de pommes de terres tout en essayant de capter de bouts de discussion des trois autres. Découragé, il lève les yeux, et croise le regard paniqué d'une fille de Serpentard. C'est grande blonde aux yeux gris comme l'orage. Elle parle rapidement à ses amis et donne l'impression de vouloir attirer l'attention d'une certaine personne. Les yeux de James s'agrandissent en reconnaissant la blonde au visage fin.
La cousine de Sirius.
James se penche vers le trios et regarde le noiraud dans les yeux pour capter son attention.
- Mec, regarde la bas. Du doigt, James pointe la table des serpentards, qui se trouve dos au garçon.
- C'est ta cousine non ?
- Merde, oui, merci. Black lui tape l'épaule d'un geste amicale après l'avoir gratifie d'un sourire. Sans que le noiraud ait besoins de lui demander quoi que ce soit, James comprend qu'il irait la voir après le repas.
Etant donné que la discussion est engagée, James décide de continuer sur sa lancée. Les deux autres pourraient aussi être sensible à ses excuses personnalisées !
- Désolé Rem' j'aurais pas du te parler comme ça.
Un haussement de sourcil de la part du concerné lui indique qu'il peut continuer.
- C'était bâtard de te dire ça, mes mots dépassent souvent mes pensées quand je suis énervé. .
- J'avais pas remarqué, marmonne le châtain foncé en roulant des yeux, et offrant un sourire à James.
- Peter je tacherais d'écouter tes conseils à l'avenir, ajoute James en se tournant vers le plus petit du groupe.
- Y a intérêt ! Sourit le garçon en tendant une main devant lui pour que James lui fasse tape dedans. Désormais plus joyeux, le brun n'hésite pas et tape dans le main de Pettigrow en rigolant
Mission réussie, les garçons lui adressent des sourires satisfait. Bien qu'il ai du s'excuser et que James déteste cela plus que tout au monde, il est content de l'avoir fait. Il aurait clairement détesté passer le reste des années avec les deux autres garçons de son dortoir. Ces deux là trainent tout le temps ensemble mais sont vraiment trop bizarres.
Les cours reprennent le lendemain et tout redevient comme avant. James s'attaquent au serpentards grâce à des farces mieux pensées les unes que les autres, tandis que leurs victimes se vengent durement en les accusant de milles et unes choses. Très rapidement, les quatre garçons ont plus de retenues que n'importe qui dans l'école. Leurs ennemis en vert n'ont aucune retenues, assez rusé pour réussir à passer entre les mailles.
Alors que la popularité des maraudeurs commence à devenir de plus en plus grande, James s'en prend de plus en plus aux autres maisons de Poudlard. Non seulement il s'autorise à faire énormément de crasses aux vert et argent, des Poufsouffle ainsi que des Serdaigle tout autant innocent des préjugés de James commence également à être visé. Le garçon en joue beaucoup. Voyant que Lily est au bord du craquage, il décide de s'en prendre à l'une de ses amies, Pandora.
- Mec, elle va t'en vouloir à mort !
- Tu connais les Serdaigles, si ils te voient ils vont te réserver un sort pire que la mort
- Pourquoi tu veux absoument la viser elle et pas une autres ?
Les questions et remarques de ses amis frustres et énerve James, mais il ne faillit pas et continue à préparer sa farce. Pour la première fois de l'années, certains des maraudeurs ne sont pas en accord avec Potter, et lui disent de se débrouiller tout seul. Très rapidement, James travail avec Sirius, tandis que Remus et Peter passe plus de temps avec les filles rouge et or de leur années. Bien que cela n'embête pas James, un pincement au coeur le prend par surprise à chaque fois que l'un de ses deux amis rigoles à des commentaires de Lily Evans.
La jeune fille n'a pas changée pendant les vacances et James ne la regarde que très peu, ne voulant pas remarquer sa présence. Pourtant, il ne peut s'empêcher de comprendre que Lily ne va pas très bien. Ses réactions sont moins excessives qu'en début d'années et son sourire qui d'habitude est particulièrement communicatif semble ne plus vouloir apparaître.
- Bon on a finit ?
- Presque !
James sourit en admirant sont œuvre : Un kit pour faire pousser des verrues. Il lui aura fallut plusieurs jours pour se procurer les affaires et encore plusieurs jours pour organiser la blague comme il faut. Il est désormais prêt à faire sortir Lily Evans de ses gonds.
Le soir même, James et Sirius descendent les escaliers pour se rendre à la grande salle de façon très joyeuse. Ils ont réussit à convaincre un elfe de maison de place la poudre crée par leurs soins sur les préparations qui seront autour de la jeune fille durant le dîner. Les personnes qui seront également atteintes par les verrues seront les dommages collatéraux !
Convaincre les elfes n'a pas été une partie de plaisir, il a fallut leur promettre que cela ne ferait pas de mal à la jeune fille et ses amis, ainsi que déterminer quelle est la dose exacte à mettre dans chaque plat, déterminer comment la disposer... Si les élèves en ingurgitaient trop, cela serait une catastrophe !
Assis à leur place, James et Sirius observent la table des Serdaigle tout en mangeant très lentement. Leurs sourires font frémir les personnes assisent autour d'eux, et leurs amis se regardent et les regardent successivement, ne savant pas quoi opter comme stratégie. Les minutes passent et toujours rien ne se passe. James fronce les sourcils et arrête de manger. Il est déçu. Il y avait le risque que cela ne marche pas mais il ne se doutait pas que cela se produirait réellement. Alors que le brun baisse les yeux, frustré, Sirius lui attrape le bras et le secoue tout en regardant fixement la table des bleu et bronze.
- Qu'est ce que tu as sur le visage, demande une élève à son ami à côté de lui.
Le garçon relève la tête et la fille pousse un petit cri de surprise qui n'attire pas l'attention de tout le monde. Certains curieux tournent la tête pour comprendre ce qu'il se passe puis ouvrent de grand yeux, ne comprenant pas ce qu'il se passe.
- C'est quoi ce bordel ? Crie un préfet en se levant de table pour fuir la grande salle.
Cette fois, cela capte l'attention de tout le monde. La tête du fugitif est pleine de grosses pustules rougles et blanches, semblant contenir beaucoup de pus. Les filles commencent à crier et les garçons à afficher des mines dégoutées. Qu'est ce qu'il se passe ?
James et Sirius se tape dans la main sous la table tout en criant comme ils peuvent que la visions n'est vraiment pas agréable. Les professeurs se lèvent, demande à ceux en bonne santé de sortir sans paniquer, tandis que les personnes avec les verrues devraient rester dans la grande salle afin de se faire soigner. Mais alors que James et Sirius rigolent en douce, Peter remarque que en plus des Serdaigles, les Poufsouffles sont également touchés, et bientôt, un garçon de Gryffondor commence à pleurer en sentant les boutons envahir ses bras et son visage.
C'est alors que commence la panique générale. Les étudiants se poussent entre eux pour pouvoir sortir plus rapidement, certaines personnes pleures, d'autres font des crises de paniques, ne comprenant pas ce qui leur arrive. Les professeurs également commencent à paniquer en se rendant compte que le professeur Flitwick est également touché par l'étrange maladie.
Lorsque enfin toutes les personnes malades sont contenues dans la grande salle, un compte se fait. Les moins touchés sont les Serpentard. La moitié des Serdaigles sont dans la grande salle, et une vingtaine de Poufsouffle sont touchés. Chez les Gryffondor, Marlène, Remus et Sirius sont présent, avec quelques élèves de 3ème et 4ème années.
Les cours sont annulés pendant une semaine. Bien que cela réjouisse James, cela l'ennui également. Il aime beaucoup participer aux différentes classes, et ses amis lui manquent. Lorsqu'il a enfin eu l'autorisation de remonter dans son dortoir, il cache toutes les preuves qui sont contre lui et se sent mal. Mal que autant de personnes aient été touché, que les autres maisons aussi soient pleines de pustules... Pourtant, un petit sourire flotte sur ses lèvres. C'est la plus grosse farce qu'il ai jamais faite, et elle a marché !
Durant la semaine qui suit, plusieurs parents d'élèves demandent des explications au directeur de l'école. Une enquête est menée. C'est sans surprise que les elfes de maison parlent très facilement des arrangements fait par Black et Potter, démontrant les deux élèves comme étant coupables.
Le samedis qui suit, Mr et Mrs Potter entrent dans le château de Poudlard dans la plus grande discrétion avec pour accompagnant Mr et Mrs Black.
- Les élèves atteints sont pour la plupart encore à l'infirmeries. Certains ont du être transférés d'urgence à St Mangouste à cause de leurs cas s'aggravants. Les parents sont furieux, et les élèves ne comprennent pas ce qu'il s'est passé, explique le Directeur aux quatre parents assis en face de lui.
- Cet enfant ne nous apport rien qui aille. Il nous manque de respect et déshonore notre famille de plus en plus. Donnez lui la punition qu'il mérite et nous ferons de même dans le cadre de notre famille et de ses traditions.
Mr Black ne dit rien tandis que sa femme rabaisse sont fils, présent entre les deux parents. Sirius a la tête basse. Ses yeux ne quittent pas le sol. Une goutte de sueur est visible sur son front.
James est entre ses deux parents, comprenant dorénavant sa bêtise grâce aux mots dur de la mère de Sirius. Il a blessé des gens et n'en est plus fière. Pourtant, alors qu'il essai désespérément de capter le regard baissé de son ami, Sirius garde la tête catégoriquement dirigée vers le sol. C'est avec surprise que James se rend compte que ses yeux sont plus brillant que la normal. James tourne la tête vers son père, inquiet, son ami pleure, il ne peut rien faire pour l'aider. Cela lui fait bouillir le sang.
- Ce ne sont que des enfants ! Cela ne les excuses pas, mais ils ne se rendent pas compte de la gravité de leurs actes ! Les punir est indispensable, mais serait-il également possible de faire de la prévention, leur faire comprendre quels sont les risques à prendre en compte ? Cela fait partie de l'apprentissage de la vie, après tout !
Mrs Potter parle et son mari opine.
- Mon fils voulait faire une farce et elle a mal tournée. Il sera puni, mais en attendant je veux qu'il comprenne combien cela est grave et qu'il doit subir les conséquences de ses actes, annonce Mr Potter.
- Nous voudrions proposer une sanction pour nos fils, continue Mrs Potter en souriant à son fils pour le rassurer. Elle relève la tête et annonce son idée.
- Cela me semble justifié. Cela sera mis en place dès demain matin.
- Je refuse, mon fils ne restera pas dans cet établissement durant des journées entières ! Il n'a pas la carrure et n'a pas besoins de travailler comme cela. J'accepte qui vous fassiez ce qu'il vous semble correcte pour votre fils, mais ne cherchez pas à corrompre le mien ! Nous sommes les Black et personne ne nous rabaissera ainsi !
Sur ces mots, la matriarche Black se lève et attrape son fils par le bras. Une grimace de douleur apparaît une seconde sur le visage de Sirius avant qu'il ne la suive, rapidement précédé par son père qui n'a pas dit un seul mot. Juste avant de sortit de la pièce, Sirius réussit à capter le regard de son ami. Il a besoins de lui, mais que peut-il bien faire contre ses parents ?
Les Potter restent encore quelques minutes avec le directeur afin de déterminer les aspects techniques, d'organisation et d'administration, avant qu'ils ne s'en aillent. Lorsque James retourne à son dortoir, Remus et Peter l'attende avec impatience. En remarquant l'absence de leur ami, Remus siffle entre ses deux pour montrer sa frustration et ne cherche pas à entendre les explications de James. Il file dans son lit et ferme brusquement les rideaux.
- Il est déçu, confis Peter à James tandis qu'ils s'installent pas terre, il voulait vraiment savoir si Sirius allait bien, tu sais bien que ça se passe pas bien chez lui... J'ai aussi peur pour lui. Tu imagines qu'il se fasse encore taper dessus ?
Après avoir raconté l'entretien à son ami, James se range sous sa couette et tente de dormi. Mais impossible l'image de Sirius dans une terre position de vulnérabilité persiste à vouloir rester collée à ses rétines. C'est au milieu de la nuit que James se décide à se lever pour faires autre chose, comprenant que cette nuit serait blanche.
