Je ne possède aucun des personnages du film

L'ex capitaine James Conrad avait un bon instinct et il savait en s'engageant dans cette expédition qu'on lui cachait la vérité, mais il ne s'attendait pas à ça...

Ce texte a été écrit pour la Nuit du FOF sur le thème "Gorille"

Bon et bien une première sur ce fandom, mais c'est pas moi c'est le thème !

En espérant que cela vous plaise !

Bonne conférence

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


ET LE DANGER SE DEVOILA

Quand cet agent du gouvernement, ce Bill Randa était venu le chercher dans ce bouge de Saigon où il avait échoué, l'ancien capitaine du Special Air Service britannique aurait dû se méfier… Après des années à avoir travaillé pour le SAS avant de démissionner huit ans plus tôt pour travailler en indépendant, James savait reconnaître une embrouille quand on lui en présentait une et c'était très exactement ce à quoi ressemblait la proposition de Randa… Pourquoi ce type avait besoin de quelqu'un avec son pedigree pour prendre la tête d'une expédition gouvernemental visant à cartographier une mystérieuse région du Pacifique ? Région au nom charmant de Skull Island qui sonnait à lui seul comme un avertissement.

Quand James avait posé la question, Randa lui avait répondu que toute cartographie était impossible à cause des tempêtes perpétuelles qui balayaient la région. Ça, c'était un ordre indice qui aurait dû lui faire comprendre qu'il était sur le point de faire une bêtise et qu'il n'était pas le seul parce que ces deux types, Ronda et Brooks ne semblaient vraiment pas se rendre compte du danger qui les guettait. Ils étaient si excité par l'aventure.

- C'est une chance unique de cartographier une île inconnue !

- Une île inconnue ? Laissez-moi énumérer toutes les façons dont vous allez mourir une fois là-bas : Pluie, chaleur, boue, mouches porteuses de maladie et moustique. Bien sûr vous pourriez toujours faire le plein d'atabrine pour lutter contre le paludisme, mais qu'en sera-t-il des autres bactéries ? Et je n'ai même pas abordé la présence des choses qui voudront nous dévorer vivants une fois sur place… Alors, non merci.

James vit bien qu'ils étaient ébranlés, mais ils étaient toujours aussi motivés.

- Je ne vous demande pas de vous préoccuper de ça, j'ai besoin d'un chef d'expédition et vous n'avez plus rien à faire, non ? Que peut donc faire un ex officier britannique des SAS envoyés au Vietnam pour enseigner la guerre dans la jungle et les techniques de survie aux troupes américaines alors que la guerre touche à sa fin ? Vous n'êtes plus d'aucune utilité ici et vous dépensez le peu d'argent qu'il vous reste chaque jour au lieu d'en gagner.

James avait grimacé avant de se fendre d'un sourire en coin ironique. Ce type avait diablement raison pour le coup et la somme d'argent qu'il lui proposa était une vraie opportunité pour lui de pouvoir se poser loin de tout ça, quand tout serait fini, seulement une autre question tourna dans sa tête avant qu'il n'accepte.

- Jouons cartes sur table. Vous êtes venu ici pour recruter un pisteur. Qui ou quoi suis-je sensé traquer sur votre île perdue ?

La réponse ne vint jamais, mais James accepta la proposition avec la promesse d'un bonus conséquent s'ils revenaient en vie de cette expédition… ce qu'il douta à peine les hélicoptères, commencèrent à survoler l'île après avoir largué leurs bombes… Cela n'avait fichtrement aucun sens ! En quoi larguer des bombes pouvait aider à cartographier quelque chose, mais quand un grognement terrifiant jaillit de la brume avant qu'un palmier déraciné comme un fétu de paille n'empale l'un des hélicoptères et qu'une masse aussi haute qu'un immeuble de sept étages en émerge, Conrad comprit le vrai but de leur mission.

En aucun cas ils étaient venus cartographier l'île, ils étaient venus pour lui, pour cette chose, pour ce gorille géant qui se mit à broyer leurs appareils comme si c'était des avions de papiers et lorsque son appareil plongeant vers les cimes des arbres pour s'écraser, James comprit que même pour lui, survivre sur cette île relèverait du miracle. Le choc lui coupa le souffle, mais il sera les dents et ne perdit pas connaissance, parvenant à s'extraire de l'épave avec les autres, juste pour assister sans rien pouvoir à la folie de ce gorille géant qui ne s'arrêta que lorsque tous les appareils furent détruits…

Le cœur de James battait fort alors qu'il prenait conscience de leur situation, s'insultant intérieurement pour avoir été aussi bête ne pas avoir écouté son instinct. Parce que son expérience en survie lui hurlait que ce fichu gorille géant n'était certainement pas la seule menace de cette île, il fallait retrouver les survivants et se rendre à leur point d'extraction, c'était la seule chance qu'ils leur restaient pour tenter de rentrer en vie.