Cet OS a été écrit pendant la 107ème nuit d'écriture du FoF. Il fallait le rédiger sur le thème "Bougie" en une heure. Pour plus de précisions vous pouvez m'envoyer un MP.

C'est ma troisième nuit FoF donc les OS commencent à s'accumuler. J'ai inséré un sommaire en tête du recueil pour vous guider à travers les textes. Comme ça, vous pourrez découvrir uniquement ceux qui vous intéressent. Bonne lecture !


Une affaire florissante :

Mr Barjow était à la fois ravi et inquiet. Depuis le retour officiel du Seigneur des Ténèbres les affaires avaient explosé. Le bon temps était revenu. Les objets et les grimoires consacrés à la magie noire avaient tendance à mieux circuler en temps de guerre. D'un côté, les craintifs se débarrassaient de vieux trésors familiaux compromettants à cause des descentes des aurors. De l'autre les criminels et terroristes en tout genre étaient moins craintifs et les rachetaient.

Barjow avait patienté quinze longues années de paix. Il avait dû compter sur les petits criminels comme fournisseurs et sur quelques Sang-Pur orgueilleux pour acheter. Pour donner une idée, quand Lucius Malefoy passait, il faisait le chiffre d'affaires du mois. Ça c'était en temps de paix. Mordred merci, maintenant les clients défilaient.

Toutefois, il y avait de sérieux désavantages. La boutique Barjow & Beurk avait acquis une certaine réputation depuis sa création. Les aurors n'hésitaient pas à faire des descentes de temps en temps. Certes, les trésors les plus précieux n'étaient pas en vitrines mais quand même. Il fallait graisser la pattes de ces maudits aurors de plus en plus gourmants et de plus en plus menaçants. En parallèle, les mangemorts qui défilaient ne se souciaient plus de la discrétion. Le passage du jeune Malefoy était déjà préoccupant. La menace d'envoyer Greyback était plus que tracassante. Dernièrement, c'était le fils de la famille Carrow qui avait débarqué. Celui-ci avait bien faillit lui envoyer un Doloris car le prix était trop élevé. Barjow n'était pas fou, il avait finalement cédé la dague à perte. Il se dit qu'il commençait à se faire vieux. Il n'avait plus les épaules pour ce genre de choses.

La veille c'était Travers qui avait franchi le seuil de l'échoppe. Le pauvre Barjow l'avait accueilli avec appréhension. Heureusement pour lui, Travers préférait la discrétion et les bonnes manières plutôt que le violence. Le mangemort lui demanda même conseil. Il voulait faire un cadeau à son oncle, celui qui était actuellement à la tête de la famille. Barjow comprit tout de suite le message. Il était bien connu que le patriarche Jameson Travers refusait à la fois de soutenir Dumbledore et les mangemorts. Ce compromis lui avait permis de passer le conflit précédent et il entendait conserver la même ligne de conduite. Un choix qui apparemment déplaisait à son délicieux neveu. Il fallut quelques minutes de conversation sur les habitudes et les passions du patriarche pour en venir à une piste intéressante. Le vieux Jameson pratiquait encore le Quiddich en amateur au poste de batteur. Barjow se souvint qu'il avait deux anneaux qui pourraient certainement convenir. Il alla chercher un petit coffre qui n'avait pas bougé depuis une cinquantaine d'années. Celui-ci contenait deux anneaux. Le premier s'enfilait discrètement sur une brindille et permettait de dérégler les sortilèges d'un balai volant. Parfait pour provoquer discrètement un « accident ». Très répandu au Moyen Age lorsque la majorité des trajets se faisaient en balais. Le transplanage et la poudre de cheminette avait considérablement fait évoluer les habitudes sorcières. Le second anneau permettait tout simplement de rappeler le premier afin de ne pas laisser de preuve sur le lieu du « drame ». Finalement, Travers était parti pleinement satisfait. Il ne restait plus qu'à surveiller la rubrique nécrologique de la Gazette. Ce torchon avait parfois une utilité.

Ces visites avaient été assez déplaisantes mais rien n'aurait pu préparer Brajow à la personne qui venait de franchir le seuil de sa boutique. Il ne la connaissait de réputation mais priait pour ne jamais la rencontrer. Bellatrix Lestrange était entrée. Barjow ne chercha même pas à soutenir le regard de Bellatrix, il s'inclina très bas. Cette fois-ci c'était la fin. La mangemort exigea des bougies de rituel, spécialement dédiées aux rituels de nécromancie. Ce n'était pas le genre de bougie qu'on trouvait au coin de la rue. Barjow fut soulagé de pouvoir accéder à sa requête. Ces bougies étaient rares, préparée délicatement à base de sang de vampires, de venin de manticore et renforcées à l'aide d'enchantements de magie noire avancée. Ce que Barjow craignait tant arriva : le moment de régler. Bellatrix éclata de rire et lui demanda gentiment une bonne raison de le laisser vivre. Le commerçant déglutit avec difficulté.

« Votre neveu. Il a besoin de moi. Il a réservé plusieurs objets pour le bien d'une mission importante. »

Bellatrix ne put dissimuler mécontentement mais finit par baisser sa baguette. Elle quitta finalement la boutique sans régler mais en laissant tout de même Barjow en vie. C'était son jour de chance. Apparemment, l'argument avait fait mouche. La mission du jeune Malefoy devait être vraiment très importante, suffisamment pour que le commerçant soit protégé, pour le moment.


Finalement j'ai l'impression de m'être un peu écart du thème. J'espère que ça vous a plu quand même.