Cet OS a été écrit pendant la 109ème nuit d'écriture du FoF. Il fallait le rédiger sur le thème "plainte" en une heure. Pour plus de précisions vous pouvez m'envoyer un MP.
Doléances :
Argus Rusard rentra fulminant d'une course poursuite dans les couloirs de l'école. Après l'explosion, il avait juste eu le temps d'apercevoir deux têtes rousses disparaitre derrière une tapisserie. Le fier cracmol s'était jeté héroïquement à leur poursuite en compagnie de sa fidèle miss Teigne. Couloirs, escaliers et passages secrets avaient été enchainés mais le concierge avait perdu la trace des deux terreurs quelque part au niveau du 7ème étage.
« Qui a donc été foutu de pondre un château aussi grand ? » cracha Rusard avec hargne.
Il est vrai que les Fondateurs devaient avoir un sacré ego au moment de la construction. Mais peu importe que dame Serdaigle voulut reproduire sa propre tour de Babel, que le sire de Gryffondor voulut construire de tels remparts, ou que dame Poufsouffle voulait pouvoir accueillir tous les sorciers de Grande Bretagne ou encore que le sire de Serpentard y voyait un moyen de réaliser une prouesse architecturale inégalée à la hauteur de ses ambitions. Le fait est, que la traque des élèves était nettement plus difficile dans un labyrinthe de cette taille. Et Argus Rusard, représentant actuel de la dynastie des concierges de Poudlard, avait beaucoup de mal à exercer la surveillance d'une telle école.
Impossible de tenir à l'œil à la fois l'esprit frappeur, la maison Serpentard au grand complet, tous les fichus gosses qui découvraient le sexe opposé mais qui avaient l'indécence de faire leurs expériences baveuses avec les membres des autres maisons. Douce illusion de croire qu'on pouvait éviter les inondations au deuxième étage ou la boue que les jeunes rustres étalaient dans la hall. Mais rien n'avait préparé l'extraordinaire Argus Rusard aux deux tornades rousses qui avaient débarqué à Poudlard.
Rusard ouvrit la porte de son bureau à la volée, rentra et ferma violement la porte, qui encaissa toute sa rage. Le deuxième tiroir du petit meuble fut ouvert sans douceur, comprendre presque arraché. Le concierge jeta des rouleaux de parchemin et une plume sur le bureau avant de s'asseoir sur sa chaise grinçante. Le cracmol suçota sa plume, ouvrit l'encrier et déroula un parchemin.
Très cher Albus
« Trop familier, grogna-t-il en raturant. Pas assez officiel. »
Monsieur le Directeur,
Je voudrais vous rappeler que les chaines sont astiquées tous les jours et sont prêtes à l'emploi comme au bon vieux
« Pas une bonne idée de parler de l'âge. Le vieux citronné pourrait mal le prendre. »
Je voulais évoquer une énième fois le sujet des bienfaits des punitions corporelles infligées aux moutards.
« Trop direct peut-être » songea le concierge en barrant.
Après avoir discuté avec cette délicieuse Irma, je voulais vous informer d'une terrible hypothèse. Je soupçonne les Weasley n°4 et n°5 d'être la réincarnation de Mordred lui-même.
« Mais je n'ai aucune preuve » désespéra Rusard.
Le professeur Rogue et moi-même avons eu une très intéressante conversation au sujet de l'introspection et de ses bénéfices dans l'atmosphère confinée et l'obscurité des cachots.
« Ça veut dire quoi déjà introspection ? » douta le cracmol.
Les problèmes de concentration en cours sont dû à une mauvaise circulation du sang dans le cerveau. Accrocher régulièrement les cancres par les chevilles est un remède dont l'efficacité a été démontrée par votre illustre prédécesseur le directeur Phinéas Blaque ? Black ? Blacue ?
« Mais j'ai l'air ridicule si j'écris mal le nom de famille du directeur, gémit le concierge. Ah si seulement Dumbledore voulait bien m'écouter » soupira-t-il en caressant amoureusement le fouet de cuir qui pendait au mur.
Comme je vous l'ai dit à de nombreuses reprise, l'élevage « Non ! L'éducation » des élèves nécessite une discipline rig…
Rusard sursauta violemment en entendant un grand fracas contre la porte de son bureau. Le cracmol se rua à l'extérieur en renversant sa chaise et l'encrier qui se brisa au sol. Le concierge eut du mal à sortir à cause de l'armoire qui était tombée sur la porte. Un caquètement se fit entendre et ne laissa aucun doute sur l'identité du coupable « Peeves, rugit le concierge. Attends un peu que je t'attrape misérable esprit frappeur. Le baron va en entendre parler ! »
Je sais, je suis encore loin d'une fic épistolaire mais c'est un bon début ? Qu'en pensez-vous ?
