« La mort n'est pas la plus grande perte dans la vie. La plus grande perte est ce qui meurt en nous pendant que nous vivons. »
Norman Cousins
—Je suis tellement désolé Hermione ! Tout est ma faute ! Si j'avais plus insisté tu ne serais jamais venue. Tu méritais de vivre, tellement plus que moi. Je ne pourrais jamais m'en remettre, je ne peux pas être seul, pas encore une fois, je t'ai tué, je m'en v—
Remus arrêta son monologue. Il avait cru entendre quelque chose. Il se pencha à nouveau sur le cadavre d'Hermione et entendit un bruit de respiration.
—Hermione ? Par Merlin ! Tu es vivante !
Il vérifia sa respiration, et vit qu'effectivement elle était vivante. Cependant son état était déplorable et elle avait perdu énormément de sang. Remus la souleva délicatement sur et transplana, sans penser aux conséquences.
—Vite ! Un médicomage, mon amie est entre la vie et la mort.
Une équipe vint prendre en charge la jeune femme et Remus resta seul dans le couloir à attendre. Un homme vint le voir. Il en déduit qu'il était un apprenti encore à l'école en vue de son jeune âge et la couleur de sa robe, elle était plus claire que celle des médicomages qu'il avait vu précédemment.
—Est-ce votre femme dans le bloc opératoire ? Votre fille ?
—Ni l'un ni l'autre, c'est une amie. Une amie proche.
—Très bien, les médicomages s'occupent d'elle en salle d'opération mais ils m'ont envoyé pour recueillir des informations sur ses blessures. Qu'est-ce qui as pu causer des blessures aussi importantes ? Nous avons vu un nombre incalculable de cicatrices sur son corps comment sont-elles apparues ? Mais vous saignez ! Vous aussi vous êtes blessé. Venez, je vais vous soigner.
Remus suivit l'apprenti médicomage, bien qu'il lui ait dit que ses blessures étaient superficielles, ce qui lui valût un bon regard noir. Il désinfecta ses plaies puis les referma à l'aide de sorts de soin.
—Vous aussi vous avez un nombre incalculable de cicatrices. Pouvez-vous répondre à mes questions maintenant ?
—Pour ce qui est de la blessure de mon amie, elle a été attaquée par un loup-garou cette nuit. Je l'ai d'abord cru morte mais j'ai ensuite entendu sa faible respiration. J'ai donc transplané ici. Pour ce qui est de nos cicatrices, c'est le passage de la guerre sur notre corps.
—La guerre ? Il n'y a pas de guerre en Espagne. A moins que vous ne soyez...
—Nous sommes anglais. Mais vous savez, les cicatrices physiques ne valent pas rien en comparaison des cicatrices mentales. Vous ne connaissez pas cela, vous vivez relativement bien, vous aller devenir médicomage, avoir des enfants, une maison et toute la vie qui va avec. Mais n'oubliez jamais cela, Vous-savez-qui et ses fidèles ne seront jamais rassasiés. Ils ont vaincu et réduit le peuple anglais en esclavage. Ils s'attaquent à la France et à l'Allemagne. L'Espagne se saurait tarder. C'est pour ça qu'il est le plus dangereux mage noir. Les autres se contentaient du viol, de la torture et du meurtre. Lui, il veut voir la flamme de vie de chaque personne s'éteindre, jusqu'à la mort, voir leur lente descente aux enfers.
Le jeune homme resta pantois. Son expression n'était pas du tout flatteuse, il avait la bouche ouverte et les yeux grand ouverts, on avait l'impression qu'ils allaient sortir de leur orbite. Le jeune médicomage avait bien sûr décelé quelque chose, sous le masque froid de l'homme. Une lueur au fond de ses yeux qui criait la souffrance et la peur. Il ne pouvait pas imaginer un quart de ce que l'homme avait vécu, et en y repensant, il se demanda si la jeune femme avait vu pire. Certes l'homme était plus vieux qu'elle mais celle-ci devait avoir la vingtaine, son innocence avait dû voler en éclat très tôt. Mais l'homme étant plus vieux, avait sans doute vécu plus de choses.
Perdu dans ses pensées, le jeune homme ne vit pas Remus sortir de la pièce. Il se demanda qui pouvait bien être ces deux anglais qui arrivaient de nulle part blessés et résistant contre la dictature. Il retourna avertir ses supérieurs de la nature des blessures de la jeune femme. Ils venaient de finir l'opération et il put apercevoir la jeune femme dans la salle de réveil. Mais bien sûr qu'il la connaissait, c'était Hermione Granger, la meilleure amie d'Harry Potter, la dernière résistante du Royaume-Uni.
—Fernandez ! Venez-ici ! Alors ce compte rendu ? ordonna le médicomage
—Oui, monsieur. La blessure a été faite par un loup-garou déchaîné lors de la pleine lune et les cicatrices datent de plusieurs mois à la guerre. Ce sont des anglais, rajouta-t-il, comme si le mot était tabou.
—Bien sûr que j'avais vu que c'était des morsures de loup-garou, imbécile ! Ce que je veux savoir c'est qui est ce loup.
—Au vue de ses cicatrices, je pense que c'est l'ami de la patiente mais je ne peux pas être sûr.
—Oui je m'en doutais, très bien Fernandez, vous pouvez disposer.
Le jeune homme partit sans demander son reste et traversa le couloir jusqu'à la porte d'Hermione. Il hésita à entrer puis se ravisa et continua son chemin.
Quelques heures plus tard, Hermione se réveilla lentement et fut conduite à une chambre. Remus la rejoignit et avant qu'ils n'aient pu commencer à parler, le médicomage entra dans la pièce.
—Bonjour, médicomage Sánchez pour vous servir. Alors c'est moi qui vous ai opéré et j'ai bien fait mon travail. Vous n'aurez aucune séquelle sur vos cicatrices, cependant, étant donné que c'est un loup-garou qui vous a mordu, vous n'allez pas rester indemne et allez devoir vous transformer à chaque pleine lune. C'est cette transformation qui a provoqué l'hémorragie interne, elle n'aurait été qu'externe sinon. Avez-vous des questions mademoiselle ?
—Non, merci, pouvez-vous nous laissez seul ? dit-elle d'un ton froid
Après un regard outré, le médicomage sortit de la pièce, non sans marmonner sur « ces jeunes de nos jours qui ne respectent plus personne », laissant les deux amis seuls.
—Mais pour qui il se prend celui-là ! Heureusement qu'il a bien fait son travail cet idiot !
—Hermione.
—Et m'appeler mademoiselle, comme si j'étais une gamine de dix ans qui ne comprenait pas ce qu'on lui dit !
—Hermione !
—Quoi ?
—Quand est-ce que tu vas pouvoir sortir ? Il ne faut pas qu'on reste dans un milieu sorcier trop longtemps.
—Mais je suis prête allons-nous en. Oui, continua-t-elle après avoir vu le regard de Remus, je sais ce que je fais, je vais très bien et je ne cours aucun risque. Bon très bien. Il faut qu'on retourne à l'hôtel, vu les circonstances je n'ai pas eu le temps de prendre nos affaires. Mais je pense qu'il ne faudra pas qu'on reste là-bas, avec tout le sang, ils ont dû appeler les aurors moldus, comment c'est déjà, ah oui les policiers. Et puis nous avons transplané, même si nous ne sommes plus au Royaume-Uni, je ne sais pas s'ils peuvent nous repérer.
Remus et Hermione s'était installé dans un autre hôtel, non loin du quartier sorcier et de l'aéroport. Remus était allé refaire le stock d'ingrédients de potion le plus discrètement possible. Aucun des deux amis n'osait aborder le sujet de la morsure mais ils savaient tous les deux que ça aller être une étape inévitable. Ce fut Remus qui entama le sujet le premier, n'y tenant plus.
—Je suis tellement désolé de t'avoir contaminé Hermione. Je sais que toute ma vie ne suffira pas à me faire pardonner et que cela sera horrible, tu souffriras énormément, si tu savais comme je m'en veux, c'est entièrement ma faute.
—Rem' stop ! Je savais très bien les risques que je prenais en restant avec toi lors de la pleine lune. J'étais tout-à-fait consciente que je pouvais être mordue. Je l'ai fait et je ne le regrette absolument pas !
—Comment peux-tu dire cela ? Je suis un monstre ! Un horrible monstre. Tu ne comprendras peut-être jamais la portée de mon acte mais tu te rends compte, j'ai gâché ta vie !
—J'ai l'air d'un monstre ?
—Quoi, bien sûr que non, pourquoi dis-tu ça ?
—Très bien, si je ne suis pas un monstre, alors toi non plus.
—Ça n'a rien n'a voir. Tu ne connais pas cette souffrance, cette contrainte.
Hermione ouvrit la bouche, indignée de cette réplique. Elle, ne pas connaître la souffrance ? Elle en voulait beaucoup à Remus sous-estimé ce qu'elle avait vécu.
—Comment oses-tu dire que je ne connais pas la souffrance ? J'ai été torturée, violée, j'ai vu mes amis mourir devant moi, j'ai vu mes meilleurs amis mourir, j'ai vu Harry mourir. Ça c'était la souffrance ! Voir la personne qui me connaissait le mieux, en qui j'avais une entière confiance perdre la vie, voir ses yeux verts éteints. Tu ne sais pas ce que c'est. Alors niveau souffrance, ne me donne pas de leçon. Je suis sûre que c'est horrible mais Harry vaut tellement plus qu'un petit problème de fourrure.
Les deux amis se regardèrent un long moment, sans oser parler. Hermione ne s'attendait pas à tout déballer ainsi, pensant que ces mots ne franchiraient jamais ces lèvres. Et Remus ne s'attendait pas à ce qu'Hermione avait subi. Il savait qu'elle avait souffert mais il n'aurait jamais imaginé, même dans ses rêves les plus fous, un quart des épreuves que la jeune femme avait traversé. Ils s'aperçurent en même temps que leurs yeux n'avaient pas retenu les larmes libératrices.
—Excuse-moi, je n'avais pas idée à quel point tu as souffert et tu as été détruite par cette guerre. Mais tu ne m'as jamais rien raconté sur tes années avant.
—Je ne me sentais pas prête.
La jeune femme prit une grande inspiration, s'installa dans un fauteuil et commença son récit.
—Nous avons tous pris conscience du monde à un moment différent de notre existence, je vais te raconter cela de mon point de vue et un peu de celui de Harry. Notre si courte vie mais notre si longue torture débuta à chaque fois par un événement clé. La longue descente aux enfers de Harry commença le vingt-quatre 1995. Le jour de la troisième tâche, le jour du retour de... Le jour de la mort de Cédric Diggory… À partir de ce moment-là, il s'est renfermé sur lui-même. Comment pouvions-nous le comprendre ? Il avait vu la mort, combattu les ténèbres. Ron et moi ne savions rien de tout ça. Et puis l'été est arrivé et nous nous sommes séparés. J'ai passé quelques jours chez mes parents mais je suis retournée très rapidement au QG de l'Ordre. J'étais tellement heureuse de retrouver le monde magique, de retrouver tout le monde.
—Je me souviens au début de l'été tu m'appelais encore professeur.
—Oui c'est vrai... Je m'en suis toujours voulu de ne pas avoir contacté Harry. Il était tellement seul et moi j'étais tranquillement en train de faire ma petite vie avec les Weasley. Il était tellement en colère lorsqu'il l'a su. J'aurais dû me rebeller contre Dumbledore, ne pas le laisser abandonner Harry. Je crois que c'est à ce moment-là que j'ai vraiment commencé à réaliser ce qu'il se passait chez son oncle et sa tante. Nous avons commencé l'année assez facilement mais Harry a énormément souffert. Personne ne le croyait à propos du retour de Voldy, Ombrage le torturait. L'armée de Dumbledore a été une sorte d'échappatoire, même si nous apprenions à nous battre. Et puis la catastrophe est arrivée. La bataille du ministère. J'en veux toujours à Kreattur de nous avoir menti. Sans lui Sirius serait sûrement vivant, Harry aurait été tellement plus heureux lors de sa sixième année. C'est à ce moment-là que ma propre descente aux enfers à commencer, à la mort de Sirius et aux cris de Harry. Les pires cris que j'ai entendus. La douleur, la souffrance, finit-elle en sanglotant.
Remus prit la jeune femme dans ses bras pour qu'elle puisse se calmer. Malgré ses larmes Hermione continua de raconter son histoire. Elle lui raconta sa sixième année, les cours de Harry avec Dumbledore, ses cauchemars ainsi que ceux de Harry, toujours plus violents. Le deuil...
—Ron ne nous a pas toujours soutenu lors de cette année. Je crois qu'il a eu ce besoin de se séparer de Harry et de moi, pour prouver qu'il pouvait plaire lui aussi. Harry a été très partagé entre nous même s'il passait plus de temps avec moi, j'étais seule sans lui. Je pense que la descente aux enfers de Ron a démarré lors de l'invasion des mangemorts, lorsqu'il a vu le visage de Bill abîmé, lors de la mort de Dumbledore.
Hermione raconta à travers les souvenirs de Harry ce soir-là, les soupçons que Harry avait eu à propos de Drago Malefoy, qui lui avait été incapable de tuer Dumbledore.
—Maintenant, je vais te raconter ce que nous avons vécu tous les trois. Personne ne l'a jamais su. Personne. Je ne sais pas si je vais pouvoir tout te raconter maintenant mais je vais essayer.
La jeune femme fit une pose durant son récit, ce que Remus compris et lui laissa le temps qu'elle avait besoin. Elle expliqua de son point de vue le séjour d'Harry au terrier ainsi que sa résignation et son renfermement face à la guerre. La mort de Dumbledore l'avait profondément meurtri et il ne s'en remettait pas. Le mariage de Bill et Fleur lui semblait insignifiant et déplacé face au contexte. Mais Harry n'en parlait pas, il se renfermait de plus en plus sur lui-même, sans que Ron ou Hermione ne puisse faire quelque chose.
—Ensuite, tu le sais, le Terrier a été attaqué et nous sommes partis. Nous avons transplané à Londres mais le nom de Voldy était déjà tabou et les mangemorts nous ont repérés.
Hermione s'interrompit une nouvelle fois remettant ses idées au clair puis continua. Elle commença à raconter ses souvenirs douloureux sur sa dernière année avec ses meilleurs amis réunis, le Square Grimmaurd, le ministère, la forêt et l'abandon de Ron, en omettant certains passages comme sa torture avec Bellatrix, seulement que leurs baguettes avaient été prise et que Harry utilisait la baguette de Drago Malefoy et elle celle d'un rafleur. Elle raconta la mort de Dobby, l'escapade à Gringotts puis la bataille de Poudlard. Les membres de l'Ordre et de l'AD qui tombaient, chacun à leur tour. L'annonce de la mort de son meilleur ami, Harry qui ressuscitait, résistant à nouveau à l'avada kedavra, la bataille qui reprit de façon acharnée. La mort de Tonks, de Remus, de tous les Weasley. Le duel entre Harry et Voldemort, Bellatrix qui l'attaque en traître. Ron qui retient Hermione alors qu'elle allait se précipiter sur le corps de Harry. Le décès de McGonagall. Les survivants qui s'enfuient. L'évasion au Manoir Lestrange pour libérer les prisonniers, d'autres tortures, toujours plus douloureuse que les précédentes. Ce fut l'occasion pour Hermione de récupérer sa propre baguette ainsi que les morceaux de celle de Harry. La mort de Kingsley, de Neville puis de tous les survivants peu à peu. En mars 1999, dix mois après la bataille, il ne restait plus que Ron et Hermione.
Les deux amis avaient eu une grande maturité ensemble. Ils avaient terriblement grandi. Bien que leurs rires se faisaient plus que rare, chacun était un soutien sans faille pour l'autre. Ils ne se séparaient jamais excepter la nuit, où chacun avait besoin de son espace pour pleurer. La mort de Ron fut un véritable déchirement pour Hermione. Son seul soutien après Harry avait disparu, son seul meilleur ami.
—Rien de tout cela n'est ta faute Hermione. Tu ne pouvais prévoir ce qu'il allait arriver. Vous étiez tous des enfants. Toi, Harry, Ron, Neville, Drago. Vous étiez des enfants et on vous a envoyé au front. Vous avez dû prendre des responsabilités, que la plupart des adultes lambda ne prendront jamais. Dès votre plus jeune âge, vous avez subi des pertes, dû mettre vos compétences à rude épreuve. Harry a perdu ses parents et d'une certaine manière, Neville aussi. Drago a été enrôlé chez les mangemorts, simplement parce qu'il était un Malefoy, il n'a pas eu le choix. C'était cela ou il mourrait. Ron et toi avaient dû soutenir Harry dans toutes ses batailles, avaient dû affronter des choses inimaginables pour des enfants. Vous avez combattu des mangemorts qui ont le double de votre âge, vous êtes partis pendant des mois à la chasse aux horcruxes, par amitié. Vous avez tous été propulsé dans le monde des adultes bien trop tôt. Vous étiez des enfants qui ont eu l'obligation de grandir bien trop vite.
—Merci, répondit-elle simplement, les larmes coulant toujours sur ses joues.
—Mais je me pose une question. Comment se fait-il que tu utilises la baguette d'Harry alors que tu m'as dit qu'elle avait été cassée ?
—Oh. Eh bien un jour j'ai laissé tomber une larme sur la baguette et elle s'est réparée. J'ai fait des recherches là-dessus. Je pense que c'est parce que Harry était la personne la plus chère à mes yeux, sa baguette l'a compris.
—J'ai une autre question. Le Square Grimmaurd n'était plus sous fidelitas alors comment as-tu pu y retourner ?
—Le mangemort qui avait transplané a été tué avant de pouvoir aller voir son maître. Je ne l'ai appris que bien plus tard. Je ne pensais pas être la gardienne de la maison quand j'y suis retournée pour prendre quelques affaires.
Les deux amis partirent se coucher après leur discussion. Remus passa une nuit assez calme, sa nuit sous forme de loup et les événements de la veille l'avaient épuisé. Hermione, une nouvelle fois, passa une nuit blanche.
Trois jours étaient passés et les deux amis s'apprêtaient à embarquer dans leur avion pour l'Australie. Ces derniers jours, Hermione et Remus avaient préparés un stock considérable d'ingrédients de potion. Cela faisait plusieurs mois qu'ils n'avaient plus aucuns ingrédients et alors ils préféraient faire des réserves. Ils avaient un premier vol de Madrid à Doha, qui durait environ neuf heures puis une escale d'une heure. Leur second vol durait un peu plus de quatorze heures. Ils partaient mais pour combien de temps ? Leur quête était si longue. Il n'en voyait pas même la moitié. Le changement de pays était loin d'être un problème, c'était déjà fait. Mais changer de continent était une autre étape. Quelle serait la prochaine. Changer de planète ?
Hermione, comme à son habitude avait pris le plus de livres possibles pour en apprendre plus sur le corail. Elle commença à lire le premier et se découragea assez vite. La Grande Barrière de corail mesurait plus de trois cent quarante-huit mille sept cents kilomètres carrés. Bien que la jeune femme savait que la barrière était énorme, elle ne s'attendait pas à ce qu'elle soit aussi gigantesque. Trois cent quarante-huit mille sept cents kilomètres carrés à chercher de fond en comble. Chercher une aiguille dans un champ de foin aurait été beaucoup plus simple. Et puis savoir quoi chercher sembler être une des choses les plus importantes. Mais qu'est—ce que le Joyau Du Temps ? Hermione n'avait aucune idée de ce que cela pouvait bien être. Elle ne fit pas part de ses inquiétudes à Remus. Hermione avait développé ce défaut depuis la guerre : elle gardait tout ce qui la tracassée voire la terrifiée pour elle. Cette habitude ne l'avait pas pour le moins quitté depuis qu'elle avait retrouvé la compagnie de Remus. Elle rangea son livre et essaya de dormir mais cela se révéla impossible. L'avenir promettait d'être un long parcours semé d'embûches.
