« L'envie, la colère, la vengeance et la haine enfantent le meurtre. »

Félicité Robert de Lamennais

Quelques semaines étaient passées, et le mois de septembre pointait déjà son nez. Après de nombreuses recherches, les deux sorciers avaient enfin résolu l'énigme. La plus grande forêt du monde, était sans aucun doute l'Amazonie. Et la majeure partie des pays d'Amérique Latine parlait espagnol, donc cela coïncidait. De plus, la Cordillère des Andes était assez connue et longeait le continent. Mais elle traversait plus de la moitié des pays d'Amérique du sud, comment savoir lequel était le bon ? Et cette vieille montagne, c'est elle qui avait causé le plus de problème aux deux amis. Ils avaient exploré de nombreuses pistes et c'est finalement Remus qui avait trouvé la plus vraisemblable. La « vieille montagne » la plus connue était située au Pérou, et connue sous le nom de « Machu Picchu ». Cette cité inca était située près de la ville de Cuzco, entre l'Amazonie et la Cordillère des Andes. L'endroit explicitement cité dans l'énigme. A peine ils avaient résolu l'énigme, Remus était allé voir l'agence qui leur louait la maison, pour leur annoncer qu'ils déménageaient. Hermione s'était précipitée à l'aéroport pour acheter des billets vers le Pérou.

Ce fut ainsi qu'ils firent leurs adieux à l'Australie, qui les avait hébergés pendant plus d'un an. Leur vol était prévu dans six jours, et les amis avaient tellement de choses à régler qu'ils avaient dû jeter une bonne dizaine de sortilège de confusion. Bien qu'ils évitaient d'utiliser la magie en trop forte quantité, le Ministère de la Magie Australienne pourrait les repérer, ils ne l'avaient jamais autant utilisé que pendant ses six derniers jours. Mais tout cela était passé et désormais ils étaient dans un avion à destination de Lima.

—Ça va aller Hermione, je sais que tu n'aimes pas trop l'avion mais ce n'est pas grand-chose, et cela va passer assez vite, tu verras. Et tu n'es pas obligée de lire la totalité de livres traitant du Machu Picchu, Je peux le faire aussi, tu n'as cas lire un livre que tu aimes, bien comme ça tu penseras à autre chose.

—Je n'ai pas peur Remus Lupin ! Je n'aime juste pas confier ma vie à un inconnu durant onze heures de vol, répondit-elle en serrant les dents et en s'accrochant à ses accoudoirs. On ira de Lima à Cuzco en voiture, hein ?

—C'est hors de question, on en a déjà parlé. En avion on mettra une heure quarante pour y aller contre vingt heures en voiture. Tu imagines le temps que ça nous ferait perdre. Non, Hermione ne fait pas cette tête. Tu sais très bien qu'il faut qu'on accélère. On ne va pas pouvoir encore un an que la deuxième phase soit accomplie, c'est beaucoup trop long. Voldy contrôle l'entièreté de l'Europe. On ne peut plus attendre.

Remus finit sa tirade et attrapa un livre sur le Pérou, plus précisément sur le Machu Picchu. Il avait toujours les sourcils froncés et se concentrait sur ce qu'il lisait, pour éviter de penser à sa dispute avec Hermione. Il avait horreur de ça, c'était la dernière personne dans ce monde qui comptait encore pour lui mais elle l'insupportait quand elle se comportait ainsi. Ce n'était pas compliqué de supporter une heure de plus dans un avion ! Hermione quant à elle comprenait parfaitement la réaction de Remus, mais elle avait toujours détesté voler. Que ce soit à Poudlard sur un balai ou dans un avion, elle ne le supportait pas. Mais à Poudlard, c'était tout de même elle qui gardait le contrôle, alors qu'ici, sa vie ne reposait pas sur ses propres actions. Et Hermione était une maniaque du contrôle. Elle avait beau prendre sur elle, rien ne changeait. Penser à Poudlard lui avait fait se remémorer de nombreux souvenirs, bien enfouis, qu'elle n'avait pas forcément envie de déterrer. Elle pensa à Harry, à Ron, à Neville, Luna, Ginny et tous les autres. Perdus dans le néant. Elle luttait pour contrôlait ses larmes, mais elles étaient trop fortes. Elles se déversèrent lentement et abondement sur ses joues. Elle fit du mieux qu'elle put pour cacher ses larmes à Remus mais elle ne fit qu'attirer son attention, à bouger dans tous les sens.

—Hermione, qu'est-ce que tu f- Mais tu pleures ! Mione je ne voulais pas te faire pleurer. Je suis désolé.

—Je ne pleure pas à cause de toi, j'ai juste pensé à Poudlard, puis à Harry et Ron—

La fin de sa phrase mourut dans sa gorge et elle étouffa un sanglot. Elle détestait pleurer en public et encore plus devant ses amis. Remus la prit dans ses bras et la berça doucement, jusqu'à ce que le sommeil l'emporte.


Hermione et Remus étaient arrivé à Cuzco quelques heures auparavant et étaient désormais dans leur chambre d'hôtel. Ils n'en avaient réservé qu'une, la dernière de disponible. Par chance, il y avait deux lits et chacun pouvait donc avoir un minimum d'intimité. Ils ne s'étaient pas dirigés vers une agence qui louait des appartements, ils ne comptaient pas rester au Pérou très longtemps. Selon leurs recherches, le site du Machu Picchu était bien plus petit que la Grande Barrière de corail. Cela ne devrait pas leur prendre plus d'un mois ou deux.

Les deux amis étaient descendus manger dans le petit restaurant de l'hôtel. Ils étaient sur une petite table, à l'écart des autres. Ils mangeaient tranquillement quand Hermione redressa vite la tête et interpella un serveur.

—Camarero, por favor, ¿puede subir el volumen del televisor?

—Claro que sí señorita.

—Qu'est-ce que tu lui as demandé ?

—Chut, écoute !

—Mesdames, Messieurs Bonsoir. A l'actualité de ce journal, le terrible attentat qui s'est produit aujourd'hui au Etats-Unis. On dénombre à cette heure plus de six milles blessés et plus de deux mille morts.

Remus se pencha vers Hermione et lui adressa un regard sous-entendu, qu'elle ne sembla pas comprendre. Il vérifia que personne ne les écoutait, mais les autres clients de l'hôtel étaient tous occupés à soit écouter avec attention les informations, ou à jeter des regards noirs à Hermione, exclusivement des parents qui ne souhaitaient pas que leurs enfants entendent de telles atrocités.

—Tu crois que ça pourrait être Lui ?

Sa question fut perdue dans le néant, Hermione ne faisait qu'écouter le journaliste moldu. Remus ne comprenait pas grand-chose à l'espagnol et le journaliste parlait très vite, si bien qu'il arrêta d'écouter, Hermione lui ferait bien un résumé. Après plus de cinq minutes à fixer son assiette, Remus vit Hermione s'affaler sur sa chaine, une expression neutre sur le visage.

—Bon tu m'expliques ? Je n'ai vraiment rien compris. Il faudrait que les journalistes apprennent à parler moins vite. Ils ne pensent pas aux étrangers qui essayent de comprendre ce qu'ils disent.

—Oui, aller viens on monte, je ne vais pas te raconter ça ici, on pourrait nous entendre.

Les deux amis se dirigèrent en silence vers leur chambre. Hermione referma la porte et jeta un sort de silence, on n'était jamais trop prudent.

—Alors ?

—Ça va Rem', calme-toi. J'ai vu les images à la télé et j'ai préféré vérifier. Il y a eu un terrible attentat aux États-Unis. Et s'il arrivait à s'emparer des États-Unis, ce serait une véritable catastrophe. C'est la dernière grande instance magique qui n'est pas sous son contrôle, tu comprends ?

—Et alors ? lui demanda impatiemment Remus, les nerfs à vifs.

—Alors, ils l'ont dit à la fin. C'est un groupe de terroristes extrémistes moldus. Rien à voir avec Voldy.

—Ouf, enfin pas pour les moldus mais pour Lui.


Le lendemain, dès six heures les deux sorciers étaient devant le guichet pour avoir des places pour le Machu Picchu. Le vendeur avait subi un léger sort de confusion, il refusait de vendre des places à ces étranges individus qui en voulait pour une semaine. Les places étaient rares, il n'allait pas non plus en vendre quatorze, pour seulement deux personnes. Mais enfin, Remus et Hermione avait leurs places, il allait enfin pouvoir explorer l'endroit. Lorsqu'ils arrivèrent sur le site, ils se séparèrent pour faire un repérage des lieux dans un premier temps. Hermione partit immédiatement, mais Remus prit le temps d'admirer le paysage qui s'offrait à lui. Venir ici avait toujours été un de ses plus grand rêve. Il avait découvert le site à travers un livre lorsqu'il avait dix ans, quelques mois à peine avant son entrée à Poudlard. Ses parents n'avaient jamais pu l'emmener et il s'était alors promis d'y aller lorsqu'il serait adulte. La première guerre des sorciers était arrivée et il n'avait pas eu le temps d'y aller. S'en était suivi de la mort de James et Lily, de la supposée trahison de Sirius, tout comme de la supposée mort de Peter. C'était pour lui la fin des maraudeurs, et il était trop occupé à se morfondre pour penser à voyager. L'année où il eut la chance d'enseigner à Poudlard l'a sauvé. Jamais il n'aurait cru qu'enseigner pourrait lui apporter autant de réconfort. Mais Rogue avait craqué, et avait dénoncé sa condition. Il ne pouvait plus rester là-bas. Cette année avait été une sorte de parenthèse enchantée. Et même s'il n'enseignait plus, Sirius était innocent, et cela était une nouvelle délivrance pour lui. L'année suivante, il avait erré à travers le pays, sur ordre de Dumbledore, pour rassembler le plus de loup-garou du côté de l'ordre du Phénix. Inutile de préciser que sa mission avait été un véritable échec. Peu de temps après la fin de celle-ci, il avait rencontré Nymphadora, et les mois s'étaient enchaînés, sans qu'il n'est l'occasion de partir voyager. Jamais il n'aurait cru devoir y aller pour une mission-suicide.

Mais l'heure n'était plus aux souvenirs du passé mais à la sauvegarde du futur. Remus avait désormais une mission et il était de son devoir de survivant, de sorcier, d'humain de l'accomplir. Il n'avait pas le choix. Remus avait cherché toute la journée une trace de magie, en vain, une nouvelle journée de perdue, qui venait s'ajouter aux précédentes, déjà trop nombreuses.

La semaine était passée, au même rythme. Les sorciers s'affairaient toujours autant à leurs recherches. Cependant, aujourd'hui était une journée particulière pour les deux sorciers.

—Arrête de râler Hermione ! Aller, pas aujourd'hui.

—Super, youpi, je suis tellement heureuse ! J'ai vingt-deux ans.

—Oh, ça va ! Je te rappelle que tu m'avais fait le coup l'année dernière.

Les sorciers sortirent de leur chambre d'hôtel, moins discret que les jours passés. Il avait décidé de rester dans le petit hôtel, la chambre étant propre et les repas servis pour pas trop cher. Bien qu'elle possédait beaucoup d'argent grâce à Harry, Hermione n'avait converti qu'un tiers en argent moldu et elle ignorait combien de temps ils seraient encore dans ce monde. Et aller dans une banque sorcière était plus qu'inconscient, elle préférait donc économiser le plus possible.

Comme à leur habitude, ils marchèrent jusqu'au site. Cette ballade était un moyen de décompresser dans la journée, et de faire un peu d'activité physique également. Ils ne transplanaient jamais, ils ne souhaitaient pas prendre le risque d'être découvert. Ils se séparèrent à nouveau et chacun partit explorer son endroit. Une heure était passée, lorsque Remus sentit un regard sur lui. Il se retourna, personne. Il secoua la tête, maudissant encore une fois son imagination et sa paranoïa. Il se concentra à nouveau sur ses recherches quand il entendit une voix l'interpellé.

—Tiens, mais qui voilà ! Le loup le plus médiocre de cette planète. Bon à se cacher au fin fond de l'Amérique.

—Avery. Tu n'es pas venu seul j'imagine, où sont tes petits chiens. Oh, à moins que ce soit toi ? Ils t'ont sûrement emmené en repérage.

—La ferme Lupin !

—Malefoy ! Comme je suis heureux ! Combattre du mangemort, ça m'avait manqué !

Remus dégaina sa baguette, qu'il avait toujours sur lui, même si cela faisait longtemps qu'il ne l'avait pas utilisé. Il sentit sa magie s'écouler le long de son corps, se diriger vers son bras, puis vers ses doigts, pour enfin entrer vers sa baguette. Le premier sort fusa, immédiatement suivi d'une dizaine d'autres. Les deux mangemorts ne s'attendaient pas à ce que leur adversaire réplique avec autant d'acharnement. Les sorts s'enchaînaient de plus en plus vite. Remus devait parer les sorts des deux mangemorts, et même si sa baguette, du fait qu'il ne l'avait pas utilisée depuis longtemps était plus puissante qu'en temps normal, cela restait tout de même difficile.

—Et ta sang-de-bourbe préférée, elle n'est pas là pour t'aider ? En même temps, deux monstres ensemble ça doit être dur non.

—Tu t'y connais bien en monstre, hein Malefoy. Je te rappelle que ton fils t'a trahi, et que ton maître te fait si peu confiance qu'il t'emmène me cherche moi, le loup, le monstre.

Lucius Malefoy eut un temps d'hésitation, ce qui lui fut fatal, un de ses sorts se retourna contre lui, il atterrit en pleine poitrine. Il se vida immédiatement de son sang, et mourut sur le coup. Avery le regarda abasourdi, mais se reprit vite, le duel continua, sans que ni l'un, ni l'autre ne céda.

—Putain Remus, tu fais quoi, je t'ai appelé dix f- commença Hermione. Oh merde, continua-t-elle en voyant les deux sorciers se battre ainsi qu'un cadavre, recouvert de cheveux blonds. Un Malefoy de moins, un. Comment ça va Avery ? On te manquait, mais il fallait nous prévenir, on t'aurait envoyé une carte postale !

Avery, si étonné de voir la personne la plus recherchée au monde par les mangemorts, se tourna brusquement vers elle, ce qui permis à Remus de l'achever.

—Eh ben Rem' ! Tu remets tes principes en cause ! Deux « personnes » tuées en un jour ! C'est ton record non ?

—Tu t'essayes à l'humour maintenant ? lui répondit le sorcier, avec un rictus. Qu'est-ce qu'on va pouvoir faire des corps ?

—On peut les expédier aux mangemorts, ils seraient ravis.

—Hermione, on ne va pas les laisser là, c'est déjà miraculeux qu'aucun moldu ne nous ait vu.

—Ne râle pas Rem', comme tu me l'as si bien fait remarque ce matin, c'est mon anniversaire. Et donc, je suis la seule autorisée à râler aujourd'hui. Pour les corps, un simple reducto à l'état de poussière fera l'affaire.

Remus fit donc ce qu'Hermione proposait de faire, et les corps disparurent, comme ils étaient venus, comme par magie.

—Et quelle est cette histoire d'appel ? Je n'ai rien reçu du tout. Il me semble que votre magie vous fait défaut, très chère.

—C'est étrange, je suis pourtant sûre de t'avoir envoyé un message. Tu étais peut-être trop absorbé par ton combat. D'ailleurs, on n'avait pas dit « pas de magie, il ne faut pas qu'on soit repéré » ?

—Ça va, Miss-j'envoie-un-appel-qui-n'est-jamais-arrivé-à-destination.

—Oui bon, qu'est-ce que je voulais dire. Ah oui, j'ai repéré une forte empreinte magique au pied de la montagne. Je me dis qu'il faudrait qu'on aille jeter un coup d'œil ensemble.

Hermione se dirigea vers l'endroit qu'elle avait exploré précédemment, accompagnée de Remus.

—Tu la sens ?

—C'est incroyable, je n'avais jamais ressenti quelque chose d'aussi puissant. Après réflexion si, juste avant que je m'évanouisse, en Australie, près de la Grande Barrière.

Les sorciers prirent le temps de s'imprégner de cette magie, si semblable, mais pourtant si différente de celle qu'ils avaient l'habitude de rencontrer à Poudlard. A cet instant, tout semblait respirer la magie. Dans leur état de béatitude, ils ne s'aperçurent pas tout de suite qu'une porte en bois était apparue devant eux. C'est Remus, lorsqu'il sentit un léger changement au niveau de la magie qu'il la vit. Il secoua Hermione et lui fit signe de se retourner. Ils regardèrent la porte avec fascination, et s'approchèrent lentement d'elle, dans un silence et une impatience grandissante. Ils n'osaient pas y croire. Comment après une petite semaine de recherche, ils pourraient trouver le deuxième bijou alors qu'il avait fallu plus d'une année pour trouver le premier. Était-ce un mirage ? Ou une malédiction ? Une hallucination de leurs cerveaux ? Mais ils ne pourraient pas voir la même chose. Et à en juger la tête d'Hermione, la jeune femme voyait exactement la même chose que Remus. La porte étincelait et elle semblait appeler les deux sorciers pour qu'ils la rejoignent.

—Hermione, c'est peut-être un piège, dit-il d'un air qui se voulait convaincu, mais qui ne l'était pas du tout.

—Mais non Remus, approche.

Remus, bien que mitigé, se laissa aller par l'appel de la porte. Plus il avançait, plus l'appel grandissait. Il s'aperçut qu'il n'avançait plus de lui-même mais que son sac lui était passé devant. Un objet voulait en sortir, et Hermione prit soin d'ouvrir le sac. Le livre du temps fonça vers la porte, tandis que le collier du temps se dirigeait vers la serrure. Remus fit tourner le bijou, et la porte s'ouvrit. Le livre reprit son chemin mais Remus prit garde de maintenir le collier entre ses doigts et l'enfila autour de son cou. La pièce était noire, Remus ne pouvait donc pas voir la taille de celle-ci, mais elle lui paraissait assez vaste, il ne se sentait pas enfermé dedans.

—Hermione ? Où es-tu ?

—Elle ne reviendra pas, annonça une voix.

Remus fit volte-face, mais, étant toujours dans le noir, ne vit personne.

—Qui êtes-vous?

—Oh, eh bien, je suis la gardienne de ce temple.

—Ce temple ? Mais nous sommes dans la montagne…

—Non, pas du tout, tout cela n'est qu'illusion. Je vous l'assure

—Très bien Gardienne, où se trouve Hermione.

—Hermione Granger n'est plus, Remus Lupin, je vous l'ai dit.

—C'est impossible, Hermione ne peut pas mourir.

—Oh, je n'ai pas dit qu'elle était décédée.

Remus regarda la gardienne, déconcerté. Il ne comprenait pas son charabia de « n'est plus mais n'est pas morte ». Il réfléchissait à ce qu'il allait faire pour se sortir de là, lorsque la gardienne se révéla à lui. Elle avait l'apparence d'une femme d'une trentaine d'année mais Remus savait qu'elle était bien plus âgée. Il y a des choses que le temps n'efface pas, comme le regard. Cette femme avait vécu, Remus en était sûr. Elle avait de longs cheveux noirs, tout comme ses yeux, identiques à l'ébène. Jamais Remus n'avait vu une si belle femme. Elle était presque irréelle.

—Qu'allez-vous faire de moi ?

—Je vais tester votre potentiel émotionnel.

—Mon potentiel émotionnel ? Qu'est-ce que c'est ?

—Vous allez voir, je ne vais pas vous gâcher la surprise.

La gardienne s'approcha de Remus et prit sa tête entre ses mains et se pencha vers son oreille gauche.

—Un conseil, vous auriez dû me demander mon nom Remus Lupin. Je me nomme Proserpine

Et elle lui brisa la nuque.