« Les batailles de la vie ne sont pas gagnées par les plus forts ni les plus rapides, mais par ceux qui n'abandonnent jamais. »

Inconnu·e

Remus, bien que la mort planait toujours au-dessus de sa tête, tout comme les pertes qu'il avait enduré dans sa vie, avait un semblant de bonheur en ce mois de décembre 1977. Cependant, il avait oublié que ce mois rimait aussi avec famille. Il n'aurait pas vraiment à s'en préoccuper, la plupart des élèves rentrait chez eux pour les fêtes, mais c'est avec un pincement au cœur qu'il repensa à ses noëls avec ses parents, les maraudeurs, l'ordre et Dora. Au moins, il serait si accaparé par la pleine lune, qui avait lieu le vingt-cinq, qu'il ne se rendrait pas tant que ça compte de ce moment de l'année.

Perdu dans ses pensées, Remus vit qu'il aurait déjà dû commencer son cours cinq minutes plus tôt. Il se précipita vers sa salle et vit les septième année de Gryffondor et Serpentard attendre, plus ou moins patiemment. Hermione lui adressa un regard interrogateur, mais Remus n'y fit pas attention, il détestait être en retard pour ses cours, il ne pouvait décemment pas ôter de point aux élèves qui arrivaient en retard, si lui-même n'était pas à l'heure. C'était contraire à ses principes. Il s'excusa rapidement et commença son cours. Depuis l'incident avec Hermione au début de l'année lors des duels, il avait évité d'en refaire, du moins avec cette classe. C'était plus sûr. Il leur avait enseigné beaucoup de théories mais ils allaient devoir passer à la pratique s'ils voulaient progresser. Remus implora donc les fondateurs pour que tout se passe bien et éviter qu'un élève se retrouve à nouveau à l'infirmerie.

—Aujourd'hui nous allons travailler les sortilèges informulés. Vous vous mettrez par binôme et vous entraînerez à lancer des sorts de défense et d'attaque. Magie blanche uniquement, finit-il en jetant un regard entendu à quelques élèves. C'était au programme de sixième année, mais j'ai entendu dire que votre professeur n'était pas très compétent et que vous n'aviez fait que très peu de pratique.

Hermione n'avait jamais questionné Remus sur les professeurs de défense contre les forces du mal qu'il avait eu, pourtant, comme elle, il n'en avait jamais eu plus de deux ans de suite. Il devait avoir beaucoup d'histoire à lui raconter sur eux.

—C'est le moins qu'on puisse dire ! C'était un abruti incapable !

—Merci Monsieur Black. Allez-y deux par deux. N'oubliez pas cela n'est pas si dur. Concentrez-vous sur le sort et sur votre baguette. Visualisez la formule dans votre tête.

Les élèves obéirent et tentèrent de jeter des sorts, pourtant simple, sans grand succès.

—Murmurer un sort n'est pas synonyme de le jeter en informulé Miss McDonald.

Hermione se retourna vers Mary, qui essayait de jeter un sort à Dorcas, en le chuchotant. Dorcas semblait désespérée tandis que Mary fit son sourire le plus innocent à son professeur de défense. Remus retint un petit rire et alla observer les autres groupes. Il vit Hermione et Rogue se battre en duel. Ils maîtrisaient les informulés, Sûrement mieux que lui, mais le plus étonnent, c'était qu'ils combattaient en s'envoyant des piques. Remus n'avait jamais vu Rogue ainsi, il semblait presque heureux, presque, d'avoir trouvé un adversaire de sa tempe pour se battre. Ils avaient tous les deux quelques coupures bénignes sur le visage, mais leurs robes de sorcier étaient déjà bien déchirées. Ils enchaînaient les sorts à une vitesse presque surréaliste, bien que Remus ne croyait plus vraiment au réalisme, il était un voyageur du temps par Merlin ! La plupart des élèves s'étaient arrêtés, admirant le spectacle qui s'offrait à eux. La fin du cours retentit, mais c'était la dernière heure de cours de la majorité des élèves alors ils restèrent dans la salle. Rogue était très bon, excellent même. Mais au bout d'une demi-heure de combat, il fatiguait et Hermione qui était surentraînée par rapport à lui, le désarma.

Hermione lui fit un grand sourire et Rogue resta ébahi devant ce sourire. Elle avait réussi à le désarmer, ce qui était un exploit considérable, il était un des meilleurs de Poudlard dans l'art des duels, mais elle osait le narguer avec un grand sourire !

—Je te l'avais dit Sev', je gagne toujours mes duels.

Les élèves sortirent peu à peu à la fin du combat. Les maraudeurs se moquèrent de Rogue, mais le regard glacial que Lily lança à James les firent disposer rapidement. Les verts et argents regardaient Hermione étrangement, plus encore que pendant son explosion, ce qui était peu dire. Elle avait réussi à désarmer Rogue ! L'exploit du mois ! Hermione rendit sa baguette à Severus, qui quand la classe fut vide, arrêta de lui jeter un regard noir.

—Comment as-tu fait ? Tu m'as battu !

—Je t'avais prévenu. Je ne perds jamais un duel.

—C'est lié à ta bague ?

Remus s'étouffa avec sa salive lorsqu'il entendit Rogue dire ceci. Hermione lui avait parlé de sa bague ? C'était contraire aux indications de Hel Poudlard. Il regarda avec insistance Hermione mais la sorcière ne lui répondit pas.

—Non pas cette fois, je ne dois pas maîtrise des informulés qu'à moi. Et à ceux qui me l'ont appris. Et à—, non lui ne m'a rien enseigné dans ce genre de combat là.

Pas cette fois, qu'est-ce qu'elle avait voulu dire ? Remus commençait à sérieusement paniquer. Il retint un soupir de soulagement quand Rogue sortit enfin de la pièce. Il jeta un assurdiato informulé, en lien avec le cours, et se retourna brusquement vers Hermione.

—Tu as parlé à Rogue de la bague ?

—Oh, calme-toi, je t'en prie.

—Réponds-moi, tu lui en a parlé oui ou non ?

—C'est plus compliqué que cela.

Hermione se lança alors dans un grand monologue sur sa relation avec Severus et ce qu'il s'était passé dans la salle sur demande. Remus l'écoutait avec attention et se retenait à grande peine d'intervenir.

—Tu es amie avec Rogue ?

—C'est tout ce que tu as retenu ? Et non, nous ne sommes pas amis, c'est un terme bien trop fort.

—Ton objectif démarre bien alors, il ne manque plus que tu approches Black.

En observant le visage d'Hermione, Remus vit qu'elle avait encore omis de lui dire quelque chose.

—Je ne voulais pas te le cacher, j'ai seulement, oublié de te le dire.

Hermione raconta à nouveau son étrange discussion avec Regulus Black. Cette fois-ci, Remus ne l'écouta que d'une oreille, réfléchissant en même temps.

—Rem', tu m'écoutes ?

—Pas vraiment, je me demandais combien d'autres choses tu m'as caché depuis notre arrivée ici, où même qui sait ? Avant qu'on arrive ici.

—Je ne t'ai rien caché d'autre.

Remus fixa Hermione dans les yeux et fut surpris devant son regard bleu. Ce n'était pas seulement de la détermination ou de la froideur qu'il y avait au fond de ses yeux, il y avait aussi une profonde terreur. Comme si Hermione avait peur qu'il découvre ce qu'elle cachait. Ce fut à ce moment-là que Remus vit qu'Hermione cachait un lourd secret, bien plus qu'une petite relation entre camarades de classe. Sa terreur était si bien cachée, que Remus ne l'avait jamais remarquée. Mais dorénavant il savait, il allait découvrir ce qu'Hermione cachait, il se l'était promis.


Hermione sortit discrètement de la salle sur demande et se dirigea vers l'extérieur du château. Elle arriva à son point de rendez-vous et attendit la personne qui devait la rejoindre. Il avait dix minutes de retard, ce qui l'énerva passablement. La ponctualité était la moindre des choses. Une petite voix dans sa tête lui murmura qu'elle n'était pas toujours à l'heure lors de ses discussions avec Remus. Elle secoua la tête comme pour chasser cette idée et regarda sa montre. Cela pouvait être étrange mais même si elle pouvait jeter un sort pour connaître l'heure, rien ne remplacer une vieille montre. Elle avait parlé de cette tradition sorcière à ses parents, l'été précédant ses dix-sept ans. Ses parents étaient soucieux qu'elle s'intègre au monde sorcier et la lui offrirent avec plaisir. Elle aimait beaucoup cette montre et ne l'avait plus quittée depuis qu'elle les avait oublietter, moins d'un an après le cadeau. Hermione n'était pas très attachée aux bijoux, excepté la bague du temps et ses deux autres bagues, mais cette montre était très importante à ses yeux. Elle liait le monde moldu et le monde magique, le passé et le futur.

Hermione était perdue dans ses pensées quand Regulus Black arriva près d'elle.

—Enfin ! Tu croyais que je n'avais que ça à faire ? Tu as un quart d'heure de retard Black !

Hermione avait été plutôt surprise lorsqu'elle avait reçu la lettre de Regulus lui demandant de le rejoindre le soir-même, à minuit à l'orée de la forêt interdite. Il ne lui avait pas adressé la parole depuis leur dernière conversation où Hermione lui avait expliqué qu'ils ne faisaient pas partie du même monde, ne desservaient pas les mêmes causes et n'étaient pas du même camp. Elle était allée voir Remus, qui à son grand étonnement, l'avait presque poussée à y aller. Il était important de savoir ce que voulait le jeune Black.

—J'étais bloqué dans la salle commune, je ne pouvais pas m'échapper aussi facilement que toi, les bouffondors ne font jamais attention.

—Pardon ? Tu appelles ma maison les bouffondors et tu crois sérieusement que je vais t'aider, fit-elle abasourdie.

—Tu ne sais même pas ce que je veux !

—Raison de plus.

—Je veux que tu m'apprennes à me battre en duel.

—Black, je t'ai déjà expliqué que je ne veux pas. Nous ne sommes pas dans le même camp.

—Mais tu as réussi à battre Severus en duel ! Personne ne l'a battu ainsi. Ceux qu'ils l'ont fait, c'était par surprise.

—Tu vois, c'est exactement ça le problème avec toi. La dernière fois, tu étais venu me voir parce que j'avais révélé ma puissance aux yeux de l'école. Aujourd'hui tu viens me voir parce que j'ai battu Severus. Tu ne l'aurais jamais fait si je ne l'avais pas battu.

—C'est vrai, mais que veux-tu, je suis un Serpentard. Je ne fais que les choses qui me sont utiles.

—C'est exactement ça qui nous différencie. Je ne suis pas comme toi. Mais si je raisonne en Serpentard, ce que je suis tout à fait capable de faire, sans vouloir blesser ton égo, qu'as-tu à m'offrir.

Hermione attendit, mais Regulus ne trouva rien à répondre malgré ce qu'il semblait chercher. La sorcière aurait presque pu voir de la fumée sortir de ses oreilles.

—Je peux te donner les livres de magie noire de ma famille. Il y en a des centaines.

Hermione, pour contredire ses dires, sortit sa baguette et murmura une incantation latine. Regulus tomba à genoux et vit son sang s'écouler hors de son corps lentement. Hermione lâcha le contre-sort et le sang revint ou il était avec pour seule trace, les vêtements désormais rouges de Regulus. Ce sortilège avait été inventé par un Black quelconque, mais Hermione était sûre que Regulus le connaissait. Elle l'avait choisi car c'était l'un des seuls qui possédait un contre-sort, l'heure du plus jeune des Black n'était pas encore venue.

—Je n'ai rien à apprendre de toi Black.

—Comment connais-tu ce sort ? Seul un membre de ma famille peut le faire.

—Je te rassure, je n'ai rien à voir avec ton immonde famille de sang-pur archaïques. Merci pour moi. La prochaine fois que tu veux vraiment quelque chose, raisonne en Serpentard, on n'a rien sans rien. Tu n'allais quand même pas croire, que seulement parce que ma cravate est rouge et or, que j'allais me plier à ta volonté. Je suis courageuse Black, pas idiote.

Sur ces paroles, Hermione laissa le jeune Black sur l'herbe, les vêtements pleins de sang, qui commençait à sécher et une expression faciale, douloureuse et pleine d'incompréhension.


Remus sortit des trois balais et se dirigea vers les petites boutiques de Pré-au-Lard. C'était le premier samedi des vacances et une sortie avait été organisée pour les élèves qui restaient à Poudlard. Cela était fort utile pour ceux qui ne s'y prenaient jamais en avance et n'avaient toujours pas acheter de cadeaux de Noël. Remus n'avait pas beaucoup à faire, les seules personnes à qui il offrirait quelque chose était Hermione et Minerva. Il n'était pas très proche de ses collègues et sa famille était morte. Même son lui jeune ne passait pas Noël avec ses parents, mais avec les maraudeurs, au manoir Potter.

—Rem', qu'est-ce que tu fais là ?

—Mione !

Hermione et lui se dirigèrent vers un lieu plus reculé de Pré-au-Lard, avec moins de monde. Toutes les personnes semblaient être sorties pour leurs achats de Noël.

—Qu'est-ce que tu fais là ? demanda Remus

—Je t'ai posé la question la première. Comme toi je suppose, je m'y prends un peu tard. Je n'étais pas encore venue ici cette année. Ça me rappelle comment c'était la dernière fois qu'on y était. J'aimais beaucoup aller à la cabane hurlante, mais je ne veux pas avoir de flashback du corps en décomposition de Rogue.

—Moins fort Mione, on pourrait nous entendre.

—Rem', tu m'appelles « Mione », si tu veux être discret, appelle moi Helena.

—Je ne m'habituerais jamais à ce prénom.

—Pas plus qu'à mon apparence. Les cheveux d'Harry sont encore plus durs à coiffer que les miens, tu te rends compte ? continua la jeune femme, sur le ton de la plaisanterie. Je perds beaucoup trop de temps à me les brosser.

—Pourquoi tu ne les rends pas plus lisses ?

En posant sa question, Remus se rendit compte qu'il connaissait déjà la réponse. Hermione, physiquement, était un mélange de son trio. Elle avait gardé sa propre corpulence, mais avait les yeux bleus de Ron et les cheveux de Harry.

—Très bien, je vais rentrer à Poudlard. Tu viens ?

—Non, j'ai encore quelques trucs à acheter. Mais je viendrai de voir ce soir, il faut qu'on parle plus sérieusement des tu-sais-quoi.

Hermione partit flâner dans les différentes boutiques et Remus regagna tranquillement le château. Il s'arrêta près de la forêt interdite et vit le troupeau de sombrals de Poudlard. Comme la plupart des sorciers, ces créatures effrayaient Remus. Cela n'avait pas forcément lieu d'être, mais c'était lié au fait qu'il fallait voir la mort pour les observer. La grande majorité des élèves de Poudlard ne pouvait pas les voir et les malchanceux qui les voyaient, ne connaissaient pas toujours leur existence. Remus s'approcha des sombrals et s'inclina légèrement. Ces créatures n'étaient pas aussi fières que les hippogriffes, mais Remus voulait leur montrer qu'ils les respectaient et qu'il n'avait pas peur d'eux. Cela n'était peut-être pas tout à fait vrai, mais Remus essaya de se convaincre. Un jeune sombral vint à sa rencontre et Remus le caressa doucement. Il ne vit pas le temps passer avec eux et lorsqu'il repartit de la forêt interdite, il n'avait qu'une certitude. Finalement, il aimait bien les sombrals.


Hermione frappa à la porte de Remus à vingt-et-une heures trente. Elle était à l'heure, pour une fois et ils purent ainsi parler des horcruxes.

—La bague des Gaunt se trouve dans leur maison. Le diadème de Serdaigle se trouve dans la salle sur demande. Le serpent n'est pas encore un horcruxe, le médaillon ne se trouve pas encore dans la grotte. Le journal et la coupe de Poufsouffle ne sont sûrement pas déjà aux mains de Malfoy et de B-Bellatrix Lestrange.

Hermione détestait tant ce nom et cette personne. Presque plus que Voldemort. Ils étaient tous deux sur la première place des personnes qui lui avaient fait le plus mal dans sa vie. Physiquement ou moralement. Bellatrix avait laissé des marques indélébiles sur elle que même la métamorphose humaine ne pouvait effacer. Elle avait été torturée de nombreuses fois, mais aucun mangemorts, pas même Face-de-serpents ne l'avait marquée à ce point. Les infamies de Bellatrix étaient gravées dans sa chair, elle ne pourrait jamais oublié cela. Les images de ses tortures défilaient et elle entendit Remus l'appelait au loin, mais elle ne pouvait s'échapper de ces scènes aussi affreuses que son bourreau.

Aguamenti

Hermione se retrouva aspergée d'eau et elle sortit se ses hallucinations. Remus l'a regardée, un profond air d'inquiétude. Il n'avait pas vraiment saisi l'ampleur de ce qu'il s'était passé lorsque Hermione s'était retrouvée avec les maraudeurs, mais maintenant il mesurait pleinement la dimension qu'avait les souvenirs et les hallucinations d'Hermione.

—Hermione. Peu importe ce que tu vois, tout cela se passe dans ta tête. Ça ne doit pas t'atteindre.

—Je ne peux rien y faire. Je ferme les yeux et je revois Harry, Ron les autres, les tortures, les cris, les larmes.

—Mais peu à peu, ces souvenirs prennent le pas sur la réalité Mione. J'ai mis vingt minutes à te réveiller. Si je ne m'étais pas souvenu que l'eau t'avait réveillée.

—Je n'y peux rien Rem', je n'arrive pas à oublier.

—Alors n'oublie pas. Mais ne te laisse pas dominer par des souvenirs.

—Si je venais à me retrouver devant Bellatrix, je ne sais pas si je serais assez forte pour l'affronter. Voldemort je pourrais gérer. Tous les autres aussi, mais elle…

—Hermione. Répète après moi. Les fantômes de mes souvenirs n'existent que dans ma tête. Ils ne peuvent plus m'atteindre.

—Les fantômes de mes souvenirs n'exi- n'exis, n'existent. Je n'y arrive pas Rem'. Elle n'existe pas seulement dans ma tête, mon bras.

Le regard de Remus tomba sur le bras ensanglanté d'Hermione. Son sang-de-bourbe avait recommencé à saigner, comme à chaque fois qu'elle pensait trop à son passé.

—Donne-le-moi, je vais te soigner.

—Personne n'y a jamais touché.

—Hermione enfin, quand tu t'es brûlée au feudeymon qui t'a soigné ? C'est moi.

—Tu as touché mon bras ?

—C'était urgent Mione.

Hermione tendit alors son bras à Remus et fut la première surprise lorsqu'elle le fit. Remus la soigna du mieux qu'il put, ce n'était jamais évident avec ce type de blessure.

—On parlera une prochaine fois. Tu n'es pas en état. Inutile de protester.

Hermione s'apprêta à partir mais Remus lui demanda une dernière requête.

—Mione s'il te plaît. Répète ces deux phrases chaque soir. Cela t'aidera.

Hermione quitta la pièce et partit se coucher dans la salle-sur-demande. Elle s'assit sur son lit et sans trop y croire répéta les phrases de Remus. Cela ne changea rien, Hermione passa une aussi mauvaise nuit que les précédentes, mais peut-être avec le temps, qui sait ?