« Bats-toi en ce que tu crois, même si cela veut dire que tu dois combattre tout seul. »
Inconnu·e
—TU AS FAIT QUOI ?
—Rem', calme-toi. Ce n'est pas grand-chose.
—Tu as jeter à Rogue le doloris ?
—Pour ma défense, il avait commencé et-
—Tu ne viens pas de dire ça. C'est puérile Hermione. Tu as quel âge ?
—Tu n'as pas entendu ce qu'il a dit sur Mary. Je n'ai pas pu me contrôler.
—Tu te rends compte que tu viens de bousiller nos faibles chances de rentrer dans l'Ordre.
Remus Lupin était passablement énervé. Hermione avait le don de le mettre hors de lui et il détestait vraiment cela. Mais cette fois-ci, elle était allée trop loin. Elle lui avait promis de faire un travail sur elle-même, pour contrôler ses ardeurs, mais de toute évidence, elle ne l'avait pas fait, du moins pas assez assidument. La mission devait passer avant tout le reste, y compris leurs états d'âme. La mort de Mary les avait sacrément ébranlés, mais ce n'était pas une raison pour réduire à néant leurs chances de vaincre Voldemort. Et malheureusement pour eux, cela passait par entrer dans l'Ordre du Phénix. Ils ne parviendraient pas à le faire seuls.
—J'ai entendu Malefoy et Lestrange parler hier soir dans l'Allée des embrumes et-
—Qu'est-ce que tu faisais dans l'Allée des embrumes ?
—C'est le premier endroit où j'ai pensé à transplaner. J'ai acheté un collier et une dague, mais ce n'est pas important, on en parlera plus tard. Je disais que je les ai entendu parler d'une arme, qui permettrait de tuer tous les moldus dans un rayon d'u kilomètre. Ils ne l'ont pas encore trouvée, mais ils prévoient une attaque dans Oxford Street très prochainement. Il faut qu'on fasse quelque chose.
—Et que veux-tu faire ? Je te signale que Dumbledore ne te parlera pas.
—Qui est la seconde personne la plus influente de l'Ordre, fit miroiter Hermione.
—Tu ne penses pas à—
—Si. Je vais aller voir Fol-œil.
Hermione marchait dans les couloirs du Ministère de la Magie avec une certaine appréhension. La dernière fois qu'elle était entrée dans cet endroit, c'était avec Harry et Ron, sous l'apparence de Mafalda Hopriks. Elle n'angoissait pas pour cela mais pour sa « rencontre » avec Maugrey. Elle l'avait peu connu, mais elle savait qu'il était peu confiant, parfois paranoïaque, même si cela c'était semblait-il aggravé lors de ses dernières années en fonction. Elle patienta dans le couloir et une jeune femme, probablement auror à en juger son insigne, vint la prévenir que l'homme l'attendait.
—Auror Maugrey, merci de me recevoir, commença-t-elle en lui serrant la main. Vous ne me connaissez sûrement pas, et l'objet de cet entretien doit vous étonner, mais ce que j'ai à vous dire est très important.
—Il se trouve que je vous connais Helena Grace. Albus m'a parlé de vous. Mais malheureusement pour vous, peu en bien.
—Je ne me soucie que très peu des avis des autres, Monsieur. Vous êtes un grand auror, la moitié des cellules d'Azkaban sont pleines grâce à vous. Vous en connaissez un rayon sur la magie noire, êtes un des meilleurs duellistes de notre époque. Je ne dis pas cela pour vous flatter, je ne pense pas que cela fonctionnerait, je veux juste que vous compreniez mon cheminement. J'ai dû faire des choses horribles dans ma vie pour en arriver là, j'ai perdu tous mes amis. Mais j'œuvre ainsi pour faire du monde dans lequel je vis un monde meilleur. J'espère que vous comprendrez mes motivations, même si je ne suis pas en capacité de tout vous expliquer. Mon ambition est de détruire Tom Jedusor. Ou Voldemort, comme vous préférez. Je ne suis pas assez folle pour croire que j'y arriverai seule, du moins à combattre ses mangemorts seule. C'est pourquoi je veux rentrer dans l'Ordre du Phénix.
Maugrey resta des marbres, bien que dans son œil valide, un éclair de surprise passa.
—Comment diable, connaissez-vous son existence ?
—Je connais beaucoup de chose, Monsieur. Cependant, je ne vous révélerai pas mes sources. Je veux rentrer dans l'Ordre du Phénix et Remi Lucas aussi. Mais pour l'instant, il n'y a pas encore d'espions.
—Pas encore ?
—Vous avez beaucoup plus d'expérience que moi, une armée a toujours des espions. Voldemort enverra des espions dans l'Ordre et nous devrons envoyé des espions chez les mangemorts. Un moldu a dit un jour « une armée sans espion, c'est comme un corps sans yeux ni oreilles ». D'ailleurs, vous avez perdu votre œil, mais cela ne vous a pas empêché d'en avoir un autre. Vous illustrez parfaitement mon exemple.
—Je ne peux pas vous faire entrer dans l'Ordre ainsi. Il me faut des preuves de votre bonne foi. Vous pourriez être une espionne à la solde de vous-savez-qui.
—Albus Dumbledore ne vous a pas tant que cela parlé de moi alors. Je déteste les mangemorts, plus que vous ne pourrez jamais le comprendre. Que voulez-vous ? Un test sous véritaserum ? Un combat ? Je m'en remets à vous. Dumbledore ne me laissera jamais rentrer dans l'Ordre. Ce ne serait pas éthique pour un directeur de faire entrer quelqu'un comme moi. Qui connait autant la magie noire. J'ai besoin que vous me fassiez confiance.
—Je ne peux pas prendre de décisions sans en parler à Albus. Je vais lui envoyer un hibou.
—Merci beaucoup. Je sais que cela vous en coûte de le faire. Une dernière chose. Une attaque va avoir lieu à Oxford Street dans les prochains jours. Lucius Malefoy et Rodolpus Lestrange en ont parlé. Ils cherchent une arme capable de détruire tous les moldus présents dans un rayon d'un kilomètre. Je pense que vous devriez classer ce dossier en priorité. Sur ce, Auror Maugrey, bonne journée.
La jeune femme sortit de la pièce, sans un regard pour Maugrey. L'auror n'avait pas bougé d'un cheveu, mais il était en proie à un combat intérieur. Qui était donc cette fille, sortie de nulle part, qui venait dans son bureau et lui demandait de rejoindre un Ordre, dont seules quelques personnes triées sur le volet étaient au courant. Helena Grace l'intriguait. Maugrey reconnaissait un mangemort lorsqu'il en voyait un. Il avait appris avec le temps, à se méfier de tout le monde, mais cette jeune femme lui aspirait confiance, il ne savait pas vraiment pourquoi d'ailleurs. Elle respirait la magie noire, mais l'éclat de ses yeux ne mentait pas, elle haïssait Voldemort, du plus profond de son être. Maugrey rédigea une note à l'attention de Dumbledore, ils devaient se voir de toute urgence. Helena Grace était peut-être contre Voldemort, mais ce n'était pas une raison pour lui faire entièrement confiance. Cette sorcière cachait quelque chose, l'auror en était certain. Il devait la garder à l'œil. Après tout, en temps de guerre : vigilance constante.
Hermione parcourait les tréfonds du ministère à la recherche de la salle des prophéties. L'organisation avait changé depuis qu'elle était venue lors de sa cinquième année. Ron lui avait conseillé de chercher une prophétie sur elle ou sur Remus. Elle n'y avait pas pensé auparavant, mais c'était une continuité. Ils étaient là pour changer le cours du temps, la prophétie devait changer elle aussi. Cependant, la prophétie d'Harry avait été faite par Trewlaney, peu après qu'il soit né, bien qu'elle ne connaissait pas la date exacte, mais c'était en 1980 ou 1981 et elle ne se prononcerait pas avant deux ou trois ans. La sorcière pensait que la prophétie pourrait peut-être se faire avant, si ce n'était pas Harry son objet, mais un des élus du temps, voire les deux.
Remus était à Oxford Street, pour surveiller les alentours, pendant qu'Hermione parlait avec Maugrey. Il espérait fortement qu'elle arriverait à les faire entrer dans l'Ordre, c'était une question de vie ou de mort, littéralement. Les prochains horcruxes étaient encore loin d'être détruits, Remus en avait localisé un, en Albanie, mais ils n'avaient aucune idée des protections qu'il y aurait autour et la bague se trouvaient dans la maison des Gaunt, mais grâce aux explications d'Harry, ils savaient ce qui les attendaient. L'attraction de la bague serait tellement puissante qu'ils ne pourraient résister à l'envie de la passer autour de leur doigt pour revoir les êtres qu'ils avaient perdus, autrement dit, tout le monde excepté eux. Ils ne pourraient y aller seuls, ils devraient être accompagnés par un membre de l'Ordre, qui les en empêcherait. Ils s'étaient mis d'accord là-dessus, personne ne devait connaitre l'existence des horcruxes. De toute façon, ils étaient probablement les seuls à maitriser le feudeymon.
Il jeta un regard vers un silhouette qui venait d'apparaitre, tout de noir vêtu. Il fit signe à Hermione, qui était quelques mètres plus loin et ne quitta pas la personne du regard. Il vit alors avec stupéfaxion d'autres silhouettes arriver soudainement et Hermione lui envoya le signal. Il fit jaillir de sa baguette un patronus, qui se dirigeait vers le Ministère.
Les mangemorts commencèrent à sortir leurs baguettes, ils n'avaient apparemment pas encore trouvé de machine ou sortilège capable de tuer des moldus à un kilomètre de là où ils se trouvaient. Ils attaquèrent et les deux élus du Temps rétorquèrent immédiatement. Ils étaient en nette infériorité numérique, être deux contre cinquante était plus que problématique, et Hermione espérait fortement que Maugrey vienne rapidement, avec les aurors ou l'Ordre, qu'importe, mais qu'il vienne. Les sorciers s'étaient rapprochés, et combattaient désormais dos à dos. Ils avaient combattu un peu à la façon « gardien », mais ils ne pouvaient ainsi combattre plus de deux mangemorts à la fois, et au vu de leur nombre, ce n'était pas fantastique. Malgré leur intervention, beaucoup de moldus étaient torturés et Hermione s'aperçut que certains mangemorts en violaient à quelques mètres de là. Elle fut tellement choquée qu'elle ne vit pas le sort fuser sur elle. Il lui coupa soudainement la respiration. Elle tomba à terre et du sang jaillit de sa poitrine. Remus se retourna brusquement et vit Hermione, au sol, qui suffoquait. Il n'eut pas le temps de s'attarder sur elle que les mangemorts l'attaquaient de front. Il entendit le pop caractéristique du transplanage, les renforts arrivaient. Il reconnut certains membres de l'Ordre et beaucoup d'autres qu'il ne connaissait que de vue, probablement des aurors.
—Helena !
Lily se précipita vers elle, l'air inquiet. Hermione avait blanchi encore plus qu'elle ne l'était précédemment. Elle suffoquait et avait des convulsions, une fine ligne lui barrait tout le ventre, du haut de ses seins au bas de son nombril. Elle saignait énormément, mais Lily eut beau jeter de nombreux sortilèges, elle ne se sentit pas mieux. Elle manquait d'air, cela devenait insupportable.
—Lily, va combattre, tu es en pleine forme, je m'occupe d'elle.
Dorcas s'approcha d'elle et prit le relais pour essayer de la soigner. Un autre membre de l'Ordre la rejoint, Hermione suffoquait toujours et voyait flou, cependant, sa voix ne lui disait rien. Elle ne pouvait pas connaitre tout le monde non plus. La bataille faisait rage, la plupart des moldus avait fui, mais de nombreux corps jonchaient sur le sol. Le ciel se fit encore plus sombre, l'air encore plus froid. Une silhouette apparut, et tous les mangemorts la saluèrent. Lord Voldemort arrivait. Il sortit sa baguette et plusieurs membres de l'Ordre se concentrèrent sur lui. Lily, James, Alice, Frank étaient à quatre contre un, les jumeaux Prewett combattaient Bellatrix Lestrange, Maugrey les deux frères Lestrange en même temps. Remus, lui, se battait contre Lucius Malefoy et un autre, peut-être Travers. Les autres n'étaient pas en reste, seulement quelques mangemorts étaient tombés et avaient été vaincu.
Remus jeta un coup d'œil à Hermione et vit qu'elle n'allait pas mieux, elle était toujours très pâle, saignait abondamment et se tenait la gorge. Il aurait bien voulu la rejoindre, mais les mangemorts se faisaient de plus en plus virulent et il ne pouvait se permettre d'arrêter de combattre. Les coups de vingt heures sonnèrent et les mangemorts transplanèrent tous de concert. Les membres de l'Ordre se regardèrent tous, avaient-ils disparu ainsi, aussi simplement ? L'élu du temps ne se posa pas cette question et fonça vers Hermione.
—Poussez-vous, par Merlin !
—Professeur, je suis désolée, elle vient de sombrer dans l'inconscience. Nous n'avons rien pu faire. Aucun sort ne fonctionne.
—Pas besoin de m'appeler « professeur », je ne le suis plus.
Il essaya de réveiller Hermione, sans succès. Elle lui avait appris quelques sorts de magie noire, simplement les contre-sort, en cas de besoin, mais celui-là n'en faisait pas parti.
—Pouvez-vous aller me chercher Sirius.
—Sirius, mais pourquoi ? J'y vais.
Dorcas se précipita vers le sorcier, qui soutenait James. Voldemort était infiniment puissant, c'en était certain, mais le maraudeur n'imaginait pas à un tel point. Ils étaient quatre contre un, mais il les avait largement dominés. Il suivit alors Dorcas, bien que retissant à laisser son ami, la jeune femme avait tellement insisté qu'il avait cédé.
—Est-ce que vous connaissez ce sort ? demanda immédiatement Remus lorsqu'il le vit.
—Pourquoi je le connaitrais ?
—Helena m'a parlé de votre famille. Je suis désolé de faire remonter de mauvais souvenirs, mais vous avez certainement une meilleure connaissance que moi.
—Orion ne m'apprenait jamais les contre-sort.
—J'ai seulement besoin du nom.
Sirius se pencha sur Hermione et inspecta sa blessure. Il chercha un sort de sa connaissance qui pouvait réaliser cela et après quelques minutes de silence, il prit la parole.
—Le sort de l'étranglement sanglant. Je peux y aller ?
—Accio livre de recensement, fit Remus, sans répondre au sorcier.
Le livre sortit brusquement du sac de perle d'Hermione et le voyageur du temps tourna rapidement les pages. Il tomba enfin sur la page où le sort était écrit et heureusement pour eux, il y avait un contre-sort. Il murmura l'incantation plusieurs fois et les saignements s'arrêtèrent. Hermione n'était cependant pas sortie d'affaires, elle avait perdu beaucoup de sang et avait arrêter de respirer pendant plusieurs minutes. Son cœur battait toujours, mais la jeune femme avait encore du mal à respirer. Il lui mit un masque à oxygène sur le visage et elle reprit doucement connaissance.
—Rem', souffla-t-elle avec peine.
—Garde ton masque, tu as manqué d'oxygène pendant trop longtemps.
Elle semblait vouloir lui dire quelque chose, mais le masque la gênait beaucoup et il était bien difficile de parler avec. Connaissant son amie, Remus comprit ce qu'elle voulait savoir.
—L'étranglement sanglant. C'est Sirius qui l'a identifié. Tu pourras le remercier. Lily et Dorcas aussi. J'ai cru que tu allais mourir. Vraiment, tu étais encore plus pâle que toutes les autres fois.
Hermione acquiesça, faute de pouvoir faire autre chose. Elle aussi avait senti la vie la quitter. Cette sensation était horrible, elle était comme sortie de son corps, elle se voyait saigner, étouffer mais ne pouvait pas agir.
—Grace, Lucas.
Les deux sorciers se retournèrent en reconnaissant la voix de Maugrey. Il semblait fatigué, mais tout le monde, que ce soit les membres de l'Ordre ou les aurors s'étaient attelés aux taches qu'il leur avait confiés.
—Auror Maugrey. Y a-t-il eu des otages ? Des blessés ? Des morts ?
—Une dizaine de moldus ont été enlevés, beaucoup de blessés. Un auror est mort, des centaines de moldus le sont. On s'en est plutôt bien sortit. Grâce à vous deux.
—Ça fait mal de le dire n'est-ce pas ? sourit difficilement Hermione.
—Je t'avais dit de garder ton masque, lui reprocha son ami.
—C'est bon Rem', ça va. Je vais bien, pas comme ses pauvres moldus qui ont été emmenés.
—Qu'est-ce que vous voulez dire Grace ?
—Voldemort ne prend pas de moldus sans but. Il prépare une armée.
—Je ne vois pas comment ces moldus pourraient lui être utile.
—Vous êtes le spécialiste des mages noirs. Depuis des siècles les moldus sont transformés en inferi.
Maugrey et Remus retinrent tous les deux une grimace de dégout. Les inferi étaient sans aucun doute les pires choses qui existaient. Ces cadavres ensorcelés étaient horribles et Remus s'estimait heureux de ne jamais avoir eu à les rencontrer.
—Vous avez parlé à Dumbledore ? demanda alors Hermione faisant sortir les sorciers de leurs réflexions.
—Albus est quelque peu retissant à vous faire entrer dans l'Ordre et je le comprends. Vous débarquez au Royaume-Uni à l'aube d'une guerre sans attache et sans véritable raison.
—Nous avons nos raisons. Nous ne pouvons simplement pas vous les révéler.
—Laisse tomber, on n'y entrera pas tout de suite. Il faut qu'on se soigne. Va remercier ceux qui t'ont sauvé et on y va.
—Mais Rem', pas maintenant.
—Vas-y. Ils t'ont sauvé la vie.
Hermione obéit, bien qu'elle n'aurait préféré partir sans avoir à le faire. Elle détestait cette ambiance d'après bataille, cela lui rappelait trop celle de Poudlard, mais elle savait pertinemment que Remus ne la laisserait pas partir avant de les avoir remerciés. Elle s'approcha du groupe qui était composé des maraudeurs, de Lily, Alice et Dorcas. Il y avait aussi deux hommes qu'Hermione n'avait jamais rencontré, l'un était Frank Londubat, elle le reconnaissait sans peine, le visage de l'autre lui était familier, elle l'avait sûrement vu sur une photo, mais elle était bien incapable de mettre un nom sur lui.
—Je voulais vous remerciez de m'avoir sauvé. Lily et Dorcas pour avoir essayé de me réanimer et toi Black pour avoir reconnu le sort qui m'a touché. Rem' n'a pas autant de connaissance en magie noire et sans vous je serais… morte.
—Ne me remercie pas, j'aurais préféré ne pas connaitre ce sort, lança Sirius avec une expression dégouté. Ça te fend le cœur de devoir nous remercier, hein Grace ?
—Sirius, c'est bon. Je n'ai pas fait grand-chose, c'est surtout Dorcas et Benjy qui t'ont maintenu en vie.
L'inconnu avait désormais un nom. Hermione les remercia une nouvelle fois, mais les deux sorciers lui affirmèrent que ce n'était rien.
—Benjy Fenwick, dit alors le sorcier en tendant une main à la jeune femme.
—Helena Grace, lui répondit Hermione en la lui serrant. Je vais y aller.
Elle les laissa là et courut vers Remus qui discutait toujours avec Maugrey. Ils se saluèrent et le voyageur du temps se retourna vers Hermione.
—Voilà, tu es content maintenant ?
Avant qu'il n'ait pu répondre, Hermione prit Remus par le bras et transplana vers leur chambre du chaudron baveur.
—Ils sont vraiment bizarres quand même. C'est quoi leur relation ? demanda James.
—Helena est la nièce du professeur Lucas.
—Et comment on le sait ?
—C'est Mary qui nous l'a dit.
—Ça aussi c'est bizarre. Comment on a pu passer à côté de leur amitié ? On était souvent avec elle quand même.
—Je ne sais pas ce qu'ils cachent, mais cela doit être quelque chose de très grave.
—Si je peux me permettre, je ne les connais pas mais la fille a beaucoup de cicatrice. Lorsque je la soignais avec Dorcas, j'ai vu une épaisse cicatrice boursoufflée qui partait de son épaule et qui continuait sous son tee-shirt. Et puis, vous ne trouvez pas sa bizarre de porter des manches longues en plein été ? D'accord on est à Londres mais tout de même, il ne fait pas si froid que ça.
—Benjy a raison, elle ne nous a jamais montré son bras. Elle pourrait cacher la marque des ténèbres.
—Je ne pense pas Remus. Elle a toujours été plus qu'hostile aux mangemorts et on ne peut pas faire semblant d'haïr quelqu'un à ce point. Il y a beaucoup de zones d'ombres dans sa vie mais je peux dire avec certitude qu'elle n'est pas une mangemort.
—Il y a encore quelque chose de bizarre.
—C'est bon Sirius, on sait que tu les trouves bizarres, on a compris.
—Ils ont un livre qui ressence les sorts de magie noire qu'il connaissent. J'ai dit à Lucas le nom du sort qui a touché Grace et il l'a sorti. Il y avait le nom du sort, ses effets et le contre-sort.
—Ce n'est pas bizarre, c'est super utile ! Tu peux trouver le contre-sort, même si tu ne connais pas le sort lui-même. C'est du génie ! J'ai toujours pensé qu'ils étaient bien plus intelligents qu'ils ne le montraient.
—Miss préfète-en-chef a encore raison, dix points pour Gryffondor. Il n'empêche que c'est bizarre.
Les amis soupirèrent de concert en entendant la fin de la phrase de Sirius. Ils allaient y avoir le droit pendant tout le reste de la semaine. Leurs regards passèrent sur les différents corps qui jonchaient le sol. Cette bataille était la première en tant que membre de l'Ordre du Phénix. Mais ils savaient tous que ce ne serait pas la dernière. Cela ne faisait que commençait. Le soleil se couchait pour laisser place à la nuit et les amis se levèrent pour aller aider les autres membres. Ils soignaient les blessés, les aurors avaient appelé la brigade pour que les souvenirs des moldus vivants soient effacés. Le lendemain, le titre faisait la une de tous les journaux.
EXPLOSION DE GAZ A OXFORD STREET, SOMMES-NOUS EN SECURITE DANS NOTRE VILLE ?
