Je suis vraiment désolée de ma longue absence, je devrais normalement publier plus régulièrement maintenant ! J'espère qu'il y a toujours des personnes intéressées donc voici un petit résumé de ce qu'il s'est passé dans les chapitres précédents :
Hermione et Remus ont terminé leur année à Poudlard où Remus était professeur et Hermione élève chez les Gryffondors. Grâce à une conversation que Hermione a entendu, ils ont été capables d'intervenir sur une bataille quelques jours plus tôt. Ils ont récupéré un horcruxe, le journal de Jedusor, qui était au Ministère mais cela à raviver des blessures à la fois physiques et mentales...
« Aider les autres, c'est encore la meilleure façon de s'aider soi-même. »
Martin Gray
James Potter se baladait sur le chemin de Traverse heureux. Lily Evans, sa petite-amie, bien qu'elle était bien plus que cela, était avec lui, il l'aimait, elle l'aimait. Lorsqu'ils étaient ainsi, tous les deux, James oubliait la guerre qui se préparait, dont ils seraient en première ligne. Il avait peur pour sa vie, pour celle de Lily, celles des maraudeurs et celles de ses parents. Il n'avait jamais vraiment perdu quelqu'un de sa famille, il n'avait jamais connu ses grands-parents et il ne savait pas comment il pourrait endurer une autre peine que celle de son amie Mary. L'Ordre était tout jeune, mais le sorcier savait que le premier mort ne tarderait pas à arriver. Il avait incroyablement muri en un an, son couple avec Lily l'avait beaucoup changé, plus qu'il ne l'avait imaginé. Il n'était plus le gamin arrogant et pourri gâté qu'il avait été. Bien sûr, son arrogance ne l'avait pas totalement quitté, il avait été élevé ainsi, choyé et adulé. C'était un sang-pur après tout. Mais il était certain qu'il avait changé, pour le plus grand bonheur de Lily.
Pourtant, il avait beau être heureux, il ne se sentait pas complet. Ses amis s'éloignaient de lui. C'était un fait. Il voyait très peu Peter, Remus lui parlait de moins en moins et Sirius. Ah, Sirius. Son meilleur ami était plus que froid avec lui ces dernières semaines. Il ne comprenait pas pourquoi, ils avaient toujours été aussi proches que des frères, ils se comprenaient mieux que personne et maintenant ils s'éloignaient. Ils avaient fondés les maraudeurs ensemble, Remus les avait rejoints ensuite et quelques semaines plus tard, Peter en avait fait de même. Mais même s'il adoré ses amis, Sirius et lui avait toujours eu une relation particulière.
—Qu'est-ce qu'il se passe James ? Tu parais bizarre.
—C'est rien, Lil's. C'est juste que je m'inquiète pour Sirius. On s'éloigne et je n'aime pas ça. Pareil avec Remus et Peter. Mais Sirius—
—C'est Sirius, je sais, votre relation sera toujours différente. Je pense que Sirius à du mal à se faire à l'idée que vous ne passiez plus tout votre temps ensemble. Vous étiez toujours collé l'un à l'autre et tout d'un coup, on est sorti ensemble. A Poudlard, ça allait, on se voyait mais pas tant que ça, tu passais toujours une bonne partie de ton temps avec lui, mais maintenant, on sort souvent tous les deux, on a notre chambre… Tu passes beaucoup moins de temps avec lui. Je pense qu'il se sent un peu délaissé. Remus et Peter aussi.
James acquiesça, toujours pensif. Lily était toujours de bon conseil, elle avait probablement raison. Mais il ne voulait pas être déchiré entre la femme qu'il aimait et ses amis.
—Par Merlin !
Lily le tira brusquement de ses pensées, elle s'était dirigée vers une femme aux cheveux ébènes, qui avait le corps lacéré de cicatrices. Lily la prit par le bras et la fit se retourner vers elle.
—Helena ?
La jeune femme avait un regard surprit, mélangé à de la peur et de la honte. S'il y a bien une personne à qui elle ne voulait pas montrer ses cicatrices, c'était bien Lily. Elle se poserait presque autant de question que Dumbledore. James eut un mouvement de recul en l'apercevant ainsi.
—Oh, Lily, Potter. Comment allez-vous ?
—Qu'est-ce qu'il t'ait arrivé ?
—Je ne suis pas sûre que ce soit le moment. Rem' m'attend, il faut que je me soigne, vous vous baladaient tranquillement en couple.
—Ne soit pas idiote, on ne va pas te laisser repartir dans cet état-là. J'ai appris quelques sorts de guérison dernièrement et—
—Lily, vraiment, merci mais…
—Tu n'as pas le choix Grace, on t'emmène au Manoir.
Ils lui prirent le bras et avant qu'elle n'ait pu protester, Hermione se trouva dans le Manoir Potter, bien différent de celui qu'elle avait aperçu lorsqu'elle était venue à Godric's Hollow avec Harry. Devant cette beauté qu'elle n'avait jamais connue, Hermione ne put se retenir et mit sa main devant sa bouche, les larmes aux yeux. Elle aurait tellement aimé qu'Harry puisse le voir aussi.
—Helena, ça va ?
Hermione ravala ses larmes et reprit son regard dur. Elle entra à la suite du couple et arriva dans un salon qui devait faire cinq fois sa chambre du Chaudron Baveur. Elle suivit Lily qui lui indiqua le chemin de la salle de bain, pour qu'elle puisse la soigner.
—Qu'est-ce qu'il s'est passé ? demanda alors James pendant que Lily mettait du dictame sur les blessures de la sorcière.
—J'ai été victime d'un sortilège qui a réouvert toutes mes plaies. Les plus anciennes avaient déjà bien cicatrisées, mais bon.
—Tu veux dire que tu as déjà eu toutes ces cicatrices et elles se sont toutes réouvertes d'un coup ? répéta Lily, plus pour elle-même que pour Hermione. Mais comment ? Et Pourquoi ?
—Mon passé est un tréfonds de souvenir dans lequel je ne veux et ne peux pas me replonger. J'ai beaucoup de chose à cacher Lily et je sais que plus je te dis ça, plus tu as envie de les connaitre, mais tu ne le sauras jamais.
—Tu es très intrigante, Grace. Je ne sais pas si je te déteste ou si je t'aime bien.
—Je pense que tu ne pourras jamais te défaire de cela. Comment se passe les missions de l'Ordre.
Le couple se regarda, surpris. Comment pouvait-elle connaitre l'existence de l'Ordre ? C'était un des secrets qu'ils s'exerçaient le plus à cacher.
—Tu connais l'existence de l'Ordre ?
—Je connais beaucoup de chose Potter, et l'Ordre en fait partie. Je suis allée voir Maugrey, mais Dumby ne veut pas me faire entrer parce que je fais de la magie noire, qu'il ne croit pas en mon histoire, en moi. Je suis loin d'être parfaite, mais personne d'autre que Rem' et moi ne peut vouloir détruire Voldemort autant qu'on le veut.
—C'est à cause de lui que tu as toutes ces cicatrices ?
—En partie. Mais, la plupart sont de quelqu'un d'autre. Je n'en parlerai pas, je vous en ai déjà dit beaucoup trop.
—Je ne sais pas ce que tu caches, et cela serait mentir de dire que je ne voudrais pas le savoir, mais je sais que tu n'es pas une mangemort et que tu hais vraiment tu-sais-qui. Je vais t'aider. L'Ordre a pour but de le détruire, pas d'empêcher des personnes de le faire, peu importe leurs pratiques magiques. Alors je vais aller voir Maugrey et Dumbledore et les faire changer d'avis sur toi et sur Lucas.
Hermione lui adressa un regard plein de gratitude que James sembla comprendre. Lily acquiesça elle aussi, fière de son petit-ami qui avait incroyablement gagné en maturité. Il se battait pour ce qui lui semblait juste et le cas Helena Grace, bien qu'il méritait beaucoup de réflexion, était quelque chose de profondément juste.
—Merci beaucoup, James. Je ne pourrais jamais te remercier assez. Je vais vous laisser, je vous ai assez importuné ainsi.
—Helena, prends le dictame, on en a beaucoup trop. Il te servira plus qu'à nous.
—Merci Lily. Oh, une dernière chose, arrêtez de l'appeler vous-savez-qui. Appelez-le Voldemort, ou Tom Jedusor à la limite, mais la peur d'un nom ne fait qu'accentuer la peur elle-même.
Sur ces dernières paroles, Hermione sortit de la pièce et transplana avec un sourire sincère envers le couple. Ils se regardèrent longuement avant de parler.
—Tu la crois ?
—Il n'existe aucun sort qui peut faire resurgir autant de blessure. Mais elle a bien été sous quelque chose. J'ignore si c'est une potion, une plante ou les trois à la fois. Je suis fière de toi.
—C'est ce que je devais faire. Je ne peux m'empêcher de croire en Helena Grace.
—Je pense sincèrement qu'elle nous sauvera. De quoi, je n'en ai aucune idée. Mais elle nous sauvera.
Quelques jours étaient passés et Hermione errait dans sa chambre, comme une âme en peine. Elle attendait impatiemment une réponse de l'Ordre, elle n'en pouvait plus de rester ainsi sans savoir quoi faire. Ils avaient détruit, ou plutôt, Remus avait détruit le journal de Jedusor trois jours auparavant, et il avait été affecté, bien plus qu'il ne l'aurait jamais imaginé. Voir Dora ainsi, les yeux pleins de haine, c'était encore pire que lorsqu'il l'avait vu en récupérant l'horcruxe. Il avait eu dû mal à s'en remettre, comme Hermione lorsqu'elle avait détruit le diadème de Serdaigle, quelques mois plus tôt. Aujourd'hui, les deux sorciers étaient bien tristes. Ils étaient le trente-et-un juillet 1978, cela faisait un an qu'ils avaient débarqué dans le passé. Cela paraissait en même temps si long et si rapide. Un an était passé et ils n'avaient pas l'impression que cela faisait autant de temps qu'ils étaient là. C'était aussi l'anniversaire d'Harry et même si en théorie il naitrait seulement deux ans plus tard, pour les deux sorciers, ce jour resterait toujours spécial.
Pour Hermione, cela lui rappelait les moments qu'ils avaient passé à deux, les anniversaires qu'ils avaient fêté au Terrier, le dernier d'Harry, juste avant le mariage, mais aussi toutes leurs aventures, depuis les onze ans du sorcier le plus célèbre de son époque mais qui pour elle était avant tout son meilleur ami.
Remus, lui, se souviendrait toujours du patronus de James, qui tout excité lui avait appris que son fils était né. Il avait assisté aux dix-sept ans d'Harry, mais il ne pouvait se douter que cela serait son dernier anniversaire. Harry ressemblait tellement à son père, physiquement du moins, que c'en était troublant. Mais contrairement à Sirius, ils ne les avaient jamais confondus. Lorsqu'il avait rencontré Harry, il avait été très ému de ce petit bébé, et il avait été heureux d'être son « oncle » pendant un an et demi, mais la guerre avait frappé et en même temps qu'il perdait les maraudeurs, il perdait aussi son neveu. Il avait appréhendé sa première rentrée de professeur, après tout, Harry ne savait rien de lui, il ne savait pas que l'homme qui lui donnait cours était un des meilleurs amis de ses parents, ni qu'il l'avait gardé étant bébé. Remus ne le lui avait jamais expliqué, il n'avait pas été si proche que cela par la suite, assez pour vouloir qu'Harry soit le parrain de Teddy, il lui avait aussi raconté des histoires sur ses parents, mais jamais plus.
Des coups se firent entendre de l'autre côté de la porte, sortant ainsi les deux voyageurs du Temps de leurs pensées. Hermione se résigna à aller ouvrir et tomba sur les maraudeurs au grand complet. Elle les regarda un moment sans rien dire puis secoua la tête et leur parla.
—Qu'est-ce que vous faites là ?
—Bonjour à toi aussi, Grace. On est content de te voir.
Remus en reconnaissant les voix s'était approché et jeta un regard interrogateur à Hermione qui haussa les épaules.
—Vous avez tous les deux des têtes de déterrés. Qu'est-ce qu'il se passe ? Ce n'est pas bientôt la pleine lune, hein ? finit Sirius en se tournant vers Remus.
Ce dernier secoua la tête et lui répondit qu'il était avec lui il y a moins d'un mois alors non, la pleine lune n'était pas tout de suite.
—En parlant de pleine lune, il faut que je te donne te la potion, tu ne dois plus en avoir beaucoup.
—Tu peux la faire seule ? Je veux dire, tu avais dit que Servilus t'avait aidé… intervint James.
—Ne me parle pas de lui !
—Ah, enfin ! Tu es redevenue normal, tu n'aimes plus Rogue !
—Sirius, c'est bon.
Les maraudeurs étaient toujours devant l'entrée de la chambre, mais cela n'avait pas l'air de les déranger. Hermione dut leur rappeler le motif de leur visite, qu'elle ne connaissait toujours pas, pour qu'ils se décident à changer de position.
—On peut entrer ? On ne doit pas nous entendre.
Hermione les fit entrer pendant que Remus rangea d'un coup de baguette tout ce qui trainer, surtout les documents à propos des horcruxes.
—Qu'est-ce que c'est que tout ça ? demanda Peter en les voyant ranger toutes leurs recherches.
—L'Ordre n'est pas seul à vouloir détruire Voldemort. Nous nous y employons du mieux que nous pouvons, dit Remus d'une voix posée.
—Et qu'est-ce que c'est ?
—Pas de questions, pas de mensonges Black. Vous ne nous avez toujours pas dit en quel honneur on a le droit aux maraudeurs au grand complet.
—Après notre discussion avec Lily, on est allé voir Maugrey au QG et il nous a parlé de vous. Dumbledore ne voulait pas vous faire entrer dans l'Ordre, parce qu'il ne croit pas vraiment à votre histoire et il n'aime pas vos mystères et ta puissance Grace. Mais après beaucoup de négociations, on a réussi à le faire changer d'avis.
—C'est vrai ? demanda Hermione, les yeux brillants.
—Oui. Maugrey a dit que vous pourrez vous installez au QG plutôt que de rester au Chaudron Baveur.
—Merci beaucoup Potter. J'ai une dette envers toi, si tu as besoin de quelque chose, n'hésite pas, je serai là.
—Ce n'est rien Grace, et on a besoin de vous autant que vous avez besoin de l'Ordre. Mais avant, Maugrey et Dumbledore veulent vous voir à neuf heures dans le bureau de Dumbledore à Poudlard.
—On y sera, encore merci Monsieur Potter.
—Oh, vous pouvez m'appeler James. Vous n'êtes plus mon prof, Monsieur Potter, c'est mon père.
—Dans ce cas, appelez-moi Remi, comme vous l'avez dit, je ne suis plus votre professeur.
—Vous connaissez mon nom, termina Hermione.
—Vous êtes sûr que ça va ? demanda Remus, devant leurs airs peinés et leurs yeux brillants.
—Ce n'est rien. C'est l'anniversaire de… ma mère, continua-t-elle avec hésitation.
—Pourquoi tu ne vas pas la rejoindre en Espagne ? dit alors Peter.
Les trois autres maraudeurs se retournèrent vers lui, lui faisant comprendre d'un regard que ce n'était pas le moment de dire ce genre de chose. Habituellement, c'était Sirius qui faisait de bourdes comme cela.
—Oh, Dumbledore ne vous l'a pas dit ? Ma mère est morte. C'est pour ça que je vis avec Rem'.
—Pourquoi il nous l'aurait dit ? On lui parle très peu.
—On est désolé, on va vous laisser. On se reverra demain, on dort tous au QG en ce moment.
Les maraudeurs sortirent de la chambre, James avait un regard désolé envers les deux sorciers. Ils descendirent les escaliers et arrivèrent au Chaudron Baveur.
—Vous saviez que sa mère était morte ? commença Peter.
Les trois autres maraudeurs secouèrent la tête, cela commençait à faire beaucoup de morts. Entre Harry et Ron qui étaient a priori ses meilleurs amis, Mary et maintenant ses parents… Ils commençaient à comprendre pourquoi la jeune femme avait toujours cet éclat de vengeance et de désespoir au fond des yeux.
—Et lui, c'est qui déjà pour elle ?
—Je crois que c'est son oncle. C'est sûrement pour ça qu'il était triste aussi, sa sœur est morte.
—Je ne pense pas Patmol.
Sirius, James et Peter se tournèrent vers Remus, qui semblait encore réfléchir à ce qu'il venait de dire. Lunard était devenu fou ! Il était obligatoirement triste si sa sœur était morte.
—Qu'est-ce que tu veux dire ?
—Je doute fortement que la mère d'Helena soit née aujourd'hui. Elle est probablement morte, c'est sûr, un regard ne peut pas cacher ce genre de chose. Mais elle a fait une pose avant de dire que c'était sa mère. Elle a regardé Lucas, comme s'il allait répondre à sa place. Alors je ne sais pas qui est né le trente-et-un juillet ou ce qu'il s'est passé ce jour-là. Mais je ne pense pas que sa mère soit née un trente-et-un juillet.
—Après Mumus le médicomage, Mumus le psycomage !
—La ferme Sirius ! Rem' a peut-être raison. Comment tu fais pour toujours tout analyser ?
—Tu demanderas à Lily. Elle est bien meilleure que moi là-dessus. Si on lui montre nos souvenirs, elle le remarquerait aussi.
Hermione et Remus transplanèrent à Pré-au-Lard avec pour seules affaires, le sac en perle d'Hermione. Toute leur vie était concentrée en ce si petit objet, qui contenait pourtant énormément de choses. Si ce sac venait à tomber entre les mains d'autrui, cela serait une véritable catastrophe. Remus l'avait caché sous sa cape, Dumbledore ne devait pas le voir, il poserait trop de questions, et depuis qu'ils aveint voyagé dans le temps, Hermione et lui n'aimaient pas trop les questions.
Rusard vint leur ouvrir les portes du château, à croire qu'il était là toute l'année, même en août. Ne prenait-il donc jamais de vacances ? Ils se dirigèrent vers le bureau de Dumbledore et une fois n'est pas coutume, il les attendait devant son bureau. Le directeur ne pouvait se douter que les deux sorciers connaissaient son goût pour les friandises. Le mot de passe du jour, chocogrenouille, le montrait bien.
Deux autres personnes patientaient dans le bureau, Maugrey et une autre personne dont Hermione ne connaissait pas le nom. Dumbledore leur proposèrent de s'asseoir mais ils déclinèrent tous les deux l'invitation.
—Grace, Lucas, je vous présente Caradoc Dearborn. Il travaille au département de la justice avec moi. Il est directeur de la Brigarde de police magique. Il travaille notamment avec les tireurs d'élite, commença Maugrey.
—Vous êtes dans l'Ordre ? répondit Hermione, en s'adressant directement à l'homme.
Remus lui jeta un regard d'avertissement mais, à son grand énervement, la jeune femme l'ignora.
—Depuis peu, en effet, je fais parti de l'Ordre du Phénix. Je vois à votre regard que vous êtes méfiante et que vous ne me faites pas confiance, mais j'ai le même sentiment à propos de vous.
—Je ne suis pas méfiante, vous n'êtes pas un mangemort. Je suis juste curieuse, pourquoi vous, quelqu'un d'assez haut placé eu Ministère préfère rejoindre une organisation clandestine, alors qu'il pourrait faire changer les choses sur son lieu de travail. Quant à ma confiance, on la gagne sur le terrain, pas dans un bureau.
Il eut un petit sourire, il aimait bien la fougue de cette jeune femme, elle disait les choses telles qu'elle les pensait.
—Comment pouvez-vous êtes certaine que je ne suis pas un mangemort, vous ne me connaissez pas après tout.
—L'instinct. Mais il y aura des mangemorts dans l'Ordre, ne rêvez pas.
—Qu'est-ce qui vous fait dire ça Miss Grace ? demanda Dumbledore.
—Je vous en ai parlé, dit-elle à Maugrey. Une armée aura toujours des espions. Il nous faudra des espions chez les mangemorts, mais il faudrait être inconscient pour penser que Voldemort n'enverra pas ses sbires chez nous.
Avant qu'Hermione n'en révèle plus que nécessaire, Remus s'empressa de changer de sujet et embraya sur la bataille d'Oxford Street et sur les prochaines à venir. Maugrey lui répondit, mais Dumbledore et Caradoc Dearborn observaient toujours Hermione, l'air suspicieux.
—Je ne comprends pas quel est l'objectif de nous faire venir ici, les interrompit Hermione.
—Je vous demande pardon ?
—Pourquoi nous avoir fait venir ici ? Vous ne nous faites pas confiance alors pourquoi nous présenter un nouveau membre.
—Il n'y a aucun objectif derrière cette rencontre Miss Grace. Je ne vois pas ce que vous sous-entendez.
Hermione ne répondit pas mais les fixa tous les trois alternativement, en réfléchissant. Elle ne pouvait pas tenter une intrusion dans leurs esprits, ils le verraient immédiatement, et ce n'était pas très fin.
—Nous avons assez perdu de temps. Alastor va vous faire transplaner au Quartier Général.
Suivant les dires de Dumbledore, Alastor sortit du bureau et fit signe aux deux élus du Temps d'en faire de même. A Pré-au-Lard, il les prit par le bras et les emmena sur une petite place, devant quelques maisons.
—Où on est ?
Fol-œil lui tendit un papier et Hermione le lut à voix haute. Elle vit alors une grande maison apparaitre et le tendit à Remus qui en fit de même. Ils entrèrent à l'intérieur et Maugrey les présenta.
—Bienvenue dans l'Ordre du Phénix.
