« Amis

Il n'existe pas de choses comme un bon ou un mauvais ami.

Peut-être qu'il y a simplement des amis.

Des personnes qui se tiennent à vos côtés lorsque vous êtes blessé et qui vous aident à vous sentir moins seul.

Peut-être valent-elles la peine que l'on ait peur pour elles et que l'on espère pour elles et que l'on vive pour elles.

Peut-être valent-elles aussi la peine qu'on meure pour elles.

Si c'est ce qui doit arriver.

Il n'y a pas de mauvais ami.

Juste des personnes dont on a envie.

Que l'on a besoin de fréquenter.

Des personnes qui construisent leur foyer dans nos cœurs. »

Stephen King

Remus ajouta un dernier vêtement à l'intérieur du sac de perles et le referma. Il avait enfin fini de préparer ce que Hermione et lui auraient besoin pour leur escapade. Il n'y avait toujours aucune amélioration de la part de son amie, elle n'avait pas prononcé un seul mot, ne quittait pas son lit et continuait de hurler la nuit. L'élu du Temps ne lui avait pas encore fait part de leur « voyage », elle ne réagirait probablement pas.

Remus s'assit sur le lit d'Hermione et chercha à croiser son regard. Elle ne bougeait pas donc il trouva rapidement ses yeux bleus, les mêmes que la majorité des Weasley. Elle ne put s'empêcher de ciller lorsqu'elle rencontra les yeux noirs de son ami.

—Je sais que tu souffres Hermione. Et ça me tue. Parce que ton silence est un cri. Un cri bien pire que tes hurlements. Je ne sais pas pourquoi tu t'enfermes dans ton mutisme maintenant, alors que tu as eu tant d'occasion de le faire dans le passé, mais je n'y peux rien. L'Angleterre, cette époque, tout cela nous détruit mais on n'y peut rien. Nous avons toujours fait en sorte que notre mission soit notre priorité. C'est notre rôle d'élu, mais nous ne pouvons plus continuer ainsi. Alors, j'ai pris la décision pour nous deux puisque tu ne parles plus. Nous allons partir. Quitter le pays pour quelques temps. C'est non négociable.

Remus respira un bon coup après son monologue et chercha une lueur dans les yeux d'Hermione. Un lueur qui signifiait qu'elle n'avait pas encore basculé, qu'il y avait encore de l'espoir. Et Remus vit cette faible lueur, un mélange entre la peur et la détermination.

—Nous partons dans vingt minutes. Tu devrais peut-être t'habiller, certains membres seront là lorsque nous partirons. Je doute que tu veuilles être vue en pyjama.

Il sortit de la pièce et revint, comme promis, un quart d'heure plus tard. Hermione était toujours dans la même position, assise les jambes en tailleur, mais elle s'était habillée et n'était plus sur son lit mais sur son fauteuil. Lorsqu'elle aperçut Remus, elle se leva mais resta à bonne distance de lui.

—Si tu ne veux pas que je te touche, je ne le ferais pas, mais tu devras t'approcher un peu plus pour qu'on puisse prendre le portoloin. Lily et Alice sont en bas, elles ont interdit aux autres personnes de venir, craignant que cela ne soit trop pour toi. Ça ira ?

La jeune femme hocha la tête et prit la suite de Remus pour descendre les escaliers. Elle évita les regards des deux Gryffondor qui l'appelaient, sortit de la maison et traversa les barrières de sécurité.

—Lily, Alice, prenez bien soin de vous. Je vous confie la maison. Alice, profite bien de ton mariage, encore félicitations. On reviendra vite.

Il sortit à la suite d'Hermione et traversa les barrières pour la retrouver.

—Soit heureuse, là où on va, tu pourras retrouver ta véritable apparence.

—Qu'est-ce qu'on va faire ? murmura-t-elle d'une voix rauque, comme si ses cordes vocales étaient rouillées.

—On va..., commença-t-il avant de s'arrêter brusquement. Attend. Tu as parlé !

Il s'apprêtait à la prendre dans ses bras mais se retint. Ce n'était pas parce qu'elle était sortit de son mutisme pour dire une petite phrase que tout était réglé.

—Après ta crise dans la tour d'Astronomie, je t'avais dit que j'avais localisé un horcruxe. Nous allons le trouver et le détruire.

—Où est-ce qu'on va ?

—Tu le verras bien assez tôt.

Remus attrapa le portoloin et intima à Hermione d'en faire de même. Il le déverrouilla d'un informulé et l'objet se mit à trembler. Ils se sentirent aspirer par le nombril et arrivèrent sur une grande plaine verdoyante. Hermione parcourut l'endroit d'un regard mais celui-ci ne lui était pas du tout familier. Elle regarda Remus, attendant une réponse.

—Madame Granger, dit-il d'une voix solennelle, je vous souhaite la bienvenue en Albanie.


A des milliers de kilomètres de là, l'ambiance était bien différente. Deux personnes se disputaient violemment. Elles étaient toutes deux vêtues d'un noir profond, semblable à leurs yeux et leurs cheveux. Elles semblaient être très en colère, peut-être l'une contre l'autre, on pouvait presque croire qu'elles allaient s'enflammer.

—Il faut les aider. Si tu ne me suis pas, tant pis mais tu ne m'empêcheras pas de le faire.

—Baisse d'un ton, Elle pourrait nous entendre.

—Je n'en ai rien à faire. Depuis des siècles nous ne faisons que subir cette foutue malédiction. Il est temps d'agir. Ces humains ont plus de force que n'importe qui. Ils ont survécu à l'impossible. Il est de notre devoir de les aider.

—On ne peut pas intervenir dans Ses affaires. Tu sais ce qu'Elle nous ferait.

—Elle nous a déjà condamné ! Cela fait des années qu'on ne fait rien par peur de représailles mais qu'est-ce qu'elle pourrait nous faire de plus ? On est les foutus époux damnés, des putains d'immortels. Alors pour une fois je veux faire quelque chose de bien dans ma vie.

—Tu parles vraiment n'importe comment. Tu as pris les habitudes de langage du futur, c'est vraiment désolant. Mais peu importe ce qu'on fera, nous ne pourrons pas faire la mission à leur place. Ces deux humains—

—Toi aussi tu as été humain un jour ! l'interrompit brusquement sa femme. Tu sais très bien que le temps passe différemment ici et sur Terre. Tu devrais leur être reconnaissant. Ils nous ont libérés !

—Mais ils ne le feront pas à nouveau. Pas dans cette réalité. Ils ont libéré notre futur, mais ce futur n'aura jamais lieu. Je ne veux pas briser tes espoirs Proserpine, mais nous sommes condamnés à rester prisonniers des Enfers pour toujours.

La femme soupira d'un air las. Elle savait qu'elle ne quitterait jamais cet enfer, elle s'était faite à l'idée. Et ce n'était pas pour cela qu'elle voulait aider les deux élus. Bien sûr savoir que dans une autre réalité elle avait été libérée lui avait fait quelque chose. Elle n'avait pu s'empêcher de penser que cela aurait pu être si ça avait été elle, mais avec le temps, l'Immortelle avait appris à ne plus se faire de faux espoirs, l'échec n'était que plus douloureux. Ces humains avaient réussi à trouver les trois Bijoux du Temps. Ils avaient rencontré Hel Poudlard sans mourir ou devenir maudit. Quoique vu leur situation... Ils avaient survécu à de nombreuses batailles et à la mort de leurs proches. Ils avaient échappé à la mort tellement de fois. Ils avaient tout sacrifié et méritaient amplement un peu d'aide, peu importe les directives de la cinquième fondatrice.

Quelques heures plus tôt, les Gardiens avaient vu Remus et Hermione partir en Albanie pour une mission de la plus haute importance. Mais le temps passait beaucoup plus lentement aux Enfers que sur Terre et le temps de la réflexion des époux, presque deux mois s'étaient déroulés et ils n'avaient toujours rien trouvé.

Les Elus du Temps étaient en effet partis depuis plus d'un mois et demi, sans aucune réussite. Ils avaient tout d'abord dû faire un énorme travail sur l'esprit d'Hermione, la jeune femme étant toujours terriblement mal dans sa peau. Elle s'était doucement remise à parler mais cela lui avait demandé beaucoup de force et de volonté. Remus l'avait aidé, du mieux qu'il avait pu et s'était beaucoup occupée d'elle, Hermione en avait besoin.

Garder leur véritable apparence au cours de ces derniers mois leur avait également fait du bien. Ils se sentaient eux-mêmes et n'avaient pas besoin de se cacher derrière le masque qu'étaient Remi et Helena. Lors de leur arrivée, Remus avait appris à la jeune femme qu'il ne connaissait pas l'endroit précis où se trouvait l'horcruxe et qu'ils allaient devoir, à nouveau, fouiller le pays. Remus lui avait expliqué que cela n'avait rien avoir avec la barrière de corail, que l'Albanie était un pays très petit, qu'il faisait moins de trente mille kilomètres carré. Hermione s'était énervée, elle ne voulait pas revivre l'Australie mais le sorcier avait tenu bon, c'était cent mille kilomètres carré de moins que l'Angleterre et plus de quatre cent mille de moins que la Grande Barrière.

Alors ils avaient cherché. Pendant de longs jours, ils avaient parcouru le pays à la recherche d'une trace de magie noire, qui leur permettrait de trouver l'objet tant recherché. Mais rien. Ils savaient qu'ils ne devaient pas s'avouer vaincu tout de suite, après tout, ils avaient mis plus d'un an à trouver le premier Bijou du Temps. Mais l'attente devenait insupportable, tout cela leur rappelait l'Australie, les phases de profonde déprime qu'ils avaient connu là-bas, l'absence de leurs amis.

Ils étaient tous les deux fatigués. Fatigués de devoir se battre, fatigués de ses recherches qui n'en finissaient pas. Ils avaient malheureusement toujours autant de cauchemars et les insomnies étaient devenues leur quotidien, que cela soit pour Hermione ou Remus.

La jeune femme avait d'ailleurs décidé de prendre le premier tour de garde pour permettre à son ami de tenter de se reposer. Remus avait décrété que les tours de garde étaient plus prudent, ainsi chacun pouvait dormir pendant que l'autre veillait sur lui et se préparer à une éventuelle attaque. Bien sûr rien de tout cela n'avait eu lieu. Les endroits où ils dormaient étaient très peu fréquentés et les Elus ne restaient jamais plus d'une semaine au même endroit.

Hermione tenait sa baguette à la main et était perdue dans ses pensées lorsqu'elle entendit un gémissement plaintif sortir de la tente. Elle s'y précipita et resta quelques secondes sans bouger, se sachant pas quoi faire. Elle avait toujours été désemparée face aux cauchemars des autres, en particulier ceux d'Harry, auxquels elle avait assisté beaucoup trop souvent. Personne ne lui avait jamais appris à gérer cela.

Elle s'approcha de Remus et l'observa quelques instants. Il transpirait abondamment et s'agitait dans tous les sens. Hermione le secoua, lui murmura qu'il fallait qu'il se réveille et au bout de plusieurs minutes, cela fonctionna. Remus ouvrit les yeux et se redressa brusquement avant d'être pris par un soudain mal de tête.

—Je crois savoir où est l'horcruxe, chuchota-t-il, après avoir repris ses esprits.

—Quoi ? Tu dois avoir de la fièvre, ça te fait délirer.

—Tu ne comprends pas Hermione. J'ai fait un rêve. J'ai rêvé d'un endroit bien précis de la Riviera albanaise. J'ai déjà vu cet endroit lorsque je faisais mes recherches pour venir ici. On n'a pas repéré l'horcruxe, parce qu'il y a déjà beaucoup trop d'onde magique. Pourquoi je n'y ai pas pensé plus tôt ? C'était évident. Seuls Eux pouvaient broyer les pistes ainsi.

—De quoi tu parles ?

Remus ne lui répondit pas, il continuait à marmonner, mais Hermione ne comprenait pas de qui il parlait pour être aussi chamboulé.

—Remus. Remus !

Ses cris semblèrent sortir le sorcier de sa torpeur.

—De quoi tu parles ? C'est qui « eux » ?

Remus la regarda un instant ébahi, comme s'il n'avait toujours pas enregistré l'information.

—L'horcruxe est caché chez les lupryadalis. On va devoir les rencontrer, dit-il d'une voix blanche.

Jamais Remus n'avait autant paniqué. Comment allaient-ils pouvoir récupérer l'horcruxe ? Hermione ne sembla pas remarquer son inquiétude, ce qui était compréhensible, elle n'avait jamais entendu parler d'Eux.

—Les lupryadalis ? Je n'en ai jamais entendu parler.

—C'est normal, seuls les loup-garou les connaissent. Tu n'as jamais fait parti d'une meute, tu ne peux donc pas en avoir entendu parler.

—C'est quoi ?

—Qui plutôt. Ce sont des êtres mi-loup mi-elfe. Ce sont des créatures extrêmement rares. Même si certains ne sont que de simples loup-garou comme toi et moi, leurs enfants, qu'ils ont avec un elfe ont des capacités magiques hors-normes. J'ai entendu beaucoup d'histoires sur eux, elles font toutes plus froid dans le dos les unes que les autres. Comment Voldy a-t-il pu les approcher ? C'est impossible, il n'est ni elfe, ni loup.

—Une chance qu'on soit tous les deux loups alors. On s'approche d'eux, on leur parle un peu, on trouve l'horcruxe et on repart.

—Tu es très naïve Hermione, soupira-t-il. Tu ne les connais pas. Lorsque tu entres dans leur clan, tu n'en ressors pas. Tu deviens un lupryadalis à vie. Tu ne peux pas t'échapper.

—Et si tu y arrives ?

—Ils te traquent. Je t'ai dit qu'ils avaient des capacités magiques hors normes. Généralement, après les avoir quitté, tu disposes d'un sursis de maximum vingt-quatre heures. Quelque soit l'endroit où tu te trouves sur Terre.

—C'est impossible ce que tu me dis Rem'.

—Tu ne les connais pas. Hermione, tu es la sorcière la plus puissante sur Terre en ce moment-même, mais si tu en venais à les affronter en duel, tu ne tiendrais pas dix minutes contre l'un d'entre eux. Ils sont plus forts que tout ce qu'on pourrait imaginer.

Remus expliqua tout ce qu'il savait sur les lupryadalis à Hermione. Les elfes étaient apparu bien avant les sorciers, avant les humains même. Contrairement à ce que leur nom pouvait laisser entendre, ils n'avaient rien avoir avec les elfes de maison. Ils étaient aussi proche d'eux qu'un humain avec une baleine. Ils appartenaient tous les deux au groupe des mammifères mais les ressemblances s'arrêtaient là. C'en était de même entre les elfes et les elfes de maison. Les elfes étaient des créatures très semblables aux humains. Ils mesuraient environ un mètre cinquante, possédaient des cheveux bruns coupés au carré et des yeux violets. Contrairement à la croyance moldue, ils n'avaient pas d'oreilles pointues mais une fine couronne en argent sur le sommet de leur crâne.

Les loups-garous, eux, étaient arrivés vers le milieu de l'Antiquité et étant dès le tout début rejeté par la société, formèrent des meutes à l'écart de tout. Une de ces meutes rencontra les elfes et rapidement, les premiers lupryadalis naquirent. Bien que les elfes soient petits, les lupryadalis, eux, étaient très grand, approchant presque des deux mètres. Contrairement à leurs ancêtres, ils avaient les cheveux roux, long et ondulés et leurs yeux étaient d'un bleu électrique à faire froid dans le dos.

—C'est impossible qu'ils soient tous roux si leurs ancêtres étaient bruns. Tu n'as jamais entendu parler de génétique ?

—Les elfes, même s'ils nous ressemblent, sont très différents de nous Hermione. Leur magie, leurs gènes, tout cela est différent. Je ne peux pas t'expliquer pourquoi, je n'en sais rien.

Remus continua son récit. Les lupryadalis étaient des guerriers, entraînés depuis qu'ils savaient marcher et parler, ils pouvaient battre n'importe qui en duel, les yeux fermés. Grâce à la lycanthropie d'un de leur parent combiné avec la magie elfique de l'autre, ils avaient la capacité de se changer en loup lorsque bon leur semblait. Ils gardaient leur sang-froid et ce n'était que le jour de leur anniversaire qu'ils devenaient semblables aux loups-garous, ils devenaient comme les loups-garous un soir de pleine lune, des monstres sanguinaires incapables de se contrôler. Ce n'est qu'au treizième siècle que le nom lupryadalis leur fut attribué, contraction de lupus, loup en latin, et dryadalis, elfe.

—Ils restent toujours ensemble, ne sont jamais seuls. Si tu t'attaques à l'un d'entre eux, tu t'attaques à tout le monde. Ils ne quittent jamais l'Albanie, leur magie est trop puissante pour que deux sorciers comme nous puissent la sentir. Comme beaucoup de loups-garous, ils haïssent les sorciers lambda, qui peuvent vivre à découvert, sans être montré du doigt ou traité comme un pestiféré. C'est sur ce point là qu'ils divergent par rapport aux elfes, jamais ils ne se mêlent aux autres. Les elfes ont déjà eux des enfants avec des sorciers, peut-être même avec des moldus, mais cela ne pourrait jamais être le cas avec un lupryadalis. Ils sont trop méfiants.

—Mais alors, comment on va faire pour récupérer l'horcruxe ? On ne va pas pouvoir baisser les bras et attendre des années.

—La question est surtout, comment va-t-on pouvoir repartir vivant ? Comment Voldy a-t-il pu les approcher ? Que leur a-t-il promis pour qu'il le laisse repartir ?

Remus et Hermione s'étaient interrogés toute la nuit sur ce qu'ils pourraient faire mais n'avaient rien trouvé de concluant.

La semaine passa ainsi, les deux sorciers dormaient très peu, et réfléchissaient aux lupryadalis. Ils avaient, une fois de plus, déménagé. Ils avaient trouvé préférable de se rapprocher de la Riviera albanaise. Ils étaient partis chercher à manger lorsque Remus appela Hermione, la voix tremblante.

—Je crois qu'on a un gros problème.

Hermione se retourna vers son ami et vit qu'il était de dos, fixant deux personnes. Elles avaient la peau mate, des cheveux bruns leur tombant sur les épaules, une belle couronne sur le sommet de leur tête. Hermione croisa le regard de la personne de droite, rencontrant ses yeux violets. Jamais elle n'en avait vu d'aussi beau, c'était comme s'ils brillaient de mille feu.

Vu le physique de ses personnes, il ne pouvait s'agir que d'Eux. Hermione s'en rendit brusquement compte, Remus et elle avaient pénétré sur le territoire des Elfes, ils avaient pénétré sur le territoire des lupryadalis et n'avaient aucun moyen de s'échapper.

Përshëndetje


Les lupryadalis sont ma propriété exclusive, ne pas copier.