« Parfois, nous pouvons choisir les chemins que nous arpentons. Parfois, les choix ont été fait pour nous. Et parfois, il n'y a pas de choix du tout. »
Neil Gaiman

Përshëndetje.

Les deux elfes regardaient fixement Hermione et Remus, l'air curieux. Les deux sorciers étaient figés comme de la glace, n'osant faire aucun mouvement. Ils ne comprenaient pas ce qu'ils disaient et doutaient que les elfes comprennent l'anglais.

Ne nuk nënkuptojmë asnjë dëm, continua l'elfe de droite, qui semblait être le chef de mission.

—Je crois qu'il parle albanais. Il n'y a pas de sortilèges pour qu'on puisse les comprendre ?

Damn, unë mendoj se ata janë anglisht. Anglezët janë gjithmonë shumë kuriozë fit l'elfe de gauche.

Hermione sortit sa baguette le plus doucement possible, pour éviter que les elfes croient qu'ils les attaquent et murmura Lingua translationem Albania.

—On les emmène au village six, n'importe qui pourra les sentir et déterminer s'ils sont particuliers.

—Nous sommes tous les deux des loups-garous, fit Hermione en albanais.

Les deux elfes se tournèrent vers elle, surpris. Ils ne s'attendaient certainement pas à ce qu'un des deux humains parle leur langue, encore moins qu'ils prennent part à la conversation.

—Vous parlez notre langue ? Voilà qui est surprenant. C'est le cas de peu d'étrangers. Vous vous dites loups-garous. Tous les deux.

—C'est la réalité, affirma Remus qui s'était lui aussi jeté le sortilège de traduction instantanée.

—Les lupryadalis le vérifieront en quelques secondes. Vous savez ce que sont les lupryadalis ?

—Oui, répondirent les deux amis d'une même voix, calme et posée.

—Depuis quand êtes-vous des loups-garous ?

—Tu connais nos règles Ñolofinwë, tu ne poses pas ce genre de questions tant que tu n'es pas sûre de ce qu'ils sont vraiment, ennemis ou alliés, humain ou loup.

—Cela fait plus de trente-huit ans que j'en suis un, répondit Remus, comme s'il n'avait pas entendu la deuxième personne.

—Trois ans pour moi.

La discussion se termina là, Remus et Hermione furent escortés jusqu'au village. Ils observaient avec attention leur environnement, enregistrant tous les détails qui leur semblaient importants. L'elfe nommée Ñolofinwë, semblait être très intéressée par les deux arrivants, elle ne cessait de leur jeter des coups d'œil. Elle les dévisageait sans retenue, curieuse. Après un quart d'heure de marche, ils arrivèrent devant une dizaine de petites maisons rondes qui formaient un cercle. Au centre une statue ornait la place. Elle était assez grande et à en juger la forme, elle représentait un lupryadalis. A ses pieds se trouvait un petit feu, ainsi que des couronnes de fleurs. Autour de la statue étaient dressés des bancs en bois, comme si les lupryadalis faisaient des veillées où ils se racontaient des histoires.

Remus fut surpris de voir que les lupryadalis étaient seuls à utiliser cet endroit. Où étaient donc les elfes et les loups-garous ? La deuxième elfe sembla lire dans ses pensées puisqu'il répondit à sa question silencieuse.

—Nous autres les elfes préférons dormir en sécurité, dans les arbres.

Elle fit un signe pour que Hermione et Remus lèvent la tête. Ils ne furent pas déçus. Dix mètres au dessus d'eux, un second village, bien différent du premier, s'étalait. Il était très impressionnant. Pour commencer, les habitations étaient bien plus nombreuses. Il devait y en avoir une vingtaine. Elles étaient toutes en bois, décorées avec des fleurs et des lumières. Un pont en bois reliait chacune d'entre elles. Les maisonnées semblaient magiques, ce qui était probablement le cas.

L'elfe qui semblait les diriger les observa pendant qu'ils regardaient avec émerveillement. Ces deux humains ne lui inspiraient pas confiance. Leur aura était très étrange, elle n'en avait jamais vu de telle, même chez les plus étranges personnes qu'elle avait rencontré. Quelque chose dans leur attitude l'interpellait. S'ils connaissaient les lupryadalis, ils savaient à quels points ils étaient dangereux. Ils devaient également savoir que des elfes et des loups-garous résidaient là. Alors pourquoi vouloir y entrer de leur plein gré ? Ils savaient certainement que leur camp se situait dans la Riviera albanaise. Elle se promit de découvrir ce qu'ils cachaient.

—Si vous connaissez les lupryadalis, vous connaissez sans doute les règles de nos tribus. Une fois la barrière passée, vous ne pouvez plus repartir. Vous faites désormais partis des nôtres, et ce jusqu'à la mort. Aucune trahison ne sera acceptée. Si vous tentez de vous échapper, les lupryadalis vous traqueront, les elfes vous tortureront et les loups-garous vous achèveront. Si vous avez besoin de moi, je serais aux quartier des Luftëtar.

Malgré sa petite taille, l'elfe n'en paraissait pas moins menaçante. Sa magie pulsait autour d'elle, comme une aura puissante et ses yeux violets étaient aussi froids que la glace. Les Élus commençaient sérieusement à paniquer. Ils n'avaient pas encore rencontré les lupryadalis, mais d'après les connaissances de Remus, ils étaient les pires, mais ils voyaient difficilement comment on pouvait être pire que cette elfe. Elle faisait vraiment froid dans le dos. Elle réajusta sa couronne d'argent, leur jeta un regard noir et partit sans se retourner.

Hermione et Remus ne s'étaient jamais autant senti menacés depuis qu'ils avaient voyagé à travers le temps. Comment allaient-ils pouvoir récupérer l'horcruxe et s'échapper de ce camp sans être tués ?

—Ne vous inquiétez pas trop, nous ne sommes pas tous comme Voronwë, intervint la seconde elfe. Elle peut être un peu froide au premier abord. Elle n'aime pas vraiment les étrangers qui débarquent dans nos affaires. Elle pense qu'ils veulent nous voler nos secrets. Ce qui est ridicule puisque tout le monde ici peut tuer les humains en une poignée de seconde, mais que voulez-vous, son prénom signifie « l'inébranlable » dans la langue elfique, alors... Venez, je vais vous présenter aux autres. Je fais partie du quartier Mençurinë, c'est là que vous allez résider en attendant que le conseil décide de ce qui vous conviendra le mieux.

Ñolofinwë leur raconta que les lupryadalis, les elfes et les loups-garous travaillaient tous ensemble, même si les lupryadalis dirigeaient la majorité des opérations. C'était eux les plus puissants et les plus impulsifs. Ils détestaient tous les humains, sorciers et moldus, qui pouvaient vivre heureux, sans se soucier des autres. La plupart des sorciers ignorait même leur existence. Contrairement aux loups-garous, qui eux aussi détestait la société sorcière pour avoir fait d'eux des parias, des monstres, les lupryadalis détestaient aussi les moldus. En effet, étant très grands, ils attiraient les regards, leurs cheveux roux et leurs yeux bleu électrique avaient déjà valu des insultes à leurs ancêtres, voire des condamnations aux bûchers. La magie les protégeait, mais ils étaient très rares qu'ils utilisent des baguettes comme les sorciers. Certains étaient mort ainsi, la magie ne pouvant les secourir à chaque fois. Ils vivaient reclus et sans les elfes qui les aidaient à canaliser leur magie et leur impulsivité, la Terre aurait déjà disparu depuis plusieurs siècles. Les elfes ne comptaient plus le nombre de fois où ils avaient dû les empêcher d'exterminer toute la planète.

L'elfe leur expliqua que leur cité était divisée en plusieurs quartiers et qu'ils étaient répartis en fonction des aptitudes de chacun. Elle, par exemple, était au quartier Mençurinë, le quartier des sages. Voronwë se trouvait au quartier Luftëtar, le quartier des plus vaillants combattants.

Plusieurs jours passèrent ainsi, les Élus du Temps parcouraient les environs, faisaient leurs preuves auprès des autres. Sans surprise, c'était les lupryadalis les plus méfiants. Certains étaient plus qu'hostiles. Ils n'avaient trouvé aucune trace de l'horcruxe, la magie était trop abondante, trop puissante et les quartiers qu'ils avaient visités ne contenait pas l'horcruxe, du moins ils ne l'avaient pas vu. Ils essayaient d'être les plus discrets possibles, il fallait absolument que personne ne se doute de rien. Malgré tout cela, Remus se posait toujours la même question. Comment allaient-ils faire pour sortir de cet enfer ? Non pas qu'il détestait cet endroit, il l'aimait beaucoup d'ailleurs, mais il l'aimerait beaucoup mieux s'il savait qu'il n'y était pas prisonnier à vie. Hermione ne semblait pas tant que cela s'en soucier. Elle voulait d'abord récupérer l'horcruxe et improviser par la suite, mais elle ne connaissait pas tant que cela les lupryadalis, les elfes et les loups-garous que cela. Jamais ils ne les laisseraient partir.

Les deux élus du Temps étaient réunis pour la première fois au quartier central, là où vivaient les dirigeants de la communauté. Remus appréciait de voir qu'il n'y avait pas uniquement les lupryadalis qui gouvernaient, mais aussi les elfes et les loups-garous. Cela était étrange pour lui de voir ses semblables ainsi, dans des positions importantes, sur un pied d'égalité. Les créatures magiques étaient sans aucun doute bien plus tolérantes que les sorciers, ou même les humains en général. Jamais Remus, depuis qu'il était arrivé en Albanie n'avait vu un être rabaissé par sa nature. Les lupryadalis, bien qu'ils étaient les plus puissants, traitaient tout le monde sur un pied d'égalité. Cela était certainement dû au fait qu'il avait un parent loup-garou et un parent elfe, mais il n'y avait aucune hiérarchie de puissance ou de nature. Les elfes et les loups étant deux espèces brimées par les sorciers ne reproduisaient pas leurs erreurs et ne traitaient pas l'autre espèce comme des pestiférés simplement parce qu'ils étaient différents.

Remus avait beaucoup réfléchi et observé le fonctionnement des trois espèces et en était venu à la conclusion qu'il n'était peut-être pas un sorcier comme les autres, il était un loup-garou. Bien sûr, il le savait déjà, il connaissait sa nature depuis ses cinq ans, mais ici, les loups-garous semblaient être une espèce à part. Ils semblaient être fiers de ne pas être totalement humain, fiers d'être loup-garou. L'élu du Temps n'avait pas osé les questionner sur cela, c'était une réflexion très personnelle et il n'avait pas envie de la partager avec des inconnus, aussi semblables que soient ces personnes avec lui. Remus avait été très choqué lorsqu'il avait appris en cours de défense contre les forces du mal par un de ses incompétent qui lui avait servi de professeur, en deuxième ou troisième année, que les loups-garous devaient se présenter au département de contrôle et de régulation des créatures magiques. Il n'était pas un animal, ni un gobelin ou un elfe de maison. Aujourd'hui, il trouvait toujours cela aussi révoltant, cela permettait au Ministère de recenser les loups-garous pour être sûr qu'ils ne soient pas employés et contaminent des sorciers « normaux » mais lentement, s'insinuait dans son esprit l'association créature magique et loup-garou, et étrangement, cela ne le dérangeait plus autant qu'avant.

Les Élus ne se trouvaient pas au quartier principal sans raison, c'était leur cérémonie de répartition, du moins ce fut ainsi que cela leur fut traduit. Ils avaient eu un air nostalgique, en entendant ce nom, mais avaient demandé aux loups-garous qu'ils leur expliquent en quoi cela consistait plutôt que de se perdre dans des souvenirs douloureux.

Les trois espèces étaient réparties en fonction de leur capacité dans des sections qui leur correspondaient. Les deux elfes qui les avaient amenés étaient respectivement au quartier Mençurinë, le quartier des sages et au quartier Luftëtar, le quartier des guerriers. Étant les deux seules nouvelles personnes rejoignant la tribu, la cérémonie se déroula rapidement. Remus fut réparti au quartier Mençurinë, comme Ñolofinwë tandis qu'Hermione, à sa grande déception, fut répartie au quartier Mbrojtës, le quartier des protecteurs. Elle aurait préféré être avec les guerriers, mais comme le lui avait fait remarqué Remus, elle avait beau être très douée, elle ne valait pas les elfes ou les lupryadalis.

La veillée se déroula avec convivialité, les lupryadalis semblaient être un peu moins sur la défensive et la magie crépitait de partout, comme pour montrer son accord et son bonheur. De nombreux objets volaient à travers les arbres et Hermione pensa sincèrement que même après l'avoir découvert plus de treize ans auparavant, la magie ne cesserait jamais de la surprendre.

Afin de clôturer la soirée, la tribu amena les élus du Temps devant le mur des Oubliés, mur qui recensait toutes les actions que des loups-garous ou des elfes avaient réalisé, mais qui avait été volées par les sorciers. Pendant qu'Hermione observait avec admiration ce mur, Remus sentit un frisson le parcourir. Il y avait quelque chose d'étrange dans l'air. Il n'avait pas senti cette énergie depuis plusieurs mois, son visage se décomposa lorsqu'il vit l'objet qui émanait cette force. Hermione remarqua seulement que quelque chose n'allait pas lorsque Remus se mit à trembler de tout son être. Certains commencèrent à le remarquer également.

—Rem', ça va ?

Hermione s'approcha de lui et le força à s'asseoir sur le sol. Elle se pencha au-dessus de lui et Remus lui murmura à l'oreille si faiblement, que si elle n'avait pas été loup-garou, elle aurait bien été incapable de comprendre ce que son ami lui avait dit.

—J'ai trouvé l'horcruxe.

Hermione se tendit imperceptiblement et du faire appel à tout son contrôle pour garder un visage impassible. Elle savait qu'elle ne pouvait pas questionner Remus plus que cela, elle avait entendu ce que son ami lui avait dit, uniquement parce qu'elle avait une ouï sur-développée grâce au loup qui sommeillait en elle, mais étant donné que la plupart des personnes autour d'elle possédait la même audition qu'elle, il fallait qu'elle soit discrète. Elle se doutait que au moins une personne devait parler l'anglais, et il ne fallait pas que leur recherche soit entendue.

—Je crois qu'il est surtout fatigué. Je vais le reconduire dans son nouveau quartier et une bonne nuit de sommeil lui fera le plus grand bien.

Elle aida son ami à se relever et le conduisit jusqu'au quartier Mençurinë, elle savait que Remus avait autant tremblé pour l'interpeller, mais elle connaissait son ami et se doutait bien qu'il angoissait sérieusement. Comment ne pas le faire ? Il était impossible d'échapper aux lupryadalis. Eux combinés à la magie des elfes, ils pouvaient être sûrs qu'ils mourraient si par miracle ils parvenaient à s'échapper. Elle marcha lentement jusqu'à son propre quartier, et fit un détour par le mur des Oubliés. C'était réellement fascinant de voir toutes les créations que les sorciers s'étaient attribués, mais cette fois-ci, elle n'était pas là pour cela. Elle ouvrit les yeux et sa magie, mais ne ressentit rien de particulier. Il fallait qu'elle parle à Remus pour savoir quel horcruxe c'était exactement et qu'elle trouve un plan.

Plusieurs jours étaient passés ainsi, Remus angoissait sur sa mort imminente et l'échec de leur mission tandis que Hermione réfléchissait à un moyen de récupérer l'horcruxe, de le détruire et de s'échapper de cet endroit. Ils venaient de se retrouver pour une mission de nuit, surveillant la partie ouest du village. Leurs compagnons semblaient leur faire assez confiance pour laisser les deux nouveaux garder seuls une partie de leur territoire. Après tout, Hermione et Remus n'avaient rien laissé paraître, personne ne pouvait se douter qu'ils préparaient une fuite. Le destin semblait, pour une fois, être avec eux puisque le mur des Oubliés se trouvait à l'extrême nord-ouest du territoire, mais cela restait dans leur zone de garde. Ils s'y étaient rendus sans un bruit, craignant d'être observés, jusqu'à ce que Hermione, n'y tenant plus, posa les questions qui la tourmentaient.

—Quel est donc l'horcruxe que tu as trouvé ? Lorsque je suis revenue, je n'ai senti aucune forme de magie familière et je n'ai pas vu la coupe ou le médaillon.

—C'est parce que ce n'est ni l'un ni l'autre. Et tu ne connais pas la magie lupine comme moi, tu n'as pas pu le ressentir.

—C'est quel horcruxe alors ?

—Un qu'on ne connaît pas. La parure de Gryffondor.

—La parure de..., s'étonna-t-elle. Je n'en ai jamais entendu parler.

—C'est normal, son épée est bien plus connue, mais seul un véritable Gryffondor peut la trouver et s'en servir, bien loin de Voldy. La parure de Gryffondor est en réalité la parure de Moïra Gryffondor, la fille de Godric.

—Comment tu sais tout cela ? J'ai cherché des histoires sur les fondateurs et je n'ai jamais rien trouvé. Déjà on apprend qu'il y en a une cinquième mais qu'en plus Voldy a transformé un nouvel objet que personne ne connaît !

—Bathilda Tourdesac habite à Godric's Hollow, c'était une amie aux parents de James. J'ai eu l'occasion d'assister à quelques dîners avec elle et elle est bien plus passionnante que Binns lorsqu'il s'agit de raconter le passé.

—La seule fois que je l'ai vue, elle était possédée par le serpent, frissonna Hermione. C'est dingue quand même, Il était tellement obsédé par les fondateurs et son ancêtre qu'il s'en est pris à l'héritage de la fille de l'ennemi de son ancêtre.

—Cela reste l'héritage Gryffondor, même si peu de personnes ont connaissance de cet objet.

Ils arrivèrent devant le mur des Oubliés et Hermione observa les alentours. Elle regardait partout autour d'elle, essayant de discerner le mieux possible dans la nuit noire, mais étant seulement dotée de sa baguette qui éclairait la forêt d'un lumos, et ne voulant pas se faire trop repérée, la tâche était ardue.

—Essaye de la sentir avec la magie.

—C'est bien le problème, je ne sens rien. J'ai toujours été assez sensible avec la magie, encore plus depuis qu'on est ici, et je ne sens rien. Je ne sais pas ce qu'il m'arrive.

—Je pense que c'est parce que tu es angoissée. Tu ne canalises plus ta magie mais l'enferme peu à peu. Cela t'empêche pleinement de ressentir les autres formes de magie et étant donné que tu découvres un nouvel environnement, deux magies que tu n'avais jamais côtoyé auparavant, cela n'aide pas vraiment.

Hermione essaya de se concentrer sur sa magie, sans succès, elle était comme bloquée. La sorcière savait que depuis quelques temps, sa magie en faisait des siennes et était plus que capricieuse, mais plus elle essayait de la dompter, plus elle se rebellait.

—Ne vois pas la magie comme quelque chose de compact qui serait à l'intérieur de ton cœur, mais ressens-la au plus profond de toi, de la racine à la pointe de chacun de tes cheveux, à l'intérieur de chacune de tes milliards de cellules. La magie fait partie de toi, de ton corps entier.

Hermione écoutait Remus avec attention, comme une élève écoutant son professeur lui enseigner quelque chose de particulièrement intéressant. Elle ferma les yeux et se concentra. Sans qu'elle ne s'y attende, elle reçut une vague de magie impressionnante et avança de quelques pas sous le choc. Jamais elle n'avait ressenti une telle chose. Elle se tourna vers Remus qui avait le sourire aux lèvres.

—Qu'est-que c'était ? Et qu'est-ce qu'il y a autour de nous ?

Les élus étaient entourés d'un halo lumineux, qui semblait contenir toutes les couleurs du monde.

—C'est ce que je veux que tu arrives à faire. Je t'envoie des vagues de magie pure.

Devant l'air interrogateur d'Hermione et anticipant ses questions, le sorcier continua.

—Je ne t'apprends rien si je te dis qu'il existe plusieurs formes de magie. La magie pure, comme son nom l'indique est une forme de magie ne modifiant pas la magie, ne contrôlant pas. Cela n'a rien à voir avec la magie accidentelle que tu faisais avant ton entrée à Poudlard, c'est l'essence même de la magie, qui n'est bridée par aucun sort. Il faut être capable d'un très grand contrôle sur soi-même pour pouvoir envoyer des vagues de magie ainsi. Mais je sais très bien que tu en es capable et cela t'aidera à trouver la parure et à l'amener vers nous.

Hermione s'exerça pendant plus d'une demi-heure avant de réussir à émettre des étincelles de magie pure et il lui fallut encore trois quarts d'heure avant de réussir à envoyer des vagues de magie et à repérer la parure. Avec précaution, elle la fit parcourir les quelques dizaines de mètres qu'il y avait entre le bijou et elle-même. Remus avait essayait de l'aider mais il était très important que la sorcière y arrive par elle-même. Le sorcier avait donc attendu et pris son mal en patience, sans qu'Hermione ne le voit, bien entendu.

Lorsqu'enfin elle parvint à amener la parure devant elle, elle fut subjuguée par la beauté de l'objet. Il n'avait sans aucun doute était fait par des gobelins pour qu'il émane une telle aura.

—Pourquoi notre destinée est toujours liée aux bijoux ? C'est vrai quoi. Les Bijoux du Temps, le diadème de Serdaigle, le médaillon de Serpentard, la bague des Gaunt et maintenant la parure de Gryffondor !

Sans lui répondre, Remus s'empara de la parure étincelante de rubis et d'or, tout en observant avec grande attention les environs. Il l'inspecta sous toutes les coutumes, ressentant la magie noire, mais sous une forme différente, comme si la magie elfique et lupine influençait l'horcruxe.

—Il faut qu'on la détruise au plus vite, déclara Hermione, qui eut immédiatement l'accord de Remus.

Ils s'éloignèrent du mur des Oubliés et se dirigèrent vers l'extrême ouest du territoire. Une fois arrivés là-bas, ils déposèrent l'horcruxe au sol sans trop réfléchir et Remus lança le feudeymon. Étrangement, Remus se sentit pas l'horcruxe le toucher et l'affaiblir. Il le voyait se débattre, mais il ne semblait pas capable de lui envoyer des images de Dora, de Teddy ou des maraudeurs. Une aura noire s'était emparée de la parure, quelque peu semblable à celle qui entourait Hermione lors de ses très grosses crises, mais c'était comme s'il assistait à la destruction de l'horcruxe, sans en être l'acteur. Lorsqu'il fut totalement détruit, il arrêta son sort et s'effondra sur le sol, le feudeymon demandait toujours une grande capacité magique, ce qui n'était pas vraiment un problème pour les élus du Temps, mais aussi une concentration et un contrôle de soi très important. Hermione s'approcha du bijou et le saisit. Il avait grandement perdu de sa superbe, comme les autres objets abritant une partie de l'âme du Seigneur des Ténèbres. Chaque rubis était entaillé ou brisé, l'or était nettement moins éclatant, jamais ils ne pourraient le remettre là où il était et faire comme si rien ne s'était passé.

Mais il avait détruit un horcruxe de plus. Le diadème, le journal, la bague des Gaunt et dorénavant la parure n'étaient plus. Il ne restait que la coupe, le médaillon ainsi que l'enveloppe corporelle de Voldemort, et ils pourraient en venir à bout.

Les deux sorciers soupirèrent, épuisés de toutes les émotions qu'ils avaient eu lors de cette dernière journée, mais ils étaient à mille lieues de se douter que la journée était encore très loin d'être finie et qu'ils n'étaient clairement pas au bout de leurs surprises.


Je ne parle pas albanais donc il peut y avoir des erreurs.

Traduction :

Përshëndetje : Bonjour

Ne nuk nënkuptojmë asnjë dëm : Nous ne vous voulons aucun mal

Damn, unë mendoj se ata janë anglisht. Anglezët janë gjithmonë shumë kuriozë : Merde ce sont des anglais. Ils fouinent toujours partout les anglais.

Les lupryadalis sont ma propriété exclusive.