« La différence entre le possible et l'impossible se trouve dans la détermination »
Gandhi
Les deux sorciers se relevèrent quelques minutes après avoir détruit l'horcruxe. Ils étaient quelque peu fatigué, mais moralement, ils étaient soulagés d'avoir tué une partie de plus de l'âme de Voldy. Certes, il restait toujours des horcruxes, mais c'était tout de même une avancée non-négligeable. Ils avaient brièvement essayé de transmettre ce message à Minerva à travers les Bijoux du Temps, mais n'était pas vraiment sûrs d'avoir réussi. Ils avaient beau avoir détruit l'horcruxe, il restait toujours une sérieux problème. Ils étaient prisonniers des lupryadalis, des elfes et des loups-garous. Les premiers étaient extrêmement puissants, mais les deux autres espèces pourraient sans grande difficulté également, les tuer s'ils le voulaient. Ils devaient trouver une solution, et vite. Beaucoup plus vite qu'ils ne le pensaient.
—Puis-je savoir ce que vous faites ? demanda une voix glaciale dans leur dos.
Hermione et Remus se retournèrent d'un seul coup, brandissant leur baguette devant la personne qui se tenait devant eux. Elle les dominait de plusieurs tête et semblait passablement furieuse. C'était un lupryadalis qui détestait particulièrement les élus du Temps. Comme tous les lupryadalis il ne leur faisait pas confiance, mais lui ne perdait jamais une occasion de les rabaisser. Aegnor, puisque c'était son nom, avait l'expression encore plus froide et hostile que d'habitude, ce qui selon Hermione relevait du miracle pur. Quoique pas vraiment puisque cette expression leur était destinée, ce qui n'annonçait rien qui vaille. Ses longs cheveux roux flottaient dans le vent et ses yeux bleu électrique lançait des éclairs qui faisait de lui un être très menaçant. Ils l'étaient déjà en temps normal, mais à cet instant, ses yeux étaient particulièrement effrayants. Jamais les sorciers n'avaient vu une telle expression à l'intérieur de ces yeux bleus, que tous les lupryadalis arboraient avec fierté. Ces yeux étaient les leurs, leur identité, leur génétique, unique pour leur espèce.
—Je réitère ma question : puis-je savoir ce que vous faites ?
N'obtenant toujours pas de réponse, le lupryadalis allait commencé à s'énerver, mais une elfe usa de sa magie pour le calmer.
—Eressëa, Vasa, Siltiama, Astaldo, amenez les aux tre të mëdha ! Immédiatement, ordonna-t-il d'une voix glaciale. Les autres, fouillez les environs. Je viendrais Leurs expliquer la situation.
Les deux sorciers se firent emmener de forces, ils étaient attachés par des lianes magiques crées par les elfes. Le lupryadalis les avait envoyé aux tre të mëdha, les trois chefs de la tribu. Ni Hermione ni Remus n'avaient eu l'honneur de les rencontrer, ils ne sortaient pratiquement jamais de chez eux et ne présidaient que les conseils les plus importants. C'étaient eux qui décidaient de tout, la vie dans la tribu, les protections magiques. Ils étudiaient soigneusement chacun des leurs pour s'améliorer sans cesse. Si un combattant perdait en vigueur, il était automatiquement transféré dans un nouveau quartier, de même si un Mençurinë faisait quelque chose d'irréfléchi, il changeait de quartier. Les tre të mëdha, les trois grands en albanais, étaient presque considéré comme des légendes par les les elfes et les loups-garous, et plus encore par les lupryadalis.
Ils essayaient tant bien que mal de cacher leur terreur, mais c'était évident qu'ils avaient peur. Le lèvre inférieure d'Hermione tremblait et Remus était parcouru de frissons. Ils furent jetés sans ménagement dans une petite pièce du village central, qui semblait faire office de prison le temps que les tre të mëdha décident du sort de l'accusé. Il faisait sombre, chacun distinguait à peine le visage de l'autre. Aucun des deux amis ne parlait, le silence n'était que plus pesant mais ouvrir la bouche était déjà un effort trop difficile à réaliser. Ils étaient tous deux perdus dans leur pensée, avant le conseil, qui semblait-il, allait sceller leur mort.
Remus ne sut pas combien de temps il resta là à attendre que quelque chose se passe, mais cela lui sembla interminable. Pour la première fois depuis de nombreux mois, il n'avait aucune solution pour s'échapper et survivre. Depuis la bataille de Poudlard, il avait été confronté de nombreuses fois à des situations plus ou moins similaires, mais à chaque fois il s'en était sorti. Bien sûr, il n'avait jamais été confronté aux lupryadalis, mais il avait tout de même survécu aux mangemorts, à Voldemort et à des Gardiens qui n'étaient plus vraiment humains et qui avaient tenté de le tuer. C'était une situation inédite et imprévue, mais malheureusement pour lui, Remus détestait l'imprévu ainsi que les plans totalement improvisés, mais pour faire de l'improvisation, il faudrait déjà avoir un plan, ce qui était loin d'être leur cas.
Perdu dans ses pensées, Remus ne vit pas immédiatement Hermione se lever et se diriger vers la sortie, qui était bien plus éclairée que quelques minutes auparavant.
—Rem', ils sont là. On doit y aller, murmura-t-elle d'une voix rauque.
Le sorcier hocha la tête puis se leva à son tour, il suivit le loup-garou qui leur indiquait le chemin, qui n'était pas bien loin et on pouvait difficilement le manquer. L'endroit surplombait le village central, contrairement à la plupart des habitations qui étaient simple et modeste, cet endroit, qui pouvait presque être confondu avec un palais, était richement décoré et mis en valeur. Il contrastait énormément avec la façon de vivre ds loups et des elfes que s'en était troublant.
Les élus du Temps n'eurent guère plus le temps d'admirer le palais qu'ils furent entraînés de force à l'intérieur. Les murs étaient d'un blanc immaculé, presque éblouissant. Seul le mur situé à gauche de l'entrée cassait cet univers trop blanc. Il était orné d'une trentaine de portrait, tous immobiles. Il semblait y avoir trois colonnes, une représentant les elfes, une autre pour les loups-garous et une dernière pour les lupryadalis. Ils ne purent pas les observer en détails mais Hermione s'aperçut qu'il y avait très peu de femmes.
Le loup-garou qui les encadrait leur fit signe de patienter à cet endroit là, ils restaient tout de même sous la surveillance de deux elfes, il ne fallait pas non plus exagérer, ils étaient des prisonniers. Il revint quelques minutes plus tard et les fit entrer dans une grande pièce, semblable aux tribunaux moldus. A la place des jurés, trois trônes étaient dressés, les trônes des tre të mëdha à l'évidence. Hermione avait réussi à calmer les tremblements qui lui parcouraient le corps et prit le temps d'observer les trois personnes qui se trouvaient devant elle.
A gauche, se tenait un être aux yeux violets et aux cheveux bruns coupés au carré, assez petit, ne dépassant certainement pas le mètre cinquante. La couronne en or posée sur sa tête indiqué aux voyageurs du temps que c'était un homme. Contrairement aux elfes lambda qui eux possédaient une fine couronne —or pour les hommes et argent pour les femmes— s'apparentant plus aux serres-têtes moldus qu'aux couronnes en tant que telles, la couronne de l'elfe était impressionnante, encore plus pour une personne de cette taille-là.
A droite, les Élus du Temps purent reconnaître sans mal un loup-garou. Des tre të mëdha, c'était lui qui avait le plus de cicatrice, mais toujours bien moins que Remus et Hermione, ce qui était compliqué. Il était assez grand, ses cheveux blonds coupé court, presque ras. Ses pupilles étaient plus larges que celles d'un humain mais étaient presque indissociables de ses iris noires qui lançaient des éclairs. Il possédait lui aussi une couronne, en or également, l'argent étant à proscrire, mais bien qu'il était le seul loup-garou à en posséder une, elle n'en était pas moins imposante.
Et puis au milieu, dominait un lupryadalis. Ses deux mètres contrastait grandement avec le mètre cinquante de son voisin de gauche que c'en était presque risible. Même s'ils étaient assis, la différence n'en restait pas moins impressionnante. Ses cheveux roux étaient vraiment très longs, les deux voyageurs du temps ne se rendaient pas vraiment compte étant donné qu'il était assis, mais ils arrivaient pratiquement à ses genoux. Ses yeux bleus électrique étaient glacials, mais il faisait de son mieux pour garder une expression neutre.
Hermione dut se retenir de faire une remarque cinglante sur l'égalité des genres aux trois hommes. En d'autres circonstances, elle n'aurait pas hésité à le faire, mais ces trois hommes allaient décidé de son hypothétique mort, alors autant ne pas les offenser plus que nécessaire.
—Aegnor, puis-je connaître la raison de ce conseil d'urgence ? En en quoi cela concerne les étrangers ? commença le lupryadalis.
—Oui seigneur Turuncáno. Ces deux étrangers sont Remus et Hermione, respectivement les nouvelles recrues des Mençurinë et des Mbrojtës.
—Pourquoi n'ont-ils pas pris de nom elfique ? demanda l'elfe. Toute personne qui entre sur nos terres renie son passé et devient une nouvelle personne. C'est une règle ancestrale.
—Je l'ignore mon seigneur, fit Aegnor, gêné. Il craignait fortement ce que pouvait lui dire le chef.
—Tu l'ignores. Et pourquoi cela ? Ne t'es-tu pas posé la question ? Tous tes camarades portent un nom elfique et eux peuvent déroger à la règle et porter des noms d'humains ? interrogea le loup-garou.
—Je n'y ai pas pensé mes seigneurs, je m'en excuse. Ces deux étrangers m'ont paru louche et j'ai souhaité les étudier de plus près plutôt que de me fier aux lois ancestrales. Cela ne se reproduira plus.
—Tu seras puni Aegnor. En tant que lupryadalis, ce sera Turuncáno qui, comme d'habitude, décidera de ta sentence. Continue donc sur la raison qui vous ont poussé, toi et les autres à demander ce conseil.
Aegnor déglutit lentement et fit une pause avant de se reprendre.
—Ces deux humains ont détruit la parure de Moïra cette nuit.
Des murmures retentirent dans la salle d'audience et ce fut à ce moment-là que Hermione se rendit compte qu'il y avait un public. Ils avaient été si silencieux qu'elle ne les avait pas remarquer. Cette parure semblait être importante au vue de leurs réactions.
—Comment l'ont-ils trouvée ? Comment ont-ils pu la détruire ?
—Pour la première question, je l'ignore, mais ils l'ont détruit avec le feu.
—Le feudeymon, murmura le chef des loups-garous. C'est un sort de magie dite noire, expliqua-t-il aux autres, la plupart ne connaissant pas les sorts de magie avec baguette, qui a la capacité de tout détruire sur son passage. Il est très difficile à maîtriser pour des sorciers et encore plus pour des loups-garous, puisque la magie sauvage lupine, se mélange avec la magie sauvage du feudeymon.
—Cela n'explique pas pourquoi ils l'ont fait, dit l'elfe en chef.
—Ils ont détruit une relique d'une de noble fondatrice, la sentence est la mort, intervint le lupryadalis.
Personne n'eut l'idée d'interroger les Élus du Temps pour connaître leurs raisons, c'était leur procès, mais ils n'y participaient pas. Les lupryadalis semblaient vouloir leur mort à tout prix, les elfes et les loups-garous étaient moins véhéments, mais il était clair que certains n'en pensaient pas moins. Ce fut une elfe qui vint leur porter secours, et quand ils la reconnurent, ils furent très surpris.
—Seigneurs, je m'excuse de vous interrompre ainsi, mais je dois vous parler de quelque chose de capital. Comme Aegnor, ces deux humains m'ont semblé très étrange dès notre rencontre. Pour ceux qui ne le savaient pas, ce sont Ñolofinwë des Mençurinë et moi-même qui les avons trouvé près de nos barrières de protections. J'ai été très surprise de voir qu'ils connaissaient les lupryadalis, les elfes et les loups-garous, mais étant eux-mêmes des loups-garous, cela s'est expliqué par la suite. Ce que je ne comprends toujours pas, c'est pourquoi venir aussi près de nos terres, tout en sachant que nous vivions ici et que quiconque pénétrait sur notre territoire ne repartait jamais.
—Je ne vois pas le rapport Voronwë.
—Vous allez comprendre Seigneur. Lorsque Ñolofinwë les a fait visiter le campement, je leurs ai pris un peu de leur essence magique pour l'étudier. Je sais que ce n'est pas vraiment dans nos habitudes de procéder mais mon instinct me soufflait que c'était la bonne chose à faire. Vous ne pouvez pas les tuer Seigneurs, la fille a été bénie et l'homme étant son compagnon de voyage et ami, est aussi intouchable qu'elle.
—Quand et par qui ?
—Je ne connais pas la date exacte, mais cela remonte à plusieurs années et c'est par une de vos descendantes, Seigneur Seregon conclut-elle en fixant son supérieur.
—Approche petite.
Hermione mit quelques secondes à comprendre que c'était elle que le seigneur des elfes avait appelé et non Voronwë. Elle s'approcha avec hésitation, quelque peu réticente. L'elfe la prit par les épaules et Hermione dut se faire violence pour ne pas s'enfuir en courant. Elle se sentait beaucoup trop observée et être prise ainsi par les épaules lui rappelait sa deuxième visite au Manoir Malefoy, ce qui était tout sauf agréable. Lorsque enfin il la lâcha, elle se précipita vers Remus et serra son bras, comme pour s'assurer qu'il était bien là avec elle.
—Voronwë dit vrai, cette petite est bien bénie par ma descendance.
—Ce n'est pas la question. Ils sont ici pour répondre de leurs actes. N'oublions pas qu'ils ont détruit la parure de Moïra.
—Nous le savons Turuncáno. Ce qui m'intrigue, c'est pourquoi. Pourquoi avoir parcouru tout ce chemin pour détruire la parure. Ils sont anglais n'est-ce pas. Malgré leur statut de loup-garou, ils connaissent la magie des sorciers et portent une baguette, ils ont donc dû aller à Poudlard. Je me trompe ?
Bien que la question était rhétorique, Hermione ne put s'empêcher de hocher la tête, elle ne voyait pas où voulait en venir le loup-garou.
—Pour ceux qui ne le savent pas, Poudlard est une école de magie située en Ecosse, tous les sorciers britannique y font leur scolarité. Cette école a été fondée par quatre personnes, appelées «les fondateurs». Salazar Serpentard, Helga Poufsouffle, Rowena Serdaigle et Godric Gryffondor, le père de Moïra. Plusieurs élèves ont au cours des siècles voulu montrer leur vanité et ont cherché à réunir les reliques de ses fondateurs. Ces deux-là ne doivent pas avoir réussi à trouver une relique pour Gordic, ils se sont donc rabattu sur sa fille.
Le loup-garou leva un peu plus la tête, comme pour défier quiconque de le contredire, les deux sorciers durent se retenir de le faire, son discours était entièrement faux, jamais de leur plein gré ils n'auraient cherché à réunir les quatre reliques.
Ce fut Seregon qui leur accorda la parole, il semblait toujours intrigué par eux, mais moins véhément que les deux autres.
—Vous avez raison, nous avons été à Poudlard, tous les deux, mais nous n'avons jamais cherché à réunir une relique appartenant à chaque fondateur, sinon, pourquoi les détruire ? Quelqu'un s'en est chargé bien avant nous, et nous devons défaire son travail. Cet homme, si nous pouvons le qualifier ainsi, a repoussé les limites de la magie noire et est désormais immortel. Une partie de son âme se cachait dans la parure et seul le feudeymon était capable de détruire cet âme. La personne qui a fait ça, Tom Jedusor, peut-être vous le connaissez sous le nom de Voldemort, a détruit des milliers de familles, a tué, torturé, violé des milliers de personnes. Ils nous a enlevé nos amis et notre famille. Nous devons le détruire, conclut Remus.
—Ils disent la vérité Seigneurs.
—Cela n'empêche, nous ne les laisserons pas partir, intervint le chef des lupryadalis.
—J'ai une question, vous avez parler de l'âme de ce Jedusor. Qu'est-ce que c'est exactement et quels sont les effets sur nous ?
—Pour créer un horcruxe —c'est le nom de cette chose— il faut commettre un meurtre de sang-froid, car un meurtre déchire l'âme, il y a ensuite tout un rituel dont je ne connais pas les détails. Si le corps est détruit, l'être possède une demi-vie mais pourra renaître, expliqua Remus.
—Quant aux effets, Voldemort a réussi à posséder une de mes amies à travers un journal, durant l'année, elle avait de grands blancs, elle pouvait ne plus se souvenir de ce qu'elle avait fait quelques heures auparavant, si Harry n'avait pas détruit le journal, elle serait morte et Voldemort aurait repris vie, âgé de dix-sept ans. Elle a eu de la chance, elle n'a pas été affectée par la suite. Un autre horcruxe, une bague a tué notre directeur.
—Dumbledore est mort ?
Hermione et Remus se regardèrent et échangèrent un regard paniqué. Il n'était pas prévu que l'un d'entre connaisse Dumbledore.
—Pas exactement. Pas ici.
—Pouvez-vous être plus clair ?
—Ce sont des Elus du Temps, Seigneurs.
Les élus en question se tournèrent en un bloc vers Voronwë, qui elle fixait les tre të mëdha.
—Ils n'ont pas Ses marques.
D'un geste de la main, les protections entourant les Bijoux du Temps tombèrent et la bague d'Hermione ornait à nouveau son doigt tandis que le collier de Remus était bien visible sur sa poitrine.
—C'était inscrit dans leur essence magique.
—Voilà qui change la donne. De quelle époque venez-vous ?
—2002, répondirent-ils d'une même voix.
—Voronwë, pourquoi nous faire part seulement maintenant de tes découvertes ? Il aurait été préférable qu'une révélation de cette ampleur soit connue plus tôt.
—Leur essence magique est très complexe. J'ai dû demander de l'aide à plusieurs personnes avant de pouvoir tout étudier et devant une révélation de cette ampleur, j'ai préféré tout recalculer une seconde fois, de peur de me tromper, les résultats sont arrivés peu de temps avant le conseil, si bien que je n'ai pu vous en faire part.
—Bien, nous devons décider de la sentence.
—Turucáno, il ne peut y avoir de sentence. Ce sont des Élus du Temps. Ils sont les protégés de Hel Poudlard. Ils ont été bénie par une de mes descendante, qui n'est même pas encore née. Nous ne pouvons pas les maintenir prisonniers.
—Ce serait contraire à nos lois. Et qui dit Hel Poudlard, dit les Époux Damnés et je ne veux pas revoir ces deux insupportables qui se croient au-dessus de tout le monde. Ils ont une mission pour détruire ce Jedusor, et si un de ses objets a réussi à tuer Albus Dumbledore, je doute que les garder sur cette planète soit une bonne idée.
—Il reste un sorcier. Mais je n'en ai que faire, bien que je ne sois pas d'accord, mais mes deux confrères en ont décidé autrement. Je demande à ce que vous fassiez un serment magique. Personne ne doit nous retrouver. Nos secrets sont ancestraux.
—Nous comprenons tout à fait. Moi Remus John Lupin, jure sur ma magie de ne jamais révéler les secrets et l'emplacement du lieu de vie de ces elfes, loups-garous et lupryadalis.
Hermione l'imita, toute tremblante.
—Si jamais cela venait à s'ébruiter, je vous jure que nous vous traquerons. Les lupryadalis doivent continuer à inspirer de la terreur.
—Bien sûr Seigneur Turucáno.
—Nous gardons la parure de Moïra.
Les deux sorciers auraient aimé la garder, pour symboliser leur victoire de plus sur Voldy, mais vu les circonstances, ils n'essayèrent pas de négocier.
—Et n'espérez pas recevoir notre aide pour votre quête.
—Cela ne nous avait pas effleuré l'esprit.
Le conseil des tre të mëdha prit fin et ils se firent ramener à la frontière par Voronwë et Ñolofinwë, les deux elfes qui leur avaient permis d'entrer sur leur territoire. Après de brefs adieux, Remus les fit transplaner à Tirana, la capitale du pays.
—Tu te rends compte qu'on a réussi à survivre aux lupryadalis. C'était impossible.
—Il y a beaucoup de choses qu'on a faites dernièrement et qui étaient impossible Rem'.
—Oui, mais tu n'as pas vécu en meute, tu ne te rends pas compte la crainte qu'ils inspirent aux loups-garous qui ne font pas partie de leur tribu.
—Un horcruxe détruit de plus ! Ça te dérange de créer le portoloin tout de suite, j'ai vraiment envie de rentrer chez nous.
Remus s'exécuta et les deux amis le prirent ensemble avant d'atterrir, une seconde plus tard, dans leur jardin. Les protections les laissèrent passer sans problème et ils ouvrirent doucement la porte, ne sachant pas s'il y avait du monde. Ils se dirigèrent vers la cuisine et virent Franck et Alice, assis sur une chaise, l'air bien déprimé. Alice pleurait et son mari essayait tant bien que mal de la réconforter.
Avant qu'ils n'aient pu comprendre ce qu'il se passait, ils se retrouvèrent avec deux baguettes sous la gorge.
—Qu'est-ce qui me tracassait tant avant mon mariage, le jour où tu nous as appris que Helena et toi vous partiez, demanda Alice d'une voix froide.
—Tu avais peur de voir tes amies mourir. Tu as déjà perdu Mary et Dorcas, tu as peur que Lily meurt aussi, et même si Helena est froide, tu la considères comme ton amie.
Tremblante, Alice baissa sa baguette et Franck l'imita, bien que toujours méfiant. Elle se précipita dans leurs bras en sanglotant.
—Vous m'avez manqué ! On avait tellement besoin de vous ici ! Pourquoi ça a pris tant de temps.
—Alice, ne, ne me dis pas que nous avons encore perdu quelqu'un ?
Devant le silence de Franck et les sanglots d'Alice, les deux visages se décomposèrent. Hermione n'arrivait plus à articuler le moindre mot et ce fut Remus qui posa la question fatidique ?
—Qui est mort Alice ?
Les lupryadalis sont ma propriété exclusive.
J'espère que vous avez aimé le chapitre !
