« Les cicatrices parlent plus fort que la lame du couteau qui les a causées. »
Paulo Coelho, Le manuscrit retrouvé
Lily Evans faisait les cent pas dans une chambre du QG, au deuxième étage. Elle était très perturbée et semblait désespérément attendre quelque chose. Lorsque James passa le seuil de la chambre, il s'aperçut de l'état de détresse dans lequel était Lily et naturellement en fut très étonné. Il se précipita vers elle et s'apprêta à la prendre dans ses bras.
—Ma chérie, qu'est-ce qu'il se passe ?
Pour toute réponse, Lily le gifla avant de s'écarter brusquement de lui.
—Ça fait trois jours que je t'attends James ! Trois jours ! Où par Merlin étais-tu passé ? Ne me dis pas que tu étais en mission, j'ai vérifié, il n'y a que trois personnes et tu n'y es pas. Tu vois quelqu'un d'autre c'est ça ?
—Ma chérie, ce n'est pas du tout ce que tu crois. Il n'y a personne d'autre que toi.
—Alors, qu'est-ce que tu fais quand tu t'absentes ? Ce n'est pas la première fois et ce n'est pas normal que pendant trois jours, je n'ai aucune nouvelle de toi ! Il y a deux semaines, quatre jours après le retour de Remi et Helena, on ne s'est pas vu pendant une semaine. Une semaine !
James sembla quelque peu perdu par tout ce flot de parole mais se ressaisit rapidement.
—Est-ce que tu veux te marier avec moi ? demanda-t-il soudainement.
—Quoi ? Tu ne peux pas me dire ç-
—Je t'aime Lily, je veux que tu le saches, tu es tout pour moi. Même si on se dispute, même si je ne suis pas à genoux dans un grand restaurant avec une bague en diamant, et qu'on est au bord de la guerre, je veux qu'on se marie.
—James...
—EVANS ! Viens ici tout de suite, hurla une voix facilement reconnaissable depuis le rez-de-chaussée.
—J'arrive !
—Non, tu n'arrives pas, tu viens immédiatement, c'est urgent.
—Je reviens James, ne bouge pas, je me dépêche.
James eut un rictus et se laissa tomber sur le lit, la tête entre ses mains. Il était désespéré. A quoi bon faire des efforts si Lily ne voulait pas l'épouser ? Il l'aimait de tout son être, et ce depuis plusieurs années. Lorsque enfin, après les nombreux conseils de Remus, il s'était rendu compte qu'il s'y prenait très mal et que Lily n'avait aucunement envie de sortir avec un abruti, il s'était ressaisi. Il avait arrêté d'agresser les personnes qu'il n'aimait pas —excepté Rogue—, s'était montré moins arrogant. Mais et si malgré tout, Lily avait simplement cédé pour lui faire plaisir ? Et si elle ne voyait pas son avenir à ses côtés ? Autant abandonner son projet qui lui tenait à cœur et qui lui demandait tant de temps.
Pendant ce temps, et bien loin de se douter des états d'âme de James, Lily était descendue en trombe voir ce qu'il se passait. Elle vit Maugrey et Fabian avec une jeune femme dans les bras, elle était très pâle, ses cheveux étaient remplis de sang séché et ses vêtements en étaient imprégnés.
—Par Merlin ! Helena ! Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
—On l'a trouvée au bord du bois, elle était dans une mare de sang. Une chance qu'on soit passé par là.
—Assez parlé Prewett, il y a plus important, Grace doit être soignée le plus rapidement possible. Evans tu t'y connais en médicomagie ?
—Un peu mais je ne vais jamais y arriver toute seule.
—Très bien, on déclenche l'alarme d'urgence. Toutes les personnes de la maison se rassemble dans l'infirmerie, inutile de déranger ceux qui sont en mission.
—Qu'est-ce qu'il se passe ?
—Helena est dans un état déplorable.
—Pourquoi on a déclenché l'alarme d'urgence alors ? C'est censé être utilisé en dernier recours, pas pour une blessure.
—Tu n'as pas compris le sens de déplorable, Marlène.
—Bon Evans, je vais faire mon rapport à Albus, Prewett, tu viens avec moi. Fais ce que tu peux.
—Mais, je ne serais pas utile pour un rapport Fol-Œil, tu le sais très bien, laisse-moi rester ici pour pouvoir les aider.
Après quelques secondes d'hésitation, Maugrey accepta et ordonna à Lily de gérer le groupe puis il transplana et laissa les jeunes adultes dans l'infirmerie.
—Bon, ça ne sert à rien qu'on reste tous ici. Fabian, va avec Marlène, Alice et Frank où vous avez trouvé Helena et essayez de chercher des indices. James, Sirius restez avec moi et allez me chercher une bassine d'eau.
Elle s'approcha d'Helena et retint avec grande peine un haut-le-cœur. La jeune femme était terriblement mal en point. Lily commença par lui éponger le corps, pour enlever tout le sang et voir d'où venait les blessures. Elle lui retira ses vêtements déchirés et Helena se retrouva en sous-vêtements. A ce moment-là, Remus entra à la volée dans l'infirmerie.
—Qu'est qu'il y a ? Pourquoi l'alarme a été déclenchée ?
—Lunard, tu aurais dû rester de reposer ! C'est Helena, elle est dans un piteux état.
Les amis se retournèrent tous vers la jeune femme et fixèrent son corps. Personne ne l'avait observé minutieusement jusqu'à présent. Il possédait un nombre incalculable de cicatrices, anciennes comme récentes.
—Par Merlin, Rem' ! Elle a plus de cicatrices que toi ! Je ne savais pas que c'était possible !
Lily jeta un regard noir à Sirius lui faisant bien comprendre que ce n'était ni le moment ni l'endroit pour plaisanter, encore moins sur un sujet aussi grave. Avant qu'elle n'ait pu lui adresser un reproche oral, Hermione se mit à gémir et commença à trembler.
—Elle s'agite, ce n'est pas bon du tout. Maintenez-là pendant que je soigne ses blessures.
James et Sirius se positionnèrent chacun d'un côté tandis que Remus lui prit délicatement la tête.
—Oh putain ! cria Sirius pendant que Remus se contentait d'un « Merlin tout puissant »
Lily et James se penchèrent pour voir ce qui déclenchait les réactions de leurs amis. Malgré tout le contrôle sur eux-mêmes qu'ils avaient, aucun d'eux ne pu retenir une grimace de pure horreur. L'avant-bras d'Helena possédait la pire insulte que le monde sorcier connaissait. L'inscription tailladée dans sa peau ressortait étrangement. Le sang-de-bourbe était rouge vif, encore ruisselant de sang, contrastait énormément avec sa peau blanche, encore plus pâle que d'habitude.
—Black.
Les trois amis regardèrent Sirius avec des yeux ronds, ne comprenant pas du tout ce qu'il voulait dire.
—C'est bien Sirius, tu connais ton nom, tenta de plaisanter James.
—Non, tu ne comprends pas. Cette marque est l'œuvre d'un Black. Orion m'a appris ça quand j'étais gamin. Il m'a répété que ce sort, comme des centaines d'autres avait été créé par l'un de mes lointains ancêtres. Seul un Black de pure souche connaît ce sort. Voilà qui réduit le champ de possibilités.
—Je pense qu'on sait tous qui a fait ça, fit Lily, son visage toujours marqué par l'horreur.
Tous les quatre avaient évidemment pensé à la même personne. Celle qui donnait des frissons à tous ceux qui un jour avait eu le malheur de croiser son chemin. Celle qui était tant haïe, parfois plus que Voldemort lui-même. Bellatrix Lestrange, anciennement Black.
—Quels sont les effets précis de ce sort ? demanda Lily, bien qu'elle savait d'avance que la réponse n'allait pas lui plaire.
—Il grave Sang-de-Bourbe sur une partie de ton corps combiné à un poignard spécial, empreint de magie noire. Et si par malheur tu penses trop à ta cicatrice ou si un quelconque événement abîme cette cicatrice, celle-ci se remet à saigner.
—Helena n'avait-elle pas dit qu'elle était sang-mêlé ? fit remarquer James.
Lily haussa les épaules, les origines de la sorcière étaient pour l'heure la dernière de ses préoccupations, il fallait déjà faire en sorte qu'elle survive avant de penser à lui poser des questions. Sirius lui n'avait pas quitté des yeux la cicatrice de son bras et Remus venait d'en voir une autre.
—Je n'en avais jamais vu d'autres avant.
—D'autres quoi ?
—Morsures de loup-garou. C'est étrange, on l'a tous les deux au cou. Même si moi c'est à gauche et elle à droite. C'est assez étrange pour les loups, habituellement, c'est plus les vampires qui marquent à cet endroit là.
Lily s'approcha pour l'inspecter, elle-même n'en avait jamais observé de près. Elle dégagea les cheveux noirs de la jeune femme mais ce n'est pas la morsure qui l'interpellait tant que cela.
—Remus, James, vous pouvez la relever, je dois vérifier quelque chose.
Les deux sorciers obéirent et la redressèrent lentement. Ils durent se retenir de la lâcher de surprise lorsqu'ils virent ce qui ornait sa nuque. Sirius s'était détaché de sa marque sur son avant-bras, mais quand il vit l'autre marque, il se dit furtivement qu'il aurait préféré ne pas bouger.
Un gigantesque serpent, qui semblait vivant et prêt à mordre les fixait. De ses crochets s'écoulait du sang et il bougeait lentement.
—On dirait la marque des Ténèbres, murmura Remus après un long silence.
—Mais qu'est-ce que c'est que ce bordel ? Qui a pu lui faire ça ? Quand ? Comment ? s'énerva James.
Il savait qu'il ne devait pas s'énerver ainsi contre ses amis, ce n'était nullement de leur faute mais il ne pouvait pas se calmer, pas après avoir vu toutes ces marques sur le corps d'Helena.
—Il faut qu'on inspecte son corps pour voir s'il y a d'autres marques de ce genre.
Ce fut avec grande peine qu'ils obéirent à Lily. Toutes ces cicatrices étaient ressorties. Lily et James savaient déjà qu'Helena cachait ses cicatrices, mais ils ne s'attendaient clairement pas à ce qu'il y en ait autant. Chaque centimètre carré de sa peau semblait avoir été marqué. Certaines paraissaient plus récentes que d'autres, mais les premières remontaient clairement à plusieurs années.
En dehors des deux marques, la cicatrice la plus importante était sans aucun doute celle qui lui traversait tout le torse. Elle paraissait à la fois ancienne et récente, elle était boursouflée, oscillant entre le rouge et le violet.
Plus le temps passait, plus Hermione s'agitait si bien qu'elle faillit tomber du lit puisque les maraudeurs avaient arrêté de la tenir lorsqu'ils avaient vu ses marques.
—Il faut qu'elle se calme, sinon son cœur va lâcher, elle est déjà très faible.
A ce moment-là, Hermione commença à s'étouffer, Lily ordonna aux trois sorciers de la mettre sur le côté et la jeune femme vomit du sang.
—Ce n'est vraiment pas normal que ses blessures ne se referment pas, fit Lily l'air inquiète.
Elle s'apprêtait à continuer, mais elle fut coupée par une douce lumière qui émanait de la bague d'Hermione, puis elle s'éteignit aussi brusquement qu'elle s'était allumée.
—C'est sa bague à cent carats qui a fait ça ?
—Je t'ai déjà dit que cette bague avait sûrement des propriétés magiques Sirius. Cela ne fait que renforcer mes doutes.
—Qu'est-ce qu'elle a sur ses doigts ? demanda James
—On dirait des runes, fit Remus.
—Non, je ne crois pas que ce soit ça... Mais oui ! dit Lily après un instant de réflexion. Ce sont les objets qu'elle cache aux yeux du monde. C'est incroyable, il faut une telle constance magique ! En permanence, peu importe les évènements, ces objets, sûrement des bagues, restaient invisibles à nos yeux. Elle perd le contrôle d'elle-même, elle puise donc dans sa magie pour survivre. Sa magie perçoit ce qui est important et ce qui ne l'est pas. Pour elle, garder ces objets secrets ne l'est pas alors elle libère de la magie.
James et Sirius se penchèrent vers les bagues et eurent un mouvement de recul en même temps. Ils se regardèrent brièvement, comme pour voir s'ils n'avaient pas halluciné.
—C'est impossible... Impossible.
—Qu'est-ce qu'il y a ? Laissez-moi voir.
La porte claqua et ils se retournèrent tous les quatre. Minerva et Remus venaient d'entrer dans l'infirmerie alors que la première était censée être à Poudlard et le second en mission pour l'ordre. Ils se précipitèrent vers le lit d'Hermione sans demander ni l'avis des maraudeurs et ni celui de Lily.
—Professeur McGonagall, Remi ? Que faites-vous ici ?
—Helena a besoin de nous.
—Comment l'avez-vous su ? demanda-t-elle. L'alarme d'urgence a retenti seulement pour les personnes présentes dans la maison.
Sans se préoccuper des questions de la jeune femme, Minerva et Remus se tournèrent l'un vers l'autre et discutèrent tout en observant Hermione.
—Ça ne peut pas être la pleine lune qui l'a mise dans cet état, ça fait des années qu'elle l'a fait sans potion et même la fois où elle a eu sa réaction allergique, elle n'était pas dans cet état là.. Ça ne peut pas être un mangemort, elle l'aurait tué en moins de deux, même après s'être retransformée et je doute que Voldemort l'ait blessé. Elle n'est pas encore assez importante.
—Vous vous trompez, sa blessure a été faite par un mangemort, dit Sirius d'une voix neutre.
—Je n'ai jamais dit que cette blessure n'a pas été faite par un mangemort, elle est bien trop vieille. Par Merlin ! Minerva, sa bague.
Les maraudeurs sursautèrent devant l'expression affolée de leur ancien professeur. Remus prit la main d'Hermione et effleura la bague du temps. C'était presque imperceptible mais la bague avait une légère fissure.
—Il faut soigner la bague pour pouvoir soigner Her- Helena. On ne peut pas la lui enlever, elle est bien trop faible, ça la tuerait.
—Qu'est-ce qu'Elle vous avait dit à propos de cela ?
—Prenez soin de ces bijoux comme si votre vie en dépendait, ils sont rattachés à la vie. Une rayure revient à... un coup de poignard.
—Miss Evans, Messieurs Potter, Black et Lupin, sortez, merci pour ce que vous avez fait, dit Minerva d'un ton qui ne laissait place à aucune discussion.
Sauf pour Sirius.
—Vous plaisantez ? Elle va mourir parce que sa bague a une éraflure ? Ce n'est pas assez mystérieux comme ça ? Et c'est quoi ses deux autres bagues, comment a-t-elle pu se les procurer ?
Remus blanchit encore, et jeta un coup d'œil à l'autre main d'Hermione, où les autres bagues étaient en effet bien visibles.
—Vous... Vous avez vu les bagues ? balbutia-t-il.
Sirius et James hochèrent la tête, l'air grave. Ils sortirent de l'infirmerie, après avoir insisté sur le fait qu'ils n'en resteraient pas là. Tous les quatre se dirigèrent vers le salon.
—C'est quoi cette histoire de bague ?
—Helena avait deux chevalières à la main. Je comprends pourquoi elle les cachait. L'une d'elle est aux armoiries Potter, et l'autre aux armoiries Black.
—Quoi ! Mais, vous ne la connaissez pas ? Elle ne pourrait pas être une cousine éloignée ou quelques choses comme ça. En première année vous ne m'aviez pas dit que vous aviez de la famille en commun ?
—Charlus Potter et Dorea Black. Charlus Potter était le frère de mon grand-père, mon grand-oncle donc. Et Dorea Black était la sœur du grand-père de Sirius. Mais c'est impossible qu'elle possède ces chevalières. Les chevalières reviennent aux derniers héritiers mâles. En l'occurrence moi et Sirius. Charlus était le petit frère de mon grand-père. On donne toujours la bague à l'aîné sauf si celui-ci est mort avant d'avoir eu des héritiers.
—Ou s'il a été renié. Dans ma famille, ça ira à Regulus. Dans tous les cas, même si elle était de notre famille, ce dont je doute fortement à en croire la marque sur son bras, elle ne pourrait pas posséder ces bagues. Elles devraient être aux doigts de Fleamont et d'Orion.
Minerva et Remus étaient autour du corps d'Hermione à chercher une solution pour réparer la bague. Ils avaient verrouillé la porte pour ne pas être dérangé par les maraudeurs qui devaient les attendre de pied ferme.
—J'ai peut-être une idée. Il faudrait que les trois bijoux reposent sur le livre pendant un certain temps et les pouvoirs combinés permettraient de guérir la bague. Nous avions déjà remarqué avec Hermione que les bijoux étaient au maximum de leur éclat lorsqu'on les approchait du livre.
—On peut essayer Remus, mais ça signifie qu'on va devoir enlever les bijoux.
—Si on ne dépasse pas vingt-quatre heures sans, ça devrait aller. Je vais chercher le livre. Surveille Hermione.
Fabian et le reste de l'équipe de repérage rentrèrent au QG une heure plus tard. Ils avaient trouvé quelques traces de lutte mais rien qui ne se révélait très fructueux. Le groupe entra dans le salon et vit les maraudeurs, Lily et Alice qui les avait rejoints. Ils discutaient de façon animée et les voix commençaient à monter.
—Oh, oh ! Mais calmez-vous ! Qu'est-ce qu'il y a ? s'exclama Franck.
Les amis se regardèrent et s'aperçurent qu'ils s'étaient peut-être emportés. Cette situation était étrange pour tout le monde et chacun se débrouillait comme il pouvait.
—C'est Helena.
Les visages blanchirent d'un coup. Même si la jeune femme était loin d'être appréciée par tout le monde, elle restait membre de l'Ordre du Phénix. Sa mort serait une perte considérable, que ce soit pour son talent, son expérience, ou tout simplement sa personne.
—Non, elle n'est pas morte. Ne faites pas cette tête. C'est McGonagall et Lucas qui ont débarqué dans l'infirmerie, un quart d'heure après votre départ. On ne sait pas comment ils ont su qu'elle était là-bas, ils n'ont rien voulu nous dire. Ils nous ont viré en disant qu'ils prenaient les choses en main. Mais on a vu autre chose. Dis-leur ce qu'on a vu James.
Sirius se leva et commença à faire les cent pas dans le salon. Il n'attendait qu'une chose, c'était de pouvoir sortir de cette atmosphère étouffante.
—On a vu un nombre incalculable de cicatrices, vraiment. Il y en avait des vraiment horribles. Je ne sais pas ce qu'elle a vécu pour en avoir autant, et je crois que je ne veux pas le savoir. Elle a commencé à se débattre et à vomir du sang. Et sa magie puisait dans ses forces donc les objets qu'elle cachait sont apparus.
—Elle avait un sort d'objets cachés sur elle ? Incroyable ! Il faut vraiment avoir un contrôle très important sur sa magie. Qu'est-ce qu'elle nous réserve pour la prochaine fois ?
—Marlene, deux bagues sont apparues. Deux chevalières.
—Tais-toi James, le coupa Lily. Ne continue surtout pas.
—Mais Lily, ils ont le droit de savoir.
—Justement, non. Ça ne les concerne pas. Tu ne préfères pas avoir des réponses plutôt que de révéler à tout le monde ce que tu as vu ?
—Je crois que Lily a raison, Cornedrue. Attendons des explications, et on verra après.
—Et ses cicatrices ? Elles sont vraiment si horribles que ça ?
—Tu ne peux même pas imaginer. C'est pire que tout ce que j'ai pu voir. Elle a été torturée par quelqu'un de ma putain de famille de fous, il y a sur son corps des traces de magie noire dont vous ne pouvez pas imaginer, même dans vos pires cauchemars. Et sa bague, celle qui n'est pas cachée, s'est illuminée d'un coup pour s'éteindre quelques secondes après. Personne ne sait ce qu'il se passe.
—A part McGonagall et Lucas, intervint Alice. Ne me regardez pas comme ça. Vous avez dit qu'ils s'étaient précipités à son chevet. Ils doivent bien savoir quelque chose.
A peine les mots d'Alice prononcés, les maraudeurs se précipitèrent à l'infirmerie, suivit de près par le reste du groupe. Ce qu'ils virent les laissèrent pantois, Lucas et McGonagall étaient allongés sur un lit, chacun d'un côté d'Helena. Un livre était posé sur la poitrine de la jeune femme. Sur celui-ci trois bijoux étaient posés. Un collier avec une chaîne en argent et un diamant incrusté. Un bracelet coloré ainsi qu'une bague étincelante. Ces trois bijoux semblaient formés une unité et de la lumière émanait du livre pour englobait les trois amis. Les amis avaient l'impression de voir une aurore boréale à quelques mètres d'eux.
—Regardez, il y a une lettre.
Les trois maraudeurs se saisirent en même temps de la lettre et la lurent attentivement.
Aux personnes qui lisent cette lettre,
Vous devez sûrement vous demander ce qu'il se passe et vous avez bien raison. Vous aurez quelques réponses demain, mais nous ne pourrons pas vous en dire trop, pour votre propre sécurité.
J'espère que vous auriez pu lire ce mot avant de nous avoir approché. Ne nous réveillez surtout pas. Nous sommes dans cet état pour protéger Helena. S'il vous plaît, réveillez-nous avant demain onze heures dix-sept, Minerva et moi, les conséquences pourraient être dramatiques si vous ne le faites pas.
Ne touchez surtout pas le halo. Seul une personne pourra y entrer et elle en souffrira. Nous en sommes désolés, mais c'est la seule solution. Seulement les personnes qui lisent cette lettre pourront avoir des réponses, mais ne vous réjouissez pas trop vite, il est hors de question qu'on vous dise quoi que ce soit qui pourrait vous mettre en danger.
N'oubliez pas, onze heures dix-sept.
Remi Lucas
