« Plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans le futur. »

Winston Churchill

Hermione fumait seule, adossée contre un arbre, perdue dans ses pensées. Le mariage de James et Lily était prévu dans trois semaines, et la naissance de Harry dans moins de deux mois. Deux événements auxquels elle n'aurait jamais cru assister un jour. Elle savait que ça allait être dur. Les voir tous heureux, insouciants presque n'allait pas arranger les choses, et voir dans quelques semaines à peine son meilleur ami revenu à l'état d'un nourrisson n'allait pas être une partie de plaisir, comme tout ce qu'elle entreprenait dans sa vie.

Ce fut un patronus qui l'a fit sortir de ses pensées, et pendant une fraction de seconde, elle se demanda comment Harry pouvait bien lui envoyer un message. Puis le cerf parla, et c'était la voix de James qui en sortit, pas celle de Harry.

—Helena, il faut que tu viennes à la maison, on doit te parler.

Elle s'étonna du ton sérieux du maraudeur puis transplana sans trop se poser de questions. Avant de sonner, elle masqua l'odeur de cigarette sur ses vêtements. James avait ordonné à tout le monde d'arrêter de fumer dès qu'il avait su que Lily était enceinte, il pensait avoir réussi, inutile de fausser ses espoirs.

Lily l'accueillit avec un sourire chaleureux, comme toujours, et la guida au salon où James les attendait.

—Tu veux boire quelque chose ? On a de la bière au beurre, du whisky pur feu, de—

—Elle ne boit pas d'alcool James.

—C'est vrai, j'avais oublié, hum…

—Un verre d'eau ça sera très bien.

Il hocha la tête et partit le chercher, pendant que Lily s'asseyait en face d'elle. Ils étaient tous les deux tendus, Hermione le voyait, mais se demandait en quoi cela pouvait la concerner. James revint et lui tandis son verre et s'assit à côté de Lily. C'était un peu étrange d'être ainsi, en face du couple, comme si elle avait fait une bêtise.

—On voulait te demander quelque chose. Deux choses pour être précise.

—Mais on ne veut surtout pas que tu sois offensée ou quoi que ce soit, si tu refuses, on comprendra parfaitement, et on ne t'en voudra pas du tout, ce serait même normal. Enfin…

James s'emmêlait dans ses phrases, et Hermione ne voyait toujours pas où il voulait en venir. Lily vola à son secours, bien que tout aussi anxieuse que lui.

—On voudrait… Enfin, j'ai toujours beaucoup aimé ce prénom, depuis que je suis petit, je me disais que si j'avais un enfant, un garçon, je voudrais l'appeler comme ça.

—On voudrait appeler notre fils Harry.

Hermione resta stupéfaite devant leur demande. Elle était surprise, et à la fois touchée que Lily et James lui demandent.

—Helena. Helena ! Merde, je crois qu'elle est bloquée. Elle était comme ça la dernière fois que je l'ai vue faire une crise. Helena, on a d'autres idées de prénom, s'il te plaît, on voulait pas te blesser.

—Tout va bien James. Je suis surprise, c'est tout. Bien sûr que vous pouvez appeler votre fils comme vous voulez. Ça lui fera un bel hommage.

—Tu es sûre que ça ira ?

James semblait mitigé en entendant la voix plus aiguë d'Hermione et en voyant ses yeux se remplir de larmes.

—Harry Potter. Ça sonne merveilleusement bien, non ? fut la seule réponse qu'il obtint.

—Bon, Lily claqua dans ses mains et fit sortir les deux autres de leur torpeur, maintenant la deuxième question, est-ce que tu as choisi ta robe ?

—Ma robe ? Pour le mariage ? C'est dans trois semaines Lily, bien sûr que non je ne l'ai pas encore choisie. Et je compte venir en pantalon.

—Quoi ? C'est hors de question ! En tant que témoin tu dois—

—En tant que quoi ? Je ne suis pas ta témoin !

Lily s'aperçut de la gaffe qu'elle venait de faire. Comment avait-elle pu oublier de lui demander ? Elle savait qu'elle oubliait parfois les choses, mais pas quelque chose d'aussi important.

Hermione sentait la chose venir, elle secoua la tête sous les yeux déconfits de Lily.

—C'est hors de question Lily, je ne peux pas être ta témoin.

—Mais pourquoi ? C'est tout à fait logique !

Je suis la meilleure amie de ton fils, celui que tu as dans le ventre.

Non, tout compte fait, il fallait mieux qu'Hermione se taise si elle ne voulait pas révéler accidentellement son histoire.

—Demande à quelqu'un d'autre. Alice !

—Mais Alice l'est déjà ! Il me faut deux témoins ! James a Sirius et Remus. Normalement, ça aurait dû être Mary ou Dorcas, je te l'accorde, mais ce n'est pas possible ! Je ne m'entends plus avec ma sœur, et même si ça le rend triste, c'est comme ça. Il n'y a que toi !

—Mais tu avais d'autres amies non ? D'autres personnes bien plus légitimes que moi…

—Tu seras ma témoin, un point c'est tout. Tu pourras même venir en pantalon si tu veux !

Hermione soupira puis finit par accepter, tout en se demandant ce qui lui prenait. Elle allait être la témoin de mariage des parents de son meilleur ami. Finalement, ce n'était peut-être pas Harry qui les entraînait dans des situations délicates…

Suite à cela Hermione était rentrée chez elle, et avait fait part à Remus de la proposition —l'ordre— de Lily. Comme elle, il avait été surpris par la demande du couple pour prénommer leur fils, mais en même temps, au vu des réactions de Hermione lorsqu'elle pensait à son ami, il pouvait le comprendre. Mais il n'était pas si étonné que cela concernant le mariage. La première fois, Dorcas était encore vivante, plus pour très longtemps puisqu'elle était décédée trois semaines plus tard, mais elle était tout de même là. Alors oui, dans cette réalité, Hermione était la deuxième femme la plus proche de Lily.


Hermione cherchait Sirius dans tout le QG. Le mariage avait lieu le lendemain, mais elle voulait le voir avant. Elle voulait aussi éviter de tomber sur lui dans une position compromettante, la leçon du nouvel an il y a quelques années l'avait suffisamment traumatisée. Elle vérifiait qu'il n'y avait pas plus d'une personne avant d'entrer dans la pièce, ce qui était peu pratique puisque le QG était vide. La plupart des membres travaillaient, d'autres étaient en mission, mais elle savait que Sirius ne faisait ni l'un ni l'autre, et qu'il devait être là.

Elle finit par le trouver en compagnie de Remus et d'un punching-ball, dans la salle de combat. Il semblait vouloir frapper de toutes ses forces, comme pour évacuer une colère trop longtemps accumulée. Remus la remarqua le premier, et lui intima de se taire, lui faisant comprendre qu'il ne fallait pas interrompre Sirius dans ces moments-là.

Elle patienta, bien que peu heureuse de devoir le faire, mais c'était important, et urgent. Enfin surtout pour elle puisque cela concernait Harry et qu'il n'était pas encore né, mais elle voulait le faire le plus tôt possible, elle avait assez traîné comme ça.

Sirius finit par arrêter et se laissa tomber, éreinté par la colère qu'il venait d'évacuer. Il aperçut Hermione au bout de quelques secondes, après un discret coup d'œil de la part de Remus.

—Qu'est-ce que tu fais là ?

—Je dois te parler, c'est très important.

Il acquiesça puis l'invita d'un hochement de tête à continuer. Hermione hésita à parler, elle ne voulait pas que ça s'ébruite, mais elle aurait besoin d'une troisième personne si Sirius acceptait, au temps que cela soit Remus, au moins il ne le criera pas sous tous les toits, et ça évitera à Sirius de mentir à son compagnon.

—Lily et James vont être parents, et j'ai un mauvais pressentiment. Comme si la vie de leur fils était un danger. Je sais que tu vas être le parrain Sirius, ils me l'ont dit, et toi Remus, même si je ne comptais pas te le dire, tu seras sûrement considéré comme l'oncle de l'enfant.

—Où est-ce que tu veux en venir ?

—Je veux que tu me promettes que si les Potter devaient se cacher sous fidelitas, par sécurité, tu serais leur gardien secret. Et si par malheur, Lily et James venaient à mourir, tu te préoccuperais d'abord de ton filleul, avant d'être inconscient et de pourchasser le responsable de leur mort.

—Bien sûr que je le ferais ! Je n'abandonnerais jamais mon filleul ! Tu as ma parole.

—Je veux un serment inviolable.

Les derniers mots d'Hermione tombèrent lourdement et firent place au silence. Les deux sorciers la regardaient avec des yeux ronds, sa demande était tellement inconcevable. Demander un serment inviolable était quelque chose de très rare, qui nécessitait le plus souvent une grande réflexion. Tout le monde connaissait les conséquences s'il était brisé. Mais ce n'était pas tout, si le sorcier soumis au serment commençait à en dire trop ou à faire de mauvaises choses, une décharge électrique, et magique, lui rappelait son serment. C'est pour cela qu'Hermione préférait le serment inviolable au serment sorcier. Sirius pouvait jurer sur sa magie de le faire, mais dans le feu de l'action, oublier et pourchasser les assassins de ses amis, et la perdre sans y avoir pensé. Le serment lui rappellerait que Harry était la priorité absolue.

—Tu es devenue folle ? On ne demande pas un serment inviolable ainsi, aussi facilement !

—Je le sais, crois-moi, mais mon instinct me pousse à le faire. Et c'est seulement dans le pire des cas, je ferais tout pour que James et Lily vivent.

—C'est d'accord.

—Sirius !

—Rem', soit notre enchanteur s'il te plaît.

Hermione et Sirius lièrent leurs mains et Remus commença à parler.

—Sirius Black, t'engages-tu à devenir leur gardien secret si la vie de Lily et James Potter, ou de leur enfant est menacée ?

—Je m'y engage.

Un filet de magie sortit de la baguette de Remus et lia les deux sorciers.

—T'engages-tu à t'assurer du bien être et de la sécurité de ton filleul avant de pourchasser leurs assaillants si Lily ou James venait à mourir ?

—Je m'y engage.

Un deuxième filet de magie sortit et enserra les poignets de Sirius et Hermione. Pour la dernière volonté, ce fut Hermione qui prit la parole, Remus ne sachant pas exactement ce qu'elle voulait.

—Si James et Lily venaient à mourir, t'engages-tu à ne laisser personne décider à ta place ce qui est bon pour ton filleul, pas même si la personne qui veut décider est le Ministre de la Magie ou Albus Dumbledore ?

Sirius parut surpris de la dernière requête, mais comme les deux autres, il l'accepta solennellement. Ils se séparèrent, mais le sorcier ne put manquer le regard empli de soulagement que Hermione lui lança. Elle reprit rapidement une expression neutre et le salua, souhaitant une bonne journée à Remus et lui, puis repartit aussi vite qu'elle était venue, ne se souciant pas de leurs expressions abasourdies.


Hermione se frayait un chemin à travers les tables du mariage, pour rejoindre un endroit calme. Le mariage se passait au Manoir Potter, là où habitaient les parents de James. Malgré la guerre et le climat tendu, il y avait énormément de monde. L'un des héritiers d'une des plus vieille famille sorcière se mariait, ça n'arrivait pas tous les jours.

De nombreuses personnes étaient présentes, des amis de James et Lily, les amis des parents de James, les personnes importantes du ministère, il y avait même deux ou trois journalistes. Lily n'avait pas eu l'air très contente lorsque la liste des invités avait été réalisée, mais c'était une coutume de sang-purs, et même s'il combattait les mangemorts, James était toujours attaché aux traditions qu'il avait toujours connu, et Lily l'aimait, elle voulait que ce mariage leur convienne à tous les deux, alors elle avait accepté.

Tout ce monde rappelait à Hermione ce qu'elle détestait. La foule, le bruit, l'inconnu. Elle avait fait bonne figure pendant la cérémonie, ne voulant pas que les mariés s'inquiètent, mais l'apéritif était maintenant entamé, plus personne ne se souciait d'elle. D'ailleurs, elle ne savait pas comment elle allait pouvoir avaler quelque chose, elle semblait prête à vomir tout ce qui s'approchait trop près d'elle. Heureusement que c'était un buffet à volonté et non des plats servis à l'assiette, avec un peu de chance, personne ne la verrait.

Remus discutait avec des personnes qu'il avait connu et dont Hermione n'avait jamais entendu parler. Il avait l'air heureux de les revoir, la sorcière n'avait pas voulu les déranger et s'était éclipser discrètement. Un journaliste avait voulu l'accoster, mais elle avait menacé de lui jeter un sort s'il s'approchait trop près. Elle avait déjà assez de soucis comme ça, inutile que son nom ou sa photo apparaisse dans la Gazette en plus de cela.

Elle était perdue dans ses pensée lorsqu'elle entra de plein fouet dans une personne. Elle releva la tête et vit qu'elle venait de percuter le père de James.

—Excusez-moi Lord Potter, je ne regardais pas où j'allais, puis elle se tourna vers la mère de James et la salua.

—Il n'y a pas de mal, nous n'avons pas été présenté je crois. Nous sommes les parents de James, mais je vous en prie, appeler nous Fleamont et Euphémia. Cela fait bien longtemps que l'on ne nous appelle plus par nos titres.

—Je suis Helena, la témoin de Lily, j'ai beaucoup entendu parler de vous. Mais vous appelez par vos titres n'est-il pas obligatoire ? J'ai lu que le Magenmagot…

S'en suivit d'une passionnante discussion sur la politique britannique entre les parents de James et Hermione. Pour son plus grand plaisir, elle apprit énormément de chose sur la politique magique et le pouvoir des plus vieilles familles sorcières au sein du Ministère. Euphémia fut surprise, ce n'était pas tous les jours qu'une aussi jeune femme, qui plus est, est étrangère d'après les dires de James, était intéressée à ce point par la politique. Elle posait énormément de questions, mais elles étaient toutes pertinentes et semblait réellement heureuse de parler de ça. Elle était presque à noter les informations que Fleamont lui donnait sur la première serviette en papier qu'elle trouverait.

Euphémia avait été surprise lorsqu'elle avait reçu le premier hibou de James, l'informant qu'il y avait une nouvelle élève dans son année, à Gryffondor. Avec la guerre qui arrivait, l'Angleterre est l'un des endroits les moins sûrs, mais elle s'y était installée sans se poser de questions. Par la suite, elle avait appris que le professeur de défense contre les forces du mal était l'oncle de la jeune femme, mais elle n'en avait pas su beaucoup plus. Elle avait récolté quelques informations à droite à gauche sur ces deux sorciers, mais n'avait jamais eu l'occasion de les rencontrer. Elle avait été encore plus surprise lorsque James lui avait dit que la sorcière serait témoin à son mariage, elle voyait moins son fils, c'est vrai, mais elle n'était pas au courant qu'il s'était lié d'amitié avec elle.

Maintenant elle comprenait, c'était une jeune femme très intelligente, qui n'avait pas peur de dire ce qu'elle pense. Mais il y avait autre chose, et elle connaissait aussi pourquoi au premier abord, James ne l'avait pas appréciée. Euphémia avait toujours eu cette capacité, ce don, de lire à travers les personnes. Et Helena était une guerrière, elle le voyait. Ce n'était pas que ses yeux douloureux qui la trahissaient, mais sa position défensive, sa baguette à porter de main en cas de besoin, ses sens à l'afflux. Dès qu'un bruit suspect lui parvenait, elle tournait la tête et observait attentivement son environnement. Elle était redoutable, c'était certain. Elle avait perdu des êtres chers, c'était inscrit en elle. Euphémia l'avait observée lorsqu'elle pensait être seule, et elle avait vu le regard empli de mélancolie qu'elle avait eu en observant Lily et James s'embrasser.

Ils prirent congé d'elle lorsque le moment des discours arriva, et Hermione s'éloigna du mariage, pour se retrouver devant l'étang du jardin, une centaine de mètres plus loin. Le domaine était énorme, et la famille Potter montrait bien qu'elle était riche. Hermione ne savait même pas qu'il y avait un manoir familial appartenant aux Potter avant d'atterrir dans le passé. Elle se doutait qu'ils devaient avoir une demi-douzaine de propriétés identiques, éparpillées aux quatre coins de l'Europe.

Elle entendit des pas s'approcher et reconnut la démarche de Remus. Comme toujours lorsqu'ils étaient ainsi, il s'assit près d'elle et attendit un peu avant de commencer à parler.

—Je t'ai vue parler avec les parents de James. Tu étais peut-être subtile pour eux, mais je t'ai vu. Qu'est-ce que tu as mis dans leur verre ?

Hermione soupira, ça aurait été trop beau de croire que Remus ne surveillait pas chacun de ses gestes. Elle savait que ça partait d'une bonne intention, il ne voulait pas la quitter du regard parce que si elle disparaissait de son champ de vision, Merlin savait ce qui pouvait lui arriver. Elle le comprenait, il fallait avouer qu'elle en faisait de même les trois-quarts du temps, mais ça pouvait être pesant.

—Le vaccin contre la dragoncelle.

—Il existe ? répondit-il surpris.

Il n'avait jamais entendu parler d'une telle chose, et il doutait sincèrement d'avoir pu manquer l'information. La dragoncelle était la maladie la plus meurtrière chez les sorciers, mais aucun remède n'avait encore était trouvé.

—Pas à cette époque en tout cas.

—Hermione…

—Ça va, ne soit pas aussi impatient. On a dû intervenir à Sainte-Mangouste une fois. Les mangemorts attaquaient l'hôpital, et il y avait une cinquantaine de patients à évacuer. Bien sûr, on était très peu, trop peu pour réellement les retenir, mais je me suis retrouvée à combattre dans les laboratoires de recherches. J'ai réussi au bout d'un long duel à abattre les trois mangemorts qui me retenaient, mais tu me connais, ça me fascinait. Toutes ces possibilités… Mais être là m'a aussi rappelé que je ne pourrais jamais être comme ces médicomages, enfermée dans un laboratoire à étudier les maladies, et plus que tout, trouver un remède. J'ai pris le plus de travaux possibles, fourré le tout dans mon sac, et je suis partie. Quelques minutes après, le bâtiment explosait. Ce fut réellement la dernière bataille où l'on ne se battait pas que pour nous, pour nos convictions. On se battait pour les autres. Pour les patients, les médicomages qui nous soutenaient encore, tant bien que mal. Bien tout s'est envolé dans les flammes. J'ai passé des nuits entières à lire, essayer de comprendre leurs recherches, ça me permettait de penser à autre chose. Et j'ai étudié le vaccin contre la dragoncelle. Ce n'est pas vraiment un vaccin comme les moldus l'entendent, c'est une simple potion, mais qui contrairement aux autres, reste dans le corps. LE plus gros était fait, j'ai juste réussi à le finir, et à le rendre efficace.

—Comment as-tu fait ? Tu n'avais pas vraiment de sujets pour tester.

—Je ne l'ai su qu'en Australie. J'y suis allée sous une fausse apparence, je te rassure, et j'ai parlé à un des responsables.

Hermione se sentit obligée de se justifier un peu plus devant la pâleur de Remus, mais ça ne s'arrangea pas. Plus elle parlait, plus il blanchissait.

—Il a fait un serment inviolable, je ne courrais aucun risque, personne n'a jamais vraiment su que c'était moi.

—Comment as tu pu ? murmura-t-il d'une voix blanche. Être aussi inconsciente ? Tout aurait pu arriver, et je n'aurais même pas été au courant.

—C'était il y a plusieurs années maintenant. Inutile de remuer le passé Rem'. Je suis là, en vie, avec toi. Mais il y a une question que je me pose. Les Potter ont-ils un gène qui fait qu'ils sont attirés par les rousses ? Je veux dire, Harry aime Ginny, elle est rousse. James aime Lily, elle est rousse. Fleamont aime Euphémia, elle est rousse. Tu sais si la grand-mère de James était rousse aussi ?