Moi : Salut tout le monde ! Oui je sais, je suis désolée d'avoir disparu la semaine dernière ! J'ai été occupée avec la Fac, la fin de mon semestre approche vitesse grand V, et avec la vie perso, du coup j'ai pas réussi à finir le chapitre pour dimanche dernier… ^^'

Kyoya : C'était bien, j'avais du repos.

Moi : Tu dis ça à chaque fois, change de disque Kyo -_-

Chris : T'es vraiment qu'une menteuse Wonder, j'suis toujours pas dans ce chapitre TT_TT

Moi : Oui bon bah j'ai encore changé mes plans, vous me connaissez à force ! T'arriveras quand t'arriveras Chris ! XD

Ryuga : J'ai lu le chapitre. C'est ce à quoi je m'attendais.

Moi : Le chapitre d'aujourd'hui se concentre sur Ryuga et Kyoya et leur passé, et aussi un peu leurs familles ! C'est calme, mais il y a des feels ! Mais c'est calme, vous inquiétez pas X)

Kyoya : Je suis enfin respecté ? -_-

Moi : Mais oui, roooooh ! Disclaimer ? ^^

Chris : Wonderinn ne possède pas MFB !

Moi : Merci Chris ! Bon chapitre tout le monde ! n_n


Réponse aux reviews :

Komachu : Les préjugés, toujours un bonheur !

Marius X Maldeka : Rooooh, t'es jalouse ou quoi Maldeka ? XD
Les préjugés c'est le mal, c'est allier ignorance et haine et ça donne des envies de meurtre ! -_-
Eh bien oui, le père de Kyoya est sympa cette fois ^^
Oh, et Fresh c'est un…euh, la réalisatrice dit que c'est une comédie romantique horrifique et je suis assez d'accord ! Ça parle de cannibalisme mais t'inquiète, y a rien de gore X) Et y a notre Bucky préféré dans le rôle du charmant cannibale ~
P.S : (Moi : Hé Marimo, t'es sûr que tu risques pas de claquer dans ton sommeil ? XD Zoro : Ta mère -_- Moi : Ça veut dire oui ou non ? XD Zoro : Ça veut dire « Mêle-toi de ton cul » -_- Sanji : *long soupir désespéré*)

Atem Pharaon : On se calme, pas de meurtre ! Il faut s'en remettre au karma u_u

NekoGardenFox : Tu verras plus tard pour Kyoya et Nile u_u
Sakyo est la définition vivante du mot « mignon » TwT

Jinwrite : Oh t'inquiète, j'ai pas de leçons à te donner sur le retard XD
Faut se rappeler qu'on est dans un omégaverse, être une femme c'est dure mais être un oméga mâle c'est PIRE ! Le respect en PLS ! XD
Eh bien, Ryuto et Kakeru arrivent…maintenant ^^


Dans la cuisine, les mains posées sur le rebord de l'évier, Kyoya tremblait de tous ses muscles. Vraiment l'intégralité de ses muscles. Le vert ne pensait pas ça possible, mais pourtant il avait vraiment la sensation que tous, absolument tous ses muscles étaient pris de tremblements incontrôlés. Il n'était plus qu'un tas de gelée tremblotante, et il détestait ça… Il ne savait même pas exactement pourquoi il tremblait autant. Est-ce qu'il tremblait de colère ? De stress ? De plein d'émotions qu'il n'arrivait pas à identifier ? Il n'en savait rien, et franchement ça ne l'intéressait pas de savoir. La seule chose qui intéressait l'oméga, c'était de se calmer, de respirer et d'apaiser ses foutus tremblements. Kyoya sentait son cœur battre fort dans sa poitrine, tellement fort qu'il l'entendait dans ses oreilles… C'était un bruit assourdissant, désagréable…

-Kyoya… ?

Le vert n'entendit quasiment pas la voix à travers les battements de son propre cœur qui résonnaient dans ses oreilles, mais malgré son état il parvint quand même à sentir la présence d'une autre personne et se retourna. Il se sentit encore plus mal en voyant que c'était Ryuga qui se tenait là, dans l'encadrement de la porte de la cuisine, le regardant avec peine et culpabilité. Génial, maintenant en plus il se sentait encore plus humilié et honteux… Kyoya ne supportait pas qu'on puisse le voir dans un état pareil, il se sentait horriblement…fragile et vulnérable, encore plus devant un alpha et encore ENCORE plus devant celui qui était son ancien petit-ami et premier amour. Là, tout de suite, l'oméga n'avait qu'une envie : s'enterrer quelque part, et rester planqué au moins jusqu'au lendemain.

-Kyoya… soupira le blanc, encore plus mal en voyant le jeune homme aux cheveux verts trembler comme ça, appuyé sur l'évier.

-Laisse-moi Ryuga, s'il te plait… le coupa quasiment Kyoya. Retourne dans le salon, j'ai…besoin…d'être seul…

-Je sais que tu veux être seul Kyoya, mais je… Je voulais te demander pardon pour ce que Rika t'a dit… dit Ryuga en baissant les yeux. Ne le prends pas personnellement je t'en prie, ce n'est pas contre toi, c'est juste…

-C'est juste qu'elle ne peut pas sentir les omégas, ricana amèrement l'oméga, secouant la tête. T'inquiète pas, je l'avais bien compris…

-Crois-moi, je n'aime pas ça… Je déteste ça même, elle est insupportable sur ce sujet, mais je n'arrive pas à la contenir…

-De toute façon, tu n'as pas à t'excuser pour le comportement de ta femme, Ryuga… Ce n'est pas comme si tu y pouvais quelque chose, ou que c'était de ta faute si elle est comme ça…

-Je sais, mais je me sens quand même responsable…

-C'est bien ton genre de te sentir responsable même quand tu n'y peux rien. Certaines choses ne changent pas…

Kyoya eut un petit sourire nostalgique et tourna la tête vers l'alpha, qui ne put s'empêcher de lui rendre son sourire. Le vert tremblait un peu moins, il réussit à lâcher l'évier pour se tenir debout sans aide, mais il sentait encore son cœur battre fort. Il s'étonnait en revanche que Nile ne l'ait pas rejoint pour le réconforter, ce n'était pas son genre de ne pas réagir dans ce genre de situations, il était toujours là pour le réconforter dès que ça n'allait pas… En réalité, les battements de cœur de Kyoya étaient encore assez forts pour résonner dans ses oreilles et ça l'empêchait d'entendre correctement ce qu'il se passait un peu plus loin, il n'entendait donc pas que son compagnon était en train de parler avec Rika. Il n'était certainement pas en train de lui tenir une conversation polie et cordiale, mais il ne criait pas non plus. Nile ne criait jamais.

-Hé… Comment va ton frère ? Demanda Ryuga à son ancien petit-ami.

Kyoya avait effectivement un petit frère de deux ans de moins que lui du nom de Kakeru. Ryuga l'avait connu quand il sortait avec le vert, Kakeru avait alors 12-13 ans, il venait tout juste d'entamer sa deuxième année de collège et c'était une véritable boule d'énergie. Il était bien différent de son aîné en ce sens, Kyoya était quelqu'un de plutôt calme et discret alors que Kakeru lui se faisait tout le temps remarquer et n'en était jamais dérangé.

-Oh, il va bien, toujours aussi bien que d'habitude… répondit le vert avec une légère surprise, ne s'étant pas attendu à cette question.

-Quand je pense qu'il doit avoir 23 ans maintenant… dit l'alpha avec un petit soupir rêveur. Je le revois encore il y a dix ans, toujours un skate sous le bras ou des rollers aux pieds, et des pansements et des bleus partout. Il est toujours aussi branché sports extrêmes ?

-Eh bien, oui, ricana Kyoya. Il a intérêt, il est passé professionnel il y a quatre ans.

-Quoi, c'est vrai ? S'étonna le blanc. Je savais que c'était vraiment une passion pour ton frère le skate et tout ça, mais je croyais que votre père était pas vraiment okay avec le fait qu'il en fasse son métier…

-C'est vrai que notre père a eu du mal à s'y faire au début, il voyait ça comme un passe-temps pour Kakeru, juste un passe-temps, mais Kakeru a réussi à le convaincre de venir le voir à une compétition un jour, et là notre père s'est rendu compte que c'était pas juste un passe-temps, que c'était vraiment une passion, et surtout que Kakeru avait vraiment un talent pour ça. Alors il a passé un accord avec lui : mon frangin devait terminer les études jusqu'au lycée, et après il aurait le droit de faire ce qu'il voulait, de passer pro et de partir faire des compétitions dans d'autres pays. Kakeru s'y est tenu, il a fini les études, et un an après la fin du lycée il est passé pro. Maintenant il habite aux États-Unis parce que c'est là-bas que se déroulent la plupart des compétitions et il est super heureux. Je l'ai pas vu en chair et en os depuis le Nouvel An, il était revenu ici pour les fêtes de fin d'année, mais je le suis sur Instagram pour garder des nouvelles de lui et voir ce qu'il fait.

-Wow, mais c'est génial ! Je suis super content pour ton petit frère, il était vraiment doué quand on était jeunes et ça se voyait qu'il adorait ça. Et c'est cool de savoir que votre père s'est ouvert à ce sujet.

-Et ton frère à toi ? Il va comment ?

En effet, Ryuga avait également un petit frère, comme Kyoya, et qui avait d'ailleurs le même âge que ce dernier. Il s'appelait Ryuto, et il ressemblait un peu à Kakeru niveau caractère : joyeux, plein d'énergie et n'ayant pas peur de l'attention. Ryuto était dans le même collège que Kyoya à l'époque où celui-ci sortait avec Ryuga, ce qui était logique puisqu'ils avaient le même âge, mais comme ils n'avaient jamais été dans la même classe en quatre ans et que le vert était quelqu'un d'assez fermé et discret, ils ne se connaissaient pas avant que Kyoya et Ryuga commencent à sortir ensemble.

-Oh, Ryuto ? Il va très bien, il est toujours aussi… commença Ryuga, cherchant le terme le plus adéquat pour définir son frère avant de ricaner. Aussi lui…

-Il fait quoi maintenant ? Demanda l'oméga. Aux dernières nouvelles, il voulait devenir archéologue, si je me souviens bien.

-Exact, et c'est ce qu'il a fait, lui répondit le blanc avec une fierté qu'il laissait transparaitre avec plaisir. Il a fait des études supérieures en archéologie à Kyoto, il a eu son master il y a deux ans, et maintenant il parcourt le monde et les sites archéologiques avec une petite équipe et il adore ça. Par contre me demande pas où il est en ce moment, j'en ai aucune idée, il a tendance à se fourrer dans des endroits où le réseau est un concept obscur donc j'ai du mal à avoir de ses nouvelles. Mais je sais qu'il va bien, il prend soin de lui, et puis de toute façon je lui ai fait promettre donc il a intérêt.

Kyoya laissa échapper un petit ricanement tout en se redressant, la conversation lui ayant permis de se calmer. Sur ce point non plus Ryuga n'avait pas changé, il était toujours le grand frère protecteur qu'il avait toujours été. Kyoya l'était aussi, c'était un de leur plus grand point commun. Évoquer tous ces souvenirs était…étrange pour le vert. C'était à la fois agréable et douloureux, agréable parce que tout ça c'était de bons souvenirs, et douloureux parce que ça le renvoyait au fait qu'à l'époque tout était si bien…et que ça s'était fini si abruptement… C'était une sensation douce-amère…

Il y eut alors un petit moment gênant où les deux jeunes hommes se regardèrent en silence, ne sachant pas quoi se dire. Kyoya ne comprenait pas vraiment pourquoi Ryuga restait là s'il n'avait plus rien à lui dire… Pourquoi il ne retournait pas dans le salon avec sa femme et son fils ? Pourquoi il restait planté là à le regarder… ?

-Kyoya… finit par dire l'alpha, regardant d'un air rêveur par la fenêtre. Tu te souviens… Tu te souviens de la première fois qu'on s'est parlé ?

Kyoya eut un petit hoquet de surprise et regarda son ancien petit-ami avec incrédulité. Pourquoi est-ce qu'il lui demandait ça, et pourquoi si soudainement ? Ryuga ne le regardait même pas, il fixait la rue éclairée par les lampadaires devant la maison et semblait perdu dans ses pensées. Pour être honnête, il avait même l'air complètement ailleurs.

-Bien sûr que je m'en souviens Ryuga… répondit l'oméga d'une voix un peu perplexe. Comment pourrais-je oublier ça ?

C'était la pure et stricte vérité. Kyoya ne pourrait jamais oublier ce jour-là, jamais…

XXXXXX

Comme tous les soirs après les cours, Kyoya était au café à mi-chemin entre le collège et le lycée de MetalBey City, mais ce soir-là était un peu différent des autres. Il était seul, Gingka et Nile avaient dû rentrer chez eux après la fin des cours, le rouquin car il avait beaucoup de devoirs en retard et préférait donc travailler chez lui, et celui aux cheveux roux et bruns car ses parents avaient besoin de lui pour quelque chose, un réaménagement du salon si l'oméga avait bien compris. Kyoya n'aimait pas trop être seul au café pour une fois, ce petit rituel n'avait pas la même saveur sans ses amis.

À vrai dire, rien n'obligeait le vert à être au café ce soir-là, il aurait très bien pu rentrer chez lui après les cours puisque ses amis n'étaient pas là, mais il voulait quand même y être pour une seule et unique raison : le lycéen dont il était maintenant bien amoureux, il fallait être honnête. Le fameux Ryuga. Lui aussi était là tous les soirs avec toujours le même ami, un adolescent aux très longs cheveux argentés et à la peau encore plus mate que celle de son ami. Kyoya ne connaissait pas le nom de cet autre adolescent, il ne l'avait jamais entendu en passant près de la table où étaient toujours installés les deux lycéens, mais il ne sentait aucune odeur chez lui donc c'était aussi un bêta. Ça le rassurait pour ses plans.

L'oméga avait en effet prévu ce soir-là de faire le premier pas, d'enfin adresser la parole à ce lycéen qui avait attiré son attention et qu'il n'arrivait plus à sortir de sa tête. Ça faisait tout de même près de deux semaines qu'il se contentait de l'observer de loin, ça commençait à devenir vraiment flippant de l'extérieur. Enfin, encore fallait-il remarquer les regards du collégien, qui était quand même très discret. Ouais, dit comme ça c'était encore plus flippant. Kyoya comprenait pourquoi ses amis lui disaient d'arrêter ça parce que ça faisait stalker…

Ce n'était pas comme si le vert faisait exprès, et à vrai dire s'il avait été bien moins discret dans sa manière d'observer Ryuga et que ce dernier l'avait grillé en train de le mater de loin, bon il aurait été TRÈS gêné mais ça ne l'aurait pas dérangé tant que ça. Si Kyoya avait l'habitude d'observer les gens de loin de cette manière, c'était simplement parce que pour lui c'était un réflexe de survie. Jauger les gens de loin, les observer sous toutes les coutures, analyser leur comportement, leur manière d'être, leurs expressions faciales… L'oméga ne s'amusait pas à faire tout ça pour préparer une future carrière de détective privé ou de comportementaliste au FBI mais parce que pour lui c'était vital. Il fallait qu'il juge les gens avant de les approcher, pour s'assurer qu'il ne risquait rien. Être un oméga, ça craignait vraiment… Ça le poussait à se comporter perpétuellement comme une proie, comme une antilope essayant de traverser le territoire d'une meute de lions affamés sans se faire repérer.

Kyoya n'aimait pas ça. Kyoya détestait ça même. Mais avait-il son mot à dire ? Pouvait-il y faire quelque chose ? Non, alors il se contentait de se construire des barrières, des protections pour traverser cette savane dangereuse et imprévisible qu'était sa vie.

Mais bon, là il n'avait pas envie de penser à ça. Ryuga, ça faisait près de deux semaines qu'il l'observait, et il en était sûr : il ne risquait absolument rien en l'approchant. Le lycéen était quelqu'un de calme et assez souriant, même si son sourire était un peu étrange. Il avait toujours un sourire en coin, un sourire malicieux et taquin, et le vert trouvait que ça faisait partie intégrante de son charme. La plupart du temps, l'adolescent aux cheveux blancs méchés de rouge faisait ses devoirs tout en discutant avec son ami au nom inconnu de Kyoya ou buvait juste un verre avec lui tout en parlant de tout et de rien. À force d'observation, Kyoya avait remarqué que Ryuga buvait toujours la même chose : la limonade à la mangue maison du café. Il se trouve que c'était aussi ce que prenait toujours l'oméga, et cette coïncidence, ou plutôt ce point commun niveau goûts, lui plaisait beaucoup.

C'était justement grâce à cette limonade que Kyoya comptait enfin tenter de faire le premier pas avec son crush. Ce dernier venait tout juste d'arriver au café avec son ami aux cheveux argentés, à vrai dire il venait même à peine de s'assoir à sa table préférée, et il n'avait donc pas encore commandé à boire. Le vert savait qu'il allait vite se relever pour aller passer sa commande au comptoir, et c'était pile ce qu'il attendait. Lui non plus n'avait pas encore commandé sa boisson, quand bien même ça faisait dix minutes qu'il était arrivé, simplement parce qu'il attendait que Ryuga arrive pour pouvoir commander en même temps que lui et lui taper la causette. Bon okay, vu comme ça c'était un peu flippant comme technique d'approche, mais Kyoya ne voyait pas trop comment il pourrait faire autrement ! Il avait l'impression que de toute façon, quoi qu'il fasse, il aurait l'air un peu bizarre, alors bon…

Le collégien attendit donc de voir son crush se lever et se diriger vers le comptoir pour se lever lui aussi et lui emboiter le pas. Son cœur battait très fort dans sa poitrine tandis qu'il se tenait derrière lui. Ryuga ne dégageait aucune odeur du à son statut de bêta mais il affectionnait semblait-il les parfums plutôt discrets, à contrario de la plupart des adolescents mecs qui visiblement adoraient tous s'asperger de litres de déo Axe en guise de parfum. Kyoya n'avait jamais compris ce concept. Non seulement un déodorant ce n'était pas un parfum, mais en plus la plupart des déodorants Axe avaient une odeur infecte et étouffante…

-Ah, toi aussi t'aimes leur limonade maison à la mangue ? Lança le vert alors que Ryuga venait de terminer sa commande, toujours derrière lui. Elle déchire, j'en bois tout le temps.

On ne pouvait pas faire plus bateau comme sujet de conversation, mais hé, au moins il lui avait enfin adressé la parole ! Ryuga ne se retourna pas tout de suite, il laissa d'abord échapper un petit ricanement qui donna des frissons à Kyoya.

-Alors ça y est, tu t'es enfin décidé à venir me parler au lieu de me regarder de loin ? Répondit-il en se retournant, son éternel sourire en coin aux lèvres. C'est pas trop tôt.

Inutile de préciser que le collégien perdit instantanément toutes les couleurs de son visage et ressentit l'envie de creuser un trou pour s'y enterrer et mourir de honte. Il semblerait qu'il n'était pas aussi discret qu'il le pensait finalement… Complètement pris au dépourvu et gêné, Kyoya sentit le rouge lui monter aux joues et ne réussit pas à répondre à son interlocuteur, bredouillant des bouts de mots incompréhensibles. Là tout de suite, il se sentait extrêmement con et il était persuadé que le lycéen se foutait bien de sa gueule dans sa tête. Mais non, Ryuga n'était absolument pas en train de se moquer du plus jeune dans sa tête. Il n'était pas comme ça. Il trouvait le collégien adorable dans cet état.

Ryuga avait en réalité lui aussi un petit crush pour Kyoya depuis le jour où il l'avait percuté accidentellement, c'est-à-dire deux semaines auparavant, et il avait très vite remarqué que l'autre adolescent l'observait de loin, depuis sa table avec ses deux amis. Pourquoi il ne l'avait pas abordé s'il avait remarqué le petit manège du vert ? Eh bien il se trouvait que Kyoya n'était pas le seul à être un très bon observateur, Ryuga l'était aussi, et il avait compris rien qu'avec le comportement du collégien que ce dernier était un oméga. C'était pour ça qu'il n'avait pas fait le premier pas, il se doutait que si l'adolescent aux cheveux verts ne l'approchait pas, c'était parce qu'il avait de l'appréhension. Le blanc était quasiment sûr que s'il avait essayé d'approcher son crush en premier, il l'aurait mis mal à l'aise, alors il avait décidé de laisser Kyoya libre de venir vers lui quand il se sentirait assez bien pour.

Et c'était finalement arrivé. Alors oui, il lui avait répondu de manière taquine, mais c'était juste sa manière d'être, c'était comme ça qu'il était. Bon, il allait quand même s'empresser de rassurer le collégien, parce que le pauvre était en train de se décomposer de honte. Peut-être que Ryuga n'en donnait pas l'impression, mais il était si heureux que l'oméga lui ait enfin adressé la parole. Cet adolescent aux cheveux verts en pique, rebelles, et aux yeux bleus comme l'océan avait quelque chose, quelque chose qui l'attirait irrésistiblement, et il comptait bien ne pas laisser passer sa chance d'explorer ce quelque chose. Il sentait qu'entre eux, il y avait déjà quelque chose de fort. De très fort.

XXXXXX

-Je m'en souviens comme si c'était hier… soupira Ryuga avec un petit sourire nostalgique, regardant son ancien petit-ami avec une douceur qui désarçonna celui-ci. Je ne peux pas croire que c'était il y a plus de dix ans…

-Moi aussi je m'en souviens très bien… répliqua le vert en détournant le regard, sentant que s'il soutenait le regard de l'alpha il rougirait. Dans les moindres détails…

-Je sais que je te l'ai déjà dit, mais je suis désolé que ça se soit fini comme…ça entre nous, dit l'alpha en perdant son sourire, laissant place à une expression empreinte de chagrin, de culpabilité, et d'une douleur qui n'avait pas guéri en dix ans. J'aurais voulu que ça se finisse autrement…

-C'est pas vrai, t'as continué à culpabiliser depuis dix ans ? Lui demanda l'oméga d'un ton moitié amusé et moitié attristé. Ryuga, c'est pas de ta faute si tes parents ont décidé de déménager quand même…

-Je sais… Mais… Mais ça fait dix ans que régulièrement je me demande ce qu'aurait été ma vie si je n'avais pas déménagé… Ce qu'aurait été notre vie…

Kyoya eut bien du mal à déglutir en entendant son premier amour lui dire ça. Le vert avait passé des nuits entières à se torturer l'esprit en imaginant ce qu'aurait pu être sa vie si Ryuga n'avait pas déménagé à Kyoto, et il se doutait que le blanc avait dû passer par cette phase aussi, mais là ce dernier venait de lui avouer que ça lui arrivait d'y penser encore aujourd'hui… ? Dix ans après… ? Non, ce n'était pas possible, il avait forcément mal compris… Une partie de son cœur voulait croire que si, il avait bien compris…parce que lui aussi y pensait encore de temps en temps aujourd'hui… Et depuis le retour de Ryuga, ce « de temps en temps » s'était transformé en « quasiment toutes les nuits ». Mais qu'est-ce qui lui arrivait… ?

Les deux adultes restèrent là, dans la cuisine, en silence jusqu'à ce que Ryuga s'excuse une nouvelle fois pour le comportement de sa femme un peu plus tôt et retourne finalement dans le salon. Kyoya resta planté au même endroit, regardant le blanc s'éloigner jusqu'à sortir de son champ de vision, et quand il se retrouva à nouveau seul il fut en proie à un nouveau flot d'émotions. Son altercation avec Rika, il n'en avait plus rien à faire, ça ne l'atteignait plus, mais maintenant c'était autre chose qui le préoccupait. L'oméga se repassait en boucle sa conversation avec Ryuga, les souvenirs qu'ils avaient évoqué, et plus il se plongeait dans ses pensées, plus il sentait ses jambes trembler sous lui, menaçant de céder à n'importe quel moment.

Kyoya n'avait pas voulu se l'avouer jusque-là, mais à quoi bon se voiler la face ? Il fallait qu'il l'admette… Il avait toujours des sentiments pour Ryuga.

À suivre…


Moi : Fin du chapitre ! Eh oui, Kyoya est toujours amoureux de Ryuga, pauvre de lui ! XD

Kyoya : Ouais, super -_-

Ryuga : Je me disais bien que c'était bizarre qu'on ait pas encore entendu parler de nos frangins.

Moi : Ils sont toujours là enfin u_u

Chris : Je me demande ce que Nile disait à Rika XD

Moi : Oh bah il était certainement pas en train de la féliciter d'avoir mal parlé à Kyoya XD

Ryuga : On parle de Kyoya qui est encore amoureux de moi, mais franchement j'ai pas l'air d'avoir tant que ça tourné la page de mon côté.

Moi : Le doute subsiste mon cher ! Laissez les reviews de l'amour chers lecteurs, et je vous dis à la semaine prochaine ! Pour de vrai cette fois XD

Kyoya : Oublie pas que bientôt t'as tes écrits de 4H.

Moi : M'en parle pas TT_TT