Moi : Salut tout le monde ! OUI JE SAIS J'AI ENCORE DISPARU LA SEMAINE DERNIÈRE, PARDOOOOOOON ! Je voulais paaaaas TT_TT
Kyoya : Moi je m'en plains pas.
Moi : Kyo, je vais te faire du mal.
Chris : Un jour prochain tu t'endormiras mais tu te réveilleras pas Kyoya, faudra pas te demander pourquoi XD
Kyoya : -_-
Moi : Oui bon bref, désolée, j'ai eu des problèmes perso et puis il y a eu la vague de chaleur aussi… 42 degrés putain, on est pas habitués nous TT_TT
Chris : Il y a bien que Ryuga pour apprécier ce genre de températures…
Ryuga : En même temps j'ai connu largement pire dans les volcans.
Moi : Bref, le chapitre d'aujourd'hui ! Comme le titre l'indique subtilement, il est consacré à l'état émotionnel plutôt bordélique de Ryuga XD
Ryuga : …
Moi : Je place juste un tout petit TW, à un moment ça parle un peu de maltraitance d'enfant, enfin psychologique pas physique, mais ça reste de la maltraitance ^^'
Kyoya : Grosse ambiance !
Moi : Chut toi. Disclaimer ? ^^
Chris : Wonderinn ne possède pas MFB !
Moi : Merci Chris ! Bon chapitre tout le monde ! n_n
Réponse aux reviews :
Komachu : Tu me connais trop bien, mais fais pas genre, toi aussi t'aimes bien buter la mère de Kyoya dans tes fics ! XD
Marius X Maldeka : Oui bah c'est pas ma faute si dans le manga Kyoya a un père mais pas de mère ! XD
Ce bisou, c'est le début de la fin comme on dit XD
Coolio : Yeah, I know what you mean about Ryuga's job X)
Poor Ryuga, he must feel very guilty… But he isn't alone to go through that, that's the most important !
Fairy Selene : Bravoooooo ! XD
Je peux pas répondre à tout évidemment, huhu, mais globalement tu as bien compris ce que je veux raconter avec cette histoire X)
Alors qu'il attendait son fils à la sortie de l'école, debout au milieu de plusieurs parents d'élèves, Ryuga avait le regard perdu dans le vide et ne pouvait s'empêcher de laisser ses pensées dériver sur l'après-midi qu'il avait passé avec Kyoya au café. Ça n'avait été que trois quarts d'heure et deux verres de limonade à la mangue, mais pourtant le blanc n'avait fait qu'y repenser, toute la journée. Il avait à peine travaillé cet après-midi au journal d'ailleurs, il avait eu beaucoup de mal à se concentrer…
Chris l'avait bien vu, en même temps ça aurait été dur de l'ignorer puisqu'il avait le bureau voisin, mais il n'avait rien dit à son ami de la journée. Pourquoi ? Parce qu'il se doutait de pourquoi Ryuga était comme ça. Le blond savait que son ami avait un rendez-vous entre midi et deux avec son voisin et ex petit-ami, et il avait très vite remarqué au retour de l'alpha aux yeux dorés que celui-ci semblait…complètement dans les nuages. Si Chris avait des doutes auparavant sur la nature des sentiments du blanc pour son voisin, à partir de ce moment-là il n'en avait plus. Il en était sûr dorénavant, Ryuga était toujours amoureux de son ancien petit-ami mais il ne voulait pas se l'admettre. Le blond n'en avait rien dit à son ami cependant, il ne voulait pas le mettre encore plus dans l'embarras qu'il ne devait déjà l'être… Et puis tant que Ryuga ne venait pas lui en parler de lui-même, il préférait ne rien dire et faire comme s'il ne savait pas. C'était peut-être être un peu malhonnête avec son ami certes, mais Chris pensait que c'était mieux comme ça, tout du moins pour l'instant.
Mais pour en revenir à Ryuga, il avait été tellement déconcentré dans son travail par ses pensées sur Kyoya et leur rendez-vous au café qu'il était parti plus tôt que d'habitude pour aller récupérer son fils à l'école. Résultat : il était arrivé un peu trop en avance et ça commençait à faire un moment qu'il attendait devant le grillage d'entendre la sonnerie de fin des cours. Au moins ça lui laissait encore plus de temps pour se perdre dans ses pensées. De l'extérieur, l'alpha avait l'air ailleurs, complètement dans sa bulle, mais c'était tout. Il avait juste l'air d'être en train de réfléchir parce que c'était le cas. Mais bon, lui préfèrerait ne plus penser à tout ça… Ryuga essayait surtout de chasser à tout prix une pensée qui revenait en boucle depuis qu'il était retourné au siège de The Bey mais ça ne marchait pas vraiment jusque-là…
-Kyoya m'a embrassé… Sur la joue, okay, mais il m'a embrassé…
Ryuga n'entendait quasiment que ça dans sa tête depuis des heures, il avait la sensation qu'à la longue ça allait carrément le rendre fou. Mais comment pouvait-il ne pas y penser en même temps ? Comment pouvait-il se sortir du crâne que son ancien petit-ami l'avait embrassé sur la joue avant de presque littéralement s'enfuir ? C'était impossible pour lui de faire comme si ça n'avait pas existé ! Non seulement ça avait sérieusement chamboulé le blanc et ravivé une fois de plus des sentiments qu'il essayait à tout prix de faire taire, mais en plus ça laissait en suspens une question qui l'obsédait désormais : pourquoi Kyoya avait-il fait ça ? Pourquoi Kyoya l'avait-il embrassé sur la joue sans rien dire, ni avant ni après, pour ensuite s'enfuir comme un voleur ? Ryuga le connaissait par cœur, il savait que le vert n'était pas quelqu'un de tactile et encore moins quelqu'un de démonstratif en termes d'affection, sauf quand il était amoureux. Mais non, c'était impossible… Kyoya ne pouvait pas encore avoir des sentiments pour lui, c'était ridicule, il avait l'air si heureux avec Nile et si…hésitant avec lui, comme s'il cherchait à le fuir !
-Ouais bon, ça veut rien dire ça, moi j'ai cherché aussi à le fuir pendant un moment parce que j'avais peur de mes sentiments pour lui… pensa l'alpha.
Cette réflexion fit déglutir difficilement le blanc et lui provoqua des sueurs froides dans le dos. C'était impossible, ça ne pouvait pas être la réalité… Tous les deux étaient différents… Ryuga n'avait jamais réellement oublié son premier amour, il n'avait jamais vraiment tourné la page au sujet de leur relation et par-dessus tout il n'avait jamais aimé Rika, à aucun moment. De son côté, Kyoya avait l'air d'avoir fait le deuil de leur relation terminée prématurément et contre leur gré, il s'était mis avec Nile et ils avaient l'air très heureux tous les deux. Tout ça ne pouvait pas être une façade, si… ?
Heureusement pour Ryuga, ce fut à ce moment-là que la sonnerie de l'école maternelle retentit dans la cour, l'arrachant à toutes ses pensées et réflexions perturbantes. En quelque secondes, la cour de l'école qui était auparavant vide et silencieuse se remplit d'enfants heureux de terminer leur journée, criant de joie et courant vers le portail pour rejoindre leurs parents. Sakyo était toujours dans les premiers à sortir de sa classe, impatient de rejoindre son père pour rentrer à la maison et lui raconter sa journée, et il était reconnaissable de loin avec ses cheveux rouges, ses mèches blanches et son cartable noir avec des petits dragons pourpres. Il était l'un des seuls à ne pas avoir un cartable flashy, paradoxalement ça faisait qu'on le voyait mieux. Aujourd'hui ne faisait pas exception, le petit garçon fut l'un des premiers à sortir dans la cour et il repéra très vite son père dans la foule de parents derrière le grillage. Si Sakyo était déjà souriant en sortant de sa classe, son sourire s'élargit encore plus quand il se mit à courir vers son père. Le moins que l'on puisse dire, c'est que Ryuga oublia instantanément ses gros problèmes de cœur quand il vit son fils courir vers lui avec un immense sourire. Son fils était réellement le rayon de soleil de sa vie. À chaque fois que le blanc allait mal, il lui suffisait de regarder son petit garçon pour retrouver le sourire.
-Papaaaaa ! S'écria le petit garçon une fois le portail franchi, ne perdant pas une seconde pour sauter dans les bras de son père.
-Coucou mon poussin, dit Ryuga en souriant, serrant son fils contre lui. Ta journée s'est bien passé ?
-Oui ! C'était trop bien papa ! Répondit Sakyo avec entrain, un grand sourire fiché sur son visage. J'ai fait plein de trucs ! Même qu'on a commencé à préparer les cadeaux pour la fête des mères !
-C'est vrai que c'est bientôt, il va falloir qu'on garde le secret pour ne pas gâcher la surprise à maman, ricana légèrement le blanc en posant Sakyo.
La fête des mères était environ deux semaines plus tard et tombait durant les premières vacances scolaires de l'année, qui elles allaient commencer à la fin de la semaine actuelle, donc Ryuga n'était pas étonné d'apprendre que son fils était en train de préparer un cadeau de fête des mères avec sa classe. C'était comme ça chaque année quand on était en maternelle et en primaire, et c'était la même chose avec la fête des pères un mois plus tard. L'alpha se souvenait de l'avoir fait lui aussi à l'âge de son petit garçon, mais il se souvenait aussi que ses parents n'en avaient rien à faire de ses cadeaux d'enfant donc il préférait ne pas trop y repenser…
Sur le chemin du retour, alors que Sakyo s'amusait avec un de ses jouets sur son siège dans la voiture, sagement et en silence, Ryuga conduisait lui aussi en silence, un peu perdu dans ses pensées. Cette fois il ne pensait pas à son rendez-vous avec Kyoya plus tôt dans la journée, il pensait à ses parents. Il aurait bien aimé arrêter de penser à eux, mais il n'y arrivait pas. Ça lui arrivait souvent dans la période de la fête des mères et des pères, ce qui était plutôt logique au fond, mais ça l'insupportait clairement.
Ryuga détestait profondément ses parents, et il pensait que c'était réciproque depuis quasiment toujours. C'était triste mais le blanc était réellement persuadé que ses parents ne l'avaient jamais vraiment aimé, en tout cas il ne se rappelait pas de les avoir connus affectueux et présents pour lui. Il avait l'impression que depuis tout petit il y avait quelque chose qui n'allait pas, comme s'il n'était pas à la hauteur de quelque chose, mais de quoi est-on censé être à la hauteur quand on est un enfant ? Et en grandissant, les choses n'avaient fait que s'empirer, bien évidemment. Il avait l'impression de toujours décevoir, de ne jamais faire ce qu'il fallait, pourtant il était loin d'être un gamin ou un ado difficile ! Il était plutôt bon au niveau scolaire, il était en tout cas très loin d'être un cancre, mais pourtant ses parents le traitaient comme s'il n'allait jamais rien faire de sa vie car il n'était pas assez bon. Si quand il était petit Ryuga avait appris à encaisser les remarques, enfin autant que c'était possible pour un enfant, une fois adolescent il avait commencé à atteindre les limites de sa tolérance. Rapidement, il était devenu un adolescent en conflit permanent avec ses parents, il ne faisait que se disputer avec eux, crier, s'enfermer dans sa chambre et aller passer le plus de temps possible chez des amis pour fuir le foyer familial. Quand le blanc était avec Kyoya, jamais l'oméga n'avait mis un pied chez lui, alors qu'à contrario lui passait quasiment tout son temps libre chez son petit-ami.
C'était triste comme vie, mais ce qui faisait le plus de peine à Ryuga c'était que son petit frère s'était retrouvé pris là-dedans alors qu'il n'avait rien demandé. L'alpha n'avait jamais compris pourquoi mais Ryuto n'avait jamais été traité comme lui… Le cadet Atsuka avait toujours été traité…normalement, on ne lui avait jamais mis une pression folle avec les cours, on ne lui avait jamais reproché tout et n'importe quoi, ses cadeaux de fête des pères et des mères avaient toujours été acceptés avec le sourire… Ryuto vivait quasiment l'exact inverse de son grand frère, et aucun des deux enfants ne comprenait pourquoi ils étaient traités si différemment sans raison. Ryuto se sentait mal quand il voyait son aîné toujours triste, toujours disputé pour tout et rien, et Ryuga ne pouvait évidemment pas s'empêcher d'envier la situation de son petit frère.
Est-ce que parfois Ryuga en avait voulu à son frère d'être traité normalement pendant que lui souffrait quasiment en permanence ? Pendant son adolescence oui, à cette période il en voulait quasiment à la planète entière, mais à chaque fois il se détestait de ressentir ça. Ryuto ne lui avait rien fait, il n'était en rien coupable du comportement de leurs parents et il en souffrait tout autant que lui, mais différemment. Trop de fois le blanc avait retrouvé son petit frère en train de pleurer dans un coin de la maison à cause de ses disputes violentes et incessantes avec leurs parents… Peut-être que Ryuto vivait un peu mieux que lui, mais il était loin de vivre la belle vie sous ce toit avec toutes ces disputes, toute cette mauvaise ambiance, toute cette tension électrique dans l'air… Aujourd'hui il vivait loin de tout ça, il avait un appartement à Kyoto même s'il passait énormément de temps à l'étranger, mais comme Ryuga il nourrissait un profond sentiment de colère à l'égard de leurs parents. Ryuto ne leur avait pas pardonné la manière dont ils avaient traité son grand frère et il ne comptait jamais leur pardonner pour tout ça. Contrairement à son aîné il leur parlait encore de temps en temps, mais il se limitait vraiment au strict minimum et il ne les avait plus vus en personne depuis qu'il avait décroché son master et emménagé dans son appartement. Ça lui allait très bien comme ça.
-Papa ? L'appela soudainement la petite voix de Sakyo, l'arrachant à ses pensées. Papa, pourquoi tu restes comme ça ? On est arrivés !
Ryuga cligna des yeux, remettant soudainement les pieds sur terre, et tourna la tête vers sa vitre. Effectivement, il était garé devant sa maison mais il laissait le moteur tourner depuis quelques minutes car il était plongé dans ses pensées. Il avait déjà tellement pris l'habitude de faire ce trajet qu'il pouvait le faire même en étant un peu ailleurs. Secouant la tête pour définitivement se reprendre, l'alpha coupa le moteur de la voiture, se détacha et se tourna vers la banquette arrière pour regarder son fils. Sakyo s'était détaché lui aussi, probablement depuis que la voiture était garée devant la maison, et regardait son père en souriant, attendant qu'il vienne lui ouvrir la portière puisqu'il ne pouvait pas le faire lui-même avec la sécurité enfant.
-Désolé mon chéri, je me suis perdu dans mes pensées, s'excusa Ryuga en souriant, tendant la main pour caresser la joue de son petit garçon. J'arrive, je viens t'ouvrir.
Sakyo hocha la tête en souriant avec son cartable sur les genoux, attendant toujours sagement tandis que le blanc récupérait son sac en bandoulière sur le siège passager avant d'ouvrir sa portière pour sortir de la voiture. À peine Ryuga eut-il ouvert la portière arrière que son fils sortit de la voiture comme une tornade et fonça vers la porte d'entrée de la maison, ce qui ne servait pas à grand-chose puisqu'il n'avait pas les clés pour ouvrir. Il était juste impatient de rentrer et il le faisait bien comprendre. L'alpha aux yeux dorés ricana légèrement en voyant son petit garçon sautiller devant la porte avec impatience, attendri mais aussi amusé, et se dépêcha de verrouiller sa voiture avant de rejoindre Sakyo pour ouvrir la porte. Le petit garçon ne perdit pas une seconde pour entrer dans la maison et courir à l'étage pour aller dans sa chambre, histoire de poser son cartable, pendant que Ryuga lui posait ses affaires dans le salon.
Le blanc était un peu fatigué, il avait traversé plein d'émotions durant la journée, alors il posa vite son sac en bandoulière sur la table basse du salon et enleva sa veste avec un soupir avant de la jeter négligemment sur le canapé. Quelle ne fut pas sa surprise quand il entendit un miaulement indigné au moment où sa veste rencontra le canapé ! Dès qu'il entendit le miaulement, Ryuga s'empressa de récupérer sa veste et découvrit Loki en-dessous, qui ne se gêna pas pour lui lancer un regard assassin. Il venait de lui lancer sa veste dessus parce qu'il n'avait pas vu roulée en boule sur le canapé en train de dormir… Certes, l'alpha était fatigué et donc un peu distrait, mais pour sa défense le canapé était noir et c'était compliqué de distinguer un chat noir roulé en boule sur un canapé noir.
-Oh ça va, me regarde pas comme ça toi, dit-il à la chatte, qui le fixait toujours de ses yeux verts avec un air outré. Si tu dormais pas toute la journée sur ce canapé aussi !
Comme si elle avait compris ce qu'il venait de dire, Loki miaula d'un ton contrarié et se redressa pour se lécher, se mettant soudainement à ignorer son maître. Enfin « maître »… Tous les gens qui ont un chat savent très bien que c'est plutôt le chat le maître justement… En voyant son chat l'ignorer royalement pour faire sa toilette après l'avoir fusillé des yeux et lui avoir presque littéralement gueulé dessus, Ryuga leva les yeux au ciel et poussa un soupir amusé. Ouais, il avait vraiment bien fait de l'appeler Loki, ce nom lui allait comme un gant.
Une heure plus tard, Rika rentra du lycée. Sakyo, de bonne humeur et excité d'avoir une surprise à lui cacher, lui sauta dessus avec un grand sourire dès qu'elle franchit la porte. Ryuga les regarda du coin de l'œil, un petit sourire au coin des lèvres, mais il était surtout concentré sur son ordinateur. Il était encore en train de travailler sur l'article sur lequel il n'était pas censé travailler, ça commençait à vraiment prendre forme et il ne s'était toujours pas fait griller par son rédac' chef donc il était plutôt satisfait.
-Alors chéri, ça s'est bien passé ton rendez-vous ? Demanda Rika en venant vers lui, leur fils accroché à sa taille.
-De quoi ? Lui répondit le blanc, fronçant les sourcils et détournant le regard de son écran pour regarder sa femme.
-Eh bien, tu n'avais pas rendez-vous avec Kyoya au café aujourd'hui ? S'étonna la brune, souriant à son fils qui restait accrochée à elle.
-Ah, ça ! Comprit Ryuga, tellement absorbé par son article qu'il n'avait pas fait le lien tout de suite. Oui, ça s'est bien passé, c'était très sympa. Ça nous a rappelé beaucoup de souvenirs, des bons comme des moins bons.
-Tant mieux alors. Sakyo, tu veux bien aller dans ta chambre un petit moment ? Papa et moi on doit parler seul à seul un moment.
-Oooooh… bougonna le petit garçon, déçu.
-C'est pas pour longtemps mon cœur, t'inquiète pas, le rassura sa mère en lui ébouriffant les cheveux. Je viendrai te chercher quand on aura fini, d'accord ?
Sakyo était toujours un peu contrarié de devoir aller s'isoler dans sa chambre un moment pour laisser ses parents en tête à tête, mais il savait qu'il n'avait pas vraiment le choix et ça le réconfortait un peu de savoir que ça ne serait pas long. Le petit garçon accepta donc de monter dans sa chambre quelques minutes, laissant Ryuga et Rika seuls dans le salon. L'alpha ne comprenait pas trop pourquoi son épouse avait demandé à leur fils de partir un moment d'ailleurs… Qu'est-ce qu'elle pouvait bien vouloir lui dire qui nécessitait que leur petit garçon ne soit pas là ?
-Quelque chose ne va pas, Rika ? Demanda le blanc après avoir posé son ordinateur sur la table basse.
-Pas vraiment, je voulais surtout te proposer quelque chose, lui répondit la bêta en s'asseyant près de lui. Je sais que…la dernière fois j'ai tout gâché, et que Nile et Kyoya doivent probablement me détester…mais j'aimerais essayer de repartir du bon pied avec eux… Ce sont nos voisins quand même, et ce sont tes amis du lycée, je sais qu'ils sont importants pour toi… Tu… Tu crois qu'ils accepteraient de venir dîner à la maison un soir… ?
Ryuga ne s'attendait pas du tout à ça, il fut tellement surpris qu'il resta bouche bée quelques secondes. C'était incroyable à quel point sa femme avait changé ces derniers temps…
-Eh bien… Tu sais, Kyoya m'a dit qu'il avait passé l'éponge à ce sujet… finit-il par répondre. Et si Kyoya a passé l'éponge, Nile l'a sûrement fait aussi. Si on leur propose…je pense qu'ils accepteront.
Rika sembla sincèrement soulagée en entendant son mari dire ça. Elle avait vraiment peur d'avoir tout gâché avec leurs nouveaux voisins et que son mari lui en veuille pour ça, mais heureusement ce n'était pas le cas. La jeune femme sourit, rassurée, et demanda à son mari de se charger d'inviter leurs voisins à dîner avant de se relever pour aller chercher Sakyo dans sa chambre. Ryuga lui rendit son sourire, mais dès qu'elle fut hors de vue il perdit son sourire et soupira en s'enfonçant dans le canapé, regardant vers le plafond. Il était content que Rika veuille arranger les choses avec leurs voisins, bien sûr, et il était tout aussi content qu'elle propose de les inviter à dîner, mais il ne pouvait s'empêcher de repenser au fait que Kyoya l'avait embrassé sur la joue cet après-midi… Était-ce réellement une bonne idée de passer toute une soirée avec sa femme, son ancien petit-ami pour lequel il avait toujours des sentiments qu'il avait de plus en plus de mal à cacher, et le compagnon de ce dernier ? Ryuga ne le savait pas, il se sentait perdu… Il n'était plus sûr de rien dernièrement, ça lui faisait peur, mais il ne pouvait rien en laisser paraître…
-Je ne sais plus si je hais ou j'adore ma vie… pensa le blanc, fixant le plafond au-dessus de lui. Si seulement les choses pouvaient être plus simples… Si seulement je pouvais contrôler mes sentiments… Et par-dessus tout, si seulement je pouvais être sûr des sentiments de Kyoya pour moi…
C'était ça qui torturait le plus l'esprit de l'alpha. Ce fichu baiser sur la joue avait renversé toutes ses convictions… Il voulait se persuader que non, Kyoya ne l'aimait plus, mais il n'arrivait plus à en être si sûr que ça…
À suivre…
Moi : Fin du chapitre ! Oulala, c'est le bordel dans la tête de Ryuga ! X)
Chris : Hâte de voir sa tête quand il se rendra compte que Kyoya l'aime toujours lui aussi ! XD
Ryuga : -_-
Kyoya : On en parle des parents de Ryuga ou on fait style de rien ?
Moi : On dit rien, c'est des connards et leurs fils leur font la gueule u_u
Chris : Rika elle est devenue beaucoup trop agréable, on dirait même plus la même personne…
Moi : A-t-elle été touchée par la sainte lumière de la tolérance et de la bienveillance ou a-t-elle juste très peur de finir par perdre son mari avec ses conneries ? Who knows ? X)
Kyoya : Bah toi.
Moi : Merci Captain Obvious pour cette intervention !
Kyoya : è_é
Ryuga : Il promet le dîner, je le sens pas du tout…
Moi : On verra bien, mais pas la semaine prochaine !
Ryuga, Kyoya et Chris : ?
Moi : Pour me faire pardonner ma disparition de la semaine dernière, j'ai une surprise ! La semaine prochaine, je vous donne rendez-vous pour…le dernier bonus de L'empereur et moi ! Oui, enfiiiiin ! Il est commencé X)
Kyoya : Alléluia, elle va enfin boucler pour de bon cette fic de malheur !
Moi : Mais quelle drama-queen, je vous jure ! Bref, laissez les reviews de l'amour, et à la semaine prochaine ! n_n
