Moi : Salut tout le monde ! Me voilà à l'heure pour ce nouveau chapitre ! Oui bon en même temps j'ai eu presque deux semaines pour l'écrire... XD
Ryuga : Je l'ai lu. Je le savais, mais je le savaiiiiiis !
Moi : On se chut, pas de spoil ! u_u
Chris : Pour une fois t'as pas l'air éclatée ! X)
Moi : En même temps, un chapitre toutes les deux semaines c'est moins fatiguant qu'un chapitre toutes les semaines ! Mon sommeil est moins niqué XD
Kyoya : Dit-elle alors qu'elle est insomniaque.
Moi : ...Certes !
Chris : Bon sinon, il raconte quoi ce chapitre ?
Moi : Sans spoiler, c'est le chapitre du dîner et vous allez en apprendre plus sur Ryuga et Kyoya, et aussi sur d'autres personnages ! Qui ? Il faut lire pour le savoir ! ^^
Ryuga : Cet art du teasing.
Moi : Ouiiii ! Allez, on s'attarde pas plus, disclaimer ! ^^
Kyoya : Wonderinn ne possède pas MFB.
Moi : Merci Kyo ! Bon chapitre tout le monde ! J'espère qu'il vous plaira n_n
Réponse aux reviews :
Komachu : Ryuga et Kyoya ne veulent pas ouvrir les yeux, c'est trop dur ! XD
Faut que t'arrêtes avec Rika hein ! C'est pas Satan ! XD
Marius : Ouiiii, c'est trop mignon quand Kyoya borde Sakyo TTwTT
Fairy Selene : Ryuga a besoin de tisanes relaxantes XD
Les enfants sont des saloperies, quand ils aiment quelqu'un ils font pas semblant et les parents ils se retrouvent presque au second plan les pauvres XD
Coolio : We all want to have a child like Sakyo I think, he's so cute X)
Sakyo cares about his stressed dad, that's so cute ^^
Sakyo loves Kyoya, he cannot hide it XD
Quand il arriva en bas des escaliers, Kyoya prit encore quelques secondes pour se calmer et se remettre les idées en place. Il ne fallait pas qu'il ait l'air bizarre en arrivant dans la salle à manger sinon Nile risquait de le griller et après il ne le lâcherait plus de la soirée…
-Allez Kyoya, on pense à autre chose… se répéta le vert inlassablement l'espace d'environ une minute. Pense au dîner, pense que tu vas bien manger, pense que tu vas pouvoir te rappeler des bons souvenirs…
Et ça fonctionna. Il réussit à chasser les pensées qui l'obsédaient et le faisaient souffrir et se concentra sur l'instant présent, sur le fait qu'il allait dîner. Tout ce qu'il avait à faire, c'était profiter, se concentrer sur le moment et ne SURTOUT pas laisser son esprit dériver sur autre chose. C'était facile à se dire mais moins facile à appliquer… L'oméga avait un esprit qui allait à cent à l'heure, il passait aisément d'une pensée à l'autre, sans trop de rapport entre les deux. Cela s'avérait plutôt handicapant quand on essayait de se concentrer sur quelque chose de particulier, ou dans le cas présent quand on essayait de ne pas penser à quelque chose en particulier.
-Oh, te revoilà Kyoya, dit Ryuga en apercevant le vert à l'entrée de la salle à manger. Il était déjà assis à table avec Nile en face de lui. Ça a été avec Sakyo ? Il n'a pas été trop…collant ?
-Non non, ça a été tranquille, il s'est vite endormi, lui répondit Kyoya avec un petit sourire. Il était fatigué le pauvre.
-Je suis vraiment désolé que tu aies eu à faire ça, c'est pas son genre de faire des caprices d'habitude… soupira l'alpha, visiblement toujours gêné de la petite crise de nerfs de son fils.
-C'est pas grave Ryuga, t'excuses pas, le rassura le vert en venant s'assoir à table, près de son compagnon. Ça m'a pas dérangé, c'était cool même, ça m'a rappelé quand je lisais des histoires à Kakeru pour qu'il accepte d'aller à la sieste quand on était petits.
Ryuga ne trouva rien à répliquer à ça, alors il se contenta de sourire doucement et jeta un coup d'œil en arrière vers la cuisine, regardant comment s'en sortait sa femme avec l'entrée du dîner. Rika était de dos, en train de dresser les assiettes pour l'entrée, fredonnant très doucement une chanson qu'elle aimait bien. Elle n'était pas restée bloquée sur le fait que son fils avait demandé à être bordé par Kyoya, qui était non seulement leur voisin mais aussi l'ex petit-ami de son mari. Bien sûr, il y avait une partie d'elle qui était toujours vexée, c'était vexant quand même comme évènement, mais elle avait décidé de passer à autre chose. Ce n'était quand même pas de la faute de l'oméga si Sakyo l'avait réclamé, ça ne servait à rien qu'elle s'énerve.
-Voilà, c'est prêt ! S'exclama la jeune femme joyeusement, prenant les deux premières assiettes pour les amener à table. Bon, je ne suis pas très douée pour faire des jolis dressages, mais avec des rouleaux de printemps c'est pas vraiment évident vous savez, haha !
-Tant que c'est bon, on s'en fiche du dressage, lui rétorqua Nile avec amusement. On est pas dans Master Chef.
-Je n'ai pas mangé de rouleaux de printemps depuis une éternité, soupira rêveusement Kyoya. Enfin, pas des faits-maison en tout cas. Pourtant ce n'est pas comme si je manquais de temps pour en faire, mais j'ai juste pas la motivation…
-En même temps, les rouleaux de printemps du petit resto qu'on aime bien sont super bons, gloussa son compagnon. Pas besoin de « s'embêter » à les faire soi-même du coup, surtout quand on peut se faire livrer !
-Eh bien, j'espère que mes rouleaux de printemps seront aussi bons que ceux de votre petit resto favori, dit Rika en souriant, s'asseyant après avoir servi les deux autres assiettes, la sienne et celle de son époux.
-Ne doute pas de toi Rika, tu cuisines très bien, lui répliqua Ryuga, laissant un léger sourire étirer ses lèvres. Surtout les rouleaux de printemps.
La bêta rougit légèrement et poussa doucement l'épaule de son mari en gloussant de manière gênée, lui faisant comprendre qu'elle appréciait le compliment mais qu'elle était gênée qu'il la complimente devant des invités. Kyoya sentit comme une épine particulièrement pointue piquer son cœur en assistant à cet instant de complicité entre Ryuga et Rika et il détesta instantanément cette sensation. Il eut vraiment l'impression sur le moment que quelque chose lui avait fait mal physiquement, c'était horrible. Pour ne plus y penser, et ne plus y penser très vite, le vert se jeta quasiment sur ses rouleaux de printemps. Au moins quand on mange, on se change les idées.
-Au fait, je me demandais quelque chose depuis qu'on s'est retrouvés, fit remarquer le blanc après avoir bien entamé son premier rouleau de printemps. Il est devenu quoi le dernier membre de votre trio d'il y a dix ans ? Comment il s'appelait déjà… Gingka ?
-C'est ça, Gingka Hagane, confirma Kyoya.
Nile et Kyoya furent tous deux surpris par la question. Ryuga ne connaissait pas vraiment Gingka, il ne le voyait que quelques fois quand il retrouvait Kyoya après les cours mais c'était tout. C'était donc assez étonnant que le blanc demande des nouvelles de quelqu'un qu'il avait à peine connu il y a dix ans de cela. Le rouquin n'était pas non plus personne pour Ryuga, c'était un ami de son petit-ami à l'époque, mais de là à s'interroger sur ce qu'il était devenu depuis…
-Eh bien, il a déménagé à Tokyo après avoir terminé le lycée, reprit l'oméga. C'était un peu son rêve, il a toujours adoré MetalBey City mais il avait aussi très envie de monter à la capitale. Il est devenu animateur radio là-bas, apparemment il est assez populaire. On reste en contact via les réseaux sociaux, enfin surtout Nile parce que moi j'en ai pas des réseaux sociaux en fait…
-Il n'est jamais revenu à MetalBey City depuis qu'il est parti, pourtant c'est pas l'envie qui lui manque mais il m'a dit qu'il n'a jamais réussi à trouver le temps ou même l'occasion de revenir, ne serait-ce qu'un week-end, poursuivit Nile après avoir avalé sa bouchée de rouleau de printemps. Il s'est marié il y a deux ans avec une femme qu'il a rencontrée là-bas, elle s'appelle Madoka Amano. Il parle tellement d'elle, j'ai l'impression de la connaître sans l'avoir jamais vue… Elle travaille dans une quincaillerie si je me souviens bien.
-Il a l'air très heureux dans sa vie, commenta Ryuga en souriant. Je ne suis pas surpris, je lui ai jamais beaucoup parlé mais il avait l'air décidé à tout faire pour avoir une vie qui le rendrait heureux avant tout.
-Ouais, du Gingka tout craché, dit le vert avec un petit sourire en coin. Depuis qu'on se connait lui et moi, j'ai toujours dit qu'il n'avait aucune idée d'où il allait mais qu'il était motivé pour y aller. Quand il est monté à Tokyo, il n'avait aucune idée de ce qu'il allait y faire, il y est juste allé parce qu'il avait envie, et maintenant regardez le résultat.
-C'est le roi de l'improvisation ce mec, ricana son compagnon. Aaaah, il me manque souvent cet idiot… C'était une vraie pile électrique, toujours souriant, toujours joyeux. Je crois que je l'ai jamais vu triste.
-Il finira bien par réussir à revenir ici pour faire coucou, nous aussi on doit lui manquer, fit remarquer Kyoya avant de regarder Ryuga. Et toi ? Tu as des nouvelles de ton meilleur pote du lycée ?
-Oh, Tsubasa ? Non, je n'en ai pas… soupira l'alpha, perdant son sourire. Je ne sais pas ce qu'il devient, je ne sais même pas s'il habite encore ici ou s'il a déménagé depuis le temps… J'ai complètement perdu contact avec tous les gens que je connaissais ici quand on a déménagé à Kyoto, c'est difficile de garder le contact quand on a pas de téléphone et pas de réseaux sociaux non plus…
-Ouais, j'comprends, répondit le vert, se sentant coupable d'avoir posé cette question et d'avoir légèrement plombé l'ambiance. Un jour peut-être vous vous retrouverez par hasard, un peu comme nous.
-Mmh, peut-être…
Ryuga n'était pas franchement convaincu, il n'y croyait même pas du tout pour être honnête, mais il ne voulait pas que l'ambiance se détériore alors il se força un peu pour retrouver son sourire et que Kyoya ne se sente plus coupable. Il n'aimait vraiment pas voir l'oméga avec cette expression de tristesse et de culpabilité, il était prêt à tout pour qu'il la quitte. Heureusement pour lui, Kyoya ne sembla pas remarquer que son sourire était légèrement forcé et se détendit, souriant à nouveau lui aussi. Rien qu'en voyant son ancien petit-ami pour lequel il avait toujours des sentiments sourire à nouveau, Ryuga sentit son propre sourire perdre sa fausseté pour devenir sincère et naturel. Il essayait comme il pouvait de cacher ses sentiments pour que sa femme et Nile ne se rendent compte de rien, mais il y avait des moments comme celui-ci où cela s'avérait vraiment compliqué… Mais bon, ce n'était pas étrange de sourire en voyant un ami sourire, pas vrai ?
Les quatre adultes terminèrent tout à fait tranquillement de manger leurs entrées, dans une ambiance calme et détendue qui leur faisait du bien à tous. Une fois les assiettes terminées, Rika se leva pour débarrasser la table et Nile se proposa de l'aider. Si au début la jeune femme refusa, expliquant que ce n'était pas aux invités de s'occuper de ça et qu'elle pouvait s'en sortir toute seule, le bêta aux cheveux bicolores insista tellement gentiment qu'elle céda en rougissant, un peu gênée. Nile était quelqu'un qui aimait énormément aider quand il le pouvait, alors pour lui c'était plutôt normal de faire quelque chose d'aussi simple qu'aider son hôtesse à débarrasser quatre pauvres petites assiettes de la table. Ryuga et Kyoya se retrouvèrent donc seuls à table. Enfin, « seuls » était un bien grand mot puisque leurs moitiés respectives étaient juste derrière eux dans la cuisine ouverte.
-Tu fais encore du piano Kyoya ? Demanda un peu soudainement l'alpha après avoir vidé son verre d'eau.
-Oh, oui, j'en fais toujours quand je suis dans le mood, répondit Kyoya avec un petit sourire, sentant son cœur se réchauffer doucement à l'évocation de l'une de ses seules passions. On a un piano à la maison, il est dans une pièce à l'étage. C'est un bureau de base, j'y avais mis mon piano parce que c'était la seule pièce assez grande pour l'accueillir, et puis au final comme Nile et moi on se sert pas du bureau pour travailler c'est devenu ma salle de musique en quelque sorte.
-Tu as toujours le même piano ? S'enquit Ryuga, des souvenirs lui revenant. Celui qui était chez tes parents ?
-Oui, toujours, lui confirma le vert, son sourire s'élargissant de manière quasiment imperceptible. Et toi ? Tu joues encore de la guitare ?
-Hein ? Tu jouais de la guitare quand t'étais plus jeune chéri ? S'étonna Rika depuis la cuisine alors qu'elle était en train de servir le plat avec l'aide de Nile. Elle n'espionnait pas la conversation des deux jeunes hommes, elle n'avait tout simplement pas d'autre choix que de l'entendre puisqu'elle était à côté et qu'il n'y avait rien d'autre à écouter.
-Bon, bah ça répond à ta question Kyo, ricana légèrement le blanc. Non, j'en joue plus.
-Mais t'as fait quoi de ta guitare alors ? Lui demanda l'oméga, surpris et un peu peiné. Ryuga adorait jouer de la guitare quand ils étaient ensemble, il avait commencé à en jouer à 12 ans. Tu l'as pas vendue quand même… ?
-Je voulais de base, mais Ryuto m'en a empêché. Il n'a pas arrêté de dire que j'allais le regretter si je faisais ça alors j'ai finalement accepté de la garder, mais comme je voulais plus en jouer elle a juste pris la poussière dans le placard de ma chambre pendant des années, expliqua Ryuga en haussant les épaules. Aux dernières nouvelles elle y est toujours, chez mes parents à Kyoto.
Kyoya remarqua sans difficulté que le visage de l'alpha se crispa légèrement à l'évocation de ses parents, mais il ne pouvait pas dire qu'il était surpris de ça. Il était certainement la personne qui comprenait le mieux pourquoi Ryuga vouait une haine sans limite à ses parents. Le blanc avait toutes les raisons de les détester et de ne plus vouloir les voir, ni même de leur adresser la parole. Mais justement, puisqu'il ne voulait plus les voir, est-ce que ça voulait dire que sa guitare était condamnée à rester dans le placard de sa chambre à Kyoto à prendre la poussière pour le restant de ses jours ? Cette pensée rendit l'oméga beaucoup plus triste que ce à quoi il s'attendait… La guitare était une passion pour son ancien petit-ami, tout comme le piano était une passion pour lui, et abandonner une passion c'était toujours triste, peu importe la raison qui nous poussait à cet abandon. Enfin, Kyoya se doutait bien de pourquoi Ryuga avait arrêté la guitare, et c'était peut-être aussi pour ça qu'il se sentait si triste… Tous deux avaient été très affectés par leur rupture, ça ne s'était simplement pas manifesté de la même manière pour tous les deux.
Cependant, Ryuga avait tort sur un point sans le savoir. En réalité sa guitare n'était plus chez ses parents à Kyoto, dans le placard de la chambre qu'il avait là-bas, elle était chez son petit frère, Ryuto. Quand son cadet avait quitté le domicile familial après son master en archéologie, il avait décidé de prendre la guitare avec lui dans son nouvel appartement. Ryuto savait que son grand frère était vraiment fâché avec leurs parents au point de couper les ponts quasiment entièrement avec eux, et donc de ne jamais remettre les pieds dans leur maison, alors il avait pris la guitare avec lui au cas-où un jour Ryuga changerait d'avis et voudrait récupérer son instrument. Le cadet Atsuka était sûr que ça arriverait un jour. Pourquoi Ryuga ignorait-il que son petit frère avait fait ça ? Parce que ce dernier n'en avait rien dit, tout simplement. Le jeune archéologue savait pertinemment que s'il en avait parlé à son aîné, celui-ci aurait râlé, lui aurait dit que ça ne servait à rien, qu'il n'avait pas à s'embêter pour une stupide guitare, etc… Il le connaissait son borné de grand frère ! La guitare attendait donc sagement dans l'appartement de Ryuto qu'un jour son ancien propriétaire veuille à nouveau d'elle.
Après cette conversation, le reste du dîner se passa dans une ambiance très calme et agréable. Kyoya et Nile furent surpris de constater à quel point Rika était différente de la dernière fois qu'ils l'avaient vue ensemble, à quel point elle se montrait gentille, agréable et même drôle ! C'était comme si c'était une toute autre femme face à eux, et pourtant rien dans ce « nouveau » comportement ne sonnait faux. Ils trouvaient ça tellement étrange, mais tous deux en arrivèrent finalement à la conclusion que Rika n'était tout simplement pas aussi mauvaise qu'ils l'avaient cru au premier abord.
Ce constat fit mal au vert, et ça lui déplaisait de l'admettre. Tant qu'il voyait Ryuga malheureux avec cette femme qui semblait si froide et désagréable, il se sentait un tout petit peu moins coupable de toujours nourrir des sentiments à l'égard de l'alpha, mais maintenant qu'il voyait la jeune professeure si souriante, si gentille et si complice avec son époux, c'était tout l'inverse… Kyoya se sentait coupable à en crever, coupable de toujours aimer son premier amour alors que celui-ci était marié avec une femme qui finalement s'avérait agréable, coupable de mentir à son compagnon qui l'aimait encore alors que lui ne l'aimait plus, coupable d'être un lâche, coupable d'être égoïste, coupable de ressentir tout ça…
L'oméga sentit qu'il commençait à sombrer dans des pensées bien trop désagréables, des pensées de plus en plus sombres, alors juste après avoir fini de manger son dessert, il se leva de table et demanda s'il pouvait aller fumer sur la terrasse. Oui, il fumait, et il n'en était pas franchement fier. Ryuga, qui n'avait pas encore tout à fait terminé son dessert quant à lui, lança un regard à sa femme pour savoir ce qu'elle en pensait. Ni lui ni elle ne fumaient, mais la jeune femme avait plusieurs fumeurs dans sa famille alors elle était assez habituée et ne vit rien à redire. Elle se leva rapidement, prit un petit bol qu'elle remplit de bicarbonate de soude pour faire un cendrier improvisé, le confia à Kyoya et retourna s'assoir pour terminer elle aussi son dessert. Le vert la remercia et s'éclipsa rapidement dans le salon, récupérant son paquet de cigarettes et son briquet dans les poches de sa veste avant de sortir sur la terrasse en passant par la baie vitrée.
Il faisait désormais nuit dehors et l'air s'avéra un peu frais pour une fin de mois de mai, mais Kyoya n'en eut rien à faire. Au contraire, il trouva agréable de sentir de la fraicheur sur son visage. Après avoir regardé autour de lui, il décida de s'assoir dans le salon de jardin pour fumer. Le vert s'installa donc sur le canapé garni de coussins pour l'extérieur et posa son petit cendrier improvisé sur la table devant lui. Dans des gestes mécaniques car il commençait à avoir l'habitude de les répéter, il sortit une cigarette de son paquet, la porta à ses lèvres, posa le paquet près du cendrier puis essaya d'allumer sa cigarette avec son briquet. Oui, « essaya », car malheureusement pour lui, Kyoya avait oublié un petit détail légèrement important : son briquet n'avait plus d'essence. L'oméga pesta, insista quand même pour voir si une toute petite étincelle ne suffirait pas à allumer sa cigarette, mais renonça rapidement en se rendant compte que son briquet n'avait VRAIMENT plus d'essence. Rageusement, il jeta son briquet et sa clope toujours éteinte sur la table et s'insulta copieusement mentalement. Ça faisait des semaines qu'il se disait « Pense à racheter un briquet », mais il n'avait pas arrêté de repousser parce qu'il pensait que ça pouvait attendre et maintenant qu'il avait vraiment envie de fumer, limite besoin, il ne pouvait pas ! Putain de procrastination.
-Quelque chose ne va pas ? Demanda une voix près de lui.
Kyoya sursauta et tourna la tête pour voir Ryuga debout dans l'encadrement de la baie vitrée, l'air soucieux. Il avait sans doute dû le voir jeter de manière assez colérique son briquet et sa cigarette sur la table et ça l'avait inquiété.
-Non, c'est rien, c'est juste que j'avais oublié que mon briquet n'a plus d'essence, expliqua le vert en ricanant avec autodérision. Je peux pas fumer du coup et je suis contrarié de ma connerie.
-Oh, je vois, répondit simplement l'alpha en fermant la baie vitrée derrière lui, les laissant seuls sur la terrasse.
-Mais qu'est-ce que tu viens faire là toi ? Lui demanda Kyoya à son tour, fronçant les sourcils d'incompréhension. Tu fumes pas à ce que je sache ? T'as toujours dit que l'odeur du tabac ça te filait la gerbe.
-Non, j'fume pas, j'avais juste envie de prendre l'air, ricana le blanc. Si je t'embête, t'as qu'à le dire et puis je me casse hein !
-Tss, t'es con.
Ryuga ricana encore plus, l'air fier de lui, et vint s'assoir à côté de l'oméga. Kyoya ne pouvait plus lâcher son sourire maintenant, il avait la sensation de se retrouver dix ans en arrière. Ça c'était le Ryuga qu'il avait toujours connu, le Ryuga plein de sarcasme qui passait son temps à ricaner avec une moquerie seulement à moitié sérieuse, le Ryuga qui donnait l'impression de ne connaître que les sourires en coin ou les sourires carnassiers. C'était comme quand ils s'étaient retrouvés au café où ils s'étaient rencontrés, Kyoya avait l'impression de faire un bond de dix ans en arrière et c'était tellement agréable…
Le vert tourna alors la tête vers son voisin pour lui parler, ouvrant la bouche alors qu'il n'avait même pas d'idée de conversation à lancer, mais il la referma en rougissant quand il croisa le regard de Ryuga qui était déjà en train de l'observer sans parler. Son expression avait radicalement changé en l'espace de seulement quelques secondes, il était passé d'un air gentiment moqueur à un air pensif et…doux. Kyoya était tellement gêné qu'il était incapable de contenir les rougeurs sur ses joues. Pourquoi donc Ryuga le fixait-il comme ça sans rien dire… ? L'oméga se racla la gorge au bout de quelques secondes, trop gêné, et rouvrit la bouche pour demander à son ancien petit-ami si tout allait bien, et là tout alla à toute vitesse. Un instant, Kyoya se vit en train d'ouvrir la bouche pour parler, et l'instant d'après il était incapable de parler car Ryuga était en train de l'embrasser. Ryuga…était en train de l'embrasser ?!
À suivre...
Moi : Fin du chapitre ! Ce cliffhanger de fouuuuu ! XD
Kyoya : MAIS PUTAIN ! MAIS VOILÀ ! MAIS C'ÉTAIT SÛR BORDEL !
Ryuga : C'est parti pour les emmerdes...
Chris : Eh bah enfin ! XD
Kyoya : Ça va partir en couilles...
Moi : Haha, on va bien voir dans deux semaines comment ça va tourner ! Puisque c'est moi qui écris, hihi ^^
Ryuga : Personne ne le sent ici !
Chris : Moi j'parie qu'ils vont se retrouver tellement gênés qu'ils vont se jurer de ne plus jamais faire ça et de ne jamais en reparler, mais qu'ils vont être incapables de résister l'un à l'autre !
Moi : Prenez vos paris les enfants, on verra dans deux semaines ! D'ailleurs, dans deux semaines j'aurai fait ma rentrée en L2 Lettres ! Ouais, ma rentrée c'est le 2 septembre, dans ma Fac la rentrée c'est toujours très tôt X)
Kyoya : Ouais, retourne bosser tiens ! Comme ça t'auras encore moins le temps pour tout ça -_-
Moi : N'y compte pas trop Kyo ! D'ailleurs, j'ai commencé une nouvelle fanfic ! Pour l'instant, je la garde pour moi, mais je pense commencer à la publier quand j'aurai quelques chapitres d'avance ^^
Kyoya : ...Quelqu'un a une corde ?
Moi : Rooooh, t'inquiète pas, cette fic elle sera crack et ce sera drôle ! XD
Chris : Wouhou !
Moi : Allez, laissez les reviews de l'amour et à dans deux semaines ! n_n
