Moi : Salut tout le monde ! Putain je suis tellement contente de vous retrouver et d'être sortie de mes exams TTwTT

Kyoya : C'était sympa ces petites vacances quand même.

Chris : Du coup, ça s'est bien passé tes exams ?

Moi : Globalement oui ! J'ai encore quelques trucs à faire et rendre, mais vendredi c'est VACANCES ! Les vacances de Noël, ouiiii TTwTT

Ryuga : Ah oui c'est vrai qu'on est même pas revenus depuis début décembre... L'ambiance de Noël et tout, elle a fait un sapin tout rouge.

Moi : Oui, et il est magnifique u_u

Kyoya : Bon du coup, le chapitre d'aujourd'hui ?

Moi : C'est surtout un chapitre avec du dialogue puisque c'est Ryuga et Tsubasa qui prennent un café ensemble, mais je l'aime bien ! Comme le chapitre où Kyoya et Ryuga buvaient un verre ensemble X)

Chris : T'aimes bien faire des chapitres des discussion j'ai l'impression !

Moi : Ouais j'avoue X)

Ryuga : T'as l'air de bonne humeur.

Moi : C'est l'ambiance de Noël, ça me rend heureuse ! Disclaimer please ? ^^

Kyoya : Wonderinn ne possède pas MFB.

Moi : Merci Kyo ! Bon chapitre tout le monde n_n


Réponse aux reviews :

Komachu : Ryuga est toujours persuasif enfin u_u
Gingka qui est tellement con qu'il sent pas la chaleur qui émane du placard XD

Coolio : Yeah, Kakeru is a little bit weird XD
Kyoya just had to touch the part of Ryuga that he shouldn't have, what a coincidence ! *wink wink*
Kyoya just wants to WIN ! In everything ! XD
Gingka ain't the sharpest tool in the shed, like we say X)


Alors qu'il attendait Tsubasa sur le pas du tribunal, Ryuga se retrouva seul avec ses pensées et sa bonne conscience, qui ne se priva pas pour l'engueuler comme s'il était un enfant de six ans. Non mais sérieusement, à quoi avait-il pensé ? Comment avait-il pu se laisser aller à ce point ? Il était vraiment prêt à tabasser quelqu'un devant une foule de témoins, à foutre l'intégralité de sa vie en l'air pour un connard qui ne méritait que mépris et ignorance de sa part ? Mais qu'est-ce qui lui avait pris… Il avait perdu son sang-froid comme jamais ça ne lui était arrivé, il n'était plus lui-même… Il avait failli céder à ce côté animal des alphas qu'il détestait et ça lui hérissait les poils rien que d'imaginer ce qui aurait pu se passer s'il n'était pas tombé sur Tsubasa pour lui remettre les idées en place.

-Tu aurais fait ce que tu t'étais dit, tu aurais tabassé Pluto sur les marches du tribunal, tu aurais terminé en garde à vue, puis en prison, et t'aurais gâché ta vie pour de bon, lui rappela sa conscience, apparemment décidée à le torturer pour le punir d'avoir failli céder à ses plus bas instincts.

Ryuga grogna et secoua la tête pour la faire taire, mais il ne pouvait absolument pas nier qu'elle avait raison cette petite conne moralisatrice de conscience. Il avait failli faire n'importe quoi, il avait failli complètement dérailler et le pire c'était qu'il avait fallu l'intervention de quelqu'un d'autre pour qu'il se calme… Sur ce coup-là, il s'était comporté n'importe comment et il n'était vraiment pas fier de lui. Le blanc avait été un gamin, il n'y avait rien d'autre à dire, et la gifle que son meilleur ami lui avait mise était mille fois méritée. Il en aurait peut-être bien mérité deux même, ou trois, ou plus.

-C'est bon, me revoilà ! S'exclama l'argenté en ressortant du tribunal avec un petit dossier sous le bras, toujours suivi par Hikaru. Je dois passer au bureau pour déposer mes pièces et ramener Hikaru et ensuite on pourra aller le boire ce verre.

-T'inquiète, on est pas aux pièces, lui répondit Ryuga avec un petit sourire. T'es venu en voiture ?

-Oui, mais moi je suis garé dans la rue à côté, sur une place réservée aux avocats, précisa le bêta. J'ai une voiture grise.

Tsubasa précisait cela car il savait que son ami allait le suivre avec sa propre voiture, mieux valait qu'il connaisse au moins la couleur de son véhicule pour pouvoir le suivre. Les deux se séparèrent donc pour aller à leurs voitures respectives et quand Ryuga vit une voiture grise sortir de la rue que le jeune avocat lui avait indiquée il ne perdit pas une seconde pour la suivre. Ça lui fit un peu bizarre sur le moment de se dire que Tsubasa conduisait désormais car ce dernier avait toujours exprimé un certain rejet à l'égard des voitures, il venait tous les matins en vélo quand ils étaient au collège et au lycée et grognait à chaque fois qu'on lui parlait du code et du permis de conduire, mais bon c'était il y a dix ans après tout. Son ami avait probablement changé d'avis entretemps, voilà tout. Il n'y avait que les imbéciles qui ne changeaient pas d'avis comme on disait.

Cinq minutes plus tard, la voiture grise du jeune avocat se gara devant un immeuble et Ryuga s'empressa de garer sa propre voiture juste derrière pour patienter pendant que son ami allait ranger dans son bureau les affaires qu'il avait récupéré dans son casier au tribunal. Il vit l'argenté descendre de sa voiture et en faire le tour plutôt rapidement pour aller ouvrir la portière côté passager, laissant descendre Hikaru qui le remercia de son geste de gentleman par un petit sourire légèrement gêné. Quand elle fut descendue il referma la portière, arborant lui aussi un sourire légèrement gêné mais également de discrètes rougeurs aux joues que pourtant Ryuga réussit à percevoir depuis sa voiture. Il n'en perdit même pas une miette pour être honnête, souriant avec un mélange de tendresse et de taquinerie derrière son volant. Alors là, il n'allait pas louper le bêta pendant leur petit tête à tête autour d'un verre. Ils n'étaient plus meilleurs amis, mais les habitudes ont la vie dure !

Le blanc n'eut pas à attendre son ami très longtemps, il ressortit de l'immeuble à peine deux minutes après y être entré et lui fit signe de sortir de sa voiture pour le suivre. Ryuga s'exécuta immédiatement et rejoignit Tsubasa qui partait déjà dans la rue adjacente. Celui-ci le guida jusqu'à un petit café pratiquement caché dans une rue très discrète et, une fois à l'intérieur, l'entraîna à la table quasiment la plus reculée de l'établissement. L'alpha ne s'en formalisa aucunement, son ami avait toujours été comme ça, à chercher la discrétion et la tranquillité. Ça faisait peut-être dix ans qu'ils ne s'étaient pas vus mais Ryuga était toujours habitué, c'était comme le vélo en fait, ça ne s'oubliait pas.

-Alors, comment ça va ? Demanda Tsubasa une fois assis et après avoir commandé un simple verre de jus multifruits. Il aurait bien demandé un café mais il venait d'en boire un quelques minutes auparavant et s'il en buvait un autre il allait être énervé.

-Mieux depuis que tu m'as empêché de faire une connerie, répondit l'alpha avec un petit sourire, assis en face de lui. J'ai bien failli me foutre dans de sacrés ennuis…

-J'ai toujours fait ça pour toi Ryuga, répliqua l'argenté d'un air amusé. C'est même loin d'être la première fois que je t'empêche de t'en prendre physiquement à Pluto.

-Ça oui… marmonna le blanc en se craquant les doigts d'énervement. Il m'avait pas manqué ce sale fils de pute.

-Dis-toi que moi je dois le supporter au travail en plus. J'ai encore jamais eu d'affaire contre lui mais sa réputation le précède et je le croise assez souvent au tribunal. J'ai tout sauf hâte de me retrouver à plaider contre lui, rien que son petit rictus me donne envie de tout casser.

-J'arrive pas à croire qu'il soit devenu procureur. Donner du pouvoir à cet enfoiré c'était la pire idée du monde.

-Ça je n'te le fais pas dire, mais malheureusement il restera procureur tant que personne n'aura réussi à prouver qu'il est corrompu jusqu'à la moelle. Tout le monde le sait, mais personne ne peut le prouver. Il a toujours été doué pour faire des saloperies et ne pas laisser de traces derrière lui.

Ryuga serra les dents et les poings avec rage et frustration. Dieu qu'il haïssait Pluto. Il n'avait jamais haï quelqu'un aussi fort, pas même ses propres parents que pourtant il détestait du plus profond de son cœur. Pluto était un monstre et visiblement il ne s'était pas remis une seule fois en question en dix ans, ça le rendait complètement fou. Le blanc était incapable de comprendre ce qu'il se passait dans la tête du procureur. Pourquoi refusait-il de lâcher Kyoya même après dix longues années ?! Pluto avait un job qui payait bien, qui lui apportait du pouvoir et un statut social important, il avait un petit-ami avec lequel il était depuis une décennie et leur relation était tout aussi fusionnelle et intense qu'au premier jour, alors pourquoi ?! Pourquoi avait-il essayé de s'en prendre une énième fois à l'oméga aux cheveux verts ?! Pourquoi ne passait-il pas simplement à autre chose ?! Pourquoi Kyoya l'obsédait-il à ce point ?!

-Bon, maintenant qu'on est là, tu veux bien m'expliquer pourquoi et comment tu t'es retrouvé à attendre Pluto sur les marches du tribunal pour te battre avec lui ? Demanda finalement Tsubasa quand leurs boissons arrivèrent, un jus de fruits pour lui et un cappuccino pour son ami.

-L'explication elle est plutôt simple, mais tu vas avoir besoin de beaucoup de contexte pour comprendre comment j'en suis arrivé là, soupira l'alpha aux yeux dorés avant de boire une gorgée de son cappuccino.

-J'ai tout mon temps, se contenta de répondre le jeune avocat en croisant les bras sur son buste.

-Comme je te l'ai dit, ça fait deux ans que je suis revenu vivre à MetalBey City, commença à expliquer Ryuga. En fait ma…femme est professeure d'histoire géographie et il y a deux ans elle a été mutée d'un lycée de Kyoto à celui de MetalBey City, donc on a déménagé et, même si techniquement je n'ai fait que la suivre, j'étais vraiment heureux de revenir vivre ici.

Le bêta tiqua très légèrement quand il entendit Ryuga dire qu'il avait une femme, mais il se reprit rapidement et espéra que le blanc n'avait rien remarqué. Ryuga, marié avec une femme ? C'était étrange, il était pourtant persuadé que son ami était homosexuel… Il n'avait jamais montré le moindre signe d'intérêt amoureux ou même sexuel pour la gente féminine quand ils étaient au collège et au lycée ensemble alors qu'il ne se gênait pas pour exprimer de l'enthousiasme au sujet de certains garçons qu'ils côtoyaient, et puis il avait fini par se mettre en couple avec Kyoya et il n'avait jamais été aussi rayonnant qu'à cette période. Ça faisait vraiment bizarre à Tsubasa d'imaginer Ryuga marié à une femme…

-Il y a quelques mois, Rika – c'est ma femme – et moi, on s'est dit que ce serait bien de déménager pour se rapprocher de l'école maternelle de notre fils, Sakyo, continua l'alpha. Et c'est ce qu'on a fait, début avril on s'est installés dans une nouvelle maison, plus grande et plus proche de l'école de notre fils, mais le jour de l'emménagement j'ai… J'ai découvert que dans la maison située à gauche de la nôtre vivaient…Kyoya et Nile.

-Attends, quoi ?! Manqua de s'étrangler l'argenté, pris complètement au dépourvu par cette révélation. Okay okay, laisse-moi récapituler ! Non seulement tu te retrouves par pur hasard voisin de ton ex que t'avais quitté à cause de ton déménagement à Kyoto alors que tu l'aimais toujours, mais en plus tu découvres que maintenant il est en couple avec son ancien meilleur ami ?

-Ça fait dix ans Tsubasa, les relations évoluent, c'est normal, répondit Ryuga en haussant les épaules. J'vais pas te mentir, sur le moment quand je l'ai découvert ça m'a piqué, mais je m'en suis rapidement remis. Bref, du coup j'ai réussi à renouer avec eux. Il y a quelques jours, en rentrant du travail, je les ai vus tous les deux arriver chez eux et j'ai compris rien qu'à leurs têtes qu'il s'était passé quelque chose de grave. J'ai parlé à Nile, il m'a raconté que Kyoya était sorti pour faire des courses et était tombé sur Pluto, encore une fois par hasard complet.

-Oh, je la sens pas cette histoire… soupira lourdement le bêta avant de boire une gorgée de son verre de jus de fruits, comme pour se donner du courage. Le hasard fait vraiment mal les choses parfois, et cette ville est bizarrement petite…

-J'te le fais pas dire. Pour la faire courte, Pluto a été fidèle à lui-même et Kyoya n'a réussi à s'en sortir que parce que Nile passait par-là pour aller chercher un colis et avait un spray au poivre sur lui. Tu comprends pourquoi j'étais enragé du coup.

-Donc t'aimes toujours Kyoya.

Ryuga s'étouffa instantanément dans son café, et pas qu'un peu puisqu'il passa ensuite dix bonnes secondes à tousser, les larmes aux yeux et les joues rouges. Son ami ne venait absolument pas de lui poser une question, il avait parfaitement senti dans le ton de sa voix que c'était une affirmation. Mais comment avait-il fait pour deviner si rapidement ?! Ça faisait dix ans qu'ils ne s'étaient plus vus, l'argenté ne pouvait tout de même pas toujours être capable de lire en lui comme un livre ouvert, n'est-ce pas ? N'est-ce pas… ?

-N-Non mais qu'est-ce que tu racontes ? Tenta de se justifier Ryuga, toussant encore légèrement. Je sais bien que quand on s'est quitté Kyoya et moi je l'aimais encore, mais c'était il y a dix ans… Je suis passé à autre chose depuis.

-Ça fait dix ans et t'essaies encore de me mentir en me regardant droit dans les yeux hein, ricana le jeune avocat avec une moquerie à peine dissimulée. T'es tellement passé à autre chose avec Kyoya que t'étais prêt à te retrouver en prison pour lui, donc je te crois moyen.

-Ça veut rien dire ça, rétorqua l'alpha, tentant à tout prix de protéger ce secret sacrément embarrassant et problématique. Tu me connais, je suis impulsif, si on fait du mal aux gens que j'aime je suis du genre à péter un câble et à foncer dans le tas sans réfléchir.

-Oui j'te connais oui, donc je suis parfaitement capable de voir que tu parles de Kyoya exactement comme tu parlais de lui il y a dix ans, dit Tsubasa avec une certaine fermeté. T'as le même ton, la même lueur dans le regard… Tu l'aimes encore, je le sais, je le sens, tu peux dire ce que tu veux mais moi je connais la vérité.

Sur le moment, Ryuga se sentit comme un enfant grondé par ses parents. Pff, c'était évident qu'il ne réussirait pas à mentir à Tsubasa les yeux dans les yeux, il n'avait jamais réussi à faire ça et il ne réussissait toujours pas à le faire aujourd'hui. Même avec Chris il n'y arrivait pas. Il était un bien piètre menteur avec ses meilleurs amis, ça c'était sûr…

-Tu m'énerves à être aussi lucide avec moi, grogna finalement le journaliste, s'avouant vaincu.

-Je ne suis peut-être plus ton meilleur ami depuis tout ce temps, mais j'ai pas perdu mes skills de meilleure pote ! Fanfaronna Tsubasa.

-Moi non plus, renchérit le blanc avec un sourire en coin. Tu l'as déjà invitée pour un verre ta stagiaire ou tu te contentes de lui ouvrir les portes en rougissant et en attendant qu'elle te remarque ?

Là ce fut au tour de Tsubasa de s'étouffer dans son verre et son ami savoura avec un grand plaisir sa vengeance. Il l'avait bien dit qu'il ne le louperait pas au sujet d'Hikaru, il avait tout vu depuis sa voiture et l'occasion venait de se présenter à lui, trop belle pour être ignorée.

-Okay, un point partout, balle au centre, soupira le bêta après avoir fini de tousser. Je peux pas me plaindre, je l'ai cherché, c'est de bonne guerre.

-Tout à fait, ricana Ryuga en jouant avec sa tasse de café. J'ai toujours mes réflexes de meilleur ami moi aussi.

-Je vois ça oui. Pour répondre à ta question, non je n'ai pas invité Hikaru à prendre un verre, ça fait à peine quelques jours qu'elle est en stage dans le cabinet donc je pense qu'elle trouverait ça bizarre…

-Ah, donc t'as eu le coup de foudre ! Ça te ressemble bien.

-Oh ça va hein. Oui je sais, je suis romantique et très fleur bleue…

-Il en faut dans ce monde, pour compenser les cyniques comme moi.

-J'imagine oui. Dis… Je ne veux pas te mettre mal à l'aise mais… Pourquoi tu es marié à une femme si tu aimes toujours Kyoya ?

Ryuga poussa un long soupir. Il se doutait bien qu'il n'échapperait pas à cette question, mais il avait tout de même espéré. L'alpha n'avait aucune envie de raconter à son ancien meilleur ami les raisons qui l'avaient poussé à se marier et qui le poussaient aujourd'hui à rester dans ce mariage car il en avait terriblement honte, mais c'était trop tard maintenant. Tsubasa avait posé la question, il allait lui répondre. Ryuga n'avait pas peur du jugement de ce dernier, pas du tout. C'était le jugement de sa propre conscience qu'il craignait.

-Ce n'est pas quelque chose dont je suis particulièrement fier… finit par dire le blanc, son regard doré perçant se montrant soudainement fuyant. Tu connais ma relation catastrophique avec mes parents alors ça ne t'étonnera certainement pas si je te dis qu'après le déménagement ça s'est empiré entre eux et moi. Je les avais tout le temps sur le dos, en permanence, et moi avec ma séparation forcée j'étais juste…las. J'en avais marre, plus le temps passait et plus ils me saoulaient avec mes choix de vie, alors j'ai fini par…accepter l'idée de faire tout ce qu'ils attendaient de moi, juste pour avoir la paix… J'en pouvais plus, j'étais au bout du rouleau…

-Alors tu t'es marié uniquement pour leur faire plaisir, devina Tsubasa, peiné pour son ami. Oh oui, il connaissait la relation entre Ryuga et ses parents, il la connaissait trop bien même. Il avait arrêté de compter le nombre de fois où il avait songé à tuer les géniteurs de son camarade.

-Crois-moi qu'aujourd'hui je regrette encore avec chaque fibre de mon être de leur avoir cédé, grogna le journaliste avec rage et dégoût. Rika… C'était la fille d'amis de mes parents… Elle était raide dingue de moi, je le savais, en fait tout le monde le savait pour être honnête. Moi… Je ne la voyais que comme une connaissance, même pas une amie, mais tout ce que je voulais c'était un peu de paix dans ma vie… Si tu les avais vus le jour du mariage… Ils dégoulinaient de fierté et de satisfaction pendant que moi je me forçais à sourire et à avoir l'air heureux alors qu'en fait j'avais juste envie de me jeter sous un train. Je les aurais égorgés avec le couteau qui a servi à découper la pièce montée si je m'étais écouté.

L'argenté hocha simplement la tête sans rien ajouter. Il ne voyait pas vraiment quoi dire de plus. Il ressentait juste une profonde tristesse pour Ryuga et une haine incommensurable envers les parents de celui-ci. Quel couple d'enfoirés ils faisaient ceux-là… Imposer un déménagement et une séparation amoureuse à leur fils aîné n'était visiblement pas assez à leurs yeux, il avait fallu en plus qu'ils continuent à être sur son dos au point que le blanc avait perdu l'envie de se battre et s'était marié contre sa volonté avec une femme qu'il n'aimait pas. Et ils en étaient heureux, c'était ça le pire. Étaient-ils donc aveugles à ce point à la souffrance de leur fils aîné, ou faisaient-ils exprès de ne pas voir que Ryuga s'était forcé à ça et que ça n'avait absolument pas fait son bonheur ? Tsubasa se doutait de la réponse.

-Quand je me suis rendu compte que Kyoya était mon nouveau voisin ça m'a mis…un peu mal à l'aise, parce que Rika n'était pas au courant pour lui, continua Ryuga après avoir terminé son cappuccino. Pas que je voulais lui cacher mon passé, j'avais juste plus envie d'en reparler parce que ça me faisait mal. Et franchement j'avais plutôt bien fait vu les crises auxquelles j'ai eu droit quand elle a appris que c'était mon ex… Enfin, ça s'est arrangé ça. Le vrai problème c'est que je pensais avoir tourné la page niveau sentiments avec Kyoya, et en fait non…

-Je sais que je suis biaisé parce que je suis avocat et que ça fait partie de mon métier, mais pourquoi tu divorces pas alors ? Lui demanda son ami.

-C'est pas à toi que je vais apprendre quelle réputation a le divorce au Japon, soupira le blanc. T'es divorcé, on te regarde comme si t'avais un problème, et en plus ça risque de retomber sur mon fils. Les gamins à l'école cherchent le moindre petit truc qui « déconne » pour faire d'un de leurs camarades un bouc émissaire.

-Ouais, je vois… Je peux pas te donner tort, admit le bêta à contrecœur. Les mentalités commencent un peu à changer, mais le divorce reste encore très mal vu. Tu sais, quand j'ai fait mes études je suis parti en stage à l'étranger pour quelques mois. Je suis allé au Royaume-Uni et ça a été un immense choc. Être divorcé c'est anecdotique pour eux, être parent célibataire c'est courant, les gens sont bien moins emmerdés quand ils prennent des congés pour s'occuper de leurs enfants qui viennent de naître, même être père au foyer ça commence à devenir quelque chose de normal… On se rend pas compte d'à quel point nous, ici, on vit dans une société fermée d'esprit, bloquée dans le passé. Parfois ça me déprime, mais je me dis que ça ne tient qu'à nous de faire avancer un peu les mentalités.

-J'te comprends oui. Je participe un peu à ça à mon échelle, je me lance dans des articles qui dénoncent méchamment la manière dont notre société traite les omégas mâles dans le dos de mon rédac' chef, alors bon…

-Oh, t'es journaliste ?

Ryuga regarda le jeune avocat d'un air surpris, ne comprenant pas sa réaction, puis il se rappela qu'il n'avait pas eu le temps de lui dire pour son métier. Il avait commencé à le faire sur le perron du tribunal mais il avait été coupé par l'arrivée soudaine d'Hikaru. Il avait complètement oublié ce détail…

-Oui, je suis journaliste au journal The Bey, répondit-il avec un petit sourire. Je fais des enquêtes d'investigation.

-Ah oui, monsieur n'est pas n'importe qui, ricana gentiment Tsubasa. J'ai pas trop le temps de lire quelconque journal avec mon travail, mais tout le monde connaît la réputation de The Bey. Il parait que la rubrique sport a beaucoup de succès.

-Ça oui, elle en a, confirma l'alpha, son sourire s'accentuant. Un des journalistes sportifs qui s'occupe de la rubrique est un ami, il adore son travail. Enfin, moi aussi j'adore mon travail, mais être journaliste d'investigation c'est un peu moins fun que d'être journaliste sportif.

-J'imagine bien oui, répliqua l'argenté en gloussant.

-Tsubasa… Pourquoi tu n'as pas l'air surpris que je sois un alpha ? J'en étais pas un il y a dix ans…

-C'est pas tellement que je ne suis pas surpris, c'est que je n'ai pas vraiment pris le temps d'y penser puisque t'étais prêt à aller casser la gueule à Pluto devant tout le monde et qu'il fallait que je te retienne…

-Ouais, pas faux…

-Alors tu es ce qu'on appelle un alpha tardif, c'est ça ? C'est rare non ?

-Ouais, c'est rare, une vingtaine de cas par an je crois… Moi c'est arrivé un peu avant que je fête mes 19 ans. Ça m'a fait bizarre…

-Tu m'étonnes. Mais d'un côté, t'as toujours eu un « caractère » d'alpha.

-Je sais, on arrêtait pas de me le dire. Le bon côté c'est que maintenant Pluto et moi on est à armes égales.

-Ryuga… Je sais que tu lui en veux, et t'as toutes les raisons du monde de ressentir ça, mais crois-moi, ce mec a vraiment le bras long en tant que procureur véreux. Contente-toi de l'ignorer.

Ryuga hocha la tête avec un petit sourire en coin, mais il était loin de vouloir lâcher l'affaire. Oh, il ne voulait plus s'en prendre physiquement à lui, ça lui était passé ça, mais il avait eu une autre idée pendant sa conversation avec Tsubasa. Pluto n'était pas le seul à avoir le bras long au fond. Il était à nouveau temps de mettre à profit ses capacités de journaliste capable de fouiner partout.

À suivre...


Moi : Fin du chapitre ! Haha, journaliste Ryuga en actiooon !

Ryuga : J'aurais préféré lui péter la gueule quand même.

Chris : Très perspicace le Tsubasa au fait ! Il a grillé Ryuga direct ! XD

Moi : C'est parce qu'ils ont été meilleurs amis, Tsubasa sait toujours griller les mensonges de Ryuga !

Kyoya : Tsubasa qui est tombé insta amoureux de la petite stagiaire de son cabinet, quel romantique.

Moi : C'est le coup de foudre XD

Chris : Du coup, il va se passer quoi dans le prochain chapitre ?

Moi : Je sais pas encore tout à fait... J'hésite entre deux directions, mais ne vous inquiétez pas, la semaine prochaine il y aura un chapitre ! Je vous abandonne plus ! XD

Ryuga : Du coup tu fais un truc pour Noël ?

Moi : Ouiiii, il y aura un OS pour Noël ! Un OS très fun, ça fera du bien je pense ! ^^

Chris : Youpi, du fun pour Noël !

Moi : Laissez les reviews de l'amour, et je vous dis à la semaine prochaine ! Des bisous *3*