Moi : Salut tout le monde ! Vous connaissez l'histoire de la meuf qui devait tout le temps couper ses chapitres en deux parce que sinon ça fait des chapitres de 10 000 mots ? XD
Chris : Ouais, c'est toi !
Ryuga : Alors toi ! T'as pondu le PIRE cliffhanger du monde !
Chris et Kyoya : ?
Moi : Haha, ouaiiis... Oui bon donc le chapitre d'aujourd'hui va normalement vous faire plaisir puisque c'est le chapitre où Ryuga va voir Pluto pour lui mettre la pression, mais disons que mes vieux démons m'ont rattrapé et j'ai fait un cliffhanger... Même moi je me hais pour ce cliffhanger, il est trop bien mais en tant que lecteur ou lectrice vous allez me haïr si fort... Pardon d'avance ^^'
Kyoya : JE SAVAIS BIEN QU'IL ME FAUDRAIT DEUX SEMAINES DE PRÉPARATION MENTALE, J'SUIS PAS PRÊT POUR TES CONNERIES LÀ !
Moi : T'ES PAS OBLIGÉ DE CRIER NON PLUS !
Chris : X_X
Ryuga : Wonderinn ne possède pas MFB, et si vous voulez la tuer c'est normal. Prenez un ticket et faites la queue.
Moi : Hé ! è_é
Réponse aux reviews :
Komachu : Ryuga s'est lui-même emprisonné, Rika lui a pas foutu un flingue contre la tempe non plus XD
Nile le naïf XD
Marius : Rika est purement égoïste oui, mais à côté Ryuga est lâche, tu parles d'un couple dysfonctionnel ! XD
TOUT VA TRÈS BIEN, JE GÈRE LA SITUATIOOOOON ! NE PANIQUEZ PAS ! XD
Coolio : Who doesn't want to have Sakyo as a child ? u_u
Yeah, Sakyo feels more love from Kyoya than from his mother...
Nile does really trust Ryuga, maybe kinda...blindly... XD
Fairy Selene : Sakyo est un bébou u_u
Qu'il est con ce Nile ! Il a pas lu le scénario ! XD
-Ryuga, t'es sûr de ce que tu fais là ?
-Mais oui. Fais-moi confiance, je vais pas déconner. J'ai failli une fois, je vais pas le refaire.
Chris soupira à son bureau, pas vraiment convaincu. C'était la fin de la matinée, Ryuga et lui étaient en train de travailler sur leurs articles respectifs mais la pause déjeuner approchait à grands pas. Le blond avait donc demandé à son ami où il souhaitait manger, prêt à lui donner son propre avis après sa réponse, mais à sa grande surprise celui-ci lui avait répondu qu'il ne mangerait pas avec lui aujourd'hui car il devait aller quelque part pendant la pause déjeuner. Évidemment le journaliste sportif avait voulu en savoir plus, et ce qu'il avait appris ne lui avait pas fait plaisir. Ryuga comptait sacrifier leur déjeuner pour aller chez Pluto… Chris ne connaissait pas Pluto, pas en personne en tout cas, mais il avait bien sûr entendu parler de lui par son ami et il savait pertinemment ce qu'il avait fait et pourquoi le blanc désirait lui rendre visite. Ça lui paraissait être une mauvaise idée, une très mauvaise idée, et il ne pouvait pas s'empêcher de l'exprimer à voix haute.
-Tu veux aller voir le mec qui a passé son adolescence à harceler sexuellement ton ex, que tu aimes encore, et qui il y a plusieurs semaines de ça a essayé de le violer, et moi je dois te croire sur parole quand tu me dis que tu vas aller le voir simplement pour lui taper la discute ? Résuma Chris en faisant tourner son siège de bureau vers son collègue, l'air circonspect.
-Je veux pas aller lui taper la discute, je veux aller lui mettre la pression pour lui passer l'envie de s'en prendre à Kyoya justement, le corrigea l'alpha aux yeux dorés, le regard toujours fixé sur son écran d'ordinateur.
-Ah bah oui pardon, c'est vrai que c'est vachement mieux ! S'exclama le blond en levant les yeux au ciel.
-Je ne vais pas m'en prendre à lui physiquement Chris, insista Ryuga.
-Je veux bien croire que tu as décidé de ne pas le cogner, mais tu penses réellement pouvoir t'y tenir ? Tu penses sincèrement être capable de te retenir de mettre une droite à ce type pour tout ce qu'il a fait ?
-Oui. Je ne suis pas un animal, je sais me tenir. On est à armes égales lui et moi, mais j'ai l'avantage d'avoir l'effet de surprise. Fais-moi confiance. Je vais chez lui, je lui mets la pression et je reviens ici à la fin de la pause.
Face au calme et à l'assurance de son ami, le blond décida de baisser les armes. Il voulait lui faire confiance, il voulait croire que Ryuga serait assez fort pour résister à son envie très humaine de mettre son poing dans la gueule d'un enfoiré qui le méritait, mais l'inquiétude refusait de complètement le quitter. Chris craignait que son meilleur ami ne s'attire des ennuis, c'était compréhensible. Il se mettait à la place du blanc et ça lui paraissait presque impossible de se contenir dans une situation pareille ! Il ne voulait pas imaginer ce que lui pourrait faire s'il se retrouvait face à un homme qui aurait fait du mal à Dynamis. Il se transformerait en bête sauvage et il serait capable de tuer, il en était persuadé…
De son côté, Ryuga était parfaitement serein. Il n'avait pas peur de céder à ses instincts, pas le moins du monde. Une fois ça lui était arrivé, une fois il avait failli devenir ce qu'il haïssait et Tsubasa avait dû lui remettre les idées en place en le giflant. Plus jamais il ne voulait que ça arrive et il était bien décidé à tenir cet engagement personnel. Ses instincts ? Il ne voulait même plus en entendre parler. Son esprit serait plus fort que sa nature, il le sentait au plus profond de son âme. Il allait remettre de l'ordre dans sa vie, ça apaiserait au moins un peu ses tourments. Ça n'allait certainement pas régler ses problèmes d'alcool, son mariage complètement foireux ou son amour impossible pour son ancien petit-ami, mais au moins ça le calmerait et ça enlèverait un problème de la vie de celui qu'il aimait toujours justement. S'il pouvait aider Kyoya, s'il pouvait dégager ce saleté de parasite de Pluto de sa vie, alors au fond il s'aidait lui-même. Les choses étaient aussi simples que ça.
Quand la pause déjeuner arriva quelques minutes plus tard, Ryuga ne perdit pas un instant pour quitter le siège de The Bey. Il n'avait pas de temps à perdre, Pluto vivait dans les beaux quartiers de MetalBey City et ils se trouvaient relativement loin du centre-ville. Le blanc espérait tout de même pouvoir manger après avoir rendu visite à son vieil ennemi alors il devait se dépêcher. Il sauta dans sa voiture sur le parking, vérifia une dernière fois l'adresse du procureur sur son téléphone puis se mit en route. Ça faisait longtemps qu'il n'avait plus mis les pieds dans les beaux quartiers de la ville… Depuis qu'il avait déménagé en fait puisque sa seule raison d'y aller c'était pour voir Kyoya, dont les parents vivaient là-bas à l'époque et y vivaient probablement toujours. C'était assez impressionnant la première fois de se retrouver au milieu de toutes ces grandes maisons luxueuses, on se sentait tout petit et pas à sa place, mais après plusieurs fois on finissait par s'y habituer. Enfin bon, de toute façon ce n'était pas pour admirer un paysage qu'il connaissait déjà que Ryuga allait dans les beaux quartiers.
-Il habite loin ce petit con, on dirait qu'il a vraiment envie de vivre caché, pensa l'alpha à la mèche rouge en conduisant vers l'adresse de Pluto. Tellement de choses à se reprocher qu'il a décidé de vivre isolé dans une maison probablement bien sécurisée.
Ryuga ne croyait pas si bien dire, ou plutôt si bien penser. Pluto vivait effectivement dans une grande maison assez isolée des autres, derrière un grand portail automatique. Tellement prévisible. Le journaliste gara sa voiture devant la grande maison, coupa le moteur et prit une grande inspiration avant de descendre de la voiture. Allez, il y était… Le cœur battant dans sa poitrine, il fit le tour de sa voiture et se présenta devant le grand portail, cherchant du regard la sonnette. Il n'eut pas à chercher longtemps, elle était juste au-dessus de la boîte aux lettres où figuraient les noms des habitants de la maison, Pluto Hoshi et Rago Kurotaiyō. Ah oui, il avait un peu oublié Rago dans l'équation… Peut-être qu'il ne serait pas là, peut-être qu'il serait toujours sur son lieu de travail, c'est-à-dire la prison, au fond Ryuga n'en savait rien et il n'avait aucun moyen de le savoir autre que sonner et voir qui viendrait lui ouvrir. Advienne que pourra.
Le blanc resta à attendre devant le portail ce qui lui parut une éternité avant d'entendre la porte d'entrée s'ouvrir et quelqu'un marcher jusqu'au portail. Ce dernier était trop grand pour que Ryuga puisse voir qui venait, et inversement. La situation n'aurait pas être plus tendue qu'à cet instant. Lorsque le portail commença à s'ouvrir, coulissant dans son rail, l'alpha aux yeux dorés sentit les pulsations dans sa poitrine s'accélérer une nouvelle fois. Cette fois il ne pouvait plus reculer, mais de toute façon il n'en avait pas l'intention. Cependant, quand il croisa un regard rouge froid et agacé, il eut bien du mal à se retenir de soupirer de frustration. Bordel, Rago était là. C'était pas prévu ça…
-T'es qui et tu veux quoi ? Lui balança de but en blanc le gardien de prison avec l'amabilité à laquelle Ryuga s'attendait. Au cas où ça t'aurait échappé c'est l'heure du déjeuner et on mangeait mon mec et moi.
-C'est pas très gentil de ne pas te souvenir de moi, Rago, répliqua le journaliste avec un sourire en coin. Je sais bien qu'on a jamais été dans la même classe parce que je suis plus jeune d'un an mais on s'est croisés à plusieurs reprises à cause de ton copain.
-Mmh, ta tête me revient, marmonna légèrement Rago sans que son expression change pour autant. Ryuga. T'étais le mec de Kyoya, l'oméga de la classe de Pluto quand il était en troisième. Qu'est-ce que tu viens foutre ici ?
-Parler à Pluto justement, répondit le blanc en croisant les bras. On a quelque chose à régler lui et moi.
-Tu m'en diras tant.
-Tu comptes aller le chercher ou rester là à me regarder dans le blanc des yeux ? J'te préviens, je lâcherai pas l'affaire tant que j'aurai pas parlé à Pluto, donc si tu tiens à ton déjeuner va le chercher, histoire qu'on termine ça le plus vite possible.
Rago fronça les sourcils, pas vraiment habitué à ce qu'on lui parle comme ça, mais il sentit quelque chose d'étrange chez son interlocuteur qui le poussa à obéir à sa demande. C'était étrange, il n'avait pas le souvenir que ce mec était un alpha quand ils étaient plus jeunes… Il était même persuadé que ce gars était un bêta, c'était bien pour ça que Pluto se permettait d'avoir des vues sur Kyoya à l'époque. Pourtant Rago en était sûr, il venait de sentir des phéromones d'alpha et pas des légères. Ce Ryuga était comme lui, capable d'être très intimidant sans en faire des tonnes, Rago n'était pas habitué à ça et il n'aimait pas franchement la sensation de se retrouver face à quelqu'un qui non seulement serait difficile à intimider mais en plus pouvait l'intimider lui, le gardien de prison qui jamais n'avait plié face à qui que ce soit. Tss, autant faire ce que cet enquiquineur lui demandait pour qu'il dégage le plus vite possible. Pluto allait probablement l'envoyer chier au bout de trois phrases de toute façon.
Attendant devant le portail que Rago aille chercher son compagnon, Ryuga se passa une main sur le front et constata qu'il transpirait. Il faisait chaud ce jour-là sans surprise, mais tout de même… C'était soudain, et en plus le blanc commençait à avoir la tête qui tourne. C'était bien le moment pour faire une insolation tiens…
-J'ai intérêt à régler ça vite, pas envie de me retrouver avec une migraine de l'enfer, pensa le journaliste en essayant de se caler à l'ombre.
Pluto arriva à ce moment-là, son habituel rictus au coin des lèvres. Il était surpris de la visite de Ryuga bien sûr, mais il se doutait de pourquoi ce dernier était venu jusqu'ici et il était prêt à jouer avec ses nerfs pour le faire dégonder, comme quand ils étaient plus jeunes. Le pauvre petit procureur ignorait malheureusement un tout petit détail que son compagnon avait omis de préciser et qui allait remettre en question tout son plan.
-Quel bon vent t'amène donc jusque chez moi Ryuga ? Demanda-t-il sur un ton léger et moqueur quand il arriva à son niveau.
L'alpha aux cheveux violets perdit instantanément son petit sourire quand il rencontra le regard doré assassin de l'homme en face de lui. C'était quoi cette odeur de feu de bois dans l'air… ? Il faisait déjà chaud, mais là Pluto avait la sensation d'être pris dans un incendie. Ça lui brûlait le nez et la bouche, ça lui asséchait les yeux… Il se sentait brûlé vif, c'était quoi ce bordel ? Ça venait de Ryuga ? Impossible enfin, il n'était qu'un stupide bêta…
-Surpris ? Lui dit froidement le plus âgé, les mains dans ses poches. Je ne suis plus celui que j'étais il y a dix ans, de bien des manières.
-Quoi, tu prends des phéromones d'alpha pour faire ton bonhomme face à moi ? Rétorqua le procureur en ricanant, tentant de garder la face. C'était possible, mais clairement pas à la portée financière du premier venu.
-Je suis un alpha, répondit sèchement Ryuga. Le concept d'alpha tardif t'est-il donc inconnu, Pluto ?
Le violet ne put s'empêcher de déglutir et devint encore plus pâle qu'il ne l'était déjà au naturel. Non mais ce n'était pas possible, c'était un cauchemar ! Ce mec était un alpha tardif ?! Cet enfoiré qui s'était toujours mis entre l'oméga qu'il voulait se faire et lui n'était pas qu'un banal bêta emmerdeur ?!
-Ton odeur ne m'avait pas manqué, c'est horrible à quel point elle est infecte, grimaça le blanc avec un dégoût qu'il ne tenta même pas de camoufler ne serait-ce qu'un seul instant. Ce mélange de goudron fondu et de rose pourrie, quel enfer.
-J't'emmerde, grogna Pluto en montrant les crocs pour essayer d'impressionner l'autre alpha. Dégage de chez moi !
-J'crois pas non, répliqua Ryuga avec froideur. Ses crocs étaient également sortis mais il ne se sentait pas obligé de les montrer pour être intimidant. Faut qu'on parle toi et moi, on a des choses à mettre au clair.
-J'ai aucune envie de parler avec toi, rétorqua hargneusement le procureur, agressif mais étrangement incapable de soutenir le regard de son interlocuteur. Il n'arrivait pas à se contrôler, c'était quoi ce bordel ?!
-Ça tombe bien, moi non plus, alors tu vas fermer ta grande gueule et te contenter de m'écouter. Je sais ce que tu as fait à Kyoya il y a plusieurs semaines, et franchement tu mériterais que je te pète la gueule pour ça mais je refuse d'avoir des problèmes à cause de toi. Lui et moi on est peut-être plus ensemble mais c'est mon voisin et je tiens toujours à lui alors je n'ai qu'une seule chose à te dire : fous-lui la paix. Ne t'approche plus jamais de lui, sinon je te promets que je te le ferai regretter. Tu ne veux pas savoir de quoi je suis capable, je peux te jurer que tu préfèrerais cent fois le spray au poivre que Nile t'a balancé dans les yeux. Contente-toi de l'armoire à glace qui te sert de mec et avec qui tu sembles très heureux, arrête de faire chier les autres parce que t'as des problèmes d'égo et un complexe de supériorité. T'impressionnes personne, t'es juste insupportable et je suis sûr et certain que les trois quarts des gens qui te connaissent rêvent de te mettre des énormes claques dans la gueule pour que tu la fermes. Je te préviens, ce sera mon seul avertissement. T'essaies encore de t'en prendre à Kyoya, tu vas le payer bien plus cher que ce que tu peux imaginer. Pigé ?
Ryuga n'avait absolument pas haussé le ton, pas à un seul moment, et pourtant Pluto n'arrivait plus à décoller son regard du sol et son dos n'était plus qu'une cascade de sueurs froides provoquées par le stress et la peur. Il ne s'était jamais retrouvé dans une situation pareille, aucun alpha n'avait jamais ne serait-ce que tenter de l'intimider, excepté Rago mais le contexte n'était clairement pas le même. Il se sentait tout petit, humilié, rabaissé, effrayé, et il détestait ça du plus profond de son âme mais il n'arrivait pas à contrôler tout ça. Ryuga lui faisait trop peur, il croyait absolument chaque mot qu'il lui avait dit et son odeur de feu lui brûlait les poumons comme s'il était réellement en train de respirer la fumée d'un incendie ravageur. Le violet voulait envoyer chier son interlocuteur, il le voulait de toutes ses forces, mais il en était incapable, sa bouche et ses cordes vocales refusaient de lui obéir. Même relever les yeux lui paraissait impossible !
À contrecœur, Pluto se résolut donc à hocher positivement la tête pour répondre à la dernière chose que l'alpha plus âgé lui avait dit et se précipita chez lui la tête baissée, des larmes de rage s'accumulant dans ses yeux mauves. Il avait envie de hurler, de hurler jusqu'à s'en déchirer les cordes vocales, de casser des objets, de frapper encore et encore n'importe quoi tant que ça lui permettrait d'évacuer sa haine et sa frustration. Quand il fut à nouveau dans sa maison, la porte d'entrée claquée derrière lui, il ne réussit cependant qu'à pleurer, une expression de haine et de peur mélangées sur son visage. Alors cette fois Kyoya lui avait vraiment échappé hein ? Il avait été si proche la dernière fois bordel, si proche… Si son connard de copain n'était pas passé dans le coin pile à ce moment-là, des années de patience auraient enfin été récompensées. C'était injuste putain, injuste !
Rago rejoignit son petit-ami en l'entendant pleurer dans l'entrée, les sourcils froncés, et se contenta de le prendre dans ses bras en attendant qu'il reprenne le dessus sur ses émotions. Il avait une odeur chaude de brûlé sur sa peau, l'odeur de cet autre alpha. En temps normal, Rago n'aurait pas hésité une seule seconde à rattraper la personne responsable de l'état de son compagnon pour lui coller une bonne raclée, mais cette fois il sentit qu'il valait mieux passer son tour. Ce Ryuga… Il n'était pas comme les autres. Il ne fallait pas le chercher, le gardien de prison sentait que même pour lui c'était une mauvaise idée.
De retour dans sa voiture, l'alpha aux cheveux blancs méchés de rouge avait le souffle court, mais ça n'avait rien à voir avec le face à face qu'il venait d'avoir avec Pluto. Quelque chose n'allait pas… Il avait vraiment trop chaud alors que pourtant il avait poussé la climatisation au maximum dans l'habitacle, mais surtout il ne parvenait pas à rétracter ses crocs. Ça faisait très longtemps qu'il n'avait plus fait usage de ses phéromones d'alpha pour intimider quelqu'un, logique puisqu'il n'appréciait pas faire ça, mais tout de même… Ce n'était pas normal qu'il n'arrive pas à rétracter ses crocs. Craignant de comprendre, Ryuga se redressa pour se regarder dans le reflet de son rétroviseur central et constata avec horreur que ses pupilles étaient étrangement dilatées. Oh putain non, ses ruts étaient de retour… Pas maintenant, pas aujourd'hui ! Il fallait qu'il appelle Chris et qu'il rentre chez lui en vitesse. Bordel, son rédac' chef allait vraiment commencer à s'agacer de ses absences répétées…
-Allez Chris, réponds, réponds, je t'en supplie réponds… pensa le journaliste, les yeux rivés sur son tableau de bord.
-Ryuga ? Finit par répondre le blond au bout de trois sonneries. Ça y est, t'as fini ton truc ? Ça s'est bien passé ?
-Ouais ouais, mais je peux pas revenir travailler, soupira Ryuga, obligé de se concentrer pour conduire.
-Hein ? Pourquoi ? S'étonna son collègue et ami. Mec, dernièrement t'as abusé avec tes absences… Doji t'a à la bonne parce que t'es un super journaliste mais là-
-Chris, j'ai pas le choix, je viens d'entrer en rut. Faut que je rentre chez moi.
-Oh… Okay, il comprendra. Ça va aller ?
-Ouais t'inquiète… Je reviendrai au bureau dans deux ou trois jours. Aujourd'hui je pense que je serai capable de rien mais demain j'essaierai de taffer depuis chez moi…
-Okay, on se revoit dans quelques jours alors. Prends soin de toi !
-Promis.
Les mains crispées sur son volant et les yeux rivés sur la route, Ryuga attendit alors que Chris raccroche son téléphone. Il ne se sentait pas bien, vraiment pas bien, il avait trop chaud et sa tête tournait… Il fallait qu'il rentre chez lui le plus vite possible, dans cet état il ne devrait même pas conduire. Habituellement, les ruts n'étaient pas un motif d'absence au travail pour les alphas, mais Ryuga était un cas à part. Ses ruts étaient particulièrement violents, mais surtout il ne pouvait rien faire pour les atténuer car les suppressants Alpha le rendaient malade… C'était assez rare mais ça arrivait. Le journaliste n'avait donc d'autre choix que de s'arrêter de travailler pendant ses ruts, pour son propre bien et celui des autres. Ça ne l'embêtait pas tellement sur le plan professionnel, ses ruts ne revenaient que tous les six mois environ et ne duraient pas très longtemps, mais l'état dans lequel il se retrouvait pendant cette petite période de temps l'insupportait. Il se sentait instable…
Quand il arriva enfin chez lui, Ryuga gara sa voiture à la hâte et se dépêcha d'en sortir, prêt à littéralement se jeter chez lui et s'enfermer pour le reste de sa journée. Putain, en plus il allait devoir appeler Rika pour qu'elle aille chercher Sakyo à l'école… Quelle journée. Envahi de vertiges, l'alpha courut en zigzag jusqu'à sa porte, sortit ses clés de sa poche pour pouvoir entrer, mais alors qu'il allait mettre la bonne clé dans la serrure, il s'arrêta brusquement. Il venait de sentir quelque chose. Une odeur forte de menthe et de noix de coco. Comme un réflexe, il tourna la tête dans la direction de cette odeur, les pupilles de plus en plus dilatées, et son regard tomba sur la fenêtre ouverte de la chambre de Kyoya et Nile. L'odeur sortait de là et elle l'appelait avec la douceur et la tentation du chant d'une sirène. Et, comme un pauvre marin perdu en mer, il sentit dans son cœur que ce chant serait sa perte.
À suivre...
Moi : Fin du chapitre... Je vous en supplie me tuez pas, j'ai un chat et des fanfics ^^'
Kyoya : JE TE HAIIIIIIIIS !
Moi : ARRÊTE DE CRIER BORDEL !
Ryuga : MAIS VOUS ALLEZ LA FERMER OUI ?!
Chris : *a mis des boules Quies* C'est la guerre civile ici...
Moi : Oui bon donc vous voyez parfaitement la direction que prend le prochain chapitre, haha ! Me tuez pas, sinon je pourrai pas l'écrire !
Kyoya : *en train de hurler dans le jardin*
Ryuga : J'ai envie de te détester, mais au moins j'ai dégagé Pluto et en plus je l'ai fait pleurer comme un bébé ! *ricane*
Chris : Profite, la semaine prochaine il voudra ta mort Wonder !
Moi : Boarf, j'suis habituée ! Et puis la semaine prochaine c'est pas sûr, j'ai deux exams et un oral qui arrivent... Vous connaissez la chanson, si c'est pas la semaine prochaine ce sera la semaine d'après !
Ryuga : Préparez-vous, je sens que même un chapitre comme ça elle sera capable d'en faire du drama.
Moi : Je me tue à répéter que c'est le principe de cette fic... Bref, laissez les reviews de l'amour, pitié me tuez pas, et à la prochaine ! ^^
Kyoya : *toujours dans le jardin* JE HAIS MA VIE !
