Moi : Salut tout le monde ! Oui je sais, ça fait trois semaines depuis le dernier chapitre... J'suis désolée, après ma semaine d'oral et d'exams j'ai eu besoin de prendre un peu de repos, là c'était ma semaine de vacances donc j'ai eu tout le temps de vous pondre un beau chapitre ! ^^

Ryuga : Fuyons, c'est le chapitre du lemon...

Moi : Hihi ~

Kyoya : Je veux partir d'ici, sauvez-moi...

Chris : Vous avez eu trois semaines pour vous préparer mentalement les gars XD

Ryuga et Kyoya : C'était toujours pas assez...

Moi : Je pense qu'il leur faudrait au moins trois mois de préparation mentale, minimum XD

Chris : C'est sûr ! XD

Ryuga et Kyoya : -_-

Moi : Oui donc aujourd'hui c'est le lemon, avec une pression qui monte plus que des blancs en neige ! Non j'suis pas sûre de cette comparaison mais j'ai faim moi !

Kyoya : Youpi, le chapitre d'après va être full drama...

Moi : Oui bon bah profite déjà de celui d'aujourd'hui u_u

Kyoya : ...

Moi : Disclaimer les enfants ? ^^

Ryuga : Wonderinn ne possède pas MFB, et elle ne possède pas d'âme non plus.

Moi : C'est marrant parce que c'est vrai ! n_n


Réponse aux reviews :

Komachu : MAIS C'ÉTAIT SÛR EN FAIT, C'ÉTAIT SÛÛÛÛÛÛR ! XD

Marius : Pluto retourne pleurer auprès de son mec XD
Je vous inflige ça parce que je suis une sadique, je suis navrée XD

Fairy Selene : Pluto, tu restes avec ton gars et tu arrêtes de penser avec tes instincts d'alpha ! XD
Rago il s'en fout, il veut juste garder Pluto, tant qu'il a Pluto tout va bien X)
Peut-être enfin le déclic ! On y croit !

Coolio : Yeah, we all need a Chris ! XD
It's not that Ryuga hates his omega project, he's just tired because it takes A LOT of work !
Rago knows how Pluto is, they've been together for ten years, but he just doesn't care ! He loves him the way he is, even if he's an asshole ! XD


Tout s'embrouilla si rapidement dans l'esprit de Ryuga. Un instant il était devant la porte d'entrée de sa maison, la clé quasiment dans la serrure, et l'instant d'après il se retrouvait face à la porte de la maison de ses voisins, la clé que lui avait précieusement confié Nile dans sa main et prête à aller rejoindre sa serrure pour déverrouiller la porte. Le blanc regarda alors avec horreur et impuissance sa main insérer la clé dans son réceptacle et tourner pour déverrouiller le mécanisme de la porte, incapable d'arrêter ça. Il ne voulait pas faire ça, il voulait tout stopper et retourner en courant chez lui comme il avait prévu de le faire en premier lieu, mais il ne contrôlait plus son propre corps ! C'était horrible à ressentir, il n'avait jamais vécu ça… Il avait la sensation d'être hors de son propre corps, d'être spectateur de ses actions et de ne rien pouvoir y faire. Il essayait pourtant, il pensait de toutes ses forces « Retourne cette clé dans l'autre sens et rentre à la maison », mais aucun de ses muscles n'acceptait de lui obéir. Une autre voix que la sienne donnait les ordres, une voix que Ryuga n'avait encore jamais entendu avec tant de force… Elle donnait l'impression de résonner dans l'intégralité de son corps, dans chacune de ses cellules sans exception. C'était dangereux, trop dangereux, et malheureusement il était trop tard. La porte était désormais ouverte…

Dans un état second, l'alpha entra dans la maison, se dépêcha de refermer la porte derrière lui et fut accueilli par deux choses : une importante pénombre et une odeur de menthe et de noix coco mêlées tellement forte et chaude que la respirer lui donna l'impression de boire de l'alcool, comme un mojito ou quelque chose du style. Tous les volets de la maison étaient quasiment complètement fermés, Ryuga n'y voyait pratiquement rien mais il n'avait pas besoin d'y voir quelque chose de toute façon. Toute la maison embaumait les phéromones d'oméga en chaleur mais il en décelait la source à l'instinct, elle continuait de l'appeler et mettait le feu à tout son corps. À sa tête aussi, ses pensées étaient comme…prises dans un épais brouillard…

-Tire-toi d'ici, sors de là bordel ! Lui hurlait ce qui restait de sa conscience habituelle, ce qui restait du vrai Ryuga. Tu vas faire une connerie, et c'est pas une connerie que tu pourras réparer !

-Arrête de vouloir lutter contre ta nature Ryuga, tu te fais du mal, lui susurrait en retour une voix sucrée et suave comme du miel et qu'il se sentait forcé d'écouter. Tu ne sais même pas pourquoi tu essaies de faire ça. Réfléchis… Tu l'aimes ce mec, tu crèves d'amour pour lui, et t'es malheureux dans ton mariage de merde dont t'as jamais voulu. Pourquoi tu profites pas de l'instant ? Pourquoi tu te laisses pas aller ? Juste pour aujourd'hui… Il en a envie ET besoin, tu en as envie ET besoin, tout le monde y gagne. Ce sera votre petit secret, voilà tout.

Et le blanc ne pouvait s'empêcher de boire les paroles de cette voix, et il savait au plus profond de lui qu'il allait le regretter avec chaque fibre de son être quand il retrouverait sa lucidité, mais le contrôle de son corps ne lui appartenait plus… Il ne pouvait pas le voir mais ses pupilles étaient tellement dilatées que l'iris dorée de ses yeux n'était quasiment plus visible. Il semblait y avoir une sorte de voile devant son regard ambré, un voile d'excitation dont l'alpha n'avait même pas conscience. Il n'avait plus conscience de rien en vérité, de rien d'autre que des phéromones qui lui faisaient tourner la tête. Sans même s'en rendre compte, voilà qu'il était arrivé à l'étage et qu'il fixait face à lui la porte fermée de la chambre de Kyoya et Nile. Oh putain, l'odeur était tellement forte à cet endroit… Ça lui rappelait tellement de choses, mais c'était bien plus intense que dans ses souvenirs. Le journaliste en tremblait, secoué par quelque chose qu'il n'avait encore jamais connu. Là, à cet instant précis, ce qui lui restait de raison et de conscience venait de foutre le camp.

-Et puis merde, pensa-t-il en enfonçant la poignée de la porte, s'abandonnant à cet état second.

Sans plus attendre, Ryuga entra dans la chambre et claqua vite la porte derrière lui, les jambes flageolantes. Bordel, mais il ne s'était jamais senti comme ça… Il ressentait tellement de désir et d'excitation qu'il pensait sérieusement que ça pourrait déborder de lui. Putain, il avait la gaule de sa vie là, il en était sûr. Ça lui faisait mal tant il se retrouvait serré sous son pantalon, ça ne lui était pas arrivé depuis…depuis… Eh bien depuis dix ans, sans surprise.

-Ryuga… ? Dit faiblement une voix tremblotante à sa gauche.

Le blanc sentit instantanément un genre de forte mais agréable décharge électrique traverser sa colonne vertébrale de part en part et tourna la tête tellement vivement dans la direction de cette voix qu'il fit craquer les os de sa nuque et s'en ficha complètement. Kyoya était là, allongé à plat ventre sur son lit, uniquement vêtu d'un boxer, le corps luisant à cause d'une sudation excessive et le souffle court. Ryuga distinguait à peine son visage, à moitié caché contre son oreiller, mais il parvenait quand même à deviner les importantes rougeurs qui le recouvraient. C'était tout de même difficile de les rater, le pauvre oméga était carrément cramoisi à cause de sa chaleur…

Accroché aux draps de toutes ses forces, Kyoya pouvait à peine croire à ce qu'il distinguait à peine derrière le voile qui recouvrait ses yeux vitreux. Ryuga était vraiment dans sa chambre ou bien sa chaleur lui montait tellement au cerveau qu'il commençait à avoir des hallucinations… ? À en juger par l'odeur prononcée et légèrement épicée de feu de bois qui lui montait au nez et le rendait encore plus bouillant qu'il ne l'était déjà, c'était visiblement tout à fait réel. Mais comment… ? Il aurait bien voulu le demander au blanc, mais il sentit rapidement qu'il n'allait plus avoir les pensées claires très longtemps. Non, non, il ne pouvait pas céder… ! Pas maintenant, pas comme ça, pas alors que Nile était absent pour le travail !

-Tu peux pas faire ça ! Tu vas vraiment tromper Nile là, maintenant, dans VOTRE lit ?! L'engueula sa bonne conscience. T'es pas heureux comme ça mais vous êtes toujours un couple ! Tu franchis ce pas, tu deviens officiellement le pire des connards !

-Tu sais très bien que c'est déjà trop tard Kyoya, lui glissa la voix mielleuse de ses instincts d'oméga en chaleur. Tu le sens pas vrai ? Cette odeur… Il est en période de rut. Tu sais très bien pourquoi il est là, il a réussi à entrer dans ta maison fermée à clé juste pour ça. Vous allez être incapables de résister l'un à l'autre. Tu sais ce qui va se passer, profites-en maintenant que c'est inévitable ! Ce sera votre petit secret bien gardé ~

Malheureusement, elle avait raison. Un alpha en rut et un oméga en chaleur dans la même pièce ne pouvaient en aucun cas résister à leurs instincts, c'était impossible. Complètement impossible.

Déjà abandonné à ses instincts justement, Ryuga regardait Kyoya comme un lion affamé regarderait une antilope bien dodue. Il sentait dans sa bouche ses crocs sortis, dans ses veines le sang qui pulsait à toute vitesse, dans son nez cette odeur enivrante de menthe et de noix de coco… Pourtant, quand il se décolla enfin de la porte contre laquelle il était adossée depuis qu'il était entré, ce ne fut pas sur le vert qu'il se précipita mais sur la fenêtre ouverte, qu'il s'empressa de refermer sous les yeux vitrés mais quand même incrédules de Kyoya.

-T'es complètement suicidaire Kyoya… dit-il d'une voix rauque et chaude qui fit frissonner l'oméga de la tête aux pieds. Ouvrir ta fenêtre alors que t'es en chaleur… Tu veux attirer tous les alphas du quartier ou quoi ?

-D-Désolé… bredouilla Kyoya, sentant monter en lui le désir d'appeler Ryuga autrement que par son prénom. C-C'est juste… J'avais t-tellement chaud…

-J'en ai rien à foutre de tes excuses, répliqua l'alpha en se dirigeant enfin vers le lit, ses pupilles tellement dilatées que son regard paraissait noir.

Le vert déglutit en entendant le ton autoritaire de Ryuga et ne put s'empêcher de baisser les yeux, les battements de son cœur plus anarchiques qu'ils ne l'avaient jamais été. Il se sentait complètement dominé rien que par la voix de l'alpha, et étrangement ça lui faisait…du bien ?

À la seconde même où le regard de Kyoya quitta celui de Ryuga, ne pouvant plus le soutenir, ce dernier sentit son bas-ventre faire plusieurs loopings d'affilée et ses mains partirent comme un réflexe défaire la boucle de sa ceinture. Il fallait qu'il enlève son pantalon, il n'en pouvait plus ! Sa verge se tenait dressée au maximum sous son jean depuis plus de deux minutes et ça lui faisait un mal de chien. Il fallait qu'il l'enlève, maintenant, il l'aurait carrément arraché pour aller plus vite s'il avait pu, mais ses mouvements étaient tellement précipités et fébriles qu'il dut se débattre bien plus longtemps que ce qu'il aurait voulu avec sa ceinture et son pantalon, à son plus grand agacement. La pression du vêtement enfin disparue, Ryuga laissa échapper un discret soupir de soulagement et s'empressa de dégager le reste de ses vêtements maintenant qu'il était lancé.

Il n'avait jamais eu aussi chaud de sa vie, il avait l'impression de bouillir, mais pas de manière désagréable. Quand il avait attrapé la grippe, là aussi il avait eu le sentiment de bouillir, mais c'était surtout sa tête qui brûlait à cause de la fièvre et il avait bien cru que son crâne allait exploser. Là c'était l'intégralité de son corps qui chauffait, surtout son entrecuisse, et bordel que c'était bon. C'était donc ça que l'on appelait « brûler de désir »… Quelle sensation merveilleuse.

Si Kyoya gardait encore et toujours son regard fixé sur les draps de son lit, ce qu'il entendait suffisait largement pour comprendre ce qui était en train de se passer. Ryuga se déshabillait complètement juste en face de lui, il entendait le bruissement de ses vêtements sur sa peau mais surtout il sentait des effluves de ses phéromones fouetter son visage à chaque centimètre en plus de peau libérée. Il allait en devenir fou, il ne savait plus où donner de la tête, il avait l'impression que son corps n'allait pas tenir… L'oméga encaissait tellement d'excitation que ça lui en donnait des vertiges, et cette douleur dans le bas de son ventre qui ne faisait que s'empirer… On pourrait lui planter dix katanas en travers de l'abdomen, un à un, très lentement, que ça lui ferait moins mal, beaucoup moins mal. Il n'en pouvait plus, il avait si mal…

-A-Alpha…~ souffla le vert entre ses dents serrées, trop épuisé pour continuer de résister à ses instincts. J'tiens plus…~ Prends-moi…~

-Tu n'as pas à me le demander, je compte bien te prendre, oméga, répondit le journaliste en grimpant à quatre pattes sur le lit pour se mettre sur lui, la voix rauque et grave.

L'oméga s'accrocha désespérément à Ryuga dès qu'il en fut capable, et rien que le fait de le toucher l'apaisa légèrement, mais c'était loin de lui suffire, très loin. Il avait besoin de le sentir en lui, il ne pouvait plus attendre une minute de plus. Il essaya d'enlever une de ses mains du dos de l'alpha pour se débarrasser de son boxer, qu'il portait toujours depuis tout ce temps, mais ce dernier ne sembla pas apprécier l'idée. À l'instant même où les doigts de Kyoya quittèrent la peau de son dos, le blanc lui saisit le poignet avec sa main gauche pour l'arrêter et utilisa son autre main pour le libérer lui-même de son sous-vêtement. L'intégralité du tissu était humide d'un mélange de transpiration et de lubrifiant et glissa sur la peau du plus jeune avec difficulté, lui soutirant au passage une grimace d'inconfort. La sensation n'avait rien d'agréable, c'était trempé et horriblement collant. Tout aussi inconfortable que d'enlever des vêtements mouillés par une averse particulièrement drue.

Ryuga jeta alors le boxer à l'autre bout de la pièce, qui atterrit au sol dans un bruit humide, et contempla sous lui le spectacle délicieux de la nudité de l'oméga. Il ignorait depuis combien de temps le plus jeune était entré en chaleur, mais à en juger par la quantité de lubrifiant qui avait coulé sur son sous-vêtement et qui recouvrait actuellement l'intérieur de ses cuisses, ça devait bien faire au moins depuis le début de la matinée, voire même depuis tard dans la nuit. Enfin bon, il s'en foutait bien de toute façon. Kyoya n'attendait que lui, c'était tout ce qui lui importait. À vrai dire, il s'impatientait même. Ryuga sentait les ongles de l'oméga s'enfoncer dans la peau de son dos, s'accrochant désespérément à lui, et ses cuisses étaient grandes ouvertes face à lui. Le pauvre, il n'en pouvait vraiment plus. Le blanc n'avait pas le souvenir de l'avoir déjà vu ainsi, et pourtant quand ils étaient jeunes il en avait passé des chaleurs avec lui.

-Maintenant alpha, pitié…~ Supplia le vert d'une voix plaintive, se tortillant et essayant d'écarter encore plus les jambes alors qu'il était déjà au maximum. J'ai besoin de toi…~ Baise-moi, f-fais-moi me sentir mieux…~

À chaque fois que Kyoya lui parlait avec cette voix, l'alpha était parcouru de frissons d'excitation et sentait son sang pulser plus fort dans tout son corps, mais surtout dans son sexe. Ce n'était pas spécialement agréable, pour être honnête ça faisait même assez mal, mais il savait parfaitement quoi faire pour que cette douleur se calme. Il avait déjà trop attendu, il était plus que temps de passer aux choses sérieuses. Ryuga ne perdit pas une seconde de plus pour saisir les hanches du vert avec une certaine brutalité, le tira un peu plus vers lui de la même manière et appuya son érection contre son intimité dégoulinante de lubrifiant en se mordant la lèvre. Il était tellement humide nom de Dieu… Incapable de résister plus longtemps, le blanc pénétra alors l'intimité de son amant d'un mouvement de hanche brutal, glissant en lui sans la moindre difficulté. Les chaires de l'oméga étaient complètement assouplies et lubrifiées, tellement humides que le sexe de l'alpha se fit directement avalé jusqu'à la garde. Ryuga poussa un long râle de plaisir et de soulagement en sentant sa verge frayer avec facilité son chemin, mais ce ne fut rien à côté du gémissement de Kyoya. L'oméga se sentit libéré, sa douleur venait tout juste de s'envoler, bordel il avait l'impression de revivre ! C'était si bon, incroyablement bon… Jamais il ne s'était senti aussi bien dans sa vie.

-Oh putain, c'est trop bon…~ souffla le plus âgé, les yeux dans le vague et les ongles enfoncés dans les hanches de son amant. Tellement chaud et humide…~ C'est comme il y a dix ans…~ Non, c'est même encore meilleur…~

Kyoya ne répondit rien, il n'était tout simplement pas en état pour répondre. Il se sentait incapable de parler, ses cordes vocales ne semblaient plus pouvoir fonctionner autrement que pour gémir et sans doute crier. Articuler le moindre mot paraissait bien au-dessus de ses forces. Pour l'instant, l'oméga se contentait de savourer la sensation d'avoir enfin un alpha en lui. C'était merveilleux, délicieux, le putain de Paradis… C'était la première fois depuis qu'il avait des chaleurs qu'il ressentait enfin le soulagement de se faire prendre par un alpha, et, il le pensait très sincèrement, c'était la meilleure sensation du monde. Le vert avait la sensation d'être complet, d'enfin avoir trouvé quelque chose qu'il aurait cherché toute sa vie… Toute la douleur, la fatigue, la fièvre et les crampes avaient disparu, c'était la libération ultime. Il ne ressentait plus que plaisir et…douceur ? Oui, il était comme sur un petit nuage tout moelleux, et ça n'avait rien à voir avec le confort de son lit.

Au-dessus de lui, Ryuga s'était remis de l'euphorie première de la pénétration et regardait de ses yeux noircis par le désir le corps qu'il avait actuellement à sa merci. Il lui avait laissé bien assez de temps pour respirer, il ne comptait pas attendre plus longtemps. C'était bon d'être en lui mais oh, c'était loin d'être assez, et même si Kyoya ne pouvait pas le verbaliser, il savait qu'il pensait exactement pareil. Serrant les hanches du plus jeune dans ses mains, l'alpha fit un mouvement de bassin en arrière, son membre quittant dans un bruit humide de succion les chaires de son amant, puis un autre en avant, y retournant avec une facilité qui lui faisait perdre la tête. Il était en rut, son érection était bien plus imposante que d'ordinaire, et pourtant Kyoya réussissait à le prendre en lui comme si ce n'était rien, gémissant lascivement de plaisir tout en lui griffant le dos avec ses ongles. Son corps l'acceptait tout entier parce que c'était tout ce qu'il attendait.

Cette toute petite pensée suffit à littéralement embraser le plus âgé. Sans aucune transition, il passa de va-et-vient plutôt calmes et langoureux de début d'ébat à de grands coups de rein brutaux mais tout de même assez lents. Kyoya ne sembla aucunement dérangé ou brusqué, au contraire il apprécia et se mit à gémir plus fort, ses ongles bien ancrés dans la peau du dos de son amant pour garder un repère avec le monde réel. Il ne ressentait aucune douleur, seulement une montagne de plaisir qui montait à une vitesse ahurissante. Il avait une endurance très amoindrie dans son état, il savait et il sentait que Ryuga arriverait à le faire jouir très rapidement, peut-être trop à son goût d'alpha en rut. Qu'importe, le vert serait parfaitement disposé pour un deuxième round si son amant en voulait encore, ce n'était pas un problème. Il voulait juste baiser encore et encore, ressentir ce plaisir et cette harmonie jusqu'à ce qu'il n'en puisse plus, jusqu'à ce que son corps ne tienne plus, jusqu'à ce qu'il s'évanouisse même, il s'en foutait totalement. Tout ce qu'il voulait, c'était se sentir aussi bien qu'actuellement, le plus longtemps possible.

Il ne fallut pas plus de deux minutes pour que l'alpha se laisse aller à tous ses instincts et mette l'entièreté de sa force dans ses coups de rein, sans la moindre retenue. La force d'un alpha en période de rut n'était pas à sous-estimer, le bois du lit se mit à grincer plaintivement et la tête du meuble cogna à plusieurs reprises contre le mur dans un bruit sourd, mais Kyoya lui appréciait toujours autant et ne fit que gémir de plus en plus fort au point de rapidement se mettre à crier de plaisir, lacérant violemment le dos de son amant sous ses ongles. Ce dernier s'en fichait éperdument, c'était comme s'il ne sentait pas la douleur. Il ne sentait que le plaisir, il était complètement dans un autre monde. Putain, il prenait tellement son pied, il avait l'impression qu'il allait jouir d'un moment à l'autre. Les chaires de l'oméga spasmaient tellement fort et anarchiquement autour de son sexe, ça le faisait monter si haut, mais pas encore assez. Il ne manquait pas grand-chose, juste un petit rien pour atteindre le septième ciel qui lui tendait les bras, et le blanc savait exactement ce qu'était ce petit rien. Il fallait qu'il trouve le bon angle pour taper dans cette petite bosse cachée au fond du corps de Kyoya, et il savait qu'il allait le trouver. Dix ans après, son corps avait gardé le souvenir, il le sentait. Il devait se décaler un tout petit peu sur la gauche, juste un tout petit peu…

Et soudain, l'oméga sentit une sorte d'explosion se produire en lui. Ryuga venait de cogner droit dans sa prostate avec une force incroyable bien sûr, mais son cerveau fut incapable de procéder l'information sur le moment, trop occupé par le fait que cette action était l'étincelle qui met le feu aux poudres. C'était trop de plaisir, son corps ne pouvait pas en contenir plus. Avant même que le vert puisse comprendre ce qu'il venait de se passer, ses yeux bleus se révulsèrent vers le haut dans leurs orbites, tous ses muscles se contractèrent au maximum et un grand cri incontrôlable traversa ses cordes vocales tellement fort qu'il eut la sensation qu'il ne pourrait plus jamais parler après ça. Il venait de jouir, et c'était l'orgasme le plus puissant et merveilleux qu'il n'ait jamais eu de sa vie, mais il aima encore plus sentir Ryuga jouir en lui la seconde d'après.

Les chaires du plus jeune s'étaient complètement refermées sur la verge de l'alpha, le compressant jusqu'à son propre orgasme. Au moment même où la jouissance le traversa, il eut pour réflexe d'ouvrir la bouche, non pas pour crier, même si c'est ce qu'il fit, mais pour mordre. Son instinct d'alpha lui hurlait de tourner la tête de Kyoya sur le côté pour avoir accès à sa nuque et de le mordre pour le marquer, pour qu'il soit à lui, mais par miracle il réussit à lui résister. Il avait quand même besoin de mordre, alors pour compenser il mordit de toutes ses forces l'oreiller près de la tête de son amant tandis qu'il éjaculait en lui.

Une certaine forme de silence retomba alors sur la chambre, uniquement brisé par les respirations erratiques des deux hommes. Celle de Ryuga était un peu étouffée par l'oreiller qu'il avait toujours entre ses crocs mais celle de Kyoya résonnait clairement dans la pièce, forte et irrégulière. L'oméga était légèrement dans les vapes, les joues pleines de larmes qu'il avait versées perdu dans le plaisir, toujours accroché au dos de Ryuga. Il l'avait griffé jusqu'au sang, mais il ne pouvait pas le voir et le principal intéressé s'en fichait de toute façon. Lui aussi l'avait griffé sauvagement au niveau des hanches et Kyoya n'avait pas remarqué non plus. Il était bien trop sur un petit nuage pour ça. Le plus jeune se sentait si bien comme ça, serré contre son amant, reprenant son souffle calmement. Il avait la sensation de flotter… C'était comme il y a dix ans, exactement comme il y a dix ans…

XXXXXX

-Je suis tellement désolé que tu m'aies vu comme ça… C'est vraiment humiliant la manière dont je me comporte quand je suis en chaleur…

-Arrête de t'excuser Kyo, tu n'y peux rien. Et puis c'est moi qui aie insisté pour passer cette chaleur avec toi !

Kyoya ne put s'empêcher de rougir, toujours gêné, mais il releva les yeux vers Ryuga et lui sourit. Les deux adolescents étaient sur le lit de la chambre du plus jeune chez ses parents, blottis l'un contre l'autre sous la couette. Pour la première fois, Kyoya avait passé sa chaleur avec son petit-ami, à l'initiative de ce dernier, et ça n'avait pas été une mince affaire pour que le collégien accepte ! Le pauvre était mort de honte à l'idée que Ryuga puisse le voir dans un état pareil, il avait fallu beaucoup insister pour qu'il cède, et au final il ne regrettait absolument pas d'avoir craqué et accepté de passer sa chaleur avec celui qu'il aimait. C'était tellement bon d'être soulagé des souffrances provoquées par ces maudites chaleurs, il n'y avait pas mieux. Et puis c'était certes sa première chaleur avec le blanc mais pas leur première fois tout court, la maladresse des débuts s'était envolée et ils avaient bien profité de leur partie de jambes en l'air.

-Ça va au fait, ta fièvre est tombée ou t'as encore un peu chaud ? Avait demandé Ryuga tout en mettant doucement une main sur son front.

-Encore un peu la tête qui tourne mais ça va beaucoup mieux, lui avait répondu l'oméga en gloussant légèrement, poussant la main de son petit-ami.

-Tant mieux. Hum, c'est normal par contre que t'aies…pas éjaculé… ?

-Oh, oui, t'inquiète pas. Les omégas mâles ne peuvent pas éjaculer pendant leur période de chaleur, le pique de fertilité est ailleurs.

-Oh, okay… Ça fait un peu bizarre je t'avoue, haha !

-J'imagine !

-En tout cas tu sens bon pendant tes chaleurs…

-Q-Quoi ? Attends tu peux sentir mon odeur là ?!

-Euh, oui ? Je sens une odeur de menthe fraîche et de noix de coco…

-Je savais pas qu'un bêta pouvait sentir mon odeur pendant mes chaleurs… Bon après ça m'étonne pas tant que ça, j'ai tellement les hormones en folie…

Ryuga haussa les épaules avec un sourire gêné, l'air de dire que le collégien en savait probablement plus à ce sujet que lui, et puis il sembla perdre son regard sur son petit-ami. L'adolescent aux yeux bleus était complètement décoiffé, les mèches de sa frange étaient collées sur son front par la sueur et les rougeurs sur son visage provoquées par la fièvre n'avaient pas disparu. Il était tellement beau comme ça aux yeux du lycéen…

-Bon, on devrait peut-être aller se doucher ? Avait fini par proposer le bêta en amorçant un mouvement pour se lever.

-Pfff, fleeeeemme, avait répliqué Kyoya en s'accrochant à lui pour l'empêcher de se lever. C'est bon, ça peut attendre encore un peu. Allez Ryu, reste au lit avec moi !

Le plus âgé ricana devant l'air tout endormi de son petit-ami accroché à lui et n'eut d'autre choix que de lui céder, se recouchant dans le lit. Kyoya ne perdit pas une seconde pour se blottir à nouveau contre lui, enfouissant quasiment son visage contre le torse plutôt musculeux du lycéen d'un air bienheureux qui amusa et attendrit celui-ci. Ryuga décida donc de passer ses bras autour du plus jeune et ferma les yeux, profitant de ce moment de calme et de tendresse. Il aurait bien voulu rester comme ça toute sa vie s'il avait pu.

XXXXXX

Ryuga fut le premier à retrouver ses esprits. Ses pupilles avaient retrouvé une taille classique, ses crocs avaient raccourcis sans pour autant totalement se rétracter mais surtout son étrange fièvre était tombée et il pouvait à nouveau penser de façon claire. La réalité de la situation le frappa alors avec la même violence qu'un coup de poing dans le visage. Il se redressa légèrement, au ralenti, et regarda avec horreur et culpabilité Kyoya, qui lui n'avait toujours pas retrouvé toute sa tête et souriait d'un air un peu béat, les yeux fermés. Le blanc ne pouvait pas croire à ce qu'il venait de se passer.

Est-ce qu'il était vraiment entré chez son voisin avec la clé que Nile lui avait confié pour les cas d'urgence ? Est-ce qu'il venait réellement de faire l'amour avec son ex petit-ami ? Non, tout ça ne pouvait être qu'un mauvais rêve, pas vrai… ? Juste un mauvais rêve, un très mauvais rêve… Et pourtant, quand il essaya de bouger et qu'il se rendit compte qu'il ne s'était même pas retiré et que son membre était toujours blotti entre les chaires de son amant, il dut bien se rendre à l'évidence. Non, ce n'était pas un cauchemar, tout ça était bien réel. Kyoya et lui venaient de coucher ensemble… Lui venait de tromper sa femme, et le vert de tromper son compagnon en déplacement professionnel…

-Mon Dieu, mais qu'est-ce qu'on a fait… ? Souffla Ryuga d'une voix à peine audible, l'air horrifié et désemparé. Kyoya, qu'est-ce qu'on a fait… ?

À suivre...


Moi : Fin du chapitre ! Les regrets arrivent à toute vitesse, les pauvres XD

Kyoya : C'est humiliant pour ma personne, surtout le passage du boxer... J'ai imaginé la sensation, j'ai grincé des dents tellement fort...

Chris : Oui je sais, je t'ai entendu XD

Ryuga : Et vive l'adultère...

Moi : Oui bon vous aviez au moins une excuse, vous étiez pas dans votre état normal !

Kyoya : J'suis pas sûr que Nile et Rika accepteront cette excuse...

Moi : Certes XD

Ryuga : Je le sens pas le prochain chapitre...

Chris : Moi j'ai peur pour toute la suite de cette fic XD

Moi : Ce chapitre était effectivement une sorte de checkpoint, à partir de maintenant... Hihi, je dirai rien !

Ryuga et Kyoya : J'ai peur...

Moi : D'ailleurs je tiens à vous remercier, on a passé les 3000 vues sur cette fic ! Merci beaucouuuup ! n_n

Chris : Vous la motivez tellement, elle a commencé une nouvelle fic en scrèd !

Moi : J'ai juste posé les bases, rooooh ! Et je vais commencer à préparer un OS pour un anniversaire aussi, hihi ! Pour une fois ce sera pas du RyuKyo, paniquez pas les deux là ! XD

Ryuga : Soulagement...

Kyoya : Enfin des vacances...

Moi : En attendant laissez les reviews de l'amour, et à la semaine prochaine ! Bonnes vacances à celles et ceux qui en ont encore, et bonne rentrée si comme moi vous reprenez demain ! X)